Mission Stargate
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 MJ Black Eagle

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Jack O'Neill
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Arrivé au SGC : 06/10/2005

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MessageSujet: Re: MJ Black Eagle   Sam 18 Juin - 0:42

La situation était critique et le chaos s’était emparé des lieux et des personnes qui s’y trouvaient. Les ordres et les cris fusaient de tous les côtés. Le champ de tir de l’ennemi était rapidement et efficacement réduit jusqu’à ne plus y voir grand-chose, la fenêtre la plus importante étant couverte et les lampes éteintes. Almie avait un œil sur la porte, prête à accueillir une pluie de Fils de Svarog armés jusqu’aux dents.
Mais il ne se passa rien. Et il n’y eut plus aucun signe de vie du sniper, son dernier tir remontant à plusieurs minutes déjà. Peut être était-il patient, peut être s’était-il déjà fait la malle… Les terriens n’étaient sûrs de rien et étaient quasi aveugles. Boba était d’accord sur le fait que la famille de Pulo pouvait se replier dans le sous-terrain. Il les accompagna, prêt à débusquer le sniper s’il le repérait bien qu’il n’était pas vraiment armé d’arme de précision.
Eversman avait calé la table contre la fenêtre brisée, aidé par Varen qui avait refusé de partir avec les autres. Le grand était courageux et avait enfilé un gilet par balle. Le bois du meuble ne résisterait pas à la puissance d’un tir mais suffirait pour cacher la vue du tireur, libérant ainsi les mouvements dans une partie de la pièce tout en faisant attention de ne pas passer juste derrière la table.
Thomas Gerrard fut transporté sur une autre table et Betty commença aussitôt à sortir son matériel et à soulager sa douleur par de la morphine. Elle appela Annabel pour qu’elle vienne l’aider. Le Major gigotait beaucoup et ne pouvait s’empêcher d’exprimer sa souffrance.


« Met lui quelque chose dans la bouche pour qu’il puisse y serrer les dents. Et tient le, je… J’vais essayer de lui enlever les balles. » Dit-elle d’une voix nerveuse.

Matt avait un œil sur eux et un vers les fenêtres, même si Almie et Varen étaient déjà bien attentifs. Si une armée de Fils de Svarog débarquaient maintenant, ils seraient fichus tant leur puissance de feu était réduite.
Betty avait pris une pince et avait commencé à extraire la balle qui s’était logé en bas des cotes, dans une zone sensible du corps humain, et qui semblait être à première vue la blessure la plus importante. Sa main tremblait au fur et à mesure que Gerrard agonisait et que son sang coulait aux alentours. A la moindre contraction de son corps, elle doutait, voyant désespérément la vie de son chef d’équipe lui fuir entre les doigts.



Fett avançait facilement dans l’obscurité de la cave, grâce aux visions nocturne. Pulo le suivait timidement, tenant par la main Jan qui lui, tenait celle d’Elena. Pulo lui indiqua un escalier au fond du couloir mais le Colonel s’arrêta brusquement.
Il avait entendu un bruit grave. Comme une porte qui se refermait assez difficilement. L’ennemi les avait pris de vitesse ? Il se positionna pour accueillir les intrus et pour pouvoir facilement les liquider.
Mais ce fut Hulk qui apparut dans sa ligne de mire, et Smith blessé au bras à ses côtés.


« Ne tirez pas, C’est nous! On est de retour... Smith est blessé, Narah est resté à l'arrière. » Il vit Pulo et Elena derrière Fett. « Mais que…? Que se passe-t-il ? »


Narah était encore loin derrière. Il avait perdu du temps à nettoyer le terrain et devait maintenant se souvenir du chemin du retour. Il put voir avec les visions nocturnes, ses coéquipiers se replier dans la forêt au loin alors que lui n’avait même pas descendu le chemin menant aux falaises. Il entendit quelques voix alarmées venant du site de la pyramide. La petite escarmouche n’était peut être pas passée inaperçue…


Smith, Pulo et sa famille étaient restés dans les sous-sols. Fett était sorti dehors par la porte de derrière et avait observé les environs, couvert par des branchages et caché par une barrière et des tonneaux vides qui trainaient par là. Il demanda par radio à Eversman de faire une diversion par l’issue principale, chose que fit le Sergent en ouvrant la porte d’entrée tout en faisant dépasser un leurre afin d’inciter le sniper à tirer. Mais rien ne se passa… Pas la moindre attaque. Cependant, Matt trouva un bout de papier planté sur la porte. Il retira la lame qui le maintenait et referma derrière lui. C’était étrange… Ce papier ne figurait pas là quand Pulo avait ouvert la porte une dizaine de minutes plus tôt. Pendant que tout le monde s’était agité et organisé pour se cacher d’un éventuel tir ennemi, quelqu’un avait pris la peine de coller un message à la porte et de disparaître ensuite…
Frustré de ne rien trouvé si ce n’était un paysage trop calme avec une rue désertée et des maisons qui semblaient abandonnées, Boba Fett retourna à l’intérieur du bâtiment. Apparemment, le sniper n’était plus là, ou alors il restait immobile et ne faisait rien, mais le Colonel n’avait pas pu le dénicher. La diversion avait été vaine. Il reprit par les caves et remonta au bar par la trappe. De là, il vit Moon et Spence toujours en train de s’occuper de Gerrard. L’infirmière de l’équipe venait tout juste d’enlever une balle suite à plusieurs tentatives assez désastreuses. Le projectile n’était pas d’origine terrienne, elle semblait être plus sophistiquée dans sa fabrication et plus résistante aussi.
Le Major remuait moins, fatigué et épuisé par la souffrance malgré la morphine qu’on lui avait administrée. La main de Betty Moon tremblait toujours, son cœur tapant dans sa poitrine comme un compte à rebours prêt à exploser. Le Soldat Hulk s’était joint à eux, l’air incrédule et perdu en voyant Gerrard dans cet état. Il y avait du sang partout. Il ne savait pas quoi faire. Inconsciemment, il se mit à prier pour que ce cauchemar ne se soit pas réellement passé.
Matt se rapprocha et lit le message qu’il avait décroché de la porte. C’était écrit dans leur langue, et bien orthographié :
« Abandonnez… Ou vous mourrez les uns après les autres. »
Il montra le message à Boba juste avant que le Colonel français ne soit appelé par Spence. Cette dernière avait une triste mine. A côté, Moon semblait à bout de nerf, prête à s’écrouler de fatigue mais continuait de chercher dans le corps du Major mortellement touché. Elle marmonna que des organes internes devaient être touchés, qu’il allait falloir lui faire des perfusions sanguines, et…
Et rien.
Les dents de Gerrard lâchèrent ce qu’elles mâchaient depuis le début de "l’opération" pour pouvoir souffler quelques mots à Boba.


« Merde… Quel mer… » Il avala difficilement, le visage en sueur et le regard commençant à nager ailleurs, comme s’il découvrait un nouveau monde… Mais son esprit était toujours là, profitant de ces derniers instants de lucidité.

« J’ai toujours pensé… qu’un… qu’un jaffa aurait ma peau… J’m’étais trompé… » Il eut un léger sourire, moqueur et triste à la fois. « Je suis désolé, je suis vraiment… »

Il se mit à pleurer tout doucement, et les larmes se propagèrent telle une contagion sur les visages alentours, surtout ceux de Hulk et Moon, qui avait désespérément cessée son activité. Elle ne voulait plus continuer à charcuter le corps de son supérieur… Boba eut le temps de lui glisser quelques mots, ce qui eut pour effet de réconforter très légèrement le condamné.

« Vous savez… Mon… Mon Colonel…… Il… » Il le regarda dans les yeux.

« Il n’y a aucune lumière… » Dit-il d’un ton véridique, comme s’il cherchait à prouver la non existence d’une certaine lumière qui se trouverait au bout d’un tunnel, un dicton bien connu…

Puis, enfin, la respiration de Thomas Gerrard cessa une bonne fois pour toute. Ses yeux rougeâtres et humides se figèrent, ses lèvres restèrent entre-ouvertes… Moon ne pouvait plus se contrôler et se mit à pleurer à chaudes larmes, se penchant sur le corps sans vie de son chef d’équipe comme pour essayer de continuer à le protéger.
C’était terminé pour lui.

A des lieux d’ici, Narah traversait la forêt et dut faire quelques détours, des patrouilles de Fils de Svarog se trouvant sur son chemin. C’était assez étrange étant donné qu’à l’aller, il n’en avait croisé aucune. Alors qu’il se rapprochait de l’entrée secrète menant à la cave de Pulo, il s’arrêta à un moment. Quatre fanatiques semblaient faire des recherches sans parvenir à trouver l’endroit qu’ils recherchaient, et qui se situait bien heureusement plus loin. Ils étaient éparpillés, parfaitement positionnés pour que Menchu puisse attaquer les quatre à l’arme blanche sans les laisser le temps de riposter efficacement. Il n’avait pas trop le choix, ceux là devaient y passer… Chaque garde tournait le dos à l’autre et le français se glissa derrière le premier ennemi pour lui faire sa fête. Quelques coups de couteaux, une agilité et une discrétion permanente, ainsi qu’un timing parfait… Voilà la combinaison idéale qui avait été nécessaire pour se débarrasser des gardes.
Mais là, alors que Narah voulait effacer les traces, quelque chose le perturba… Il s’était retrouvé dans un endroit de la forêt assez à découvert, entouré d’arbres, comme si la nature l’encerclait et qu’il se retrouvait là, seul sur une pauvre couche d’herbe desséchée.
Son instinct d’animal le prévint du danger, mais il était déjà trop tard. Les gardes qui étaient ici avaient été placés dans le but d’attirer le français dans un piège, quitte à sacrifier la vie de ces quatre Fils de Svarog.
La lame d’un poignard siffla dans les airs et se planta dans la cuisse de Narah, tellement rapide qu’il ne put esquiver à temps. Le Colonel se rétracta et se mit sur la défensive mais déjà, son ennemi apparut à sa gauche et lui envoya son pied en pleine figure, faisant voler ses visions nocturnes. Le terrien chercha à attaquer, à jeter ses forces vives dans la bataille, mais son adversaire était plus rapide. Il posa sa main sur le manche du couteau bien enfoncé dans sa chaire et le fit tourner, comme s’il cherchait à lui couper la jambe. La douleur était insupportable pour Narah mais il riposta, assénant un violent coup à l’inconnu. Il ne put voir son visage en entier mais il vit sa main : celle-ci était brûlée…
Il n’eut pas le temps d’enchainer sa bonne prestation, un nouveau coup de pied l’atteignit à la mâchoire. La lame d’un nouveau couteau sorti de la manche de son ennemi brilla avec le reflet d’une des lune. Celle-ci vint cisailler le terrien au cou, là où il avait déjà subi une blessure auparavant, avant qu’un coup de genou ne vienne lui couper le souffle. Il tomba au sol, put entendre des ordres donnés à des Fils de Svarog sortant des buissons alentours, et fut la cible d’un tir de zat’nik’tel qui le fit plonger dans un profond sommeil…



Au bar, personne n’avait de nouvelles de Narah… Almie faisait les cents pas, Varen était perdu dans ses pensées et Hulk semblait complètement abattu. La nuit passa lentement, très lentement. Pulo était revenu et Smith, blessé au bras, ne demanda pas à ce qu’on le soigne mais Spence et Moon insistèrent, bien que l’infirmière n’avait plus le moral ni aucune motivation pour continuer dans ces conditions…

« Y a des patrouilles dehors là-bas ! J’les ai entendu… Si on sort par derrière on va se faire repérer. » Signala Pulo, qui tenait le choc malgré tout.

« C’est bizarre. » Fit Varen. « S’ils savent qu’on est là, pourquoi les Fils de Svarog ne débarquent pas ici pour nous massacrer ? Ils attendent quoi ?? »

Personne ne pouvait savoir. Tout le monde resta aux aguets et se préparèrent à recevoir un assaut durant la nuit, mais plus le temps passait et plus le message qui leur avait été adressé semblait clair…
L’ennemi leur mettait la pression. Il avait joué la carte de la stratégie et de la prudence. Il leur demandait de se rendre, sans créer de bain de sang et sans mêler la population alentour à une bataille qui aurait peut être vu la mort de plusieurs Fils de Svarog. Maintenant, Boba Fett devait prendre les rênes d’un groupe épuisé et perturbé…
Le temps passait, lentement, très lentement… Faisant de cette nuit la plus longue de leur vie.



[Jusqu'au samedi 25 pour rep]

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Matt Eversman
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MessageSujet: Re: MJ Black Eagle   Sam 18 Juin - 2:30

Hj : très rapido. Désolé pour les fautes ;-)

Moon le bouscula afin de prendre en charge les soins pour Gerrard, ce dernier était en train d’agoniser et ses cris étaient difficilement supportables, l’homme devait vraiment être en train de morfler. Les mains du Ranger étaient couvertes du sang du major, il s’empressa de les essuyer sur son habit de camouflage qui ne servait plus à rien maintenant, il le balança donc au sol pour passer un gilet pare balle qui serait beaucoup plus utile.
Varen était resté pour les soutenir tandis que les autres avaient quittés le bar par le souterrain accompagnés par Fett laissant ainsi Eversman s’occupait de la sécurité de la pièce et celui-ci était loin d’être très calme. Si un assaut était lancé à ce moment précis, les Terriens ne pourraient pas tenir plus de quelques secondes avant de se faire toucher les uns après les autres.

Un appel de Fett lui indiqua de faire diversion afin de détourner l’attention des hostiles. Le Sergent confirma avant de regarder autour de lui afin de fabriquer un leurre, il n’avait pas l’intention de se mettre devant la porte attendant de se faire trouver le bide. Un barreau de chaise ferait un bon manche, il s’en procura donc en cassant la plus proche puis alla rechercher son camouflage pour le mettre au dessus. Le leurre fabriqué, Eversman se rapprocha de la porte restant plaqué contre le mur et poussant doucement la porte avec l’impression que son cœur battait à tout rompre. Lentement il dévoila son leurre l’agitant pour attirer d’avantage l’attention mais rien du tout, pas un cri pour le signaler ou même un tir.
C’était tout de même suspect.


// Aucun signe, Mon Colonel… Ah si, il y a quelque chose contre la porte. //

Matt balança son leurre à l’intérieur de la pièce avant de reprendre son UMP dans sa main gauche et d’un geste rapide, il attrapa le manche du couteau avec le message puis referma la porte.

// Il y a un message… //

Eversman observa plus attentivement le couteau, le manche portait de nombreuses entailles, on pouvait très bien imaginer que cela correspondait aux nombres de victimes. Surement pour les impressionner, leur faire peur ce qui marchait plusieurs bien alors qu’il n’avait pas encore lu le message mais les gémissements de Gerrard ne faisaient que renforcer cette atmosphère de tension.
Difficile de rester insensible à la souffrance d’un autre surtout que Matt avait été touché en mission peu de temps auparavant mais Spence et Moon faisaient tout leur possible pour le blessé. Fett fit son retour, au moins une bonne nouvelle néanmoins il n’avait pu trouver ce fameux sniper à croire que les hostiles avaient dégagés de cet endroit.
Le Ranger montra le poignard et notamment ce message qu’il se décida enfin à sortir de là afin de le lire à son supérieur.


« Abandonnez… Ou vous mourrez les uns après les autres. »

Cela faisait froid dans le dos et Evermsan ne put s’empêcher qu’un frisson balaie son corps. Pas le temps d’échanger avec le Colonel, il fut appelé auprès de Gerrard dont l’état était des plus critiques. Matt ne bougea pas de sa position, un regard suffit avec Spence pour comprendre qu’il n’y avait plus d’espoirs, d’ailleurs les cris avaient cessés et l’officier s’exprima pour la dernière fois avant de s’éteindre.
Le Ranger sentait les émotions montés très rapidement, ses yeux se mirent à lui brûler signe de larmes éminentes qu’il tenta de réprimer en vain. Ses pensées étaient tournés vers le fils de celui-ci, le dénommé Peter qui ne pourrait plus jamais échanger avec son père et qui ne le verrait plus. Difficile dans ce genre de moment de se reconcentrer sur la surveillance, Matt serrait toujours dans son poing ce fichu message qu’il balança au sol.


« Fais chi** ! »


L’homme laissa éclater sa colère avant d’envoyer valser une des chaises d’un bon coup de pied quitte à se faire un peu mal au passage.


« Ils n’attaqueront plus ou du moins pas avant un petit moment… »

*Puis ils reviendront en force pour prendre une autre vie…* finit il dans sa tête. Cette mission devenait flippante, personne n’avait envie d’être le prochain ou ni même de voir un des leurs tomber de nouveau. De plus l’ennemi étant au courant de leur présence, la porte devait être sous contrôle afin d’empêcher tout repli donc ils étaient pris au piège.
Au bout d’un moment, Smith, Pulo et ses enfants finirent par revenir dans la pièce et Eversman aida Moon à déployer un drap sur le corps du Major pour ne pas choquer les enfants. Même pour lui, la présence du corps lui faisait froid dans le dos et en observant les « renforts », il y avait quelque chose qui clochait. Il lui fallu un bon instant avant de s’exprimer.


« Il est où Narah ? »

On lui répondit qu’il était un peu à l’arrière, peut être encore dans le souterrain ou sur le terrain.


« On est déjà repéré ! J’y vais, on ne va pas le laisser seul là bas en plein milieu hostile !! »

Eversman avait déjà fait quelques pas en direction du sous sol, arme à la main pour aller chercher le chef de l’unité mais il reçut l’ordre de ne pas y aller. Il contesta bien sur mais finit par obtempérer allant se placer contre l’un des murs face à la porte principale se laissant tomber doucement.
UMP sur les cuisses, Matt ne lâchait plus cette maudite porte des yeux, son regard était un peu vide mais il restait dans la même direction comme s’attendant à tous instant à ce que la porte vole en éclats suivi par l’assaut de nombreux soldats.
Au bout d’un moment, une personne entra en contact avec lui et ce n’était autre que Jan qui venait de s’asseoir à ses cotés s’appuyant sur lui. Cela lui décocha un très faible sourire, lentement il posa sa tête sur celle de l’enfant tout en soupirant. La situation était difficile pour les militaires mais alors pour un enfant d’une dizaine d’années, il n’osait imaginer, ce dernier ne devait pas tout comprendre mais n’était pas un imbécile complet non plus.


« Maaatt ? »
« Oui… »
« J’ai pas… en…vie de mou…rir…. »
« Tu ne vas pas mourir, on va s’en sortir. On va tous s’en sortir… »
« Tu… le pro…mets ? »
« Oui, je te le promets Jan. »

La promesse risquait d’être difficile à tenir surtout avec cette menace sur leurs épaules, cette épée de Damoclès sur leur tête. Un système de garde se mit en place histoire de permettre à certains de relâcher un peu leur attention, de se reposer mais Matt était incapable de fermer les yeux, il avait encore en tête les hurlements de souffrance de Gerrard, le son des tirs mais aussi cette menace. Qui allait être le prochain ? Qu’allait faire leurs ennemis ? Comment avait on pu les découvrir ? Y avait il u ntraitre parmi eux ? De nombreuses questions en tête auquelles Matt essaya tant bien que mal de trouver une solution mais rien de bien précis et au bout d’un moment, il remarqua que le petit homme à ses cotés s’était endormi.
Ils restèrent ainsi quelques temps, Matt avait perdu toute notion d’heure, de minutes et finit par se lever pour déplacer Jan afin de le mettre un peu plus à couvert puis s’approcha de Fett qui devait sérieusement cogité.


« Mon Colonel ? »

Une fois l’attention de son supérieur obtenue, Eversman continua mais à un ton plus bas afin que tous n’entendent pas sa réclamation.


« Le Colonel Narah n’est toujours pas revenu, ce n’est pas normal. Avec votre autorisation, j’aimerai aller voir à l’extérieur. Il est peut être blessé ou pire mais dans tous les cas, nous devons en être au courant. »



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Menchu Narah
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MessageSujet: Re: MJ Black Eagle   Sam 18 Juin - 2:53

Faire disparaître des corps, facile avec un Zat... Effacer les traces d'un combat, beaucoup plus difficile. Il fallait brasser le sol pour laver le sang, les traces de pas -et des corps- et supprimer toute chose qui pourrait faire penser qu'on a brusqué la nature environnante. Un travail minutieux qu'il était compliqué de réaliser dans de pareilles conditions. Pourtant, il s'y efforça, gardant un œil sur sa montre : il était facile de perdre la notion du temps quand l'adrénaline envahissait encore le corps et l'esprit.

Lorsqu'il leva la tête, pour voir ou était ses hommes, il eut la satisfaction de les voir entrer dans la forêt morte, ils y seront plus à l'abri qu'ici au moins... De nouveaux éclats de voix rappelèrent au français qu'il ne devait pas s'attarder, il jeta un dernier regard à son travail, mécontent mais n'ayant pas vraiment le choix. Il se risqua à vérifier l'activité autour du site de construction : plus animé que tout à l'heure, les Fils de Svarog semblait sur le pied de guerre, discret -autant qu'ils arrivaient à l'être- mais bel et bien prêts au combat. Il entama ensuite sa descente par la route que Hulk leur avait fait découvrir. Silencieux comme on le lui avait appris à FoxHound, l'excellence français parlait à chacun de ses mouvements. Il ne brusquait pas l'environnement et autour de lui, le monde semblait comme figer. Il était une ombre dans l'obscurité, indétectable. Pas un seul ennemi sur le chemin rocailleux qui menait à leur spot d'observation, bien heureusement d'ailleurs... Sinon, il aurait été dans l'obligation de se battre, puisqu'il n'y avait pas de chemin détourné ni de planque. Un simple chemin de terre bordé d'un coté par la falaise, de l'autre par le vide. Et il se voyait mal s'accrocher au rebord, le corps dans le vide en espérant ne pas être vu.

En arrivant à la lisière de la forêt, Menchu sentit plus qu'il ne vit une patrouille sur sa gauche. D'instinct, il courba un peu plus le dos, pour marcher à pas rapides mais silencieux. Ses lunettes de visions nocturnes lui donnait un avantage certain sur l'ennemi qu'il devait utiliser. Il sentait l'ensemble de son corps sous l'effet de l'adrénaline et remerciait ses instincts de ne pas arrêté totalement de le fournir. Il ne sentait pas ses muscles s'endolorir ni ne subissait le contrecoup du combat contre la patrouille au spot d'observation. Entendant des bruits de pas sur sa gauche, l'ex membre des forces spéciales se projeta entre deux arbres solides pour se fondre dans l'obscurité, sa main directrice refermée sur le pommeau de son épée courte, restée au fourreau. Les quatre hommes passèrent juste à coté de lui sans le voir, trop occupés à tenter de le pister alors qu'ils n'y voyaient surement rien. C'était pitoyable. La tension musculaire qui venait de le saisir se calma et il s'autorisa à respirer, quittant son abri de fortune. La forêt était le meilleur endroit pour jouer à cache cache. Et ses qualités de traqueur étaient excellentes. Se baissant un peu plus pour passer sous une branche morte sans la toucher, le militaire se figea, entendant la respiration d'un homme. Il posa un genou au sol alors que son rythme cardiaque augmenta sensiblement, une nouvelle fois, sa main se referma autour du pommeau de son épée. Quelques minutes, extrêmement longues dans ce genre de situation passèrent sans que rien ni personne ne bouge. Toujours cette respiration, régulière et puissante. Puis, finalement, une forme humaine quitta le couvert d'un arbre, un véritable colosse qui ferait aisément passer le français pour un gringalet. La forme s'agita comme pour réchauffer ses muscles avant de s'en aller bruyamment.


*Putain... Ce mec avait la carrure de Kay, je savais pas que c'était possible, un second comme lui !*

Sa respiration se calma, ses muscles se décontractèrent légèrement et le gradé pu reprendre son avancée dans la forêt. Les patrouilles étaient assez inquiétantes en soit, puisqu'il n'y en avait pas à l'aller. Cette forte présence ennemie près du point d'accès au QG des terriens tendait à prouver qu'ils étaient découverts... Et l'équipe ?! Annabel ! Il s'arrêta de nouveau, pour tenter de calmer son esprit qui s'enraillait comme un fusil trop utilisé. Il voyait déjà ses hommes baignés dans leur sang, entourés d'un nombre important de Fils de Svarog qui auraient prit d'assaut le saloon. Il inspira profondément en fermant les yeux, chassant ses images meurtrières pour son équilibre mental. Les Black Eagle étaient des durs à cuir, ils ne se laisseraient pas abattre comme ça, Fett et Almie étaient tout deux des combattants redoutables, dont l'ennemi n'était pas prêt de venir à bout. Il fallait se concentrer sur l'instant présent, sur sa propre situation pour s'en sortir sans dommage. Allez ! Reprenant sa route, il finit par s'arrêter contre un arbre, une patrouille de quatre Fils de Svarog cherchait visiblement l'entrée de la cachette. Elle était plus loin, heureusement. Mais ils étaient trop détaché les uns des autres pour contourner et paradoxalement trop près les uns des autres pour qu'il n'en neutralise qu'un... Mais ils se tournaient tous le dos, il pouvait donc les neutraliser un par un, avec le bon timing. Analysant le terrain, le français schématisa son avancée prudente mais rapide -et mortelle- avant de se lancer à l'attaque.

Menchu quitta son couvert et d'une suite de petit pas vif, atteignit sa première cible, il se glissa dans son dos alors qu'il battait le sol avec une hache -surement à la recherche d'un son creux indiquant une entrée dérobée- mais du arrêter sa tâche plus vite que prévue... Une lame lui trancha la gorge alors qu'une main posée sur sa bouche limitait les sons qu'il pouvait émettre, la lame remua dans la plaie pour achever la victime plus vite, afin d'éviter les gargouillis type d'un agonisant perdant son sang en quantité importante. Se désintéressant du cadavre, l'ex membre des forces spéciales se tourna vers sa seconde victime, il s'en approcha et lui brisa simplement la nuque, sans le moindre bruit. La troisième eut le droit au même traitement, le dernier Fils de Svarog eut l'honneur de périr par la lame d'une épée courte, qui le transperça de par en par, tranchant son cœur en deux. Il extirpa sa lame souillée du corps encore animée de spasmes résiduels qu'un frisson glacé lui traversait la colonne vertébrale. Il releva la tête et analysa de nouveau son environnement...


*Quel con.*

Il était en plein milieu d'une petite clairière. C'était clairement un piège. Et il ne l'avait pas remarqué à temps... Fronçant les sourcils pour tenter de mieux voir ce qui l'entourait, il était à l'affut du moindre signe trahissant un quelconque ennemi tapis dans l'ombre. Il devait y avoir tout une armée...

*Là !*

Le français envoya sa lame à la rencontre de la menace qu'il venait de sentir mais une douleur imprévue et impressionnante venait de le saisir à la jambe, précédée de peu par le sifflement d'une lame tranchant l'air, et maintenant sa chair. Sous le choc, il failli perdre l'équilibre mais se rattrapa à temps. Il jeta un regard sur sa gauche, juste à temps pour voir arriver un coup de pied qui fit voler ses visions nocturnes et le fit basculer une nouvelle fois en avant, il se laissa chuter pour se fixer sur un troisième appui, grâce à son bras gauche. Il sentit une présence derrière lui, il se projeta violemment en arrière mais la douleur dans sa jambe amplifia brutalement, lui arrachant un cri de douleur. Il avait l'impression qu'on lui coupait la jambe. Sa respiration s'affolait alors qu'un ennemi qui semblait invincible le malmenait comme personne ne l'avait jamais fait. Dans la douleur, il trouva une force suffisante pour finir son mouvement et asséner un coup de pommeau au quel l'ennemi -quel qu'il soit- ne s'attendait pas. Le chef des Black Eagle voulu voir le visage de son ennemi mais la seule chose qu'il vit, ce fut une main brûlée, cette main brûlée, la même qu'au saloon ! Il tenta de prendre appui sur sa jambe meurtrie pour enchainer une seconde attaque mais le mystérieux ennemi lui asséna un nouveau coup de pied dans le mâchoire, le sonnant. Il tituba quelques instants, reculant comme il le pouvait. Ses sens furent réveillés par le sifflement d'une lame reflétée par la lumière d'une des lunes, il esquiva juste à temps l'attaque, qui lui entailla tout de même le cou, à l'endroit même ou Nienor l'avait déjà abimé. Il grogna de colère en se recroquevillant pour mieux se défendre : erreur fatale. Un coup de genou dans les côtes lui coupa le souffle. Il tomba à genoux alors que le sol tanguait sous ses pieds. Il n'avait jamais subit une telle humiliation... Il releva la tête et sentit un courant extrêmement douloureux parcourir l'ensemble de son corps, synonyme d'un tir de Zat. Par pur fierté, il resta conscient deux, peut être trois secondes en grognant, avant de s'écrouler au milieu de la clairière, vaincu.


Dès qu'elle était montée, Almie s'était adossée au mur près de l'entrée, prête à bondir sur n'importe qui la passerait. Savoir son mentor en plein territoire ennemi sans elle la rendait malade mais il avait fait un choix et la laisser seule pendant la mission démontrait une certaine confiance qu'elle comptait bien justifier. Elle resta donc aux aguets dans son coin. Lorsque le premier coup de feu résonna dans la pièce, elle se baissa instinctivement en sortant de sa main droite une de ses épées courtes. Elle avait prit sur elle d'enlever la bure qu'ils portaient tous au début, s'allégeant de plusieurs contraintes. Fett semblait avoir oublié sa présence et ne lui donna aucun ordre, elle resta donc à sa place, attentive au moindre mouvement dans la pièce et au moindre bruit à l'extérieur. Si l'ennemi avait dans l'idée de charger, elle l'entendrait. Le temps passa lentement, minutes après minutes... L'équipe de Menchu était rentré, mais sans lui. Ça l'inquiétait. C'est alors qu'Eversman se dirigea vers l'entrée, elle renforça ses appuis et se tint prête à le tirer en arrière au moindre problème. Lorsqu'il revint à l'intérieur sans que rien dehors n'ait réagit, et en prime avec un mot à la main, la jeune extraterrestre s'insurgea.

« Non ! Persooonne n'a pu s'approcher sans que je l'entendre... Elle jeta un regard inquiet vers la porte tout en s'approchant d'Eversman et de Fett. J'ai... regarder et entendre la porte depuis le tir, j'ai rien entendre ! Elle fronça les sourcils en regardant le mot. Moi je ne savoir pas encore écrire votre langue. »
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Boba Fett
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MessageSujet: Re: MJ Black Eagle   Dim 19 Juin - 17:05

Avec Eversman, la décision fut prise d’emmener Pulo, Jan et Elena dans le souterrain, où ils seraient moins exposés au danger d’un assaut, ou pire. Laissant Eversman gérer le foutoir du bar, je m’empressais de faire signe, ou plutôt obliger, Pulo et sa famille de me suivre. Je pris fermement le barman par le poignet, le guidant dans l’obscurité, où seul mes vision nocturnes me permettaient de me repérer. J’ouvris l’accès dissimulé du souterrain, puis je m’engageais dedans. Le souterrain semblait entreposer de nombreux vivres, à la vue des reflets verts des bouteilles et autres bocaux. Il y avait surement de quoi tenir un siège. Soudain, un bruit retint mon attention. Je m’arrêtais net, sentant les autres me rentrer dedans et pousser quelques exclamations.

-« Chut. »

Avais-je murmuré. J’épaulais mon flingue, observant droit devant moi. Je voyait l’escalier qui menait à l’extérieur. Soudain quelqu’un se mit dans ma ligne de mire. J’enlevais la sécurité, pour la remettre en place. C’était Hulk. Il nous informa qu’il était avec Smith, qui était blessé et que Narah était resté en arrière.


-« On s’est fait tiré dessus. Remonter au bar et restez y. Je vais dehors débusquer notre tireur. Pulo, restez ici avec Jan et Elena. »

Puis je les laissais ici, me précipitant sur l’escalier qui donnait sur l’extérieur. Je ne me faisais pas de soucis pour Narah, il savait se débrouiller seul. Une fois dehors, je me déplaçais le plus discrètement possible, le long du bâtiment. Il n’y avait pas la moindre trace de présence ou d’activité ennemie. Une fois à l’angle du bâtiment, je posais un genou à terre, légèrement à couvert derrière une rambarde en bois. Personne ne semblait bouger, il n’y avait pas de silhouette visible.

[Radio] Eversman, faites une diversion. Il ne se montre pas.

Pendant que le 2nd lieutenant s’occupait de cette tâche, je focalisais mon attention sur un maximum de fenêtres, porte ou toit. Quelques dizaine de secondes passèrent et rien ne se passa. Eversman confirma mes craintes par radio. Personne. Il m’indiqua également qu’il y avait un message sur la porte. Merde.

[Radio] Bien reçu. J’arrive.

Déçu, je retournais sur mes pas pour rejoindre les autres, non sans jeter un dernier coup d’œil derrière moi. Une fois de retour au bar, je pu voir que Gerard était sur une table avec Moon et spence à s’occuper de lui. Matt me rejoignit, me lisant le message reçu. On ne voulait pas de nous sur cette planète.

-« Je ne reçoit des ordres que du général. Qu’ils aillent se faire mettre. Spence ! L’état du major ? »

Sa réponse ne fut pas des plus encourageante. On me montra la balle qui l’avait atteint. Elle n’était pas de chez nous. Reposant la balle dans un coin, je pu voir que l’équipe commençait à être à bout de nerfs. Eversman cassait une chaise de rage, Moon tremblait comme une feuille, Spence n’était pas joyeuse non plus.


-« C’est pas terminé équipe SG ! On ne va pas se laisser faire par des serpents ! Ne baisser pas les bras ou c’est moi qui va vous les remonter ! »

Une fois ce speech fini, je vis le major faire tomber le truc qu’il avait dans sa bouche et me faire signe d’approcher. Je me mis à sa hauteur pour l’écouter prononcer ses dernières paroles.

-« Vous avez fait votre boulot, vous pouvez en être fier. »

Des mots vains. Il n’y a pas de phrases assez fortes pour un mourant. Gerard expira sous nos yeux. Une dernière parole, qui semblait sans espoir. Moon se pencha sur son corps, pleurant à chaudes larmes. Je récupérais ses plaques, j’allais devoir remplir des papiers à mon retour.


-« Gardez la tête sur les épaules, ce n’est pas encore fini. Est-ce qu’il y a un endroit pour entreposer le corps ? »

Pulo entrait à ce moment dans le bar, suivit de sa famille. Il nous prévint qu’il y avait des patrouilles dehors. D’autant plus que Narah n’était pas encore revenu. Peut-être lui était il arrivé malheur ? Eversman se proposa d’aller faire un tour. Mieux valait être fixé sur son sort.


-« Accordé. Prenez Almie avec vous. Pas de prise de risque. Les autres. Je veux un guetteur sur le toit de la baraque, Hulk vous ferez l’affaire. Les autres restent ici. On peut peut-être nous tirer une deuxième fois dessus. On va préparer notre défense dans le cas d’un assaut.»

Me voilà avec les commandes du groupe en l’absence de Narah. Almie aiderait Matt bien mieux que personne. Et si le tireur revenait, Hulk le repérerait du premier coup d’œil.

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MessageSujet: Re: MJ Black Eagle   Lun 20 Juin - 23:52

Cette odeur. Elle ne la supportait plus. Ce liquide chaud, gluant, collant ... Si rouge sur le major, si noir sur le sol. Cette odeur qu'elle avait respiré tant de fois par le passé, cette sensation insuportable sur la peau. Elle avait l'impression qu'elle en était recouverte. D'avoir porté le major sur la table, elle en avait plein les mains. Cette sensation de vide en elle, qu'elle tombait dans un gouffre immense ... Comment tout celà était-il possible ?? Ses mains tremblottaient, ses doigts collaient, la sueur commençait à perler sur sa nuque ... Elle sentait qu'elle allait vomir. Mais Betty avait besoin d'elle. Pas maintenant alors ... Il fallait trouver un tissu à mettre dans la bouche du major. A regret, elle s'éloigna de ce dernier, cherchant vers le bar quelque chose qui pourrait faire l'affaire. Elle trouva alors au bout de quelques secondes un chiffon plier sur une étagère. Elle le déplia en un mouvement, le mettant en boule, le tâchant au passage de tout le sang présent sur ses mains. Revenant rapidement vers Thomas, elle hésita un moment à le toucher, ne voulant rajouter à sa douleur. Mais Betty allait pour retirer la balle à vif ... Tremblante, Annabel approcha ses doigts de la bouche du major et exerça une légère pression sur sa machoire inférieure, histoire de laisser assez d'espace pour y insérer le tissu. Mais alors qu'elle le mettait en place entre les dents de l'homme, sa vision se floutta, jusqu'à ne plus rien y voir, les yeux lui brûlant comme jamais. Non, pas maintenant, pas pour lui ... Elle posa ensuite ses mains à plat sur les épaules du major, s'accroupissant au bout de la table afin d'avoir le visage à la même hauteur que celui de l'officier, essayant de le rassurer ou de lui offrir une chose sur laquelle se concentrer. Betty faisait ce qu'elle pouvait mais cela se voyait que l'émotion la submergeait bien plus que le professionnalisme. Elle entendait tous les cris, les crispations, elle sentait les larmes du major lui mouiller les avant-bras, sa sueur parcourir ses tempes. Elle se redressa alors afin de le regarder dans les yeux, ayant déjà peur de ce qu'elle pourrait y voir. Mais malheureusement, elle y reconnut cette lueur qu'elle avait vu chez tant de prisonniers et d'esclaves. Cette lueur qui demandait la libération, qui exprimait la fatigue, l'abandon du combat.

"Colonel ...."

Elle avait compris bien sur, mais Betty s'acharnait. Le colonel s'approchant, Annabel lui laissa sa place auprès du major et se dirigea vers la jeune femme. Doucement, elle vint lui poser sa main sur l'avant-bras mais cette dernière la repoussa violemment. Elle pouvait admettre ... Mais la jeune femme compris rapidement aussi. Trop de sang ... Annabel se rapprocha d'elle et posa sa main sur son épaule. Aucune lumière. Oui il avait bien raison ... Il n'y avait rien, aucun espoir à formuler, aucune prière à faire. L'homme se retrouvait toujours seul devant l'absurdité de la vie. La cage thoracique s'arrêta de se soulever, plus aucun râle de douleur ne sortait de la gorge. Betty s'effondra sur le corps encore chaud, Annabel recula de quelques pas, recroquevillant ses bras sur son buste. Voilà ... Ce qu'elle avait appréhendé se confirmait. Après ces deux mois de frivolités, le sens du monde avait repris sa place. Et dans sa tête, le temps s'arrêta encore. Hop, changement de situation. Smith était là avec toute la famille à Pulo, un drap sur le major, commençant à absorber par endroit le sang noir. Elle n'avait pas bouger. Mais il fallait se reprendre. Elle regarda l'état de ses mains et les fit se tourner devant son visage. Un autre endroit, un autre temps, mais toujours ce sang. Presque qu'elle revivait cette pièce si noir, le corps ensanglanté de Joshua à terre, le soufifre d'Anubis riant aux éclats. Elle détacha le regard de ses doigts et vit le bar. Il fallait se les rincer, enlever tout ça de son corps comme pour nettoyer tout ça de son esprit. Mais rien à faire, même les mains et les bras propres, elle ressentait encore la présence du fluide sur sa peau, ça ne la quittera jamais de toute manière. Tout le monde semblait abattu, en même temps il y avait de quoi. Etrangement, quelque chose manquant. Un regard lui manquait, ce regard qui avait su voir en elle, ces pupilles vertes qui allaient à l'essentiel. Elle les chercha mais rien à faire, elles n'étaient pas là. Pourtant, Smith et David étaient présents. Alors pourquoi pas lui ??

Tout le monde parlait, la pièce était devenu un brouhara assourdissant pour son esprit, même si deux ou trois personnes parlaient. Le colonel donna ses ordres. Matt et Almie partait à la recherche de Menchu, David sur le toit. Elle resterait donc dans la salle avec Betty, Fett, une famille qui avait cru à l'impossible et un corps. Ils se trouvaient encerclés. Donc soit on se rendait, soit la mort ?? Pour elle, la mort l'importait peu, elle y était déjà passée, mais pour cette famille, cela l'insuportait.


"On a qu'à se rendre ... On sera amené à leur campement mort ou vif de toute manière, quoi qu'on fasse. Autant essayé d'en sauver un maximum car de toute évidence, la mission est compromise. Je suis sûre qu'une fois là bas, on trouvera de quoi faire une diversion."

Ô ben dans son état d'esprit, elle disait ce qui lui passait par la tête à ce moment là, pas vraiment l'idée du siècle mais bon. Par contre ce qui clochait c'était le fait que cette attaque était beaucoup trop sophistiquée pour les fils de Svarog. Il y avait autre chose en dessous. Elle se rapprocha alors du colonel, essayant de remettre en marche son cerveau pour fournir au colonel des informations claires et sensées.

"Il faut tout de même se méfier. Les fils de Svarog sont trop bêtes pour avoir planifier ça eux même, d'autres en sont responsables et ceux là, on ne les connait pas. Peut-être des jaffas haut placés ou des chasseurs de primes à la solde de Svarog. Va falloir établir plusieurs plans B à mon avis ..."

Espérons que Menchu allait bien. De toute manière, pourquoi se faire de soucis, il était de ceux qui s'approchait des mauvaises hebres. Il pouvait lui petre fait les pires tourmants ou infamies, il résistait et revenait plus fort que jamais. Néanmoins, son regard se perdit vers une des fenêtres barricadées, avec un infini espoir de le voir arriver.
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Jack O'Neill
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MessageSujet: Re: MJ Black Eagle   Sam 25 Juin - 20:00

Ce n’était pas un cachot, ni une prison, mais bien une salle de torture dans laquelle se trouvait Menchu Narah. Il était assis sur une chaise, sanglé, torse nu et dépouillé de toutes ses armes. Sa blessure à sa jambe semblait avoir été traitée avec soin, elle n’était plus douloureuse, juste un petit picotement là où un bout de tissu entourait une partie de sa cuisse. Doucement, il revint à la réalité mais tandis que ses yeux n’étaient pas encore totalement ouverts, des sons lui parvenaient comme des voix toutes proches de lui.

« On aurait du lancer un assaut pour tous les buter ! » Entendit-il dans un accent saccadé.

« Vous auriez subi des pertes… Ils sont plus forts que vous. »

« Quoi ? » S’étrangla alors une silhouette qu’il distingua vaguement comme étant un Fils de Svarog. « Comment osez-vous… »

« Vous avez fouillé le bâtiment et vous n’avez rien vu. Pourtant je peux vous assurer qu’ils vous observaient et qu’ils étaient prêts à se battre s’il le fallait… Avant de me lancer dans une bataille je veux être sûr que leur moral tombe à zéros. Je veux faire disparaitre toutes formes de courage chez ces hommes… »

Menchu cligna des yeux et aperçut plusieurs personnes. Quatre jaffas étaient postés dans les coins, dont deux derrière lui. Le Fils de Svarog qui avait parlé se trouvait juste devant le terrien, à le fixer d’un air supérieur. Un peu plus à gauche, un vieil homme mal rasé et portant une blouse rouge se tenait debout à côté d’une table où étaient posés divers instruments. Avec lui, une femme sombre aux cheveux noirs et se faisant les ongles avec une lame de couteau le regardait avec intensité, tel un animal qui défiait sa proie du regard. Elle portait une légère armure qui cachait ses parties intimes, le reste étant à découvert et pouvant porter à confusion avec une tenue sadomasochiste… Plus à droite se tenait un autre homme, plus grand et habillé bien différemment. Il avait une sorte d’armure d’un teint vert foncé et marron. L’une de ses main était brûlée, tout comme une partie de sa tête, d’où ne poussait plus aucun cheveux. Une ombre se projetait sur la moitié gauche de son visage dû à une capuche qu’il portait. Un homme discret à priori, mais qui l’avait vaincu au combat…

« Bah ca y est c’est fait ! Faut y aller là ! A quoi vous jouer..? » S’exclama le Fils de Svarog qui avait du mal à tenir en place. « On perd du temps là, faut se bouger! On devrait… »

« Tais-toi sale chien ! » L’homme mystérieux se retourna de la table d’où il semblait observer les armes que Narah avait portées auparavant, en particulier la ceinture de couteaux qu’il dévorait des yeux.

« Tu n’as aucun ordre à me donner. » Sa voix était glaciale. Son regard semblable à celui d’une bête. « Je suis la Main de Svarog, serviteur bien-aimé de ton Dieu, n’oublie pas… Je n’ai qu’à lever le petit doigt pour que tu deviennes qu’un tas de merde insignifiant… »

Le Fils de Svarog se contracta de tous ses muscles, la main sur la paume de son épée, avant de se relâcher doucement et d’en rire fortement, mais nerveusement.

« Il s’est réveillé. J’te le laisse. » Dit-il au vieil homme à la blouse rouge. « Et tu dois pas l’achever, pas encore… Svarog le veut. Et il doit pouvoir tenir debout… J’vous reverrez plus tard quand on aura effectué son transfert. Il faut que j’aille m’occuper de ses amis maintenant. »

La Main de Svarog envoya un regard éclair plein de défiance à Narah, avant de prendre la ceinture de couteaux qui trainait sur la table et de disparaître dehors. Le terrien était retenu dans une pièce aménagée, l’air et le vent qu’il entre-aperçut à l’extérieur démontrait qu’il n’était ni dans une forteresse ni dans un vaisseau. Le Fils de Svarog sortit lui aussi juste après, laissant Narah entre les mains de l’apothicaire fanatique et de sa fidèle servante, une sorte de furie qui s’empressa de se lever pour se diriger vers le français d’une démarche aguichante. Ce dernier était bien attaché à sa chaise, il était à leur merci.

« Salut mon beau. » Avec la lame qu’elle tenait, elle lui chatouilla les côtes jusqu’à ce que la froideur de l’objet lui laisse une petite entaille de sang. Elle s’approcha de son visage, lui murmura quelques mots sensuels avant de lui lécher l’oreille, pleine de fougue. Le vieillard, qui faisait en réalité bien plus vieux que son âge, regardait la scène d’un peu plus loin.

« Vous savez… J’ai vu pas mal de gens passer ici et aucun d’entre eux n’ont eu la chance d’en sortir vivant. Pour vous c’est particulier… Votre heure n’est pas encore venue car les ordres viennent tout droit de là-haut… » Il sourit, levant son regard au ciel et dévoilant une partie de ses dents pourries.

Sa barbe sale ainsi que ses yeux rouges et irrités n’étaient pas qu’une simple image du malaise qu’on ressentait en le côtoyant. Cet homme, scientifique à ses heures perdues, était complètement timbré et infecté par des problèmes de peaux. Il en perdait d’ailleurs ses cheveux, se les arrachant un par un alors qu’il commençait déjà à réfléchir à voix haute pour savoir par quoi il allait commencer. Il était maniaque et répétitifs dans ses gestes. Il faut dire qu’il avait l’embarras du choix… Il disposait d’une panoplie d’engins pouvant découper la chaire, la tirer et la meurtrir jusqu’à la prélever, tout ça avec une extrême précision. Il avait bien sûr de quoi le marquer au fer du symbole de Svarog, leur Dieu tout puissant, un traitement réservé à tout esclave. Il avait diverses solutions chimiques prêtes à l’emploi pour brûler la peau et y laisser des profondes traces… Et c’est par ça qu’il commença. Il aurait toute la nuit pour tester le reste, assisté par la garce qui alternait caresses et entailles sur le corps de sa victime. La souffrance c’était bien, l’excitation en plus c’était mieux… Un cocktail de sensations fortes et différentes faisaient craquer n’importe quel homme.
Prenant un tube à essai bouillonnant avec des gants usés, dont la matière ne faisait quasi plus qu’un avec sa peau moite et abimée, le vieillard fit une rapide présentation de ce liquide créé à base d’acide… Il enchaîna ensuite sur du concret.


« Vous avez intérêt à me dire combien sont vos petits copains et quel était l’objet de votre venue ici… Sinon… » Un sourire frénétique et sadique se dessina sur son visage cerné. Il commença à parler dans un ton qui semblait nostalgique.

« Vous avez vu la Main de Svarog ? Autrefois, avant d'être au service de notre seigneur, il était un assassin doué, fier et très, très élégant… Il a fallu l’amadouer, pour qu’il collabore avec nous… Et il a fallu passer par là pour que ça arrive. »

Il déboucha le tube à essai et émit des gémissements presque inhumains, un mélange de ricanements et de spasmes dégoûtant qui eurent pour effet de renverser un peu du produit par terre. La femme s’en alla des genoux de Menchu pour se placer derrière lui, mettant ses mains sur ses épaules et lui susurrant des mots pervers au creux de l’oreille. Le vieillard s’approcha du terrien d’une démarche assez robotique.

« Bien… Voyons voir si vous serez assez coopératif… »

~~~~~~~~~~~

A la ville, la nuit était passée. Tel un fardeau enfin débarrassé, l’équipe y voyait là une occasion de repartir d’un bon pied malgré les évènements. Tous étaient épuisés et avaient passé ces dernières heures sous la crainte d’un assaut nocturne qui n’avait finalement pas eu lieu. Le corps de Gerrard fut entreposé dans la cave, seul endroit où l’on pouvait cacher discrètement un sac qui contenait un cadavre. Eversman était sortie durant une partie de la nuit avec Almie. Les deux Black Eagle avaient surveillé les alentours et n’avait vu aucune trace de Narah. Ils faillirent tomber sur quelques patrouilles, mais celles-ci ne les avaient pas repérés et avaient continué leur chemin. Almie remarqua des traces de sang à quelques centaines de mètres du bâtiment des terriens, en plein cœur de la forêt. Elle y resta pendant un moment alors que Matt, fouillant dans un buisson, y trouva des lunettes de vision nocturnes appartenant à Menchu. Après plusieurs heures de recherches, ils retournèrent au QG…
Hulk s’était posté sur le toit jusqu’à l’aube, ne pouvant fermer l’œil après ce qu’il avait vu. La perte de son supérieur l’affectait beaucoup et il sentait qu’il pouvait craquer à n’importe quel moment. Smith l’avait rejoint et lui avait porté son soutien, essayant de maintenir un peu de moral dans la troupe, ou du moins un minimum de motivation. La mission n’était pas terminée…
Quand le jour se leva, la ville reprit ses petites activités. Pulo avait nettoyé le sang et déjà, des personnes toquaient à sa porte pour rentrer boire un coup, comme si la vie reprenait de son cour… Cependant, les clients furent moins nombreux car le boucan de la veille était parvenu aux oreilles des voisins, ce qui rendait l’endroit bien moins fréquentable… Seuls les habitués n’avaient pas peur de venir. De la chambre où il était, Boba regarda dans la rue et y vit une patrouille de Fils de Svarog passer devant le bâtiment, sans vraiment s’en méfier. Moon était au QG et s’occupait de ranger du matériel pour qu’ils soient prêts à partir. Si l’ennemi savait où était leur planque, mieux valait ne pas s’y attarder même si Pulo était très réticent à l’idée d’abandonner cet endroit.
Enfin, tout le monde décida qu’il était temps de sortir prendre l’air et de voir s’ils pouvaient avoir des informations sur Narah. D’autant plus que la foule se rassemblait dans la rue, l’occasion idéale pour les terriens de sortir discrètement de leur trou. Seul Pulo, Moon et Jan restèrent à l’intérieur.
Les autres enfilèrent leur équipement et les vêtements locaux adaptés par au-dessus. Ils sortirent et s’exposèrent à un soleil bien présent, l’atmosphère gagnant en température. Ils s’approchèrent de la masse de villageois qui écoutaient un Fils de Svarog debout sur une estrade. Plusieurs patrouilles étaient postées aux alentours. Les premières paroles du fanatique furent accueillies par une vague de soupir et de mécontentements.


« A partir de maintenant, les travaux sur le chantier ne devront jamais s’arrêter ! Ils se poursuivront jour ET nuit. Un recrutement aura lieu pour former de nouvelles équipes d’ouvriers… De plus, les rations de nourriture seront divisées par quatre pour chaque famille et les impôts seront doublés, sauf si vous vous engagez officiellement en tant qu’adorateur de Svarog, votre Dieu ! D’ailleurs… Tout le monde est convié à se rassembler dans l’après midi pour accueillir comme il se doit notre Père divin ! » Le Fils de Svarog sourit en lisant le parchemin qu’il lisait, c’était probablement la première fois qu’il parlait aussi bien face à un public.

« Son arrivée sera suivie d’un combat dans une arène aménagée à l'entrée de la ville, qui y verra la fin de plusieurs criminels, dont un chef rebelle qui a osé se dresser contre le pouvoir de notre Seigneur tout puissant. Alors soyez nombreux ! »

Le soldat descendit de l’estrade et la foule commença à se disperser. Les terriens se concertèrent pendant un moment. L’arrivée imminente de Svarog ajoutait une toute autre dimension à cette mission. Spence demanda l’autorisation d’aller à l’école, d’où les enfants de quasiment toutes les familles de la ville l’attendaient. Gerrard lui avait autorisé la veille et Fett accepta, rien ne servait de la laisser vagabonder.
Eversman gardait un œil sur Almie. La jeune femme semblait à deux doigts d’exploser à tout moment et de se battre contre tout le monde. La présence des Fils de Svarog dans la rue la rendait nerveuse et furieuse. C’était sûrement ces hommes qui avaient capturé son mentor et elle avait hâte de passer à l’action. Lorsque le Fils de Svarog qui avait parlé, sûrement un chef, s’en alla dans une ruelle adjacente, elle le suivit discrètement, abandonnant ainsi Fett et le reste du groupe…
Elle longea plusieurs maisons tout en se fondant dans la masse à plusieurs reprises, marchant à un rythme soutenu et gardant un œil sur sa cible. Elle voulait à tout pris le capturer et l’interroger pour savoir où se trouvait Narah… Quand elle tourna dans la petite ruelle, quelqu’un lui prit le bras et elle se retourna vivement, prête à se défendre.
Elle se décontracta légèrement quand elle vit que c’était Matt Eversman. Le jeune sergent ne l’avait pas quitté des yeux et avait réussi à la suivre. Elle lui parla dans sa langue natale d’un ton énervé, puis s’essaya avec des mots qu’elle connaissait.


« Moi... Chercher Narah! » Elle jeta un regard au Fils de Svarog qui s’éloignait de plus en plus dans la ruelle avec quelques autres gardes à ses côtés.

« Lui... Savoir où se trouver Narah... »

Eversman savait que c’était une possibilité mais Boba et les autres étaient plus loin et il devait prévenir son supérieur, et même avoir son accord, avant de partir à la poursuite d’un ennemi. Ils étaient une équipe et non pas une somme d’individualités, au fort potentiel certes, mais désorganisés et donc gâchés… Matt ne la lâcha pas, réfléchissant si oui ou non il devait la laisser continuer sa route…


Cela faisait une bonne heure déjà que Spence était à l’école. Ce n’était même pas un bâtiment, juste une grande tente ouverte vers l’extérieur, en dessous de laquelle se trouvaient plusieurs rangées de chaises et de tables. C’était grâce à elle si tout ça avait été installé, lors son arrivée dans la vie de ces gens. Elle et Elena ainsi que quelques autres femmes dévouées s’occupaient d’enseigner plusieurs choses à des groupes d’enfants en fonction de leur âge. La plupart venaient de familles pauvres, les plus riches ne voulant pas mêler leur progéniture à tout ce troupeau d’analphabètes. Annabel et Elena étaient le cerveau de l’école. Et revoir les gamins leur changeait les idées… Seul Jan manquait, son père avait jugé la situation trop dangereuse après la mort de Gerrard et voulait le garder auprès de lui.
Spence était en train de regarder le dessin d’une fille, encore plus jeune que Jan, et se reconnut dessinée. Sa taille et ses cheveux blonds la distinguait des autres maitresses, brunes et légèrement plus grandes. Elena s’approcha d’elle à ce moment là et posa une main sur son bras.


« Je crois qu’on nous surveille… » Elle jeta un regard discret et nerveux au-delà de son épaule. Devant la tente, trois Fils de Svarog regardaient l’école d’un air moqueur.

« Ils m’ont posé quelques questions à propos de toi mais j’ai rien dis… Je crois que c’est surtout l’école qui les gêne… Ils n’aiment pas ça, l’éducation. »

Elena parlait tout bas d’une voix qui se voulait aussi courageuse que possible. Elle resta près d’Annabel, à scruter discrètement les mercenaires qui observaient les enfants et quelque fois, la terrienne, discutant beaucoup entre eux…


Boba lui, avait été emmené par Varen et Hulk dans un autre endroit sûr : aux pompes funèbres de la ville. Non pas pour acheter un beau cercueil au Major Gerrard, qui n’aurait pas passé inaperçu dans les rues, mais bien pour discuter en privé avec le gérant de l’affaire, lui aussi résistant et porte parole de plusieurs familles trop craintives pour se montrer en groupe. Sur la route, Smith s’était approché de Fett et lui avait chuchoté quelques mots.

« Spence est toujours à son école… Eversman ne doit pas être loin lui aussi. Mais je m’inquiète pour Almie. Ca fait un moment que je ne l’ai pas vu. »

Tant pis, Boba ne pouvait pas annuler ce petit rendez-vous. Il pouvait la contacter par radio si elle en avait une, ou envoyer Smith la retrouver, c’était à lui de voir car même si les membres de l’équipe savait se comporter comme des grandes personnes responsables, il ne pouvait pas grand-chose face à la détermination sans borne d’une extra-terrestre telle qu’Almie.
Quelques minutes plus tard, il rentra dans le bâtiment des pompes funèbres avec Varen et Hulk, qui gardait toujours un air maussade, et fut accueilli par le patron qui les emmena dans un endroit sûr : l’entrepôt, là où tous les cercueils attendaient leurs clients. Et certains d’entre eux en avaient déjà… Boba put sentir l’air de la pourriture sortir de corps de quelques pauvres vagabonds abandonnés et sans famille.


« J’m’appelle Tito. » Se présenta l’homme à Boba. « Alors, vous avez un plan de prévu ou quoi ? La situation est de plus en plus insupportable… Et maintenant que Svarog est annoncé ici je crains le pire pour notre peuple. »

Tito et Varen se regardèrent, légèrement amusés par ce qu’il venait de dire malgré la situation assez grave. C’était le gérant d’une entreprise de maison pour macabé et le fils d’un aubergiste qui organisait une éventuelle rébellion. Pas de quoi craquer le slip de Svarog… Le goa’uld pouvaient trembler, la résistance était bien là !


C’était l’heure de la pause pour Annabel et elle aurait aimé voir Betty, prendre des nouvelles et se reposer dans un endroit plus ou moins sûr… Elle n’avait pas beaucoup fermé l’œil cette nuit et il lui fallait décrocher un peu toute la pression et l’angoisse accumulée, surtout avec Narah qui ne donnait toujours pas signe de vie.
Prenant un raccourci, elle passa dans un chemin habituellement emprunté par les chariots marchands. Mais à ce moment là, c’était vide de monde. Et sa solitude lui glaça les veines comme un signal d’alarme. Un regard derrière elle et deux formes rougeâtres apparurent dans son champ de vision. Elle tourna à peine la tête devant, marchant d’un pas plus rapide, qu’elle aperçut le troisième Fils de Svarog lui barrer la route. C’était ceux qui l’avaient observée à l’école…


« Alors ma jolie, t’aurai pas deux-trois choses à m’apprendre par hasard ? » Fit celui à l’avant alors que les deux autres s’approchaient doucement dans son dos.

« Laisse toi faire… T’inquiète pas on te paiera si tu veux… » Promis un de ceux derrière elle.

« Quoi ? Mais n’imp ! » Réagit le dernier fanatique. « Pas besoin de payer… Elle se soumettra. Elle a pas le choix t’façon… »

Annabel possédait quelques armes blanches dissimulée sous son haut. Elle ne pouvait pas s’échapper et à n’importe quel moment, un témoin pouvait débarquer et les voir. Son cœur s’emballait alors que les trois soldats de Svarog s’approchaient d’elle pas à pas…


[Désolé si le post est un peu bordélique. Pensez a bien tout lire surtout pour être sûr de ne rien louper pour votre perso. Une semaine pour rep. Pour ceux qui le sentent bien, ils peuvent aller plus loin et écrire la suite comme bon leur semble. Je reste toujours dispo si vous avez des soucis ! Wink]

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MessageSujet: Re: MJ Black Eagle   Dim 26 Juin - 15:02

L’autorisation de sortie étant donnée, le Ranger emprunta à l’officier ses visions nocturnes et fit de même avec Smith afin d’en obtenir deux paires. Il s’approcha ensuite d’Almie qui était seule dans un coin comme à son accoutumée, toujours ses gardes et elle leva les yeux vers lui bien avant qu’il ne lui adresse la parole.

« On va à l’extérieur pour retrouver Narah. Tiens cela sera utile. » dit il en lui tendant une paire de visions nocturnes. Il l’aida ensuite à se remettre sur pied puis le duo prit la direction du souterrain, non sans une certaine appréhension pour Eversman. Ce dernier était loin d’être le meilleur de l’équipe niveau infiltration mais il pouvait compter sur sa coéquipière qui était une experte dans le domaine. Mais il s’était porté volontaire pour l’excursion, il fallait qu’il bouge car attendre sans rien faire à l’intérieur de l’auberge le mettait sur les nerfs.

L’obscurité de la nuit était leur allié, leurs lunettes leur permettaient de progresser facilement néanmoins les patrouilles étaient nombreuses et ils fallaient rester attentifs à leur environnement pour ne pas se faire prendre. Le binôme s’était séparé, Eversman fouillait les alentours proches à la recherche d’un indice d’activité tout en restant en communication avec Almie. La recherche fut vaine durant un bon moment, ils avaient beau fouiller les buissons ou même tenter de repérer des traces de pas mais avec les passages des patrouilles cela compliquait fortement l’affaire.
L’extraterrestre finit par découvrir quelques traces de sang un peu plus loin ce qui ne valait rien de bon mais pas de cadavre, c’était déjà ça. On pouvait en déduire une bagarre, une lutte suffisamment violence pour faire couleur le sang mais ce n’était pas non plus une marre donc pas une blessure à mort.
Le périmètre des recherches fut agrandit, la fatigue se faisait ressentir mais Matt n’était pas prêt à stopper, à abandonner Narah à son sort. Ce dernier était peut être dans un recoin, souffrant et comptant sur ses coéquipiers pour le trouver. La découverte des lunettes nocturnes acheva ses espoirs de retrouver le Colonel à l’extérieur, celui-ci n’était plus là. La quête d’indice dura jusqu’aux premières lueurs de l’aube.


// Almie, on se replie vers le souterrain. //

Cela devenait trop dangereux de s’aventurer de la sorte, la nuit était leur alliée et le repli était maintenant nécessaire. Une petite dizaine de minutes plus tard, le duo était de retour dans l’auberge, sains et saufs néanmoins on pouvait lire de la déception sur le visage du Ranger. Il aurait tant voulu ramener le leader de l’unité mais les quelques éléments trouvés n’étaient pas très favorables. Le Sergent tapota l’épaule de sa collègue avant de passer devant elle.

« On va le retrouver...»

Bizarrement après avoir fouillé dans tous les sens durant plusieurs heures, les pas jusqu’au QG furent les plus difficiles pour lui. La fatigue se faisait pleinement ressentir après cette nuit blanche et il avait hâte de prendre un peu de repos mais avant il lui fallait faire son rapport à Fett.

« Quelques traces de sang et ça… » dit il d’une voix fatigué en lui tendant la paire de vision nocturne. « A mon avis, Narah n’est plus à l’extérieur car même planqué, on aurait fini par le trouver…Il y a beaucoup de patrouilles à l’extérieur, mon Colonel. A croire qu’ils s’attendent à notre sortie… »

Le jeune homme attendit la réponse de l’officier avant de prendre congé. Passant ses mains dans une bassine d’eau pour enlever la poussière et les quelques traces de sang qui pouvaient rester. Ensuite, l’homme s’allongea dans le lit le plus proche qui n’était autre que celui de Spence, prenant juste la peine de placer son UMP sous sa main droite avant de fermer les yeux. Ce sommeil ne fut pas autant réparateur qu’il l’aurait espéré ; de nombreuses pensées le hantaient : cette menace planant au dessus de leur tête, la disparition de Menchu, la mort de Gerrard, le probable assaut de l’auberge à tout moment… Autant dire que son imagination avait de quoi inventer des rêves des plus sadiques mais cela ne dura pas longtemps avant qu’il ne soit réveillé. Il était temps pour l’équipe de bouger.
Le réveil était difficile, l’homme peinait à maintenir ouverts ses yeux et choisit une solution radicale en plongeant sa tête dans la bassine d’eau. Au moins le contact avec l’eau froide le sortit définitivement des rêves en lui donnant un coup de fouet.


« Enfile ça au dessus ! »

Pas le temps d’identifier la voix qu’on lui balança une sorte de bure entre le gris et le beige mais ce n’était pas celui du départ. Enfin peu importe, Eversman l’enfila rapidement et un de ses collègues l’arrangea pour que cela ne paraisse pas suspect. Une dernière vérification des holster et des armes contenues afin d’être sur de l’équipement et l’équipe se retrouva dans la rue avançant en deux colonnes vers la place où un Fils de Svarog fit plusieurs annonces dont l’arrivée de Svarog dans l’après midi suivi d’un combat style Gladiateur avec un chef rebelle.
De suite, le Sergent se tourna vers ses coéquipiers échangeant un regard avec Spence pour être sur d’avoir compris la même chose que lui.
Le petit groupe se réunit pour échanger à voix basse les nouvelles informations.


« Le chef rebelle ? C’est Narah ? »


Matt n’avait pu s’empêcher de poser sa question, il était quasi sur de la réponse mais il avait besoin d’avoir la confirmation d’une autre personne. Ainsi Menchu était vivant et aux mains de l’ennemi ce qui expliquaient le peu d’indices retrouvés sur le terrain et le peu de sang. Ce dernier allait être sacrifié sous les yeux de Svarog dans l’après midi.

« La sécurité va être renforcée avec la présence de Svarog or il va bien falloir sortir Narah de là… »


L’homme était plutôt en train de réfléchir à voix basse que d’échanger avec ses coéquipiers. Ce n’était pas à lui de donner des pistes vu qu’il ne connaissait pas suffisamment la ville et les locaux risquaient de leur être utiles pour leur connaissance du terrain. La mission n’était déjà pas assez compliquée, on rajoutait un coup de pression avec l’arrivée à tout moment du Goa’uld.
Matt était un peu en retrait, tournant le dos au groupe qui échangeait sur la conduite à venir, lui surveillait plutôt les alentours. Il remarqua alors qu’Almie était en train de s’éclipser sans rien dire aux autres et le jeune homme la suivit sans indiquer non plus sa manœuvre. Celle-ci se glissait habillement parmi la foule, il fallut qu’il se rapproche davantage pour ne pas la perdre et à deux reprises il bouscula une personne ayant les yeux rivés vers sa cible pour en pas la lâcher.
Cela faisait plusieurs minutes qu’il la filait, il y avait de moins en moins de monde dans ses ruelles qui devenaient de plus en plus étroite et crade. Il choisit d’accélérer l’allure et au détour d’un croisement il lui attrapa le bras stoppant ainsi sa marche. Lorsqu’elle tourna son regard vers lui, l’espace d’un instant, Matt crut qu’il allait se faire égorger dans la seconde mais elle ne fit rien de mal, enfin peut être l’insulter dans sa langue natale mais il n’y comprenait rien.


« Qu’est ce que tu fais, bordel ? »
« Lui... Savoir où se trouver Narah... » tout en lui indiquant d’un regard la direction à suivre lui laissant ainsi découvrir le fameux Fils de Svarog ainsi que sa petite garde qui leur tournaient le dos s’en allant vers l’est.
Matt resta silencieux quelques instants ne relâchant pas son emprise sur Almie avant d’alerter son supérieur avant d’activer sa radio.


// Ici Eversman. Almie est avec moi. On se trouve à quelques ruelles à l’est de votre position. Almie suggère d’interroger l’orateur public pour obtenir la localisation de Narah. Il me faut une réponse rapide, mon Colonel. //

Lui aussi avait très envie de connaître la localisation du Colonel en ce moment même néanmoins ces derniers mois, on lui avait suffisamment reproché son manque de discipline et il avait préféré en référer à son supérieur. Néanmoins la réponse tardait à venir et la cible n’allait pas tarder à tourner au croisement et sans même en avoir conscience, son emprise se desserra.

HJ : j’éditerai la fin en accord avec Narah/Almie ;-)

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MessageSujet: Re: MJ Black Eagle   Lun 27 Juin - 23:22

Les heures avaient défilé et Annabel avait finit par s'endormir sur sa chaise, le visage toujours tourné vers cette fenêtre, espérant le retour de Menchu. Mais naturellement rien n'avait changé à son réveil. Fatiguée, physiquement et moralement, la jeune femme se décontortionna de sa chaise, prenant son temps pour déplier ses muscles, certaines de ses articulations craquant au passage. Une fois debout, elle resta à regarder cette fenêtre, comme si une flamèche de dernier espoir brulait encore mais non, rien. Le soleil allait se lever, il faudrait qu'elle se prépare à sortir. Elle se retourna vers l'escalier pour monter à la chambre. Son regard s'arrêta sur la tâche présente au sol. Même si Pulo avait fait son maximum pour tout nettoyer, Annabel y voyait encore le corps entouré de son sang. Elle sentait un poids sur son visage, sur ses yeux, ses bras étaient lourds et engourdis. Mais il fallait se reprendre, n'importe qui dirait ça. La vie continuait après tout et ils n'étaient pas chez eux. Annabel monta l'escalier, lassivement, laissant sa main droite glisser sur la rambarde. Elle pénétra dans la chambre, refermant péniblement la porte derrière elle, surement la conséquence de son entrée fracassante de la nuit. Barreau après barreau, son corps s'enfonça dans l'obscurité du QG. La moitié des personnes à moitié debout, l'autre en train de dormir encore. Elle s'épaula alors à un des murs de la place, laissant reposer sa tête contre le bois, regardant les personnes présentes. Il manquait les plus importantes ... Prenant une immense respiration, se disant qu'il ne fallait pas craquer maintenant, elle porta sa main sur son épaule gauche, venant toucher du bout des doigts sa brûlure en forme de tête de chacal. Aucune victoire sans sacrifices n'est-ce pas ... Le cercle avait finit la partie heureuse et entamait désormais la nouvelle phase.

Se dirigeant vers son lit, elle y trouva allongé le sergent. En même temps, il s'agissait du lit le plus accessible. Elle allait pour le réveiller quand elle vit le colonnel arriver avec un grand seau d'eau. Plutot radical mais efficace. De toute manière, sur cette planète, il vallait mieux être debout de bonne heure. Bref, elle alla ensuite rejoindra Hulk. Les évènements depuis le jour précédent avaient été assez perturbants pour qu'elle se retourne vers les personnes avec lesquels elle partageait ces journées depuis plusieurs semaines. Il avait mauvaise mine, en même temps, elle n'arrivait toujours pas à intégrer la perte du major. Il s'était comportant comme une figure paternelle avec tout le monde, plutot qu'une figure hiérarchique. Elle s'épaula contre le jeune homme, sachant très bien que l'embrassade amicale n'était déconvenue pour le moment. Bref, le moment était mal choisi, comme d'habitude. Ils s'occupèrent alors de fournir des vêtements à tout le monde et de coordonnéer le tout afin de pouvoir se fondre dans la masse le plus facilement possible. Et alors que des clients s'installaient dans le bar, eux quittaient discrètement la pièce. Le soleil était agressif aujourd'hui, enfin plus que d'habitude trouvait-elle. Soudain, le groupe repéra un attroupement sur une sorte de place publique. Annabel ne faisait que suivre le mouvement, vérifiant du bout des doigts que les lames qu'elle avait caché sous son corset de cuir ne se voyait pas, genre en reflettant la lumière du soleil. A vrai dire, elle n'écoutait qu'à moitié le discours de ce gros plein de soupe mais son esprit tiqua lorsqu'il annonça l'arrivée de son dieu dans l'après midi ... Mais ce n'était pas du tout prévu ça !! Il ne devait venir que quelques semaines plus tard !! Et son accueil serait célébré par le massacre public de renégats ... Pas besoin d'avoir fait math sup - math spé pour comprendre qu'il s'agissait de Menchu et d'eux mêmes. Il fallait donc se méfier, savoir si ils savaient d'hors et déjà qui ils étaient ou si ils comptaient l'apprendre via le colonel. Sur ces deux hypothèses, autant prendre la pire, principe de précautions.

Elle redemanda néanmoins au colonel Fett l'autorisation de retourner à l'école. Si ils avaient découvert sa nature, elle avait peur qu'ils aient détruit la tente, le matériel et qu'ils attendent les petits et les femmes pour les punir d'avoir conspirer. Dès l'accord obtenu, Annabel prit Betty par le bras et elles s'en allèrent toutes les deux au travers de la foule. Oui, elle s'inquiétait d'avoir mis en danger tous ces bambins. Déjà que leur père avait été envoyé de force sur le chantier, si en plus ils se faisaient battre par sa faute. Mais une fois arrivée sur place, elle vit que rien n'avait bougé. Ou pas encore ?? Et déjà, des femmes arrivaient accompagnés d'enfants. Il y avait une femme par groupe d'enfants du même âge. Oh ce n'était pas forcément une grande école mais juste enseigner les bases de la lecture et du calcul, pas grand chose, mais tellement difficile ici. Pourquoi s'être ainsi impliqué dans la vie de ses gens ?? Parce qu'elle avait connu de l'aide étant petite et que dans sa logique, il était normal qu'elle en fasse de même avec ce qu'elle pouvait. Bref, il ne fallait pas vraiment s'étendre sur les raisons du pourquoi, elle même ne savait pas tout, elle savait juste qu'elle devait le faire. La matinée se passa, avec son lot d'émotions dû aux enfants mais tout s'arrêta lorsque Betty vint la voir pour lui parler d'une troupe de fils de Svarog en train d'épier devant la tente. Annabel laissa alors une jeune enfant avec son dessin et regarda en leur direction, avant de revenir vers Betty assez vite.


"Dès qu'il sera temps, tu rentres rejoindre Pulo et Varen d'accord ?? Tu ne pars pas seule, fais-toi accompagnée par des femmes et essaye de dissimuler ton visage. On ne sait pas si on est déjà repéré ou pas. Je m'occupe de fermer l'école pour ce midi. On se retrouve à l'auberge d'accord ??"

Il devait être aux alentours de 10h30, il faudrait donc encore attendre encore un peu avant que le groupe ne se sépare. Mais les trois gros lard étaient toujours là. Que voulaient-ils au juste ?? Si ils avaient reçu des ordres, ils ne se seraient pas gênés de rentrer sous la tente, de tout casser et de les emmener sans ménagement. Tout celà n'avait aucun sens voyons !! Elle essaya néanmoins de reprendre ses activités, faisant abstraction de ces hommes et au bout de quelques minutes, ils n'étaient plus là. Les aiguilles du temps poursuivirent ainsi leur course et Betty finit par partir avec deux autres femmes. Elle espérait qu'il ne lui arriverait rien sur le chemin et que tout le monde se retrouverait sain et sauf. Mais c'est au moment de partir qu'elle se rendit compte qu'elle avait fait une bêtise. Elle avait trop prit l'habitude que Thomas ne vienne la chercher à la fin des cours. Elle se retrouva toute bête sous sa tente, prenant l'entière vérité en pleine tête. Thomas ne viendrait plus. Les derniers enfants quittaient l'endroit, il ne fallait pas qu'elle reste seule. Elle s'engagea alors sur son chemin habituel sans vraiment y réfléchir, ses pieds la guiddant plus que sa tête. Elle prenait se chemin à chaque fois car il était le plus rapide pour retourner à l'auberge et il y avait souvent du monde. Les pas s'enchainaient, l'esprit se perdait, la fatigue reprenait. Mais sans savoir pourquoi, quelque chose lui parut étrange, il reignait un certain silence autour d'elle ... Etrange, normalement les roues de chariot faisaient un brouhara pas possible sur le sol. Elle reprit le cours de la réalité et se rendit compte qu'il n'y avait personne dans cette rue ... Elle jeta alors un regard derrière elle et vit deux rouges. Son coeur s'arrêta. Sa cage thoracique se figea. Ils avaient attendus qu'elle soit seule pour l'amener à leur chef ?? Elle accéléra alors sa marche mais alors qu'elle repositionnait son visage devant elle, elle vit une 3e forme rougeâtre. Elle se stoppa net.

Ma jolie ... Payer ... Soumettre ?? Alors s'était pour ça ?? Ces gros porcs voulaient se servir ?? En même temps, elle devait s'y attendre un jour où l'autre. Elle changeait un peu du morphotype local avec sa chevelure blonde. Mais que faire ?? Même si ils étaient complètement abrutis, ils avaient la puissance physique, et à trois, elle ne pourrait rien faire si ils réussissaient à la coincer. Elle n'avait même pas d'armes sur elle à part ses lames. Et si elle usait de tout son potentiel, elle serait vite repéré comme l'une des renégats, ils remonteraient à l'école, à Betty et donc au reste du groupe. Mais quoi ?? Elle allait pas laissé ses choses lui mettre la main dessus !! Elle avait réussit à éviter ces horreurs sur Néek, ce n'était pas pour les subir ici !! Donc quoi ?? Elle allait se mettre à crier, à appeler à l'aide ?? Qui allait pouvoir venir la défendre face à 3 fils de Svarog ?? Il fallait qu'elle se décide vite car plus elle cogitait et plus ils se rapprochaient d'elles, avec leur sourire malsain au visage. Son atout, son agilité. Le danger ?? Qu'ils réussissent à la mettre à terre où à lui saisir un membre, elle ne pourrait pas se dégager de leur emprise. Par où commencer alors ?? La cheville du mec tout seul. Il valait mieux tenter par ce côté que par l'autre avec les deux autres.

Plus le temps d'y réfléchir, elle s'élança alors, courant de toutes ses forces sur celui devant elle et au dernier moment, sauta pour atterir sur sa cheville d'appui, tel un tacle bien placé. Une fois l'action faite, elle se releva comme elle put et refrappa au niveau du genou, pour être sûr qu'il ne puisse pas se relever et la poursuivre. Elle allait pour repartir lorsque les deux autres arrivèrent sur elle. Elle tomba au sol du au plaquage d'un des deux. Sonnée, la fatigue reprenant subitement le dessus, l'un des deux la chevaucha pour la bloquer au sol. Ils riaient aux éclats alors qu'elle commençait à hurler. Elle se débattait et dans les dernières forces qu'elle put trouver, elle réussit à donner un violent coup de genou dans la colonne vertébrale de celui qui la bloquait. Il se redressa d'un coup, lui libérant ainsi les poignets, geste qu'elle mit à profit pour lui donner un royal coup dans les bijoux de famille. Mais elle se trouvait toujours coincé, l'homme pesant son poids. Il tomba sur le côté, elle espérait lui avoir éclaté un burne mais alors qu'elle voulait se redresser, elle reçut un coup de poing au visage. Ca non, elle ne se laisserait pas faire ... Plutot mourir que de vivre ça ... Puisant dans ses dernières forces, elle reussit tout de même à se mettre sur le côté et commença à ramper au sol. Etrange qu'elle y arrive ... Mais c'était des rires et des jurons qu'elle entendait ?? Ils jubilaient de la scène. Et alors qu'elle reprenait ses esprits et accéléraient ses mouvements, elle sentit un coup au niveau de son ventre et elle retomba en basculant sur le dos. Les lames cachées avaient amortis le coup mais l'épuisement était là. Elle porta alors ses mains à ton torse, prête à sortir ses lames. Elle les saignerait dès qu'ils approcheraient. Si c'était comme ça que ça devait finir, alors soit ...


Dernière édition par Annabel Spence le Lun 27 Juin - 23:38, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: MJ Black Eagle   Lun 27 Juin - 23:27

J’avais envoyé Eversman et Almie dehors. Ils n’avaient pas rechigné à partir à la recherche de leur supérieur. Lorsque la porte du souterrain claque, je reportais mon attention sur le reste de la troupe, ou le moral n’était toujours pas au plus haut. Hulk monta sur le toit en trainant des pieds, Spence, Moon et les autres s’occupaient comme ils le pouvaient. Je m’approchais discrètement d’une fenêtre, prenant soin de ne pas montrer ma silhouette. La rue était bien calme après les coups de feu. Un chat traversa la route, paisiblement. Les minutes passèrent, ils n’y eut pas d’autres surprises. Je détachais mon attention de la rue une petite seconde, le temps de croiser le regard d’Elena. Mes pensées se dispersèrent un bref instant, avant d’être rassemblées par un claquement de porte.

-« Eversman ! »

Ce dernier-fit son apparition devant moi, accompagné d’Almie. Vu que Menchu n’était pas avec eux, le pire était à craindre. Le rapport du sergent le confirma. Ses visions nocturnes et du sang ne laissaient jamais rien présager de bon. Je récupérais les vision nocturne de narah, les plaçant dans une de mes poches.

-« Merci sergent. Si vous ne l’avez pas trouver la bas, il est peut-être retenu en pension complète avec les Fils. Allez vous reposer, demain sera une longue journée. »

Je les congédiais, pour reporter mon attention sur cette fenêtre. Je finis pas m’endormir devant. Bien plus tard, un rayon de soleil me réveilla. Je me levais, faisant tomber une couverture qui n’était pas sur mes épaules quand je m’étais endormi. Je m’étirais un bon coup. Personne ne semblait levé de ce côté-ci, sauf au bar ou des voix résonnaient déjà. J’attrapais un bout à avaler, je jetais un dernier coup d’œil à la fenêtre, un groupe de fils passaient dans la rue à ce moment-là. Hulk, puis Varen, Elena, Moon et Jan me rejoignirent. Spence suivit peu de temps après.


-« Les fils ne sont toujours pas venu nous chercher. On va en profiter pour aller chercher des infos. Prenez tous votre équipement sous vos fringues de civil. Où est Eversman ? »

J’avais commencé le briefing sans lui. On me répondit qu’il dormait encore. Pas le temps à perdre, j’allais m’occuper de son réveil. L’ami Ricoré, connais pas. Un saut d’eau dans les mains, je me dirigeais dans sa chambre. Une fois dedans, je lui balançais le contenu du seau à la figure. Puis je lui jetais ses fringues.

-« Enfile ça au dessus ! »

Puis je tournais les talons, pour rejoindre le reste du groupe. Puis ensemble nous descendions dans la rue, où un rassemblement avait lieu. Un fils se tenait légèrement au dessus de la foule, papier à la main. Il déclama que les travaux de construction de la pyramide redoublerait d’effort. Et que des combats de gladiateurs, notamment d’un chef rebelle aurait bientôt lieu. Eversman fit une remarque, supposant que ce dernier serait Narah.


-« Pas impossible. »

Puis, une fois cette déclaration finie, Spence me demanda l’autorisation d’aller à l’école de la ville avec Elena. Je leur donnais mon accord. Mieux valait ne pas faire disparaitre les deux maitresses. Pour ma part, je suivais Hulk et Varen avec Smith. Ils tenaient à nous montrer quelque chose. Il m’avertit que c’était le croque mort du village. Smith en profita pour m’alerter de l’état d’Almie.

-« Avez-vous déjà essayé de calmer un fauve enragé ? Avec Almie, ça reviens au même. Au passage, briefez moi a propos de vos découverte avec Menchu.»

Nous entrions dans la boutique des pompes funèbres. Des tas de cercueils étaient entassés ici et là. Peut-être était-ce le moment d’en récupérer pour Gerard. Varen nous emmena à travers l’entrepôt pour y rencontrer le patron. Il se présenta sous le nom de Tito. Il nous posa quelques questions. Etait-il vraiment un résistant ?

-« Disons que nous avons quelques idées pour le circuit touristique. Mais nous avons rencontré deux trois petites embrouilles. Comment êtes-vous organisé ici ? Le commerce de cadavres paie bien ? »

Je me méfiais de cet homme. Ma radio grésilla, Eversman me rencarda sur sa position. Essayer de faire parler l’orateur pouvait se retourner contre nous. Mais c’était un risque à prendre.


[Radio] Allez-y doucement Eversman. Ne vous faites pas avoir.

Je lassais le sergent et Almie se débrouiller avec l’orateur. J’espérais qu’ils n’allaient pas rejoindre Narah trop promptement.

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MessageSujet: Re: MJ Black Eagle   Mar 5 Juil - 16:33

(Le 1er paragraphe concerne didi, le 2e pour Matt et le reste... pour tout le monde xD Menchu y compris.. Ouvrez l'oeil Wink )


Spence était dans une bien mauvaise posture. Après avoir tenté de s’échapper, elle resta sur la défensive et attendit ses ennemis. L’un d’eux l’avait calmée d’un coup bien placé et elle se retrouvait à leur merci. Le Fils de Svarog se lécha les lèvres de plaisir et voulut s’emparer des jambes de la terrienne. Cette dernière attendit qu’il fût assez proche pour sortir une lame et la lui planter en pleine gorge. Des gargouillis ensanglantés s’échappèrent de la bouche du fanatique, qui recula en titubant avant de tomber à genou. Un des deux autres soldats, celui qui avait reçu un coup dans les roubignoles, poussa le corps agonisant de son compagnon et mit sa main sur le pommeau de son épée afin de la dégainer et terrasser la terrienne. En voyant qu’elle était armée, la façon de procédé des deux derniers s’était inversée : ils voulaient d’abord la massacrer puis la violer, dans cet ordre là et non dans l’inverse. Annabel puisa dans ses ressources physiques pour se dégager de là rapidement. Elle eut à peine le temps de se relever et de reculer que le dernier Fils de Svarog arrivait derrière elle pour lui attraper le bras. L’autre devant elle s’approcha, prêt à lui décapiter la tête.
L’homme frappa sans réfléchir pour mettre fin aux gémissements incessants de la jeune femme. Celle-ci se baissa subitement, dans un réflexe de survie qui venait du fond de ses entrailles. L’épée de Fils de Svarog passa au dessus de sa tête, lui coupant un cheveu, pour aller s’écraser dans le crâne du soldat ennemi juste derrière.
Celui-ci s’écroula comme une mouche, mort sur le coup.
Libre, Spence courut pour s’enfuir mais la fatigue eut raison de sa rapidité. Elle trébucha par terre, au bord de la route où trainait une vieille charrette abandonnée. Le dernier Fils de Svarog grogna et essaya de retirer son épée de la tête de son camarade mais n’y arriva pas. Il abandonna l’idée et courut se jeter sur Annabel, cherchant à la retourner pour la mettre sur le dos. Il repéra furtivement qu’elle essayait d’attraper quelque chose mais il ne voyait pas de quoi il s’agissait. Trop pressé de satisfaire ses pulsions et de punir cette garce, il réussit enfin à la mettre dans une position idéale.
Mais tout à coup, Spence se retourna et lui planta une fourche dans l’abdomen. Elle appuya de toutes ses dernières forces sur l’outil, qui était cassé au niveau du manche et qu’elle s’était battue pour l’attraper au fond de la charrette avant qu’il ne soit trop tard.
Le soldat regarda Annabel d’un air étonné. Il porta ses mains sur la fourche et retira les piques de son ventre, ressentant une vive douleur qui le fit se crisper. La terrienne lui foutu un petit coup de pied, peu puissant mais assez pour le faire tomber et mettre fin à la vie de ce misérable…


Le pas rapide et le dos légèrement courbé, Almie et Eversman longèrent les murs et les poubelles pourries de la ruelle. Ils avaient de la chance, l’orateur des Fils de Svarog s’était arrêté un instant pour engueuler un de ses compagnons d’armes. Il sortit un fouet de petite taille qu’il abattit sur le soldat qui apparemment, avait déçu son chef. Un chef qui était assez corpulent et qui ne ferait pas long feu dans une bataille, son poids et son manque de vitesse étant un réel handicape pour lui. Almie fut la première à être assez proche d’un des garde qui lui tournait le dos. Elle sortit silencieusement son épée de son équipement et fonça après avoir fait signe au soldat de la couvrir. Matt sortit alors son Beretta et vissa le silencieux qu’il avait embarqué.
Almie était très rapide, agile mais n’était pas aussi propre dans ses gestes que l’aurait été Menchu. Elle trancha la gorge du soldat ennemi devant elle sans vouloir chercher la discrétion et fit une roulade avant pour cisailler les jambes d’un autre et planter sa lame dans son thorax. Juste après, un des fanatique sortit un vieux pistolet pour faire feu mais ce fut la balle d’un Beretta, signé Matt Eversman, qu’il reçut en pleine face juste avant de pouvoir tirer sur Almie.
L’orateur des Fils de Svarog s’écria de peur et commença à fuir. Le soldat qu’il battait peu de temps avant avec son fouet se releva et chercha à tirer son épée de son fourreau. Almie fut bien plus rapide et la lame de son épée traversa le corps de l’homme à plusieurs reprises, jusqu’à ce que ses nerfs ne bougent plus d’un millimètre.
Matt s’avança pour tirer une balle juste à côté du gros orateur afin de l’inciter à s’arrêter. Le Fils de Svarog tomba tout seul par terre, brandissant son fouet comme pour essayer de se défendre. Eversman n’eut rien à craindre. Il s’approcha de l’homme et l’assomma d’un coup de gun bien placé.
Peu après, ils cachèrent les corps dans les poubelles disponibles et partirent vite de là, portant le corps volumineux du Fils de Svarog dans un vieux sac à patate. Pour l’interrogatoire, il était mieux de s’éloigner dans un endroit discret où personne ne pourrait les déranger. Ils finirent par sortir de la ville pour être sûr et s’arrêtèrent au bas d’une colline, prêt de quelques arbres immortels. Eversman et Almie étaient épuisés de porter l’homme et celui-ci commençait à se réveiller quand ils le posèrent par terre. Il sortit du sac en se tenant la tête, là où une grosse bosse y figurait. Eversman tenta une approche, lui posant plusieurs questions sur Narah. Le Fils de Svarog lui répondait par provocation et sourire malsain, persuadé d’être protégé et aimé de son Dieu.
Almie ne tarda pas à ajouter son grain de sel et avec son épée, menaça l’homme de lui couper chaque membres de son corps un par un s’il ne disait pas où se trouvait Narah. Celui-ci ne prit pas ses menaces au sérieux et le paya chère, très chère…


Boba était toujours aux pompes funèbres et semblait se méfier de Tito. Il ne dit que peu de paroles, demandant si le commerce se portait bien. Evidemment depuis l’arrivée de l’armée de Svarog, le nombre de mort avait bien augmenté mais ce n’était pas pour autant que le gérant des lieux gagnait plus de bénéfices, tout allait dans ses impôts et la nourriture pour sa famille. Smith prit la parole pour expliquer ce qu’il avait vu sur le chantier la veille, avec Narah. Il expliqua que le site de construction était plus avancé que prévu, que tout le périmètre servirait à bâtir une véritable forteresse et non pas seulement une pyramide. Cette planète avait été choisie pour devenir une base militaire stratégique et le mégalomane qu’était Svarog n’avait pas décidé d’y aller de main morte dans ces travaux. L’anglais précisa qu’ils n’auraient probablement pas assez d’explosifs pour tout détruire.

« Nous ne serons pas prêt à temps… » Fit Hulk d’un air défaitiste. « Nous ne sommes pas organisé et rien n’est prêt… Les gens ici vivent dans la peur et continueront ainsi tant qu’ils ne se rendront pas compte de la mortalité de leur ennemi. Mais quand celui-ci nous est supérieur il n’y a pas de miracle… » Le regard baissé, Tito approuva tristement les dires du soldat.

Varen et Boba débâtèrent sur ce sujet en défendant l’idée que l’espoir n’était pas perdu, qu’il ne fallait pas baisser les bras. Mais la résignation de Hulk et de Tito, ainsi que le mutisme consentant de Smith, ne facilitait pas la tâche du Colonel qui voyait bien là que les évènements inopportuns commençaient à dépasser tous ces jeunes gens.
Soudain, il y eut de l’agitation dehors. A peine deux heures après l’annonce du Fils de Svarog dans la cour, la foule se rassemblait en silence au bord des rues. Boba contacta les membres de son équipe pour leur donner rendez-vous afin qu’ils se regroupent eux aussi. En sortant discrètement des pompes funèbres avec les autres, il vit ce qu’il craignait : des centaines de Fils de Svarog s’avançaient en rang dans la rue principale. D’où débarquaient-ils ? Les rumeurs autour d’eux mentionnaient déjà l’arrivée du vaisseau mère de Svarog…
C’était une véritable armée qui défilait. Certains portaient des tambours et marquaient le rythme, d’autres brandissaient fièrement leur étendard de guerre. Tous chantaient à vive voix un mélange entre une litanie et un hymne en l’honneur de Svarog. Le nom de leur Dieu était célébré, aimé et acclamé par tous ces guerriers qui marchaient au même tempo, provoquant au sol un tourbillon de poussière qui se vaporisait dans les airs.
Spence arriva aux côtés de Boba peu après. Elle avait mis un certain temps pour se remettre de l’attaque qu’elle avait subie et avait du mal à croire qu’elle était toujours de ce monde. Elle observa le spectacle à son tour. La population restait glaciale et neutre face à tout cet attroupement militaire, seuls quelques familles de riches commerçants ayant fait fortune et dévouées à Svarog n’hésitaient pas à célébrer leur venue comme il se devait.
Puis arriva une grande charrette sur laquelle était centrée une longue poutre. Attachée à celle-ci par plusieurs cordes, Menchu Narah revoyait à nouveau la lumière du jour… Sorti de son antre de torture, il avait été mis au poteau et était présenté à la foule, lui qui se dirigeait vers une arène où seule la mort l’attendait.
Les adorateurs de Svarog dans le public balancèrent des cailloux et des fruits pourris sur le terrien, qui s’en prit plein la figure pendant un instant, sous le regard amusé de ses geôliers debout à côté de lui sur la charrette.
L’équipe ne pouvait rien faire pour l’aider, l’effectif et l’équipement qu’ils possédaient était trop court pour tenter quoi que se soit.
De l’autre côté de la rue, Almie et Eversman étaient de retour de leur virée. Ils avaient obtenu quelques réponses sur les conditions de détention de Narah mais cela ne servit à rien, l’intéressé se trouvait à une vingtaine de mètre d’eux. Quant au Fils de Svarog capturé, celui-ci avait terminé en plusieurs morceaux jetés dans un caniveau peu après qu’il eut l’imprudence de cracher au visage d’Almie. Cette dernière n’avait eu aucune pitié et lorsqu’elle vit son mentor prisonnier et accroché à la poutre, elle tira son épée et s’avança pour aller le libérer. Matt l’empêcha de faire ce geste complètement fou en la bloquant dans ses bras pour l’empêcher d’aller combattre une armée de fanatiques. Il la calma avec beaucoup de difficulté, mais réussit néanmoins…


Au bout d’une grosse demi-heure, toute l’équipe était rassemblée et suivait la foule. Une arène avait été installée rapidement dans la matinée à l’extrémité de la ville. Encerclé par plusieurs rangées de sièges faisant offices de gradins pour le public, Menchu allait devoir livrer combat sur ce terrain où la mort et la poussière ne faisaient qu’un, avec aucun moyen de s’échapper. Boba donnait ses directives, analysant la situation et décidant si oui ou non il fallait agir, et comment. A ce moment là, un vaisseau cargo et deux chasseurs de la mort passèrent au dessus de leur tête pour atterrir un peu plus loin en dehors de la ville. Les terriens ne pouvaient pas voir de qui il s’agissait même s’ils se doutaient de l’identité de la personne. Une loge avait d’ailleurs été faite spécialement pour lui et sa garde personnelle, en hauteur afin de dominer l’ensemble de l’arène. Une partie de l’armée de Svarog s’installa en tribunes, aux cotés du peuple de cette planète. Beaucoup de gens avaient renoncé à aller voir ce spectacle mais la plupart qui étaient ici étaient soient des adorateurs de Svarog, soit des familles influentes qui avaient peur de vexer le Dieu forgeron s’ils venaient à ne pas se présenter à ce rendez-vous. La peur conduisait ces gens à aimer et à glorifier ce qui allait bientôt se passer ici…

Menchu avait été détaché. Après avoir été mis à mal et exposé aux yeux de tous comme un homme faible et impuissant, il avait gagné quelques minutes de répits dans un petit et sombre cachot. Il n’y avait aucune lumière, juste le noir… Celui du néant et du désespoir. De l’oubli… Narah souffrait de ses blessures de la nuit et même si l’apothicaire fou avait fait en sorte de panser ses plaies afin qu’elles ne se voient pas trop et qu’il puisse encore tenir debout, il sentait son corps fléchir petit à petit… La porte s’ouvrit délicatement et une silhouette imposante entra dans la pièce, portant juste une torche en main. L’homme s’approcha du français, l’observa quelques instants et s’abaissa à son niveau. Il lui tendit une gourde d’eau.

« Tient. Boit tant que tu peux encore. Il te faut reprendre des forces pour affronter ce qui t’attend… » Fit le Jaffa qui au moment de lui donner la gourde, éclaira son visage.

C’était Abaddon, un des jaffa rebelle qui avait suivi les terriens pour aller combattre sur Nebek. Il faisait parti du cercle fermé des compagnons de Drey’ac et avait survécu à cette journée en enfer. Depuis, il avait plusieurs fois infiltré les rangs de Svarog, son ancien dieu, jusqu’à ce qu’il apprenne ce matin même la nouvelle de la présence d’un chef terrien sur cette planète.

« Je ne peux rien faire pour toi pour le moment, il te faudra attendre. Et survivre… Tout dépend de toi. »

Abaddon était une brute et avait un caractère assez dur. Mais il n’était pas fou et préférait attendre le bon moment pour agir. Il jeta un regard derrière son épaule pour voir s’il n’y avait personne d’autre dans le cachot, tandis que Menchu essaya de lui parler quelques instants. Il lui répondit ensuite d’un ton posé.

« Je sais ce que toi tu as fais… Sur Nebek et sur Alania. Tu es presque l’ennemi numéro un de Svarog et crois moi, si tu te défends bien il ne te tuera pas tout de suite… » Il posa sa main sur la nuque de Narah.

« Tu dois tenir. »

Le jaffa rebelle aperçut une cicatrice au niveau du cou du terrien. Il fouilla dans sa poche et en sortit une petite fiole d’alcool qu’il lui donna, en précisant que c’était l’un des meilleurs remèdes possibles dans ces conditions. Puis il se releva et commença à rebrousser chemin.

« C’est pour toi, garde-la… La gourde aussi. Cache-la dans un coin. Et débrouille-toi pour survivre… Si tu respires toujours quand je reviendrais alors peut être qu’il y aura un espoir pour toi. »

Abaddon referma la porte et s’en alla, plongeant Narah seul dans le noir…

~~~~~~~~~~~


Dehors, l’arène était remplie et les terriens voyaient mal comment agir sans se faire prendre et massacrer, tout en causant la mort de plein d’habitants innocents aux alentours. Boba s’était placé pas loin de la sortie au cas où et disposait d’une bonne vue sur le terrain, mais son champ de vision sur la loge était très réduit. Eversman, Almie, Smith, Hulk, Varen et Spence n’étaient pas loin de lui, un peu dispersés mais bien présents. Les autres étaient restés en ville.
Il y eut un duo de tambour pendant plusieurs secondes, jusqu’à l’arrivée de Svarog et de sa troupe dans la loge principale. A la vue du Goa’uld, un frisson parcourut l’échine de la foule. Il avait tout d’un dieu : il était grand, beau, jeune et portaient une armure rouge sombre enveloppée d’une cape noire aux bords d’un vert flamboyant. Des rayons colorés représentant les rayons du soleil étaient dessinés sur les pommettes de son visage divin, sculpté et imagé dans une perfection et un narcissisme sans limites.
A côté du goa’uld se trouvait sa garde de jaffa personnelle ainsi qu’un individu dans une armure verte kaki, le visage caché par une longue capuche, tel un chevalier jedi.
Svarog leva les mains au ciel et la foule l’acclama, surtout les Fils de Svarog qui exultèrent de plaisir et de fierté. Eux qui autrefois n’étaient que des esclaves, des vagabonds et des criminels, avaient reçu toute la gloire et la liberté qu’ils voulaient grâce à leur Dieu. Ils arboraient avec plein d’honneur le symbole de Svarog sur leur armure.


« A vous habitants de cette planète, à vous mes Fils… A tous ceux qui ont suivi la voix de l’immortalité. Je vous offre ce spectacle pour vous remercier de tous vos efforts et de votre loyauté ! » Svarog fit une pause, jetant un regard sur tout son public sans se douter que des terriens étaient là et l’écoutaient. Où si c’était le cas, il n’en laissait rien paraître…

« Que le combat commence ! »

Svarog s’assit sur son trône improvisé et l’une des grille de l’arène s’ouvrit, laissant entrer un peu moins d’une dizaine de soldats fanatiques portant une version allégée de l’armure habituelle rouge sang. C’étaient tous des brutes, des géants et des tas de muscles. Ils portaient des casques terrifiants et des armes de corps à corps redoutables. Ils furent accueillis chaleureusement par Svarog et sa clique.
Puis, enfin, une autre gille à l’extrémité commença à s’ouvrir…


Menchu Narah était sorti de son trou et placé dans un petit couloir menant au cœur de l’arène. A ses côtés se trouvaient une quinzaine d’hommes fébriles, de tout âge, qui avaient failli dans leur devoir d’esclave et qui avaient été envoyés ici. Ils étaient tous armés d’armes de combat rapproché. Mais personne n’avait d’armure ni de casque…
De là où ils étaient, ils pouvaient entendre la voix de Svarog et ensuite, les cris d’extase du public quand leurs adversaires entrèrent en scène. Personne ne pouvait les voir mais ils entendirent une grille se lever, située juste après la porte en bois derrière laquelle ils attendaient nerveusement. A côté de Narah, un jeune adolescent se pissa dessus. Un autre se tenait au mur, prêt à tomber dans les pommes. D’autres restèrent calmes et silencieux, acceptant la mort comme elle viendrait. En bout de file, quelques jaffas étaient placés de sorte à obliger les prisonniers à avancer dans l’arène et à ne pas fuir.
Il y eut quelques secondes de répits… Un long silence de mort et de solitude…
Puis la porte s’ouvrit.
L’homme juste devant Menchu fut décapité par une masse d’arme au bout épais, tandis qu’un autre hurla de terreur avant de venir s’empaler sur la lame courbée et tranchante d’une hallebarde ennemie.
Le Colonel Narah sortit du couloir, ébloui par la lumière du soleil... Sous une pluie d’applaudissements et d’ovations surexcitées…



[Une semaine pour répondre. Si vous avez besoin de plus n'hésitez pas à me demander. Désolé pour la longueur de post mais on a bien avancé là, on est dans les temps Wink Comme d'hab n'hésitez pas a mettre votre grain de sel et de préparer la suite!]

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MessageSujet: Re: MJ Black Eagle   Sam 9 Juil - 20:18

Tito passa le plus clair de sont temps à me parler de son commerce comme je lui avais demandé. Moi qui pensais que les croque-morts gagnaient bien leur vie. Ce n’était visiblement pas dans cette branche que devrait faire, un jour peut-être, ma reconversion. L’armée était encore la meilleure alternative pour un gars comme moi. Toujours en écoutant d’une oreille distraite les paroles du gérant je jetai un coup d’œil aux cercueils environnants. De belle pièce pour les plus riches jusqu'à un genre de cagette géante pour les plus pauvres. En espérant être incinéré. Puis ce fut Smith qui prit la parole. Il m’expliqua enfin ce qu’il avait vu avec Narah et Hulk. Apparemment, Svarog faisait construire plus qu’une simple pyramide. Il était évident, comme l’indiquait mon collègue, que nous manquerions d’explosifs pour faire péter une pyramide te une forteresse en même temps.

-« La pyramide reste l’objectif principal. Sans elle, pas de piste d’atterrissage pour vaisseaux. Et ne baisser pas le bras Hulk, l’ennemi à toujours une faille et nous allons la révéler au grand jour. »

-« Et comment comptez-vous faire ?! Vous avez la puissance de ces guerriers ? »

-« Oui, et je connais la mienne. Une balle de 9mm bien placée calme les plus récalcitrant. »

-« Ce n’est pas aussi simple ! Ils sont plus nombreux ! Et jusque-là nous avons eu de la chance ! »

-« Faites-moi confiance bordel ! j’ai fait péter des villages entier par le passé ! C’est pas un tas de cailloux et quarante connards déguisés en écrevisse qui vont m’arrêter ! alors on va se sortir les doigts du cul et leur mettre bien profond ! »

Etrangement, il y eu un bruit de foule comme réponse à mes propos. Nous cessions alors tous notre débat pour voir ce qui se passait dans la rue. La population était rassemblée dans la rue, plus loin, une centaine de Fils de Svarog avançaient en marchant au pas. Un vrai défilé. Merde, le finlandais n’allait surement pas tarder à arriver. Une réunion s’imposait.

[Radio] ici Fett, on se rassemble dans la rue, devant les pompes funèbres.

Avec Tito, Hulk et Smith nous sortions dans la rue, où le champ des troupes gagnaient nos oreilles. Ils étaient ici pour en mettre plein la vue. Ils passèrent en rangs devant nous. Spence nous rejoignit. Elle semblait pâle comme un cul. Quelque chose s’était surement passé. Je m’apprêtais à le lui demander quand une charrette passa devant nous. Nous pouviosn tous voir Menchu dedans. Il semblait couvert de bleu et de sang. Je du réprimer un frisson pour rester stoïque.

-« Ne tentez rien. »

Avais-je murmuré a mes hommes, sauf Eversman et Almie qui étaient encore ailleurs. J’espérais qu’elle ne voyait rien de ce spectacle, ou j’aurais un massacre à gérer. La charrette s’éloigna, contenant toujours notre chef. Eversman et Almie nous rejoignirent. Cette dernière semblait en furie, Eversman tentant de la contrôler comme il le pouvait.

-« On va aller dans l’arène, une fois à l’intérieur, je vous donne mes directives. Je veux que l’on connaisse le terraina avant d’agir. »

Puis, je suivis également la charrette, restant bien en retrait dans la foule. Les fils nous conduisirent à l’extérieur de la ville, où une arène avait été édifiée à la hâte. Pas très grande, faite de terre séchée et de paille. On se croyait revenu à l’Empire Romain. La charrette prit une direction différente de la notre, je la suivis du coin du regard. Elle longea les murs pour disparaitre de mon champ de vision. La porte des cachots à gladiateurs devait se situer par la bas. Nous passions pas une entrée un peu plus grande. Déjà, des personnes du crus prenait les paris. Menchu n’avait visiblement pas la cotte. Je fis signe aux autres de prendre l’escalier qui menait en haut des tribunes, de là, on aurait une meilleure vue. Nous choisissions nos places non loin des escaliers de sortie puis j’observais l’arène. La zone des combats se trouvait au centre. Un genre de tribune officiel se trouvait en face de nous. Le reste se remplissait de spectateurs.


* Ca ne va pas tarder à commencer.*

En effet, un long roulement de tambour annonça la venue du seigneur goa’uld. Le nordique entra dans sa tribune personnelle. Il s’en suivit un petit discours, et il lança le combat. Le moment était venu d’intervenir, sinon menchu allait y rester.

-« Nous n’avons plus le choix. Spence, restez ici avec Hulk et faites un maximum de bordel. Faites diversion. Eversman, Smith et Almie, vous êtes avec moi et nous allons chercher Narah. On fait sauter les prtes d’entrée des gladiateurs et on le récupère. La vitesse sera la clé de notre réussite. Une fois fait, on se retrouve au bar. En cas de pépin dans les tribunes, fuyez ! »

Puis je me levais discrètement, un dernier coup d’œil sur le ring me permis de voir Narah faire son entrée dans l’arène, ce qui souleva un tonnerre d’aplaudissements. Je m’arrêtais un bref instant pour regarder almie droit dans les yeux.

-« Obéissez moi au doigt et à l’œil. »

Cette fille étant nerveuse et impulsive, la canaliser était important. Nous descendions les escaliers des tribunes. Plus beaucoup de personne s’attardaient dans l’entrée. Une fois dehors, nous devions être prêt à agir. Ma main glissa sous mon poncho, j’armais silencieusement mon UMP.

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MessageSujet: Re: MJ Black Eagle   Dim 10 Juil - 15:26

Le souffle court, les muscles se raidirent, difficile à détendre. La fatigue, le stress, la peur, rien ne l'aidait à se tirer d'une telle situation. Ce regard, pervers, la fixait, la dévisageait, les gestes de ce porc s'en retrouvaient saccadés, presque tremblant, sous l'effet de l'adrénaline et de l'excitation. Doucement, elle le voyait se rapprocher d'elle, pas à pas, elle essayait de reculer, s'aidant de ses coudes, mais fut bien vite arrêter par l'homme. Elle porta alors ses mains à sa poitrine. L'homme commença à rire, croyant là à un ultime geste défensif mais alors qu'il s'asseyait sur elle, victorieux, Annabel resserra les doigts sur une sorte de tige et le temps de se rendre compte de ce qu'elle faisait, l'homme se retrouva avec une lame planter sur le côté du cou, bien enfoncé entre l'oreille et la clavicule. L'avant-bras de la jeune femme se recouvra bien vite de giclées de sang, tout ceci accompagnant une sorte de râme humide. Il réussit néanmoins à se reveler, dans le regard cette terreur que l'on ressent lorsqu'on voit la fin approcher. Il tituba jusqu'à ses compagnons, n'osant toucher à la lame, de peur d'accélérer son trépas, mais bien vite il s'écroula à terre, la carotide coupée, cela ne dure jamais très longtemps ...

Elle avait profitée de cet intermède pour ... ben reprendre ses esprits. Elle essayait d'analyser la situation mais voilà qu'un autre arrivait déjà. Et vu le rictus de colère qui animait sa machoire, elle comprit assez rapidement que le but de celui ci n'était pas de profiter d'elle mais de se soulager avec son épée. La situation venait de s'inverser, de gros pervers dégoutants, on passait aux barbares assoiffés de sang. Elle se releva bien vite, ne pouvant quitter des yeux l'homme qu'elle avait mis à terre peu de temps auparavant. Mais elle se rendit compte trop tard de son erreur, lorsque le dernier, à qui elle avait fait sa fête à la cheville, vint lui emprisonner les bras dans le dos, en les saisissant au niveau des coudes. Son rythme cardiaque s'accéléra d'un coup, elle vit le monde autour d'elle disparaitre alors que l'homme se rapprochait d'elle, dégainant son épée. Non, ce ne pouvait finir comme ça, elle à la merci de deux gros tas pareil. Ca fierté ne le permettrait pas. Elle avait survécu à Nébek, survécut aux jaffas d'Anubis et allaot finir terrasser par des bouffons ?? Impossible !! Mais voilà qu'il levait déjà le pommeau de son épée au niveau de son visage. Les battements de son coeur étaient arrivés à ses tympans et rythmaient l'action qui se déroulaient devant elle. Non ... Non !! NOON !!!

Les pupilles écarquillées à leur maximum, tout son corps se contracta d'un coup, la faisant se pencher instinctivement sur le côté, comme un énième geste de survie hérité d'un certain comportement animal. Et sans savoir ni pourquoi, ni comment, l'étreinte autour de ses bras se desserra. Elle tomba alors au sol, le buste en premier. Une immense inspiration, comme si elle reprenait vie, l'anima et la poussa à se relever. Son esprit réactivé lui hurlait de courrir le plus vite possible, le plus loin possible, comme une immense sirène retentissant dans sa tête. Elle se mit à avancer comme elle pouvait, sans savoir où aller exactement, juste qu'il fallait quitter cet endroit. Elle était à bout de force, physiquement et émotionellement, tout se mélangeait dans son esprit et le fait d'être désorientée contribua à sa chute. Elle releva le visage et aperçut une vieille charette abandonnée, avec des bouts de bois qui dépassaient de sa remorque. Resserrant les doigts sur la poussière du sol, elle poussa sur ses pieds et rampa sur le sol, les larmes brouillant sa vision. Elle touchait presque les batons du bout des doigts lorsqu'elle sentit une pression sur sa cheville et recula d'un coup de quelques centimètres. Elle essaya de dégager son pied en denant de violent coup mais les bouts de bois semblaient s'éloigner d'elle. Pivotant légèrement sur le côté pour se donner un meilleur appui et donner des coups de pieds comme elle pouvait. il réussit néanmoins à la coincer mais dans son mouvement, la recula. Elle put enfin prendre en main l'un des quelques bouts de bois et sans se poser plus de question, retourna l'arme improviser vers son agresseur. Elle ne se rendit compte de ce que c'était que lorsqu'elle vit les yeux écarquillés de l'homme, et lorsqu'il retira la fourche de son abdomen. Le temps sembla comme figé, elle se redressa sur ses coudes, poussant avec ses pieds pour s'éloigner le plus possible de l'homme, ne s'arrêtant uniquement que lorsque son dos rencontra la charette. Ce dernier la regardait, surpris et éberlué de ce qui lui arrivait. Les larmes commençaient à rouler sur les pommettes de la jeune femme, sans que cette dernière ne les sentent réellement, tous ces muscles et tous ces nerfs encore sous pression, redoutant de devoir encore s'enfuir ou se défendre. La fourche tomba au sol, aspergeant celui-ci de fines goutelettes de sang et l'homme finit par basculer, restant fixé Annabel. C'était fini. Vraiment ?? De petites saccades vinrent animer sa cage thoracique et Annabel se lâcha, fondant en larmes, relachant tout le stress qu'elle avait ressentit en si peu de temps.

Les secondes s'écoulèrent sans qu'Annabel ne put se retenir ou se contenir, tout sortait comme un barrage qui explose. Et ce regard toujours tourné vers elle, le même que celui de Joshua lorsqu'il trépassait. Et les larmes sortaient, pour Joshua, pour Thomas. Elle s'était recroquevillée derrière la charette, toujours dans cette rue déserte, avec ces 3 corps gisant sur une dizaine de mètres. Un bruit lointain se fit entendre mais Annabel n'y fit pas attention, rien ne pouvait l'atteindre à ce moment là. Ce qui la sortit de sa torpeur, fut un bruit dans son dos. Un gresillement. Sa radio ??? Elle ne comprit pas tout, elle avait dut se prendre des coups durant le combat. Elle comprit uniquement rassemb. Rassemblement ?? Oui, la mission n'était pas finit, il ne fallait pas lâcher maintenant. Se reprendre, comme elle avait tellement fait jusqu'à maintenant. Elle passa alors ses mains sur son visage, comme pour stopper les larmes. Elle remarqua alors les giclées de sang sur son avant-bras, elle ne pouvait pas retourner vers les autres dans cet état, ni déambulée dans les rues, cela signifirait avoir un panneau "je suis une méchante, je veux tuer Svarog" accroché autour du cou. Rapidement, elle regarda à droite, à gauche afin de repérer un point d'eau. Elle vit une fenêtre, en espérant qu'il s'agissait d'une chambre. Avec beaucoup de mal, elle se remit droite sur ses pieds, ressentant toutes ses articulations et se déplaça comme elle put vers la fenêtre. Elle l'ouvrit doucement et y trouva non loin une sorte de vasque remplie d'eau. Le destin ne s'acharnait pas de trop alors. Rapidement, elle se lava comme elle put, enlevant le maximum de souillures sur sa peau et ses vêtements. Une fois satisfaite du résultat, elle essuya les quelques larmes encore présentes sur ses joues, inspira à fond et partit de la ruelle.

Mais où fallait-il rejoindre le reste du groupe ?? Elle n'eut pas longtemps à se questionner car le rassemblement de personnes lui indiquait la voie à suivre. Bien vite, elle reconnut le colonel et David, assez grand. Venant à leur côté, elle se recoiffa rapidement pour donner le change, style il ne s'est rien passé. Mais à voir le questionnement s'afficher sur le visage du colonel lorsqu'il la regardait, ses efforts n'avait pas été suffisant pour tout cacher. Mais bientôt, après le défilé, vint le spectacle. Elle vit apparaitre Menchu, accroché à une poutre. Au moins, il était toujours en vie, c'était ça l'important. Même si cela se voyait qu'il avait subit un interrogatoire musclé, il était toujours là. La suite se déroula assez vite pour elle, perdue dans ses pensées, se remettant de son agression, hésitant entre la joie de revoir Menchu en vie et l'appréhension de pouvoir lui reparler. Bref, quand elle remit son cerveau sur ON, elle se trouvait dans l'arène, à côté du colonel et de David. Svarog faisait son entrée dans la loge offcielle et les ordres tombèrent. Mais comment foutre le bordel sans se faire repérer ?? Grenades. Le mot lui traversa l'esprit alors que son regard s'était perdut dans le vide. Elle regarda alors David et lui demanda ce qu'il avait comme équipement. 3 grenades à explosion, une à fimugènes et un beretta. Ok. Elle se retourna alors vers les autres.


"Vous avez des flash Bang ou des grenades à fimugènes ?? On attendra votre signal pour lancer la diversion."

Une fois tout le matériel récupéré, elle se retourna vers David, occultant totalement le début du combat qui se déroulait dans l'arène.

"Défait les grenades explosives pour répendre la poudre au sol, on la fera s'enflammer. Moi jvais disperser les grenades fumigènes. On finira par la flash bang."

Elle garda alors les fumigènes et la flash bang, elle les fera rouler dans les allées des gradins, espérant que personne ne pourrait les repérer. Elle pensait garder une dernière fumigène pour occulter l'entrée des cachots à l'intérieur de l'arène et balancer le reste dans le public pour créer un effet de panique dans la foule. Plus qu'à attendre le signal désormais.
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MessageSujet: Re: MJ Black Eagle   Dim 10 Juil - 18:58

Pendant une durée incertaine, l'inconscience du au coup de Zat eut le dessus sur Menchu, temps qu'il ne put donc pas mettre à profit, du temps perdu. Lorsque son esprit s'éveilla de nouveau, il était légèrement confus, un tas de pensée lui traversait l'esprit dans le bordel le plus total. Il cligna des yeux et sentit qu'il était attaché solidement à une chaise. Des voix parvinrent à ses oreilles : deux hommes parlaient de ses hommes. Il resta donc inerte, gardant les yeux fermés pour glaner quelques informations. Espionné, ce mec brulé... Il devait voir son regard ! Il cligna des yeux en secouant légèrement la tête, il vit alors sa blessures à la jambe, qu'il avait oublié avec tout ça... L'avantage du Zat, ça insensibilise quelques temps. Mais le pansement posé dessus était propre et net, pourquoi ?

« Bah ça y est c’est fait ! Faut y aller là ! A quoi vous jouer..? » S’exclama le Fils de Svarog qui avait du mal à tenir en place. « On perd du temps là, faut se bouger! On devrait… »

Menchu se moqua éperdument de tout les gens présents, sauf de cet homme, ce regard, ces yeux, cette âme. C'était un assassin, un pur et dur, le genre de mec qui ne voyait aucun problème à tuer, qui en tirait surement un certain plaisir même. Mais c'était aussi quelqu'un de méthodique, d'efficace, qui ne prenait pas de risque inconsidéré et qui ne craignait ni la douleur ni la mort et qui n'avait finalement qu'un seul ennemi : la défaite. Quelques années en arrière, il aurait certainement pu lutter à armes égales contre lui, mais aujourd'hui...

« Hey ! Le regard plein de défi de l'homme avait interpellé le français. La prochaine fois qu'on combat, affronte moi de face. »

La main de Svarog quitta la pièce, non sans emporter la ceinture de couteau de son prisonnier qui inspira profondément avant de regarder autour de lui. Quatre Jaffas armés, un dans chaque coin de la pièce, la pouf et le vieux. Même s'il venait à se libérer, dans un éclair de génie ou par miracle, il avait six ennemis à courte portée dont deux dont il ignorait tout et même si le vieux ressemblait plus à un cadavre qu'à un combattant, il fallait pas se fier aux apparences, il le savait. Un léger air frais traversait la pièce, lui indiquant qu'il était pas dans un vaisseau ni dans le cœur d'un bâtiment. Il penchait pour une petite remise perdue loin de tout, avec une force de Fils de Svarog pour garder la zone, assez éloigné de la ville pour que ses hommes ne le retrouve pas. Choix judicieux, dont le brûlé devait être responsable. Il semblait être la seule tête pensante de l'ennemi, le tuer revenait à neutraliser toute la troupe, jusqu'à l'arrivée de Svarog...

« Salut, connasse. »

En réponse, une lame vint chatouiller ses côtes jusqu'à faire couler un filet de sang, ne donnant aucune réaction au français. La femme s'approcha pour lui murmurer quelques mots, il ne dit rien mais lorsqu'elle lui lécha l'oreille, le gradé se balança d'un coup sec sur sa droite pour tenter de frapper la femme qui sentit le choc sur sa mâchoire. Elle bondit en arrière, un grand sourire sur les lèvres.

« Oh oui... Une vraie bête sauvage, j'aime ça ! »
« Particulier ? J'y venais justement... Ce n'est pas la première fois que je suis capturé, ou torturé et chaque fois, j'ai fait la même proposition à mes ravisseurs/geôliers : Si vous me relâchez maintenant, je pars et ne me retourne pas, si je vous recroise, je vous laisserais la vie, pour payer ma dette. En revanche... Il marqua une courte pause, voyant qu'il avait l'attention de toute la pièce. Si vous me gardez et me torturez, je vous promets que je m'enfuirais, que je vous traquerais, que je vous trouverais et que je vous tuerais. Si vous pensez savoir ce qu'est la cruauté, la noirceur de l'âme, vous vous plantez. Je suis un assassin, ma vie se résume à donner la mort. Je l'ai fait sur bon nombre de champ de batailles différents. J'ai tué des humains, des Jaffas, détruit des Réplicateurs et je continuerais toute ma vie. J'ai massacré des bataillons entier ! Apophis, Ba'al, Anubis, Svarog... Aucune importance, j'ai détruit des vaisseaux, anéantis des peuplades, massacrés des bataillons entier. Le silence de la salle devenait pesant mais n'allait pas resté bien longtemps, avec ce qu'il s'apprêtait à dire, pour conclure : Les Fils de Svarog ne me sont pas inconnus, j'ai anéantit la force d'occupation sur Alania, détruit le sarcophage qui y était et tuer un Jaffa répondant au nom de Cyrus, apparemment cher aux yeux de Svarog... »
« Alania, c'était toi ? Lança un des Jaffa. Sale enfoiré ! »
« Je vais bien m'occuper de vous, et lorsque vous parlerez, notre Dieu Svarog sera encore plus fier de moi. »

Le français fit craquer sa nuque en guise d'unique réponse, dernier défi avant le début des hostilités. Le vieux se rapprocha à pas lents de lui, avec son tube plein d'un liquide qui ne motivait pas vraiment le prisonnier. Il regarda le liquide incolore dedans en serrant les dents. La pouf se plaça derrière lui, enserra son cou de taureau de ses deux petites mains -non sans y planter ses griffes et lui lécha la joue cette fois.

« Tu vas souffrir, et je vais prendre mon pied, bel étalon. »

Il serra un peu plus la mâchoire en voyant le tube pencher et le liquide tomber... Un grognement bestial accueillit le contact entre la substance et son peau, puisque son treillis fondit comme neige au soleil. Pendant de longues secondes, la douleur lui sembla insoutenable, puis s'estompa petit à petit. Il reprit sa respiration nerveusement, quand il se rendit compte que la douleur avait bloqué ce mécanisme vital. Il se risqua à regarder sa cuisse qui fumait -littéralement- de ce contact. Calmer sa respiration, ne pas s'emballer, se concentrer sur l'objectif de mission, sur les informations à ne pas dévoiler, les cacher. La nuit allait être longue, très longue...


« Il sera en état de combattre ? »
« Il tient à peine debout... »
« Parfait. »

Le français baignait dans l'inconscience depuis... Il avait perdu la notion du temps assez rapidement en fait. Dans ce genre de moment, il était difficile de garder des repères. Le seul horizon devient la douleur, rien que la douleur à la quelle finit par s'ajouter la folie, après un temps de gestation suffisant. Quand il rouvrit les yeux, ce fut comme un signal pour le reste de son corps, qui lui envoya des signaux de douleur de partout, ou peu s'en faut. Sa mâchoire, qu'il avait serrée toute la nuit, était endolorie et le seul son qu'il put émettre fut un gémissement de chiot effrayé. La pouf l'entendit et s'approcha, elle s'assit sur les genoux du prisonnier, se collant contre lui.

« Si on avait le choix, je te garderais tu sais ! Tu as tellement à offrir... »

Menchu ne répondit pas, trop occupé à se contenir pour ne pas crier de douleur au vu de la pression qu'elle exerçait sur ses blessures encore ouverte et mal soignées. Elle finit -enfin- par se lever et quitta la pièce, suivie de près par le vieillard. Quatre Fils de Svarog entrèrent en échange et l'encerclèrent.
Une fois solidement attaché sur le poteau de la charrette, ses ennemis se moquèrent de lui alors qu'il tentait de retrouver ce qu'il restait de son esprit dont il avait perdu trace au cours de la nuit. Morceau par morceau, il retrouvait des souvenirs. La mission, Annabel, la reconnaissance, le combat contre le brûlé, la capture. Merde.


« Putain de merde... » Souffla t-il pour lui même.
« Quoi ? T'as dit que'que chose toi ?! »

Le français ne bougea pas, préférant ne pas se faire frapper de nouveau afin de garder ses forces pour la suite. Mais quelle suite d'ailleurs ? La charrette se mit en route, le balançant entre ses liens et le poteau, rouvrant ses plaies. Il releva difficilement la tête et ouvrit enfin les yeux, enfin, son œil droit. La gauche refusant de bouger en lui envoyant des signaux de douleurs aigu. Merci de ta coopération. Pendant son inconscience, il avait perdu sa mémoire à court terme et donc une partie de la nuit. Il ne savait pas comment il avait eut la moitié de ses blessures et c'était peut être mieux ainsi, finalement. Ça ne l'empêche pas de penser déjà à son plan de vengeance contre le vioc et la pouf.

Des tambours commencèrent à résonner et un chant barbare fut entonné par les Fils de Svarog, ce qui fit relever la tête au gradé, il voyait les premiers bâtiments de la ville se dresser de chaque coté, il reconnu l'allée centrale et se douta que ses hommes étaient dans la foule. Il devait leur envoyer un signal, ouvre la bouche bordel, gueule !

« Ne... Ne... Il ouvrit grand la bouche pour tenter de la détendre et reçu un caillou en pleine face en guise de réponse. Ce fut le déclencheur, il inspira profondément, malgré la contestation de ses côtes meurtries. Ne recule devant aucun sacrifice ! »

Chacun de ses mots avaient été mâchés, prononcés avec puissance pour interdire à ses hommes de venir le chercher si cela devait compromettre la mission. C'était l'une des trois phrases composant le credo des Black Eagle, chacun des membres connaissait cette phrase et aujourd'hui, pour leur première mission, ils allaient en découvrir le véritable sens... Une pluie de caillou et de fruit lui répondit cette fois, il baissa la tête pour se protéger comme il le pouvait et enfin, il quitta la ville, suivit de près par la foule. De son passage dans la ville, il reçu en tout deux pierres sur le visage et une sur le crane, ce qui le fit de nouveau sombrer dans l'inconscience. Quand il se réveilla, il était allongé face contre terre dans un cachot. Il n'était plus attaché. Non sans difficulté, il bascula pour passer sur le dos, là ou il n'avait aucune blessure sérieuse. Il prit sa respiration lentement, sans brusquer son corps affaibli. Il resta comme ça, à attendre la mort. Mais c'était sans compter sur les dessins de tout les participants à cette mission...

« Tient. Boit tant que tu peux encore. Il te faut reprendre des forces pour affronter ce qui t’attend… »
« Toi... Abaddon. »

Il prit la gourde d'eau et but quelques gorgées avant de tousser. Il poussa un grognement de colère avant de tendre sa main droite vers le Jaffa pour qu'il l'aide à s'asseoir. Ce qu'il fit. Une fois en meilleure position, il but de nouveau quelques gorgées d'eau avant de refermer la gourde.

« Je ne peux rien faire pour toi pour le moment, il te faudra attendre. Et survivre… Tout dépend de toi. »
« Je suis pas seul... Aide mes hommes, s'il te plait. Moi... Peu importe mon sort. J'connaissais les risques. »
« Je sais ce que toi tu as fais… Sur Nebek et sur Alania. Tu es presque l’ennemi numéro un de Svarog et crois moi, si tu te défends bien il ne te tuera pas tout de suite… » Il posa sa main sur la nuque de Narah. « Tu dois tenir. »
« Presque ? Le gradé tenta de sourire. Alors j'peux encore m'améliorer. Aide moi à me lever, je dois savoir ce qu'il me reste comme forces. »

Le Jaffa l'aida une nouvelle fois et le terrien fut rapidement mais difficilement debout. Par fierté plus qu'autre chose, il se maintint sur ses jambes. Il remua légèrement les épaules alors que la douleur augmentait et comme une réponse aux cris silencieux du gradé, Abaddon lui donna un remède contre la douleur. Il le remercia et le Jaffa se détourna, quittant la pièce en lui demandant de vivre. Il fut de nouveau plongé dans le noir...

Quand on l'en sortit, ce fut par les quatre gardes Jaffas de la nuit, il les reconnu aisément : on oubli jamais ceux qui vous torture. Il fut guidé dans quelques couloirs tous aussi exigus les uns que les autres -à vous faire devenir claustrophobe- pour arriver devant une porte en bois, il fut bientôt rejoints par une quinzaine d'autres prisonniers, tous plus fébriles les uns que les autres. On lui donna une épée longue mal équilibrée -elle avait du être forgée par un manchot- et un équipement divers et varié au reste de la troupe.


« Une arène ? »
« Ils vont se divertir de notre mort ! »

Le gradé s'avança vers la porte et fixa l'embrasure qui laissait deviner qu'il faisait un soleil de plomb dehors afin d'habituer ses yeux au soleil du jour.

« Si nous voulons vivre, nous devons resté unis ! Faites des groupes de quatre et quittez cette position dès que possible, enfermés dans ce trou, on va s'faire massacrer ! »
« Qui t'es toi ?! » Lança un des prisonniers au bord de la crise de panique.
« Le seul homme qui a des connaissances à mêmes de vous sauver alors ferme ta gueule et écoute. »

La voix du gradé était dure et ferme, celle dont il se servait pour donner des ordres qu'on ne devait pas discuter. Dehors, on entendait les exclamations de la foule. Il respira profondément pour ne pas que son cœur s'emballe.

« Ne tournez pas les dos à vos ennemis, restez toujours face à eux, attaquez à plusieurs et vous vivrez, combattez seul et vous mourrez. Faites votre choix... »

La porte s'ouvrit et éblouit le Colonel et sa troupe improvisée. Les deux hommes devant lui furent tués dans la seconde, il poussa les deux corps en avant en sortit en poussant un cri de guerre barbare. Les deux soldats de Svarog furent prit de court par la témérité de leur ennemi et d'un seul mouvement puissant il décapita le premier et bloqua sa lame après avoir tranché la moitié de la tête de l'autre. Il relâcha son arme et laissa tomber les corps. Il ramassa la hallebarde, en débarrassa le corps et gueula à ses hommes de sortir de leur trou, ce qu'ils firent, les yeux fixés sur les cadavres. L'arène n'était pas très grande, ce qui faisait de sa hallebarde une arme difficile à maitriser mais plus qu'utile, la portée de l'arme avec l'acier ou le bois faisait qu'il pouvait tenir à distance plusieurs ennemis sans trop d'efforts. Le soleil commençait déjà à le brûler, lui qui était torse nu et qui portait plus de bandages sales sur les jambes que ce qu'il restait de son treillis. Ses rangers étaient la seule partie de sa tenue qui était restée intact.

« Par groupe, allez ! Il désigna un jeune pas trop amoché. Toi, avec moi ! Les autres, vous savez quoi faire. »

Il saisit un peu mieux sa hallebarde qu'il resserra entre ses doigts alors que les ennemis se déployaient pour tenir un coté entier de l'arène. Deux forces s'opposaient dont l'une semblait avoir un large avantage... Mais apprécier une force trop importante n'était jamais bon, les Goa'ulds n'apprenaient jamais rien. Ce combat résumait parfaitement la guerre entre les Goa'ulds et la Terre : les terriens, inférieurs en nombre, en technologie, en ressources n'avaient qu'un seul point fort, leur détermination. Et c'est cet unique point qui faisait qu'aujourd'hui, la guerre était en faveur des terriens. Les Fils de Svarog les chargèrent en criant, Menchu renforça ses appuis, expira lentement, sans bouger.

*Attend le bon moment pour frapper, observe ton adversaire, devine ses mouvements, manipule le...*

Ils étaient trois à courir en criant comme des buffles, de simples barbares avides de sang et n'ayant aucune idée de ce que le mot discipline ou même l'art du combat étaient. Des bouchers. Ils ne méritaient pas la vie. Il lança son arme vers l'avant et l'attaque fut dévié par le combattant du milieu qui portait une épée à deux mains. Le français sourit et inclina violemment sa hallebarde et la lame lourde suivit pour s'enfoncer dans le bras de celui d’à coté, l'amputant net au niveau du coude dans un cri une nouvelle fois, mais de douleur cette fois-ci.

*Et tue le.*

Il ramena son arme vers lui mais le troisième était déjà prêt à abattre ses deux lames sur lui. Il se recroquevilla mais l'ennemi se stoppa net, à mi-course, une lame lui traversant de part en part le thorax. C'était le gamin qui venait de faire sa première victime. Le gradé le gratifia d'un sourire... Avant de le voir se faire poignarder dans le dos par l'ennemi précédemment désarmé. La hallebarde touchait à peine le sol que le soldat renversait déjà son adversaire dans un cri bestial, le dos de son ennemi touchait à peine le sol qu'il l'envoyait déjà valser plus loin, il fit plusieurs roulés-boulés dans le sable de l'arène avant de s'arrêter contre un cadavre encore chaud. Le gladiateur improvisé secoua la tête en se mettant à genoux pour tenter de retrouver ses esprits. Il jeta un regard au corps et pu voir que trois de ses alliés gisaient au sol, aux cotés d'une des montagne de muscles ennemis. Il cracha du sang et se releva avec difficulté. A peine fut-il sur ses jambes que l'ennemi lui rentrait dedans avec une technique ressemblant étrangement au Spear du catch. Il encaissa le choc comme il put, se protégeant avec ses bras, il fit un vol plané pour retomber avec lourdeur sur le dos. Il cracha du sang une nouvelle fois avant de rouler sur le coté pour se redresser rapidement, l'effort lui coûta cher en terme de douleur mais pas le temps de penser à ça, il devait vaincre. Ou mourir. Un objet métallique attira son regard sur sa gauche : une épée bâtarde prête à l'emploi, détenue avant par l'un de ses ennemis, vu sa facture. Il regarda l'ennemi approcher, attendit le dernier moment et plongea sur le coté, il roula, attrapa la lame de sa main droite et fit volte face pour couper les deux jambes de son ennemi qui cria de douleur. Le sang de la victime gicla sur le visage du gradé qui se releva pour planter sa lame dans la gorge de l'ennemi.

Il pu prendre le temps de regarder l'arène : quatre ennemis dont un blessés à la jambe et six des siens. Il inspira et expira calmement avant de se mettre en route vers celui qui était blessé. Il commença par marcher, accélérant subrepticement sa course qu'il tentait de camoufler parmi les bruits de l'arène. Le géant était occupé à maintenir à distance deux combattants avec une lance déjà pleine de sang. Mais inefficace contre une attaque rapprochée aussi rapide que celle que venait d'exécuter le français. Il bondit dans le dos de son ennemi et lui fit le coup du scorpion. Les deux corps retombèrent lourdement au sol. L'un par sa mort, l'autre par sa fatigue. Le français était à bout de forces. Il respirait difficilement et son corps le faisait trop souffrir pour qu'il continue à ce rythme. Un des hommes vint pourtant lui tendre la main pour l'aider, ce qu'il accepta. Son cerveau partait en vrille sous la douleur et sa vision diminuait autant que sa force. Il secoua la tête avant de sonder la foule, il était tout proche de ses hommes, à quelques mètres. Il voyait Almie bouillonner, prête à bondir dans l'arène avec son mentor pour tuer tout ceux qui tenteraient de le tuer. Il voyait Eversman et Smith pendu à la lame de son épée, les mains prêts de leurs armes. Il voyait Boba, Annabel et Hulk en train de parler... Il se tourna alors vers Svarog, regonflé.


« Ne recule devant aucun sacrifice ! »

Il leva sa lame vers le faux-Dieu dans un air de défi, alors qu'un des siens venait de se faire trancher en deux.

« Sale lâche, viens m'affronter. »

Un des Fils de Svarog, sensible à l'insulte crachée sur son Maître, le chargea sans réfléchir. Comme avec les autres, il le laissa venir et au dernier moment, s'esquiva sur la gauche en parant une attaque sur sa tête. Il prolongea son mouvement et sectionna la main de son ennemi qui beugla de rage en voulant se jeter sur lui. Il fut accueillit par l'épée du français qui lui fouillait les entrailles. Il enfonça aussi loin que possible la lame dans le corps de son ennemi, jusqu'à la garde. Il pu alors lui dire ces mots :

« L'immortalité n'existe pas, pas plus que les Dieux. »

Il extirpa sa lame et vit qu'il ne restait plus qu'un ennemi et trois des siens. Il les laissa faire, préférant aller se chercher une lance avant de se tourner vers Svarog, ne se cachant pas de son attention. Immédiatement, la garde voulut réagir mais la Main de Svarog fut le plus rapide et lança deux lames dans le bois de la lance. Les lames qu'il avait prises quelques heures avant à Menchu. Il relâcha alors la lance qui, dans un synchronisme hors du commun, toucha le sol dans un bruit sourd quand le dernier gladiateur de Svarog poussa son dernier cri.

« Lâche ! »

Le prisonnier resta au milieu de l'arène, rejoint par trois de ses compagnons d'infortune. Ils étaient tous en piteux état, mais vivant.


(Désolé, la qualité n'est pas au rendez-vous... J'ai pas l'temps de faire une partie pour Almie, mais ce qu'en dit Jack suffit je pense, sinon envoyez moi un MP.)
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MessageSujet: Re: MJ Black Eagle   Dim 10 Juil - 19:54

Sans dire un mot, Eversman avait déjà pris sa décision et sa coéquipière profita de l’étreinte desserrée pour filer en direction de sa cible aussitôt suivi par le Ranger. Celui-ci se plaça derrière Almie, la suivant à moins de d’un mètre et sortit de sa bure un Beretta qu’il équipa rapidement d’un silencieux. Lui voulait faire cela discrètement mais vu l’état d’énervement de sa collègue, il n’était pas sur qu’être discret fasse partie de ses priorités ou même sa propre sécurité. A peine quelques instants plus tard, deux ennemis étaient déjà au sol, gisant dans leur propre sang et gémissant faiblement. Tout cela grâce aux gestes habiles d’Almie mais un des survivants eut le temps de dégainer un vieux pistolet tout rouillé. Matt ne lui laissa pas le temps d’appuyer sur la gâchette, il l’avait déjà fait et le fanatique tomba au sol, une balle entre les deux yeux.

« Il s’enfuit !!! » cria Matt tout en se mettant à courir vers le chef laissant sa coéquipière se chargeait du dernier soldat. L’homme n’allait pas très vite, il était assez imposant et le Ranger choisit de tirer juste à coté, à moins d’une dizaine de centimètre. Cela stoppa net le gros tas qui tomba au sol comme touché, Eversman s’approcha en pas rapides vérifiant qu’il n’y avait pas d’autres surprises et devant la menace du fouet de l’affreux, il lui abattit la crosse de son 9mm sur la crâne l’assommant net.
Ayé, tout était terminé et cela en quelques secondes. Matt soupira un bon coup pour évacuer tout la tension accumulée durant cette petite poursuite. Ils étaient tous les deux en vie et la cible était entre leurs mains. Ce dernier actionna sa radio.


// Ici Eversman. L’orateur est avec nous. //

Après ce bref compte rendu, Matt se rendit compte que vu l’état de la ruelle, on ne pouvait que deviner qu’il s’était passé quelque chose d’étrange. Il y avait pas mal de sang mais aussi les cadavres des Fils de Svarog.

« Il faut qu’on planque les corps et on embarque notre petit copain ! Vite !»

Ce fut Almie qui se chargea de dissimuler les corps, lui rangea son arme laissant le silencieux en place avant de bien regarder autour de lui. Un peu de corde trouvée dans une poubelle fut utilisé pour nouer des liens solides aux chevilles et aux poignets avant de déployer un vieux sac puant sur lui. Eversman le chargea sur ses épaules, ses genoux s’affaissèrent un peu sous le poids de l’individu et articula comme il put.


« Trouve un endroit pour le mettre à l’abri… »

Une nouvelle fois, Matt la laissa passer devant lui afin qu’elle prenne les devants, elle serait la tête et lui les muscles. Cela dura un bon moment avant que le Sergent, rouge comme une pivoine et couvert de sueur ne passe le relai à celle-ci. Il n’en pouvait plus, ses bras étaient flasques et son dos cassé mais pas le temps de s’arrêter prendre une pause, il leur fallait trouver un coin tranquille pour l’interrogatoire et c’est hors de la ville qu’ils s’arrêtèrent. D’ailleurs leur copain était réveillé et s’empressa de les insulter, les menacer, chose qui ne plut pas à Eversman qui lui mit une droite sans plus d’explications.

« La ferme ! » Il ne fallait jamais casser les pieds à un Eversman fatigué. Celui-ci se laissa encore quelques secondes pour souffler indiquant à Almie de monter la garde. Malheureusement l’orateur ne semblait pas l’entendre de cette façon se mettant à hurler se qui lui valu un coup dans la base du nez.

« Recommence à hurler et tu ne pourras plus jamais parler… »
Historie d’être bien clair, Matt mit son fusil sous la gorge de son nouvel ami. « Maintenant, tu vas me dire où est ce fameux chef rebelle ? »
« Je ne dirais rien, espèce de chien ! »
« Mauvaise réponse. Je répète, où est le chef rebelle ? »
« Bande de mécréants... Bientôt vous mourrez de la main de Svarog, notre Dieu » Bon l’homme commençait à le saouler, Matt lui mit un coup de coude dans l’estomac et tourna la tête vers Almie. Celle-ci souhaitait s’occuper de l’interrogatoire ce qu’il accepta échangeant de place avec elle.
Un genou au sol, Eversman se chargea de surveiller les alentours, sa collègue savait se montrer très persuasive quand elle le voulait mais il ne pensait pas qu’elle irait jusqu’à mettre ses menaces à exécution. Puis des cris horribles… des gémissements qui devaient être entendus à 10 kilomètres à la ronde puis plus rien. Le Ranger avait les yeux rivés sur l’orateur ou plutôt ce qu’il en restait, l’homme gisait dans une mare de sang enfin si on pouvait encore appeler ça un homme. Celui-ci restait sans voix réalisant ce que venait de faire sa collègue, ses oreilles se mirent à bourdonner, ses sens se mirent à déconner les uns après les autres avant qu’il ne se retrouve sur les fesses, livide.
L’adrénaline de la mission était bien la seule chose qui le maintenait encore conscient, lui qui avait toujours détesté la vue du sang, il était servi là et il finit par vomir le peu qu’il avait dans le bide. Il fallut de longues minutes pour qu’Eversman s’en remette, il en avait déjà vu des saloperies mais là il en était responsable et cela il en était malade. Mains sur la tête, la surveillance était très loin dans ses priorités, il était complètement paumé et au bout d’un moment il finit par lever les yeux vers sa compagne qui s’était chargé de dissimuler le corps.


« Tu es malade… » Certes celle-ci avait obtenu le lieu de localisation de Narah mais à quel prix… Il avait maintenant une vision assez différente d’Almie, qui aurait pu croire qu’une fille comme elle était capable de telles atrocités ? Pas lui en tout cas, pas aussi gratuitement. Matt finit par se remettre sur pied et sans un mot, ils marchèrent en direction de la ville. L’homme était retourné et avait zappé de transmettre l’information à son supérieur, cela ne lui avait même pas effleuré l’esprit. Ils avaient perdu toute notion de temps et alors qu’ils prenaient la direction du bar, ils se retrouvèrent en plein milieu d’une sorte de cérémonie. Des fils de Svarog se chargeaient d’écarter la foule des rues pour laisser passer un cortège impressionnant. Celui-ci comportait pas mal de soldats, quelques esclaves et prises de guerres qui étaient pris pour cibles par les locaux parmi eux un certain Menchu Narah. Ce dernier avait l’air mal en point, pas mal de sang sur ses vêtements ou même son visage.
Pas le temps d’imaginer le traitement que celui-ci avait pu subir qu’Almie était déjà prête à lui porter secours, la main sur le manche de son épée.


« Almie… »

Décidément aujourd’hui, on pouvait oublier la discrétion. Matt se rua sur la jeune femme la plaquant contre le mur avec une main dans son dos et une autre sur son poignet droit pour l’empêcher de sortir sa lame.

« On ne peut rien faire pour lui !! Arrête !! » Le Ranger essayait de la raisonner comme il pouvait mais celle-ci n’était pas dénouée de forces et il avait le plus grand mal à l’empêcher d’aller en découdre avec l’armée de Svarog. Cela attira l’attention de nombreux spectateurs jusqu’à l’arrivée du reste de l’équipe des Black Eagle.
Almie était furax de n’avoir rien pu faire mais le cortège s’étant éloigné, il la relâcha même si il ne la lâchait pas des yeux sachant maintenant de quoi elle était capable. Tout n’avait pas l’air de s’être bien passé pour eux aussi, Spence avait une sale tête et était bien silencieuse pour une fois. Ils suivirent le mouvement de foule les menant jusqu’à une arène et là Eversman eut l’impression d’être plonger en plein « Gladiator » avec Menchu dans le rôle de Maximus. Il revivait le premier combat de son film préféré et espérait de tout cœur que son supérieur allait aussi bien s’en sortir. Lui-même avait la main sur son UMP, prêt à le sortir à tout moment si la situation dégénérait mais on aurait dit que Narah avait été un Gladiateur au temps de l’Empire Romain. Une nouvelle fois, il était parvenu à transcender ses coéquipiers d’infortune pour qu’ils se battent avec leurs tripes avant de provoquer Svarog.

Pas le temps de voir la fin du combat que Fett leur fit part de son plan afin de récupérer le prisonnier. Le Ranger confia son flash bang pour aider à la diversion avant de suivre ses collègues. Une fois les tribunes descendues, le petit groupe prit la direction de l’entrée des esclaves, gladiateurs et autres malheureux qui étaient assez bien gardés surtout pour empêcher ceux-ci de s’enfuir car peu rêvent d’entrer. Néanmoins il n’y avait pas de grilles en fer ou autres, tout était fait de bois, terre. Un coup de pied suffirait pour dégommer quelques panneaux alors il ne fallait pas imaginer les dégâts d’un pain de C4.
Eversman profitait d’un arrêt pour préparer l’explosif posant déjà le minuteur sur celui-ci avant de le remettre dans une des poches de son gilet puis il analysa la situation avec ses collègues.

« Sur la gauche, il n’y a qu’un garde qui surveille à l’extérieur. On le neutralise et on peut pénétrer à l’intérieur en abattant quelques planches… On peut se diviser pour qu’un groupe aille chercher le Colonel et l’autre s’occupe de sécuriser la sortie ou même se charge de diversion au début, mon Colonel. »

Eversman imaginait bien une personne allant distraire les gardes de l'entrée principale historie d'attirer leur attention pour faciliter l'introduction de l'équipe même si Annabel et Léon en faisaient déjà une mais de grosse ampleur. Quoique si le Colonel était mal en point, un des membres devrait peut être le soutenir...


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MessageSujet: Re: MJ Black Eagle   Lun 11 Juil - 22:09

« L'immortalité n'existe pas, pas plus que les Dieux. »

La voix de Menchu résonna dans l’enceinte de l’arène, mettant au défi le dieu qui y était invité. La foule s’était calmée à la vue des Fils de Svarog morts sur le terrain. C’était la première fois qu’ils voyaient les soldats de leur dieu mourir devant leurs yeux… Ils étaient là pour voir le chef rebelle périr et non l’inverse. Un terrible silence s’empara du public et de Svarog, qui contenait difficilement sa rage. Pendant le combat, son assassin personnel Tyrion pointa du doigt Narah et lui annonça que c’était cet homme là qui avait foutu en l’air leur plan sur Alania. C’était lui qui avait tué Cyrus et détruit le sarcophage qui s’y trouvait… Svarog avait eu du mal à cacher sa haine et sa surprise, son visage divin se transformant soudainement en celui d’un simple mortel qui ressentait toutes les émotions humaines que ne pouvait pas ressentir un vrai Dieu. Et ça, beaucoup de personnes dans le public le remarquèrent…

« Tuez-le ! Tuez les tous !! »

Vexé jusqu’au plus profond de son être, Svarog resta bien niché dans sa loge, entouré de sa garde personnelle. Les portes des couloirs menant au terrain furent à nouveau ouvertes, laissant le passage aux quatre jaffas qui avaient gardé Menchu en cellule. Ils pointèrent leurs armes à énergie sur les survivants et attendirent un ultime ordre pour faire feu et mettre fin à cette mascarade.
Mais le plan de Fett était déjà en place.
Annabel se leva dans les tribunes et commença à crier pour attirer l’attention. Elle avait lancé des fumigènes sur le terrain et parmi le public alors qu’une trainée de poudre prenait feu grâce au soldat Hulk, discret dans ses actes de banditisme. De la fumée et une légère langue de feu mirent la panique chez les habitants, qui se levèrent tous en hurlant et en se bousculant. Des Fils de Svarog voulurent attraper Annabel mais avec l’agitation, ils ne réussirent pas à l’atteindre. Elle balança une flash bang et se couvrit les yeux et les oreilles, tout comme Hulk et Narah. Quand la flash péta, Boba, Eversman et Almie arrivèrent sur le terrain. Ils neutralisèrent les jaffas, trop surpris et sonnés pour réagir. Eversman prit Menchu par le bras et le tira dans le couloir afin de le faire sortir de l’arène.
Narah put voir des cadavres de jaffas et de fils de Svarog au sol. Smith gardait l’entrée, prêt à faire feu avec son Mp5k. Boba ordonna le repli et contacta Annabel par radio pour lui signaler qu’ils étaient sortis.
Le groupe profita du mouvement de foule qui fuyait l’arène pour plier bagage eux aussi. Deux jaffas pointèrent le nez pour remettre de l’ordre. Ils tirèrent dans la population sans chercher à comprendre. Boba tua l’un d’eux d’une rafale nette et précise. Le deuxième serpent repéra les terriens et prit pour cible Eversman.
Dissimulé parmi la foule, Almie arriva dans le dos du jaffa et lui trancha la gorge. Libres, les terriens purent repartir au village…


Abaddon n’avait pas vu le coup venir mais il s’y était adapté. L’improvisation était une chose qu’il respectait et lorsque les terriens avaient commencé à foutre la pagaille, il s’était précipité pour bloquer la porte du couloir menant aux tribunes principales des jaffas et des fils de Svarog. Ils étaient coincés et le temps qu’ils fassent le tour pour sortir par une autre porte, les terriens s’étaient déjà envolés. Saint et saufs.
Du moins, c’est ce qu’il croyait.


Annabel et Hulk se fondirent dans la masse d’habitants qui quittaient les lieux. Il y avait quelques fils de Svarog en dehors de l’arène, mais trop peu pour faire régner l’ordre. Ils ne voyaient pas Menchu ni les autres, ils étaient passés par une sortie différente et maintenant, ils avaient rendez-vous au bar de Pulo.
Spence décida alors d’emprunter une ruelle qui les mènerait à la sortie de derrière. C’était court et rapide… Mais au détour de la rue, ils virent trois Fils de Svarog martyriser quelques habitants qui avaient fui par là aussi. Les fanatiques tuaient sans retenu les pauvres gens pour venger l’affront qui venaient d’être fait. L’un d’eux sortit son pistolet et visa Annabel, qui venait d’arriver dans son collimateur. Son tira passa bien à côté de la jeune femme. Hulk arriva à son tour et balança une grenade, une entière cette fois, semant le trouble et la mort dans la petite ruelle. Ils repartirent ensuite de plus belle.
L’explosion attira l’attention d’une autre troupe avoisinante. Spence et Hulk continuèrent à courir mais le soldat s’arrêta brusquement dans sa course et tomba face contre terre. Une sorte de lasso long et puissant s’était enroulé autour de ses chevilles. Il tenta de l’enlever mais la matière de l’objet était si coupante qu’elle lui cisailla presque les doigts. Il grimaça et tourna son regard vers Annabel.


« Court ! Ne reste pas là !! »

Sortant de la fumée causée par la grenade peu de temps avant, Tyrion se rapprocha de sa proie. Le lasso en main, il l’approcha de lui en même temps. Des Fils de Svarog débarquèrent en renfort et foncèrent sur les terriens. Hulk fouilla d’une main tremblante sous son gilet et sorti son Beretta. Il vida son chargeur sur les fanatiques les plus proches et tira sa dernière balle sur l’homme qui tenait le lasso. Le projectile rebondit sur l’armure de son avant bras, sans lui causer aucune blessure. Hulk essaya de ramper pour s’échapper et vit qu’Annabel était encore là, à une dizaine de mètres de lui.

« Ne fais pas ça… » Il la supplia du regard. Un regard noyé par les larmes.

« Nan Anna… Je t’en supplie !! Court ! Va-t-en !! »

L’ennemi serait bientôt bien assez proche pour s’occuper d’elle. Et Spence savait que quelque soit son acte de bravoure, la fin en serait la même. Elle avait survécu aux trois autres guerriers qui l’avaient agressé mais elle ne pourrait rien face à ceux là… Inconsciemment, son corps recula.
Et elle prit la fuite derrière les bâtiments…
David sourit, épuisé par ses efforts. Au fond de lui, il savait. Menchu était sauvé… Annabel était partie…
Dans ce monde, tout avait un prix et il était celui qui allait le payer. Pas Spence, ni Betty, ni Pulo… Mais lui seul.
Il avait foi en son sacrifice et pouvait partir le cœur libre.
Et lorsque Tyrion et les derniers Fils de Svarog se jetèrent sur lui pour y abattre toute leur violence, Hulk souriait toujours…


Dans les rues, tout le monde rentrait chez soit et s’y enfermait, de peur des représailles. Toute la population restait sans voix, ceux qui avaient été présents à l’arène racontèrent ce qu’ils avaient vu à leurs familles et leurs amis…
Annabel rejoignit le bar et quand elle y pénétra, elle vit que Pulo et l’équipe étaient aux aguets. Les quelques clients présents ne firent même pas attention à leur venue. Jan accueilli Annabel dans ses petits bras. Boba se rapprocha de la jeune femme et le lui demanda où était Hulk…
Peu après, Smith regarda par la fenêtre et y vit de l’agitation dans la rue. Pas moins d’une soixantaine de Fils de Svarog se rassemblaient et marchaient droit sur eux.


« On a de la compagnie ! » Fit l’anglais qui s’empressait déjà de transformer cet endroit en lieu de résistance et abris de fortune pour désespérés.

« Vous devriez partir… Ce n’est plus votre combat. » Les paroles de Pulo étaient destinées à Menchu et ses hommes. « Pour ma part je ne quitte pas cet endroit. Jamais je ne le quitterai… Passez par derrière et fuyez. Je ferais diversion en restant ici… »

Pulo, l’air calme et déterminé, partit derrière son comptoir et sortit son vieux fusil de chasse, prêt à accueillir ses nouveaux clients. En entendant le mot « diversion », Jan se détacha discrètement de Spence et partit vers le QG. Il y croisa Moon, l’infirmière du groupe, qui descendit des escaliers.

« Il y a plein de Fils de Svarog devant. Je les ai vus par la fenêtre… Ils vont lancer un assaut on est mal... » Le regard de la jeune femme s’arrêta sur Annabel.

« Mais… Où est David ? »

Pas le temps de pouvoir y répondre. Des coups de feu s’abattirent sur les murs et les fenêtres. Il y eut un cri de guerre et un ordre d’attaque venant de l’extérieur. Tous les terriens se mirent en position pour se défendre. Même s’ils le voulaient, ils n’avaient plus vraiment le temps de fuir. Même en abandonnant leurs affaires au QG et en partant dans l’immédiat, ils seraient rattrapés… Pulo était quelqu’un de fort au fond de lui mais il ne ferait pas long feu tout seul ici.
Boba et Menchu leurs hommes. Le français était encore affaibli physiquement mais était solidement secondé et aidé par Fett dans l’organisation d’un plan de bataille. Il fallait défendre cet endroit coûte que coûte. La zone la plus dangereuse restait l’entrée et la porte principale. Il y avait les Black Eagles, Spence, Moon, Varen, Pulo et quatre clients habitués des lieux qui étaient coincés ici et qui allaient devoir participer au combat. Elena et Jan furent confinés dans le QG mais lorsque la femme y entra, elle ne vit aucune trace du petit garçon. Dehors, des Fils de Svarog se ramenaient avec des échelles pour pouvoir atteindre les fenêtres des chambres du premier étage. Des échanges de coups de feu firent rage au fur et à mesure et la porte d’entrée céda sous l’assaut des forces ennemies. Pulo fut l’un des plus rapide à tirer, bien accroupi derrière son comptoir. Les terriens ouvrirent le feu à leur tour sur toutes les silhouettes qui passaient la porte ou les fenêtres. Heureusement, les Fils de Svarog étaient désorganisés. Ils arrivaient au compte goutte et se faisaient massacrer par les tirs croisés des défenseurs. Mais bientôt le manque de munition leur serait fatal… Quelqu’un devait se rendre au QG pour ramener des chargeurs, des grenades et tout ce qui pourrait les aider.


Annabel se battait comme elle pouvait. Elle qui avait décidé d’intervenir en mission comme conseillée et aide civile devait maintenant prendre les armes… Jan vint à quelques mètres derrière elle, caché derrière une chaise renversée. Il y avait des impacts de balles partout. Des cris barbares annonçaient que certain fils de Svarog avaient réussi à pénétrer à l’intérieur de l’enceinte. Spence vit Smith en découdre avec l’un d’eux au corps à corps, maniant le couteau avec une facilité déconcertante. Il y avait Pulo aussi, qui avait laissé tomber son fusil pour s’armer de hachettes et autres outils coupants à sa portée. Dans le genre combat sanglant, Almie n’était pas mal non plus. Elle pouvait enfin libérer toute sa colère sans qu’on ne la retienne…
Jan essaya de dire quelque chose à Annabel mais avec le boucan des combats, elle n’entendit rien. Le gamin n’était pas bête, il s’y attendait. Il avait pris le temps de griffonner ses mots sur un bout de papier, qu’il lança aussi fort qu’il put dans la direction de la jeune femme. Puis il se leva et profita du désordre pour ouvrir la trappe et descendre dans le tunnel qui menait à la sortie de derrière…
De son côté, Eversman sentit une odeur de cramé. Il partit en haut dans une des chambres laissée libre et abattit un Fils de Svarog qui versait du liquide par terre… du liquide inflammable ! Rapidement, il poussa l’échelle qui était posée contre le rebord de la fenêtre et jeta un coup d’œil dehors. Des troupes ennemies arrivaient toujours en renfort avec des tonneaux, du foin et de la paille, dans le but de faire brûler toute la maison et d’y faire sortir ses défenseurs…
L’issue de derrière s’ouvrit difficilement sous les coups répétés du jeune Jan. Son corps mince suffit pour se glisser dans l’entrebâillement de la porte et pour sortir à l’extérieur. Il entendit des coups de feu résonner au loin. Il partit dans leur direction, non conscient de la décision qu’il venait de prendre…
Dans la maison, Annabel se déplaça en rampant au sol pour se mettre à couvert autre part. Elle regarda le sol et le souffle de sa respiration fit retourner le papier que Jan lui avait envoyé quelques instants plus tôt. Elle y reconnut son écriture, celle d’un enfant qui savait à peine écrire, et lut ces mots : « Je fai divercion »…


Quelques minutes plus tard, le voilà arrivé tout prêt de la porte d’entrée. Il y avait des ennemis partout qui essayaient d’y mettre le feu à la maison, assiégée de toute part. Jan ne comprenait pas grand-chose à la guerre mais savait reconnaître un danger. Le mot « diversion » trottait toujours dans sa tête. Matt, Annabel, sa sœur… Il voulait les aider et leur faire plaisir. S’il réussissait, ils seraient fiers de lui. Il prit alors un caillou qu’il lança au loin, sur l’un des ennemis qui se tenait à l’écart des combats. Il se leva et cria de sa voix juvénile :

« Hey !! Attrapez-moi si vous pouvez ! » Il rigola quelques minces secondes avant de se rendre compte de son erreur : seulement trois Fils de Svarog coururent pour aller le chercher.

Jan prit les jambes à son coup et commença à fuir, courant de toutes ses forces et se demandant pourquoi sa diversion n’avait attiré que si peu de méchants…

Il y eut un moment de flottement dans le bar. La maison était en ruine, l’attaque des Fils de Svarog avait été encore repoussée. Un dernier ennemi tenait encore debout dans les escaliers, agonisant. Boba le poussa du bout des doigts et celui-ci s’écroula, rejoignant tous les autres en Enfer… Il y avait du sang et de la sueur sur tous les murs. Aucun terriens n’avaient péri. Même Varen et Pulo tenaient bon malgré leurs blessures multiples et diverses. Annabel vint s’approcher du père de famille et lui montra le mot qu’elle avait trouvé par terre…

Jan courait depuis cinq bonnes minutes dans les rues de la ville. Il n’y avait rencontré personnes. Les habitants étaient cloitrés chez eux et les Fils de Svarog étaient tous devant le bar de son père… Tous sauf trois d’entre eux, qui avaient décidé de poursuivre le gamin. Deux des fanatique s’arrêtèrent dans leur course et abandonnèrent. Le dernier voulut à tout pris se faire le gosse et continua de le pourchasser, épée en main. Jan commençait à fatiguer. Il vaguait de ruelle en ruelle jusqu’à arriver dans l’avenue principale, pas loin de chez son ami Tito. Il décida de se mettre sur le côté et d’escalader une pile de caisses. Le méchant était trop lent et trop lourd pour monter si haut à sa poursuite…
Le Fils de Svarog s’arrêta au pied de l’obstacle, frustré et agacé. Il sortit son pistolet et fit feu une première fois. Il rata le gamin, qui continua à grimper plus haut et plus vite. Le fanatique rechargea, sa main s’emparant de la dernière balle qui trainait dans sa poche. Il leva l’arme, se concentra et tira à nouveau.
Cette fois ce fut la bonne. Jan se tordit de douleur sous l’impact et dégringola de la pile de caisse. Son corps s’écroula comme une pierre par terre et son sang se propagea sur le sol… Il avait toujours les paupières ouvertes quand son assassin se dressa devant lui, victorieux et content de son tir.
Le Fils de Svarog analysa le gamin et se rendit compte qu’il n’était vraiment pas vieux… C’était la première fois qu’il tuait un enfant… Et la fierté qu’il avait pu ressentir ne dura pas très longtemps. Pire, elle s’évapora quand il se rendit compte qu’on l’observait. Tout autour de lui, accrochés aux fenêtres comme des voyeurs, la population alentour le fixait et jugeait du regard ce qu’il venait de faire. Une angoisse indescriptible s’empara de ses tripes.
Plusieurs habitants sortirent de leur maison. Des regards furieux et consentent furent échangés entre eux. Leur pas étaient déterminés. Certain d’entre eux avaient des couteaux en main, d’autres portaient des pelles, des fourches, des battes de bois…
Le Fils de Svarog avala difficilement sa salive et laissa tomber son pistolet, sans munition. Il était seul contre tous.


« Je… Je suis le serviteur de Svarog… Je vous ordonne de reculer !! »

Sa main s’empara nerveusement du pommeau de son épée, mais il était déjà trop tard. Les habitants des lieux l’encerclèrent et le défièrent de faire un geste de plus. Tito était là lui aussi, à sa gauche, son regard plein de haine face au meurtrier de Jan. Le gamin était apprécié par tous le monde ici et après ce qu’il s’était passé à l’arène, les mentalités avaient beaucoup changé.
Le Fils de Svarog paniqua et sortit son épée… Trop tard. Ce fut le début de la fin pour lui.
Tito le frappa brutalement au visage avec une sorte de pied de biche et envoya le soldat à terre, à la merci de tous les autres…


Au bar, un nouvel assaut avait été repoussé. Le feu consumait les bords de la maison et la pièce d’entrée devenait indéfendable dans ces conditions. Les Fils de Svarog les entouraient, essayant de trouver une brèche ou un nouveau foyer d’incendie pour inciter les résistants à se rendre. Narah prépara ses troupes pour une percée à l’extérieur… Ils n’allaient pas pouvoir rester cloitrer ici très longtemps. Moon et Varen avaient sortis les affaires importantes du QG, prêts à ne pas tout abandonner ici. Pulo était hors de lui, l’absence de son fils le rendait complètement enragé contre l’ennemi. L’épuisement physique se faisait ressentir. Ils se préparèrent durant plusieurs longues minutes à un ultime combat… Des minutes pendant lesquelles il n’y avait eu plus aucun bruit dehors. Plus aucun ordre ou déploiement ennemi à écouter.
Boba y jeta un œil… Il bloqua quelques secondes sur ce qu’il voyait et regarda ses coéquipiers, l’air incrédule. Il se leva et fit signe aux autres de rester derrière lui. Il passa son corps dans l’ouverture de la porte, qui était en mille morceaux après les combats, et vit une vingtaine de Fils de Svarog à genou devant eux. Ils avaient déposés les armes et s’étaient rendus…
A côté des guerriers se trouvaient une centaine d’habitants de cette ville, armés de tout et n’importe quoi et qui avaient fait plié la volonté des soldats ennemis.
Le mot « victoire » atteignit les oreilles des terriens. Tito en tête de cette révolution, s’approcha du groupe pour leur annoncer qu’ils portaient les armes maintenant… Et qu’ils étaient prêts à en découdre.


« Svarog est retourné à la pyramide tout comme le reste des son armée. Il faut agir vite avant qu’il n’apprenne ce qu’il s’est passé ici ! »

Pulo arriva pour prendre son ami dans ses bras et le remercier. Mais Tito recula, le regard abattu et embarrassé. Il appela un homme derrière lui qui arriva devant les terriens, portant le corps d’un petit garçon… Pulo reconnut son fils…
Et tomba en larmes.




[Vous avez 5 jours pour répondre. Faite moi signe si vous avez besoin de plus… Vous avez pas mal de détails à creuser dans ce post : la libération de menchu, l’attaque de la maison, et la suite où vous devrez préparer un plan pour attaquer la pyramide, en sachant que vous avez une centaine de résistants avec vous et une vingtaine de prisonniers ennemis… A vous de jouer Wink]


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MessageSujet: Re: MJ Black Eagle   Mar 12 Juil - 21:44

Nous étions en position près de l’entrée des cachots. Le garde qu’Eversman avait repéré n’avait pas bougé d’un poil. Ce devait être frustrant pour lui de ne pas pouvoir assister aux combats. Je fis signe aux membre de l’équipe de rester en position, puis je me dirigeais vers l’entrée, couteau serré bien fermement dans ma main. Au moment où je passais devant le garde, il émit un grognement. C’est à ce moment-là que je bondis pour lui planter ma lame dans sa gorge, sectionnant larynx et carotides. Le garde s’effondra, gargouillant péniblement dans son propre sang. Je camouflais son corps avec ce qui trainait aux alentours. Je fis un signe de main pour dire à Matt, Almie et Smith de venir.

-« On est tranquille. On va défoncer discrètement l’entrée et s’introduire. Puis je donnerai le signal à Annabel. Une fois fait, on se précipite dans l’arène, on récupère Menchu et on se barre. Compris ? »

Une fois tout le monde d’accord, nous commencions à démonter les planches de bois qui composaient l’entrée des cachots de l’arène. Cela pris quelques minutes. Je m’introduisais en premier à l’intérieur arme à la main. Tout était silencieux. Les cachots étaient pour la plupart vides. Les quelques gardes étaient derrière les grilles de l’entrée de l’arène, donnant vue sur les combats qui faisaient rage. Aucun ne faisait attention à ce qui se passait dans leur dos. J’indiquais à chacun le sien et d’utiliser les couteaux. Puis silencieusement, nous nous approchions d’eux. Une fois en position, je plaquais violement ma main gauche sur la bouche de ma cible pendant que je lui tranchait sa gorge d’un coup sec. Du sang se répandait partout. Je l’achevais à grands coups de couteau dans les côtes. Une fois le garde à terre, j’observais ce qui se passait dans l’arène. Si menchu et quelques autres prisonniers étaient bien vivant, Svarog venait juste de donner l’ordre des les tuer.

[Radio] Spence ! Maintenant ! Maintenant Spence !

-« Tenez vous prêt ! Smith restez à l’entrée !»

Je dégainais mon UMP, les mains pleines de sang. Je me couvrais les yeux avec mon coude quand une détonation retentit. Bien que mes oreilles sifflèrent légèrement, j’aidais à ouvrir ces foutues grilles puis je me mis à courir dans l’arène vers Menchu. Un jaffa sonné se tenait prêt de lui, je lui décochais une rafale de quatre balles dans le torse. Je lui collait une dernière en pleine tête une fois à coté de mon leader.


-« On s’en va Narah ! Eversman ! Emmenez-le ! »

Je vis ce dernier emmener Narah par le bras. Je les couvrais pendant ce temps, ordonnant par la même occasion à Spence et Hulk de déguerpir, on en avait fini ici. Je tirais quelques cartouches sur les jaffas et autres fils se trouvant dans les tribunes autour de Svarog, histoire de calmer d’éventuelles ardeurs. Je me mêlais à la foule, tentant de garder en vue mon équipe, je voyais toujours Narah et Matt, mais également deux jaffas, qui tiraient ans discernement dans la foule. J’ajustais ma ligne de mire, puis j’ouvris le feu, trois balles dans la gorge de l’un. Je m’apprêtais à abattre le second quand une Almie en furie, l’étripa sur place. Les menaces les plus proches étaient maintenant éliminées, nous pouvions rejoindre le bar. La course prit quelques minutes, la foule nous empêchant d’aller plus vite, mais elle nous protégeait d’éventuel tireur. Nous arrivions enfin au bar, où Pulo, Elena, jan et Moon attendaient.

-« Posez narah dans un coin. Restez aux aguets ! »

Smith s’empressa de se poster à une fenêtre, observant la rue. Les mains recouvertes de sang, je me dirigeais vers le comptoir pour les laver. Mentalement, je fis les comptes, il manquait deux personnes : Spence et Hulk. La porte du bar s’ouvra vivement, Spence entra, seule. Intrigué par l’absence du soldat Hulk, je me rapprochais d’elle craignant une réponse négative.

-« Ou est Hulk ? »

Annabel me répondit, nous avions encore perdu un homme. Nerveusement, je frottais ma barbe de trois jours. C’est alors que Smith me tira de mes pensées. Des clients arrivaient et ce n’était pas pour boire un coup. Pulo déclara qu’il était temps de partir, je n’étais pas de cet avis.

-« Pas question ! Jan et Elena, au QG! Que tous les autres trouvent des armes, on va devoir se défendre. Narah, encore dans le coup ? Moon à l’étage ! »

A peine avais-je donné mes instructions que les premiers impacts de balles faisaient leur apparition. Je renversais une table, me mettant à couvert derrière. La porte d’entrée vola en éclats, les premiers fils de Svarog firent leur apparition. Le premier fut abattu par Pulo. Puis d’autres le suivirent dans la mort par nos balles. Je tirais mes premières balles au coup par coup économisant mes munitions un maximum. Viser les têtes quand c’était possible. J’abattis plusieurs ennemis lors de la première vague. Je rechargeais mon arme, constatant que mes munitions fondaient comme neige au soleil.

-« Je vais chercher des munitions. »

Je quittais mon poste, me dirigeant vers le QG, où était entreposé nos réserves. Elena y était, mais semblait affolé. Jan n’était pas là.


-« Reste ici, on va le retrouver. »

Je quittais les lieux, les bras chargés de cartouches, que je m’empressais de distribuer aux autres. J’informais également Annabel de la disparition du gamin. J’en profitais aussi pour jeter un coup d’œil à l’extérieur. Les fils semblaient toujours aussi nombreux. Je regagnais mon poste le plus vite possible, me mettant à couvert derrière ma table qui commençait à ressembler à un gruyère. La nouvelle vague entra dans le bar. Je répliquais aussitôt, lachant quelques rafales moyennes dans le tas. J’eu le temps de voir un Fils se précipiter vers le QG. Trois de mes balles le stoppèrent net. Plusieurs minutes et quelques douilles plus tard, l’attaque était repoussée. Des corps étaient étalés un peu partout, le plancher devenant invisible. De la fumée commençait à voiler l’atmosphère, mais rien d’alarmant pour le moment. Un fils semblait se tenir debout dans les escaliers. Je m’approchais de lui, constatant qu’il était agonisant. Du bout des doigts, je le fis tomber, pour l’achever d’une balle en pleine tête.


-« Ils vont surement revenir une nouvelle fois. »

Je sortis mon pain de C4, dont je coupais un petit morceau, pour placer un détonateur dedans. Pas aussi pratique qu’une grenade, mais un peu plus puissant. Dosage à l’aveuglette en vérité. Je montait rapidement les escaliers où des feux commencèrent à apparaitre, au milieu de cadavre de Fils. Je m’approchais d’une fenêtre, et je vis nos ennemis qui continuaient de s’organiser. Je balançais mon bout de C4 discrètement au milieu de l’attroupement, puis je redescendis rejoindre mes camarades. Je repris position lorsque une autre vague tenta un assaut. J’enclenchais le détonateur à ce moment. L’explosion, bien que réduite, secoua la bâtisse, les vitres furent soufflées, pour le peu qui en restait. Un torse de Fils vola à travers la pièce et atterrit près de moi.

-« J’aime ça ! »

Puis j’ouvris le feu sur les quelques jaffas qui tentaient encore de passer l’entrée. Je vidais mon chargeur par rafales de trois. Puis je passait sur mon Beretta, tirant sur un Fils qui tentait de reculer. Une fois mon arme vide, la vague fut anéantie. Je m’approchais de l’ouverture du bar, qui était réduite en copeaux. Grande stupéfaction. Je clignais des yeux à plusieurs reprises. Pas possible.

-« Venez voir ! »

Je laissais mes collègues découvrir par eux même. Les habitants avaient réussi à prendre le contrôle de la rue, faisant prisonnier une vingtaine de soldats. Incroyable. Tito était à leur tête. Ce gars était finalement fiable. Il nous informa également que Svarog était à la pyramide avec son armée.


-« Une attaque de front est impossible. L’infiltration est notre meilleure chance. »

Du coin de l’œil, je vis Pulo et sa famille fondre en larme en tenant le corps du petit Jan. Encore un qui avait payé de sa vie alors qu’il n’était pas soldat.

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MessageSujet: Re: MJ Black Eagle   Jeu 14 Juil - 17:50

Une fois la sentinelle neutralisée et le signal donné par Fett, l’équipe démonta progressivement les planches de bois. Celles-ci avaient été clouées à la va vite et furent retirés rapidement pour leur permettre de progresser. Berreta dans une main et couteau de combat dans l’autre, Eversman progressait juste derrière le meneur. Les cris de le foule le rendaient nerveux, il n’avait pas envie d’avoir fait tout cela et de découvrir Narah sur le sol gisant dans son propre sang. Il fallait qu’il chasse cette pensée et se concentrer plutôt sur le retrouver vivant. L’obscurité des cachots était leur allié et leur permettait de progresser rapidement.

Seuls quelques gardes étaient présents dans les lugubres cachots et encore ceux-ci étaient collés aux grilles de l’arène pour ne rien rater du spectacle. Ce manque de vigilance leur sera fatal. Le Ranger attrapa le sien par le cou, plaqua de suite son coude contre la bouche de celui-ci afin d’empêcher tout son de sortir et enfonça dans la seconde suivante son couteau dans le genou gauche de son ennemi sectionnant les tendons et ligaments. Retirant sa lame, il acheva son ennemi d’un coup de bas en haut dans le nez le brisant au passage puis le laissa tomber au sol inconscient.
L’intervention du Sergent n’était pas mortelle ou du moins pas dans l’immédiat si l’homme recevait de bons soins. Il n’était pas un assassin, un distillateur de mort et lorsqu’il pouvait éviter de la donner, il le faisait.

La voix de Svarog résonna, ce dernier ordonna de tuer les prisonniers, aussitôt le signal de l’attaque fut donné aussi bien dans les tribunes que pour eux. Eversman se protégea de la détonation avant de défoncer les dernières planches en bois à coups de pied. Il se rua ensuite dans l’arène avec ses compagnons, avançant à grandes enjambées vers l’intérieur et repéra malgré l’épaisse fumée un Jaffa. Cette fois, il ne fit pas dans la dentelle et tira à plusieurs reprises vers celui-ci avant d’attraper Menchu par le bras.


« On fonce, mon Colonel ! »

Pas le temps de lui demander sa permission ou en rajouter avec la hierarchie, Matt le tira en dehors de l’arène sans même jeter le moindre regard vers les tribunes ou Svarog. Il aurait d’ailleurs bien aimé voir la tête de ce fameux Dieu mais là il fallait mettre à l’abri Narah. Ce dernier blessé, n’avançait pas suffisamment au goût de Matt qui était sous pression avec les cris de ses coéquipiers qui le poussait à augmenter l’allure ainsi que ceux de la foule. L’homme choisit de s’arrêter l’espace d’un instant pour hisser son supérieur sur son épaule. Ouch, pas léger le bonhomme. Pas le temps de lui proposer un régime, il fallait foncer et cela il l’avait bien compris, rejoindre le bar à tout prix avec Menchu.
Après une moins d’une dizaine de minutes à slalomer entre la foule, Matt pénétra enfin à l’intérieur de l’auberge déposant le leader à l’abri comme on venait de lui ordonner. Cette petite course l’avait crevé, déjà que la mission n’était pas de tout repos…


« C’était un combat digne de Gladiator, mon Colonel… d’ailleurs il faudrait penser à vous engager, si jamais suite il y a. » dit il en adressant une tape sur l’épaule du Boss avant de se diriger vers le reste de l’équipe laissant ainsi l’homme récupérait un peu. Matt avait à peine fait quelques pas que Jan se jeta sur lui avant de faire de même pour Annabel lorsque celle-ci passa le pas de la porte. Le peu de gaîté qu’avait éprouvé Matt lors de ce mini câlin s’était évaporé en apprenant la mort de Hulk... L’arrivée des Black Eagle n’avait provoqué que la mort de l’équipe en place pour le moment. Cette nouvelle annonce le déstabilisa, le laissant sans réaction, le regard vague et ce fut Smith qui le bouscula en mettant en place les défenses le ramenant à la réalité quelques secondes avant les impacts de balles.
Pas le temps de penser davantage à son coéquipier tombé au combat, le Ranger allait devoir se battre pour ne pas subir la même sentence. Ce dernier se plaqua derrière une table posant son Berreta au sol avant de sortir son UMP de sa cachette. Il déplia la crosse pour une meilleure tenue de l’arme et s’en servit dès l’assaut des Fils de Svarog.
A chaque fois qu’un ennemi était tué, un autre débarquait et ainsi de suite. Or Evermsan était déjà à bout de son premier chargeur et l’assaut n’avait pas l’air d’en finir. Celui-ci rechargea rapidement avec un autre mais il ne tiendrait pas longtemps à cette allure.


« MUNITIONS !!! » gueula t il malgré les tirs et de suite un chargeur arriva avec lui. Pas le temps de remercier son gentil compagnon, il y avait de l’ennemi à neutraliser. La table qui lui servait de couverture ressemblait maintenant davantage à du gruyère, il s’empressa donc de se replier pour ne pas se faire trouver à son tour. Snif, snif. Cette odeur, Matt la reconnaissait… Vieux bois ? Pieds ? Barbecue ? Impossible de la distinguer jusqu’à un déclic.

« Putain ça crame !!! »

Il n’y avait pourtant rien en feu dans la pièce principale. Un cri triomphant provenant des étages lui donna sa réponse. Les fils de Svarog avaient pris possession des étages voulant surement les prendre par l’arrière, ils étaient si cons que cela. Eversman repéra l’escalier qui était à une dizaine mètres de sa position actuelle et choisit de dégoupiller la dernière grenade qu’il possédait avant de la balancer vers la porte.

« GRENADE !!! »

Dès qu’elle explosa, il se mit à courir jusqu’à atteindre les marches qu’il monta trois par trois. Là haut, il ralentit sa progression pour ne pas se faire repérer, il devait y avoir du monde et à un contre beaucoup ses chances étaient minces. La première chambre était vide en revanche celle d’à coté comportait de nombreuses jarres qu’un ennemi s’empressait de déverser sur le sol. Eversman chargea dans sa direction, lui assénant un bon coup de crosse en pleine figure, enchainant avec un coup de pied le faisant passer au travers de la fenêtre. Il repoussa ensuite l’échelle avant de se plaquer au sol pour jeter un coup d’œil à l’extérieur. Encore et toujours des ennemis et plus loin des chariots de paille… de suite, il activa sa radio pour prévenir ses collègues du danger.

// ICI EVERSMAN !! L’ENNEMI COMPTE METTRE LE FEU A L’AUBERGE !!! CHARIOTS DE PAILLE REPERES A 7H //

Pas le temps d’en dire davantage qu’une échelle venait de se poser de nouveau près de sa position et il s’empressa de la repousser. Sa position haute lui donnait un sacré avantage, il pouvait faire un carton plein sur les ennemis et il n’en priva pas ouvrant le feu sur tout Fils de Svarog. Cela jusqu’au manque de munitions qui le poussa à retourner au Rez de chaussée pour se servir en chargeurs.
Un nouvel assaut avait été repoussé, les Fils de Svarog étaient certainement en train de repenser leurs stratégies ou de passer au plan B. Le Sergent s’empressa donc de rappeler à son équipe ce qu’il avait vu tout en prenant le plein de balles.


« Il y a du liquide inflammable répandu sur le dernier étage et trois chariots remplis de paille un peu plus loin. Il faut qu’on sorte de là avant de finir brûlés vifs !!! »

A peine avait il parlé qu’un impact se fit ressentir suivi de suite par l’apparition de flammes sur la face nord et puis sur de fumées toxiques. Ils ne pouvaient pas rester là mais le comité d’accueil à l’extérieur serait certainement à la hauteur du carnage qu’il venait de faire. Narah commença à organiser la percée avec l’aide de son adjoint durant plusieurs minutes durant lesquelles l’air devenait de plus en plus irrespirable.
Pourtant la charge n’eut pas lieu, les habitants de cette planète venaient de se révolter contre l’autorité. Lorsqu’Eversman sortit de l’auberge, il fit quelques pas avant de s’arrêter net, bouche bée. Il y a quelques minutes, les mêmes hommes condamnaient Menchu à la mort et là ils venaient de prendre les armes contre les Fils de Svarog. C’était à en devenir fou leur histoire.


« Pincez moi, je rêve… »

Un de ses collègue ce fit un petit plaisir mais rien n’y fit, tout cela était bien réel. Le leader de cette révolution les informa que Svarog s’était replié avec son armée dans la pyramide avant de s’écarter. Un rebelle s’avança vers eux, il portait ce qui semblait être un enfant et bizarrement l’esprit de Matt ne le reconnut pas immédiatement, peut être pour le protéger.
L’enfant ne remuait plus et le sang sur le drap qui l’enveloppait ne laissait aucune chance de vie. Les sanglots de Pulo auraient pu lui mettre la puce à l’oreille sur l’identité de celui-ci mais ce fut ce petit sourire qui n’avait pas quitté les lèvres de ce petit gamin qui lui firent reconnaître…


« Jan… »

Le monde sembla alors s’écrouler autour de Matt qui détourna les yeux avant de faire quelques pas, les deux mains sur la tête. Le monde n’était vraiment pas juste. C’était un gamin… Un simple gamin… Le Ranger ne le connaissait pas depuis longtemps, à peine une journée pourtant il avait l’impression de le connaître depuis longtemps. Il revoyait Jan en train de jouer avec lui lors de son arrivée, ce visage sur ses lèvres… Une larme fit son apparition au coin de l’œil mais il ne l’arrêta pas, la laissant continuer son chemin suivi d’une autre. L’homme continuait de marcher, se débarrant de cette bure qui ne servait plus à rien dévoilant ainsi son équipement terrien. Pas après pas, sans vraiment s’en rendre compte, il se retrouva contact avec l’un des prisonniers. Il releva les yeux lentement, restant une bonne minute à observer cette pourriture. Ce dernier eut le malheur de laisser apparaître un très léger sourire en remarquant les yeux rougis du soldat. Erreur. Cela énerva Eversman au plus profond de lui, il resta encore quelques instants à serrer les poings avant de se ruer sur ce type le frappant de toutes ses forces avec ses poings, ses genoux, ses coudes, tout ce qui pouvaient lui servir pour faire mal à cet enfoiré.

"C'était un gamin !!!! Bordel !!!"

Alors que son poing allait se nouveau s’écraser contre le visage de cet abruti, Matt se sentit agripper. C’étaient les rebelles qui le repoussaient en arrière pour éviter une répression sanglante entre prisonniers et habitants. Le sang avait déjà suffisamment coulé pour aujourd’hui. Eversman s’était déjà remis sur pied, toujours aussi furax, il recommençait à marcher pour tenter de se contenir envoyant valser les moindres cailloux d’un shoot. La stratégie pour la suite de la mission, il s'en fichait mais alors royalement.

HJ : pour la suite, on voit ensemble Rolling Eyes
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MessageSujet: Re: MJ Black Eagle   Sam 16 Juil - 0:27

Tout était prêt, manquait plus que le signal de départ. L'intervention de fin du colonel résonnait encore dans les gradins. Annabel ne pouvait détacher son regard de cet homme, dressé au milieu de l'arène, défiant Svarog. Comment décrire ce qu'elle pouvait ressentir à cet instant précis ?? Une grenade à fumigènes tournoyait dans sa paume, comme pour contenir sa nervosité. David se trouvait un peu plus loin d'elle, elle attendait le signal de Fett pour tout lancer, mais du coup, le fait de se concentrer sur le moindre son qui pourrait être le déclencheur du bordel à venir, elle se focalisa sur Menchu. Il ne la voyait pas, lui tournant le dos, mais elle ne pouvait s'empêcher de le fixer, il était son catalyseur, son point de repère pour se vider l'esprit. Trop de choses l'envahissaient, trop d'images, de sentiments et sensations, si elle ne mettait pas tout ça de côté assez rapidement, elle allait perdre la raison, elle le savait. Mais son regard dévia de sa cible lorsqu'elle entendit une voix assez étrange mais quelque peu familiaire à son goût. Svarog venait de s'exprimer et ordonnait la fin du spectacle. C'est alors qu'un grésillement retentit derrière elle, lui provoquant des vibrations dans le dos. Les personnes autour d'elle se retournèrent subitement, la dévisageant. D'un geste rapide du pouce, une goupille tomba entre ses pieds et un bruit de boite de conserves se fit entendre dans les gradins, dégringolant chaque étage en libérant de plus en plus de fumées.

"Au feu !!! Au FEU !!!"

Alors que les premières personnes se levaient en criant, David alluma ses trainées de poudre qui vinrent réchauffer les pieds des spectateurs. Elle en profita alors pour lancer sa deuxième fumigènes sur le terrain afin de masquer les survivants et lança à la suite la flash bang en direction des jaffas rassemblés dans l'arène. Assez vite, elle fut bousculée et n'ayant plus rien sur elle, elle décida de rejoindre David pour mieux sortir de là. Tout le monde se poussait, donnait des coup de coudes ou pieds. Bien vite, elle attérit dans les bras de David, s'accrochant du mieux qu'elle pouvait à lui pour ne pas le perdre et trouver au plus vite une sortie. Elle sentit quelque chose lui agripper le bras mais le mouvement de la foule fit la pression lâcher et les deux compères s'éloignèrent assez vite de l'endroit où tout avait démarré. Au bout d'une dizaine de minutes, ils se retrouvèrent dans les rues, au milieu d'une foule compacte et affolé. Aucune idée de ce qu'était devenu les autres, en espérant que tout se soit bien passé pour eux. Désormais il fallait les rejoindre et alors qu'ils cherchaient un moyen de les retrouver au plus vite, Annabel s'agrippait au bras du jeune homme, comme un moyen de protection et de rassurement. Elle remarqua une ruelle et mis un peu de temps à se repérer (les femmes et l'orientation ...) mais elle l'indiqua à David et ils en prirent tous les deux le chemin, se frayant comme il pouvait un trajet au milieu de la foule. Enfin seul dans cette petite ruelle, les bruits derrière eux, Annabel se décontracta, souriant légèrement, pressant le pas pour quitter cet endroit au plus vite.

Mais pourquoi faut-il que tout finisse mal dans ce monde ?? Pourtant ils avaient réussi à s'en sortir, ils avaient quitté le danger .. Pourquoi devaient-ils le retrouver ici ?? David s'était arrêté net à côté d'elle lorsqu'il avait aperçut les trois fils de Svarog devant eux. Les mains d'Annabel se crispèrent sur le bras du jeune homme, redoutant encore un affrontement avec eux. Assez rapidement, Hulk prit en main une grenade mais il du tout d'abord pousser la jeune femme sur le côté, ayant vu avant elle l'un des fils dégainé et tiré en sa direction. Elle se retrouva contre un des murs qui bordait la ruelle, ayant senti un coup de vent passer à quelques centimètre de son bassin. Elle regarda devant elle et vit Hulk dégoupiller sa grenade, la lancer aussi fort qu'il pouvait et venir sur elle pour la protéger de l'explosion. Un bruit immense et un résonnement strident dans les oreilles. Pas le temps de reprendre ses esprits, le jeune homme la tirait déjà par le poignet pour l'entrainer dans une course effrenée. Pas le temps de regarder où elle mettait ses pieds, la fumée se dissipait déjà pour laisser place à des morceaux de cadavres et des flaques de sang. C'était eux à leur place. Cela ne faisait que quelques secondes d'écoulés, une poignée de sables dégringolant le long des doigts, à peine de centaine de mètres parcouru, que déjà ça recommençait. Annabel sentit un violent coup au niveau de son poignet et faillit en perdre l'équilibre. Elle parcourut encore quelques mètres avant de s'apercevoir que Hulk n'était plus à ses côtés. Elle se retourna et le vit à terre, se mouvant comme il pouvait, se recroquevillant presque, avançant ses mains vers ses pieds. Que s'était-il passé ?? La fumée de l'explosion lui piquait encore les yeux et sa vision se brouilla. Elle essayait de comprendre mais son cerveau bloquait, trop d'informations en même temps. David se retourna vers elle et lui cria de s'en aller. Pourquoi ??

Elle le regardait, hésitante entre le fait de l'attendre parce que forcément il arriverait à se relever, et le fait de le rejoindre pour l'aider. Mais elle sursauta quand Hulk avança de quelques centimètres dans la direction inverse de la sienne, comme entrainer par quelque chose. Et c'est là qu'elle vit des formes sombres sortir de la poussière blanchâtre. Puis des coups de feu, Annabel n'en pouvait plus, un rictus de terreur s'invita sur son visage, les larmes commençant à couler. Ils arrivaient vers eux, elle les voyaient se rapprocher. Mais son visage commença à vasciller de gauche à droite, refusant cette réalité. Ses lèvres prononçant des non imperceptible, ses mains tremblantes se levaient en direction du jeune homme. Pas lui ... Pas lui. Mais sa voix la fit comme un électro-choc. Comment pouvait-il la supplier de partir en le laissant comme ça, à la merci de ses êtres abominables. Son esprit et son coeur s'y refusaient, elle avait trouver en lui sa figure fraternelle et voilà qu'elle devait lâchement le laisser se faire massacrer ?? Les fils se rapprochaient, hurlant leur haine. Elle ne voulait pas, elle refusait tout ça. Mais l'instinct de survie, dans un tel moment de détresse, reprend souvent le dessus et les muscles de ses jambes s'actionnèrent, comme un mécanisme de sécurité qui vient en toute dernier système de défense. Petit à petit, ses gestes se firent plus grands et plus puissant et au fur et à mesure que les secondes s'écoulaient, le sourire du jeune homme se rapetissait. La rue fit un coude et la dernière vision qu'eu Annabel fut le saut des fils sur le corps à terre. Une fois le mur devant son regard, le cerveau se remit en marche. L'auberge ... Et elle courut, comme jamais elle ne l'aurait pensé en ces instants.

La porte s'ouvrit sous la force de ses mains et la pièce principale du bar apparut devant elle. Elle reprenait son souffle et vint essayer d'un revers de mains ses joues humides. Sans rien dire, halletant légèrement, son regard embrassa la pièce, essayant de se rendre compte des personnes présentes. Jan arriva bien vite contre elle, tout heureux, elle le regarda, le regard perdu, repassant sans cesse les dernières images de David dans sa tête. Elle le mis de côté d'un revers de mains, le plus doux qu'il lui était possible et vit le colonel s'approcher. Elle referma la porte derrière elle mais aucun son ne put sortir lorsque le colonel lui demanda où se trouvait Hulk. Elle essaya de balbutier des mots, mais elle finit par de nouveau porter sa main à son visage.


"Ils ... Ils nous ont rattrappés ... Et ... Ils ... On ..." Elle s'arrêta, elle ne pouvait pas se comporter ainsi devant le colonel. "Ils l'ont eu ..."

Clair et précis, peut-être était-ce mieux que des palabres inutiles. Toute manière, pas le temps d'en faire. A peine s'était-elle mis sur le côté que quelqu'un annonçait l'arrivée d'une mini armée. Les ordres tombèrent comme un couperet, il faudrait se battre. Mais elle ne le voulait pas. Elle voulait s'écrouler à terre et pleurer, sortir tout ce qu'elle avait à l'intérieur, il y en avait de trop, trop pour qu'elle le supporte plus longtemps. Et tout s'enchaina. Les premières balles commençèrent à traverser les murs en bois, venant s'écraser dans les tableaux ou les verres. Elle s'accroupit à terre, essayant de protéger comme elle pouvait le petit garçon toujours auprès d'elle. Sans savoir ni d'où ni comment, une arme glissa sur le sol, dans sa direction et s'arrêta non loin d'elle. Elle la saisit, machinalement et rampa sur le sol pour se mettre dans un coin, au plus à couvert qu'elle pouvait, plaçant le petit derrière elle. Bientôt, des visages apparurent au travers des fenêtres lui faisant face. Ni une ni deux, son index fit la pression nécessaire et les coups partirent. Les cris, les giclées de sang, les visages. Elle n'entendait plus rien, ne ressentait plus rien, le vide intégrale. Elle était seule, plus rien n'existait, juste ces visages et ces balles. Seul le hoquettement de son arme la sortie de son rêve. Plus de munitions. Elle regarda frénétiquement autour d'elle mais elle était trop sur le côté pour que sa voix n'atteigne le colonel avec toutes les recharges. Elle remarqua alors qu'à l'autre bout de la salle, Smith se battait déjà au corps à corps, Almie idem. Et c'est un cri rauque, presque inhumain qui la fit réaliser son erreur, elle ne surveillait plus ses devants. Un homme fonça vers elle et l'attrapa au cou, la relevant d'un coup.

Le souffle coupé sous l'action, elle leva le bras et abatit le tranchant de sa main sur le visage de l'homme. Il relacha la pression, la libérant par la même occasion et elle en profitant pour lui asséner d'autres coups. Dans un mouvement, elle sentit quelque chose de très dur contre ses côtes et se souvint qu'il lui restait une lame camouflée. Rapidement, elle la sortit et asséna plusieurs coups à son adversaire. Ce dernier s'écroula au sol et cette vision changea radicalement Annabel. La chaleur de son sang ruisselant de sa lame à ses doigts. L'odeur de ce sang parfumant ses narines et son palais. Son regard se noircit, jusqu'à devenir étranger à ce qu'elle était. Son corps se redressa, reprenant une assurance malsaine, les muscles de son cou se contractèrent. Un autre passa par la fenêtre et arrivait sur elle. Ni une ni deux, l'instinct meurtrier qu'elle éprouvait en cet instant se libéra entièrement. La Annabel que tous connaissaient n'était plus là, restait simplement cet être, résidu de Nebek. Elle alla alors au contact, prenant l'un après l'autre les fous qui osaient s'aventurer sur son chemin. Jambes, torses, visages, rien ne résistait à sa lame et à son bras destructeur. Dans sa tête repassait les images de Thomas, de David et les visages dégoûtants qui l'avaient agressés. Elle commençait à crier après eux, les insultant dans sa langue mais aussi en Goa'uld, laissant des mines surprises sur les visages des morts qui s'amoncelaient. Elle avait l'impression d'en avoir découper des centaines mais en faite elle s'acharnait plus sur les quelques uns qui étaient venus à sa rencontre. Elle finit par s'arrêter lorsque son pied glissa sur une marre de sang, la faisant basculer et tomber sur son genou. Le choc remonta son torse pour venir la réveiller. Il n'y avait plus de bruit autour d'elle, un silence étouffant marqué par quelques derniers combats et une odeur désagréable. Deux-trois inspirations et elle reconnut la fumée d'un feu de bois.

Ne voulant s'étaler à terre, Annabel décida de s'éloigner des corps amoncelés en marchant à quatres pattes. C'est sur le chemin vers un endroit plus sur qu'elle découvrit un morceau de papier, éclaboussé de tâches rougeâtre. Elle le prit entre ses doigts et essaya de déchiffrer ce qui y était inscrit. Divercion. Qui avait écrit ça ?? Et quand surtout ?? Elle se redressa et regarda l'ensemble de la salle, enfin ce qui en restait. Tout le monde était en vie, pour une fois ... Et c'est en apercevant Pulo qu'elle comprit. Elle se leva d'un coup et se dirigea vers lui, boitant légèrement. Une fois à ses côtés, elle s'appuya sur le comptoir et lui tendit le petit message.


"Jan ..."

Une nouvelle attaque démarrait mais Annabel était calmée, elle avait sortit tout ce qu'elle avait en rage. Elle resta alors auprès de Pulo, ramassant une arme au sol et la rechargeant, le protégeant comme elle pouvait. Les vitres explosèrent d'un coup, un grand souffle animant toute la pièce. Quelqu'un avait balancé une grenade ?? La dernière vague fut assez vite arrêté mais la fumée persistait dans la salle. Et ça sentait de plus en plus le cramé. Son regard croisa celui de Menchu mais elle ne put le soutenir, ne voulant pas. Elle préféra regarder le restant de porte d'entrée et le colonel leur dire d'avancer. Le soleil faisait mal, ses yeux lui brulaient. Elle put voir l'état de ses bras, recouvert de sang. Ses muscles lui faisaient mal, son bassin aussi, elle boitait légèrement. Mais c'était fini. Des fils étaient agenouillés à terre, des habitants autour d'eux. Elle les reconnaissait un à un, les ayant croisés un jour, leur ayant parlé ou plus encore. Elle portant sa main droite au dessus de ses yeux, se les protégeant ainsi de la lumière. Et un cri la sortit de son admiration pour les habitants. Pulo était à terre, recroquevillé sur lui même. Etait-il blessé ?? Le sergent hurla et se jeta sur un des fils. Que se passait-il ?? C'est alors qu'elle vit une petite main pendouiller entre les bras puissants du barman. Doucement, elle se rapprocha de ce dernier et vit en premier une mèche. Jan ... Le sol se déroba à son tour sous ses pieds, elle se sentit tomber à la limite de l'évanouissement et se rattrapa sur l'épaule de Pulo. Thomas, David et lui maintenant. Elle releva le regard vers les autres, cherchant le vert émeraude mais elle ne le trouva pas. Enfin elle n'eut pas le temps de le trouver, des larmes venant laver le sang sur son visage.

Ok. Il voulait se la jouer comme ça ?? Ils allaient voir. La pyramide hein ?? Pas de soucis. Ils voulaient les exterminer, ok, mais pas avant en avoir tuer le plus possible. Elle se releva, reniflant un grand coup, s'essuyant de nouveau son visage, à croire qu'elle passait son temps à ça, et repartit à l'intérieur de l'auberge. Elle en ressortit quelques instants plus tard, armé d'un fusil et de quelques chargeurs. Son regard en disait long, la pyramide et pas d'autres choix possibles.
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MessageSujet: Re: MJ Black Eagle   Lun 18 Juil - 0:30

Rouge de colère, Svarog était maintenant assortit à son armure avec la haine qui lui déformait le visage. Le français comprit alors qu' Abaddon s'était trompé. Il allait pour se saisir d'une arme quand Svarog ordonna la mort des survivants. Ce qu'il restait de ses troupes improvisées se mirent en position défensive mais les quatre Jaffas qui débarquèrent n'annonçaient rien de bon. Ils allaient resté loin et tirer sans laisser le moindre échappatoire.

« Tu reste un lâche Svarog, une sale merde qu'a peur de moi ! »

Les mots criés par le français tétanisèrent la foule et renforça la colère du pseudo Dieu qui réitéra son ordre... C'était sans compter sur les Black Eagle qui commencèrent à foutre le bordel, le gladiateur improvisé en profita pour ramasser l'épée bâtarde qu'il avait lâché juste avant, quand il se redressa, il vit un bout de métal rouler devant lui, il se recroquevilla en fermant les yeux mais n'eut pas le temps de se boucher les oreilles. Ses tympans en pâtirent et la douleur lui embrouilla l'esprit, l'empêchant de prendre la suite de ses hommes qui étaient venus le chercher jusque dans l'arène. Eversman lui prit alors le bras et le tira hors de l'arène. Il se laissa entraîner jusque dans la foule ou il reprit plus ou moins ses esprits. Il devait se concentrer, où, quand, comment. Le gradé resserra sa prise sur sa lame alors que Fett abattait un Jaffa tirant dans la foule, il reprit le chemin avec eux quelques secondes après. Almie ayant neutralisé le second en lui transperçant le corps de part en part. Elle les rejoignit avec un triste sourire pour son mentor, le voyant proche d'elle mais salement amoché.

Une fois arrivés dans l'auberge, Menchu avait retrouvé ses esprits, il ordonna à Almie d'aller se mettre en vigie à l'entrée de la planque, ce qu'elle fit sans broncher devant sa voix autoritaire. Il pivota ensuite pour se retrouver face à Fett.


« Je vous avais intimés de ne pas me récupérer ! L'ennemi s'est servit de moi pour vous faire sortir et vous avez plongés dans le piège : Ne recule devant aucun sacrifice, c'est pas pour rien que cette phrase fait partie de notre credo. Le français était à la limite de crier. Vous auriez du profiter du combat pour saboter la pyramide ! Là, il gueulait. Maintenant... Notre mission est compromise et ne serait-ce que survivre va devenir quasiment impossible. Il... »

Annabel entra en trombe dans le bar, Boba lui demanda immédiatement ou était Hulk : mort. Le français serra les dents et avant d'avoir pu prendre la parole, Smith annonça l'arrivée de l'ennemi sur leur position alors même qu'il plaçait une table devant la fenêtre d'où il venait d'observer l'ennemi. L'engueulade sera pour plus tard, il fallait penser à survivre d'abord.

« Il faut bloquer toutes les issues secondaires, ne leur laisser que pour seul passage l'entrée principale, allez ! »

Tout le monde se mit au travail, se servant des tables pour boucher les fenêtres et avec le rab, ajouté aux chaises, ils barricadèrent l'entrée aussi, ce qui leur ferait gagner du temps. Menchu ordonna que les tireurs se placent tous derrière le comptoir alors que lui, Almie et les quatre civils se plaçaient des deux cotés de la porte pour recevoir l'ennemi avec leurs armes de corps à corps. A peine furent-ils prêts que des tirs traversèrent les murs en bois du bâtiment.

« A terre, tous à terre ! Cria le chef d'équipe, restez baissés, attendez qu'ils entrent pour faire feu et ajustez vos tirs, ils n'ont qu'un seul point d'accès et vous êtes nombreux. »

La barricade cessa rapidement aux tirs et aux coups de ce qui devait être un bélier de fortune. La première balle fut de Pulo, les suivantes, de tout les tireurs. L'équipe de corps à corps resta inerte dans les premières minutes du combat mais lorsque les munitions diminuèrent et que Fett du allez en chercher, ce fut le signal. Les combattants quittèrent leurs positions et chargèrent l'ennemi qui avait commencé à s'infiltrer pour le repousser avec de nouveaux combattants plein de rage. Tous sauf un : Menchu était incapable de bouger, un genou au sol, son corps refusait de faire le moindre mouvement. Brisé par la douleur, le vétéran se retrouvait paralysé, il posa son second genou au sol alors qu'il s'appuyait sur son épée pour ne pas tomber et ne pas sombrer dans l'inconscience. Il sentait son esprit dérailler, lui amenant des flashs de cette nuit longue et éprouvante. Il revoyait les tortures qu'on lui avait fait subir, il sentait la puissance des liens qui le maintenait à la chaise... Capture, torture, Nienor, Cage à loup, Ukraine, Archipel Fox...

« FOOOOOOOOOX ! »

Le cri de guerre du militaire figea l'ensemble des combattants pendant une seconde dont il profita pour se relever d'un bond, il leva son arme et trancha en deux un ennemi qui n'eut pas le temps de réagir, il poussa un cri bestial, mélange de haine et de douleur. Il avait juré de ne pas abandonner, sur la tombe de son vieil ami, il avait juré de lutter jusqu'à son dernier souffle et même au-delà afin d’honorer la mémoire du soldat d'exception, de l'ami mort pour lui. Le reste du combat fut de la bestialité pure pendant le quel il ne se soucia que d'une seule chose : tuer autant d'ennemi que possible. Le reste lui importait peu, l'indifférait même. Le feu semblait ronger lentement le bâtiment, rendant l'air de moins en moins respirable. Le gradé se baissa instinctivement en fauchant ses deux jambes à un ennemi trop proche avant de l'achever en le plantant dans le cœur. Le combat s'intensifia et alors qu'il allait ordonner à tout le monde de sortir, Fett leur fit signe de sortir. Il quitta alors ce qu'il restait du saloon et vit des Fils de Svarog prisonnier, et les villageois alentours les maintenant à genoux. Le vétéran, qui n'avait pas encore tout à fait retrouvé ses esprits prit la parole :

« Et qu'est ce que vous voulez qu'on en foute ?! Gronda t-il d'une voix puissante. Exécutez-les ! »

Son ton agressif surprit, un homme voulu prendre la parole mais il fut coupé par la rage du chef des Black Eagle.

« Vous vous dites prêts à combattre, et pourquoi maintenant ? Parce qu'un gamin est mort ? Almie posa une main sur l'épaule de son mentor pour lui rappeler ses obligations, il ferma les yeux en reprenant sa respiration avant de rouvrir les yeux pour regarder les prisonniers. A poil, les intéressés se regardèrent, indécis. J'ai dit d'vous mettre à poil ! »

Le français s'avança vers eux en levant sa lame, ils le supplièrent de ne pas les tuer et commencèrent à se déshabiller, lorsqu'ils eurent tous enlever leur tenue, Menchu acquiesça et donna l'ordre qu'on les tue, tous.

« Bon, voilà l'plan : moi, Almie et Smith on va jouer les prisonniers entre les mains d'une vingtaine de villageois déguisés, les plus costaud. Boba, tu vas réunir tout les autres et trouver une faille dans la défense de la pyramide pour attaquer. Une fois qu'on sera à l'intérieur du périmètre de défense, la moitié des villageois se dispersa et commencera à ouvrir le feu sur tout c'qui bouge. Avec de la chance, ça foutra un sacré merdier et vous facilitera grandement la tâche, go ! »


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MessageSujet: Re: MJ Black Eagle   Lun 18 Juil - 23:14

La réaction de Menchu avait de quoi refroidir les ardeurs. Une fois les Fils de Svarog nus et inoffensifs, il ordonna qu’on les exécute. Léon Smith regarda son supérieur d’un air hésitant, et la perplexité se lisait un peu partout sur les visages. L’anglais était persuadé que le mauvais traitement qu’on avait infligé au français était la cause de cet ordre. Il s’emportait et il le voyait bien. Il tenta une approche, parlant à voix basse pour que juste lui puisse entendre.

« Mon Colonel… On peut s’occuper d’eux plus tard. Le temps presse… » Il vit le regard noir de Menchu, un regard qui le défiait de contester ses ordres. Seule la mort devait s’abattre sur les prisonniers, aucune pitié n’était permise. Ca, Smith le comprit et décida d’utiliser la voix de la raison pour se justifier.

« Il faut économiser les munitions qu’il nous reste. Je ne veux pas gâcher la moindre balle pour l’une de ces tapettes à poil. »

Le ton qu’avait pris le SAS était doux mais déterminé. Menchu s’approcha du soldat, qui put voir les multiples blessures sur le corps de son supérieur. Il y avait des brûlures, des entailles, des hématomes, des cicatrices qui s’étaient rouvertes… Léon aurait connu beaucoup d’hommes qui auraient déjà succombés à tant de souffrances. Narah ordonna à ce qu’on les égorge, sans condition possible. Smith le fixa pendant un moment puis hocha la tête. Les directives furent données aux villageois, discrètement afin de ne pas affoler les prisonniers. Puis chaque résistant se plaça près d’un des Fils de Svarog, une lame à la main. Lorsque les ennemis comprirent ce qui allait se passer, il était déjà trop tard… Ils finirent tous égorger, leur corps recroquevillé dans une marée de sang…

Une heure plus tard et le soleil était au zénith, contrastant avec le silence glacial qui planait sur les alentours de la pyramide. Les sentinelles ennemies étaient aux aguets un peu partout sur le site en construction, sur les palissades, les tours de gardes et derrière la barrière qui faisait office de porte durant les travaux. Il y avait pas mal de villageois qui faisaient leur travail d’esclaves, sous l’œil attentif de leurs exploitants. L’activité battait son plein malgré les évènements de l’arène. Pierres, bois et ferrailles étaient entretenus et transportés un peu partout, non pas par hasard. Il y avait aussi un peu de stock de Naquadah, entreposé dans une tente gardée. Et malgré tout, un calme étrange, presque respectueux, régnait sur les lieux…
Menchu, Smith et Almie arrivèrent à la porte, entourés d’un maximum de villageois qui avaient pu endosser les uniformes de l’ennemi. Pour la mise en scène, ils s’étaient attachés les mains mais très légèrement, afin d’être capable de délier leurs liens par eux-mêmes pour se défendre rapidement. Chacun avait des armes planqués sous ses vêtements, même Menchu, qui avait récupéré au QG celles du Major Gerrard.
La tension était palpable, les villageois infiltrés avaient du mal à se comporter come de réels barbares. De la sueur coulaient abondamment sur leurs tempes. Tito, le leader de la révolte, était en tête de contingent et éleva sa voix vers la tour de garde.


« On ramène les prisonniers à Svarog. Il n’y a qu’eux, les autres sont morts ! »

La tête d’un jaffa borgne apparut sur le rebord, observa attentivement les terriens et donna l’ordre d’ouvrir la porte. Celle-ci se souleva d’une rapidité agonisante et le groupe put enfin pénétrer sur le chantier.

« A la pyramide. Allé ! » Le jaffa abattis son fouet sur l’un des villageois en uniforme. L’homme plia des genoux et grinça des dents, mais continua à marcher, plus rapidement cette fois-ci.

La troupe continua sa route au sein du site. Menchu put voir les esclaves s’agitaient partout telles des fourmis en pleine activité. Il y avait principalement des jeunes, des enfants parfois, des personnes bien plus âgées d’une autre génération, et beaucoup de femmes.
Après cinq minutes de traversée, ils arrivèrent au pied de la pyramide. Un chemin en pente menait à la porte de celle-ci, où deux jaffas faisaient la garde. Le borgne passa en premier, crachant au visage d’Almie par la même occasion.
La jeune extra-terrestre devint aussi blême que la mort elle-même, mais ne bougea pas d’un poil. Tout le monde suivit le jaffa vers l’entrée de l’édifice.
Dans la pièce principale se trouvaient plusieurs Fils de Svarog, des chefs d’escouades, qui semblaient occupé à fumer une drogue locale, ainsi que quelques jaffas qui faisaient la garde. Dans un coin, Menchu repéra la tête du soldat Hulk, plantée sur un piquet.


« J’amène les prisonniers à Svarog. »

« Ah… Les tau’ris ? » Demanda un des Fils. Le jaffa borgne souffla dans sa joue, signe qu’il n’en savait rien. « Svarog ne veut pas être déranger… Amenez-les aux oubliettes ! Et qu’ils passent chacun leur tour entre les mains de l’apothicaire ! »

Le borgne acquiesça et se retourna vers Almie, prêt à la fouetter si elle refusait d’avancer. Son unique œil fut attiré par des liens, tombés par terre… Des liens qui étaient sensé être enroulé autour des poignets de la prisonnière.
Almie, le regard transcendant, dégaina une épée courte de sa veste et trancha net la gorge du jaffa, éclaboussant son visage de sang chaud. Mis à part Menchu et Léon, personne n’aurait pu s’attendre à un geste aussi rapide et fluide.
Smith s’empara son Mp5k et cribla de balles les Fils de Svarog, sans aucune pitié, tirant en rafale et les touchant pratiquement tous dans la tête sans leur laisser la moindre chance de riposter.
Les jaffas dans la pièce réagirent au quart de tour. L’un d’eux tira en direction d’Almie, qui se servit du corps du guerrier borgne comme bouclier humain, avant de jeter sa lame dans le cœur du guerrier ennemi. Menchu s’occupa de neutraliser le plus proche de lui et les villageois infiltrés se jetèrent sur les autres. Ceux à la porte de la pyramide firent feu, tuant deux rebelles avant de se faire corriger à leur tour par Narah. Puis ce dernier donna le signal à Fett par radio. Les coups de jeu avaient alertés les troupes sur le chantier et les esclaves avaient paniqués, prenant la fuite vers d’autres zones sécurisées. Plusieurs Fils de Svarog arrivèrent au bas de la pente mais furent accueilli à froid par Smith, qui fut chargé de rester là avec la moitié des résistants. Les autres, dirigés par Narah et Almie, avancèrent vers le cœur de la pyramide…

Fett reçut le signal de Narah comme quoi ils étaient dans la pyramide. Postés près des montagnes avoisinantes, le Colonel put voir dans des jumelles la pyramide, avec à ses pieds, un tas d’ennemis qui se rassemblaient pour attaquer leurs compagnons infiltrés, défendant leur position et qui auraient besoin d’aide pour repousser tout ça.
Le terrien allait donner l’ordre d’attaquer. Il fit un petit discours et donna quelques instructions, mais il eut à peine terminé que les résistants chargèrent sans hésiter, criant leur rage et courant à toute enjambée vers les palissades. Ils avaient récupérés les échelles des Fils de Svarog et ils s’en servirent pour monter en haut des murailles de bois, où la défense ennemie était plus que jamais réduite. A coup de grenade et de tirs de couvertures bien placées, les terriens et les villageois purent pénétrer sur le site, se jetant sur des Fils de Svarog désorganisés. Fett, Spence, Eversman, Moon, Pulo, Varen… Ils étaient tous là pour l’affrontement final. Même Elena, armé d’une dague et d’une hachette, partait à l’assaut avec son peuple et ne quittait pas d’un pouce le Lieutenant-colonel.
Rapidement, les palissades furent sous contrôle. Eversman suivit un groupe de résistant dans un passage menant à une sorte de clôture, à même pas cent mètres de la pyramide. Derrière se trouvait des dizaines d’esclaves, tels des animaux enfermés dans un enclos. Des jaffas gardaient l’entrée, positionnés derrière des sacs de protection, et prêt à tirer sur quiconque qui voudrait essayer de libérer leur bétail…

Emporté par le mouvement de charge féroce, Spence suivit Moon avec d’autres résistants. Les Fils de Svarog sortaient de leur tente, ahuris par l’invasion, et se faisaient massacrer. Rares étaient ceux qui trouvaient le temps de se regrouper pour organiser une défense efficace et honorable. L’un d’eux eut l’audace de surprendre Betty à revers, sa hache sur le point de lui fracasser le crâne. Spence abattit le fanatique et aida sa coéquipière à se relever. Elle fit une pause pendant un instant dans ce carnage et repéra au loin, à l’extrémité des combats, le vaisseau cargo qui avait permis à Svarog de se poser en ville quelques heures auparavant… Un vaisseau qui constituait l’une des seules sorties de secours du Goa’uld cas de victoire. .
Elle vit deux jaffas courir et entrer à l’intérieur de l’appareil. Moon suivit le regard d’Annabel et acquiesça lentement, lui montrant qu'elle avait du C4 sur elle, et rechargeant son arme de poing pur être prête à repartir à l’action…

Non loin de là, Fett rassembla les troupes pour aller s’occuper des ennemis eu bas de la pyramide. Smith, qui défendait l’entrée, avait bien besoin d’aide s’il ne voulait pas être débordé et être à cours de munition.


« Chargez !!!! » Le cri de Pulo mit fin à cette courte pause et toute la meute de résistants partit en courant vers l’armée ennemi, emportant Boba dans leur charge telle une vague qui le pousserait inéluctablement vers la plage. Il ne pouvait pas se dégager, ne faisant plus qu’un avec ce peuple déchainé et survolté. Des projectiles de lance jaffas et des balles de Fils de Svarog firent tomber plusieurs d’entre eux, des braves hommes qui ne reculèrent devant rien, mais pas assez pour empêcher les résistants dans leur progression.
L’impact entre les deux « armées » fut brutal et sanglant. Des tripes et des boyaux rejoignirent le sol, prêts à farcir sous le soleil et à être piétinés par la masse d’hommes encore debout. Boba, avec ses armes à feu, était un peu comme un poisson en dehors de l’eau. Etant donné son armement plus efficace, il faisait beaucoup plus de victimes mais cela devint difficile de viser dans un tel combat sans risquer de causer des tirs fratricides. Il dut se résoudre à tirer à bout portant, puis à se battre au corps à corps, comme tout le monde.
Le plus gros des combat était ici, au pied de la pyramide, où le nombre d’ennemis était à peu près égal au nombre de résistants. Mais la détermination et le courage était en faveur de ces derniers…
Soudain, il y eut une ouverture dans la pyramide et trois planeurs de la mort furent libérés dans les airs. Ils prirent leur envol puis effectuèrent un demi-tour. Les canons armés, ils criblèrent de tirs le champ de bataille, tuant villageois et soldats ennemis en même temps. Un quatrième planeur sortit peu après et suivit les deux autres. Boba chercha une solution pour contrer cette attaque, qui pouvait détruire le moral des troupes si elle persistait.
Soudain, le dernier vaisseau à être sorti se mit à tirer sur l’appareil qui se trouvait devant lui, à plusieurs reprises, jusqu’à le détruire complètement. Puis il se mit à viser un autre planeur ennemi. Il le prit en chasse et le toucha à l’arrière. Le vaisseau ennemi tourna sur lui-même et termina sa course au loin, dans l’une des tour de garde. Le dernier chasseur ennemi se rendit compte de la traitrise et prit en chasse celui qui avait descendu les deux autres. Il finit par le toucher à l’aile.
Abaddon, qui était dans ce planeur, essaya de remonter le nez de son appareil mais ne put éviter un atterrissage forcé. Son vaisseau s’écrasa un peu plus loin sur le site, et le dernier appareil ennemi fit demi-tour pour se remettre à tirer dans la foule de combattants au sol.
Le regard de Boba, qui avait rapidement observé ce spectacle, s’arrêta tout en haut d’une tour de garde non loin de lui, où un canon goa’uld était tranquillement posé sur le rebord du muret…


Menchu et son groupe continuait leur percée dans la pyramide. Il jugea qu’ils étaient arrivés au cœur du bâtiment et Tito approuva. Tout le monde portaient sur soit au moins un pain de C4. Ils posèrent les explosifs sur les énormes piliers soutenant toute la structure, quand des jaffas arrivèrent pour défendre les lieux. Plusieurs résistants furent tués, n’étant pas habitué à combattre des guerriers comme ça. Derrière la défense jaffa se trouvait un couloir menant à une autre pièce, dont la porte était fermée et solidement gardée.
Un contingent de jaffa arriva en renfort et se posta devant cette porte. Menchu se retrouva coincé face à se tir de barrage quand une grenade fut jetée à terre vers les guerriers de Svarog. Elle explosa peu après, déchirant la chaire et brisant les corps ennemis. C’était l’œuvre de Smith, qui se pointa près de Narah en lui annonçant que Boba était en train de se battre dehors.
Puis ils refirent feu, abattant les jaffas un par un. Cela permit à Almie de se glisser sur le côté, telle une ombre passant de pilier en pilier, et de se jeter sur les derniers jaffas vivants pour régler leur compte, une épée courte dans chaque main. Léon lâcha son mp5, vide de munition, et sortit son Beretta.
Narah analysa la situation… Il y avait cette pièce au fond du couloir. Le C4 était posé. Il restait lui, Almie, Smith, Tito et trois villageois. L’anglais lui indiqua qu’il avait une flash bang.
La troupe se mit en place dans le couloir, contre le mur, et Narah défonça la porte. Smith y balança sa flash et après explosion, ils pénétrèrent dans la pièce. Quelques jaffas étaient au sol, abasourdis. Narah et Smith les exécutèrent et observèrent aux alentours… Il y avait un trône, vide, ainsi que plusieurs armes dont l’épée que Menchu possédait avant de se faire capturer. Mais pas de trace de Svarog…


« Mon Colonel! Le serpent s’est enfui. » Signala Léon qui se trouvait devant une porte scellée, récemment utilisée. Il devait y avoir un passage derrière la porte, menant à l’extérieur… Mais impossible de l’emprunter pour les suivre.

Narah donna l’ordre de sortir pour rejoindre les autres. C’est alors que Tito l’interpella… Les trois résistants qui étaient restés dans le couloir pendant ces quelques minutes étaient à terre, les visages en sang… Tito s’avança de rage dans la pièce principale aux piliers.

« Montrez-vous ! Où est-ce que vous êtes bande de bâ… »

Un coup de pelle l’assomma direct et l’apothicaire fou fit son apparition, se tenant au dessus du corps du villageois. Il s’adressa à Narah, le mettant au défit d’avancer.

« Bouge pas ! Sale putois !! Tu fais un geste de plus et je lui crame le visage… Hihihi… »

Le vieillard à la blouse rouge avait dans sa main un tube à essai avec de l'acide mortel à l'intérieur. S’il le versait sur Tito, toute la matière organique qui constituait sa tête allait fondre en l’espace de quelques secondes, le tuant dans d’atroces souffrances… L’homme l’avait utilisé à petite dose pour torturer Menchu pendant la nuit et qui en gardait plusieurs brûlures, notamment au niveau du dos et de la poitrine…
A ce moment, Smith et Almie étaient restés dans la chambre du fond et furent alertés par les bruits. L’anglais fut le premier à sortir. Il s’apprêtait à abattre le vieux d’une balle de Beretta quand une lame vint se loger dans son bras, lui arrachant un cri de douleur.
La furie de l’apothicaire, toujours dans son armure d’amazone, sortit de l’ombre et asséna de nombreux coups à Léon, reprenant la lame qui était dans son bras et d’un coup de pied en pleine mâchoire, l’envoya au sol.
La fille s’apprêta à en finir rapidement avec lui quand Almie apparut, se plaçant entre elle et l’anglais.


« Hey ma beauté… Ca t'dit qu’on baise toutes les deux ? »

La guerrière ennemie se lécha les lèvres suite à sa provocation qui n’avait pas d’autre but que de déstabiliser son adversaire. Elle fit danser son poignard entre ses doigts, attendant le bon moment pour attaquer sa proie…
Un peu plus loin, Menchu ne bougeait toujours pas. Le vieux lui ordonna de poser son flingue par terre, menaçant de faire couler l’acide sur le corps inconscient de Tito. Il jeta un coup d’œil par-dessus l’épaule du terrien pour tenter de voir comment se débrouillait sa petite fille, puis il parla et ria en même temps… Un rire qui traduisait un profond sentiment de colère et de frustration…


« Vous n’auriez jamais du venir ici… »


[Vous l'aurez compris, il n'y a quasiment que du combat pendant un moment donc je ne me suis pas attardé dans les descriptions, a vous d'vous lacher là dessus et de laisser courir votre imagination. Rolling Eyes Pour ce qui est de la suite, vous pouvez la continuer vous même tant que ça reste dans la logique, bien évidemment. Il n'y a pas de "piège"... Menchu je te laisse faire pour Almie aussi. Si vous avez des doutes contactez-moi par MP. Le délais de réponse est de cinq jours Wink]

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MessageSujet: Re: MJ Black Eagle   Mar 19 Juil - 16:42

Narah était plus que remonté, prêt à exécuter tous les prisonniers. Ce n’était pas le fait de les tuer qui m’étonnait, mais qu’il était prêt à le faire devant le reste de l’équipe, devant toute la population. Certes sont plan justifiait que l’on récupère leurs uniformes pour que l’on puisse s’infiltrer, mais de là à exécuter tout le monde. Smith essaya de dissuader Narah. Il n’avait pas tord, perte de temps et gâchis de munition.

-« Nous n’avons pas besoin de ça, colonel ! »

Mais Menchu n’était pas un soldat que l’on dissuadait aussi facilement, il usa de toute sa force de persuasion pour convaincre, ou obliger, Smith de passer à l’acte. Il fallait le faire. Avec Smith, nous passions les ordres aux villageois qui semblaient déterminés. Puis, quelques minutes plus tard, les captifs baignaient dans leur propre sang. Une fois tout le monde prêt, nous nous répartissions conformément aux ordres de Narah. Je formais donc un groupe avec Spence, Eversman, Moon, Pulo, Elena et tous les autres. Alors que Narah et ses gars costumés prenaient la route de la pyramide, nous prenions un chemin qui allait vers collines environnantes de cette même pyramide, transportant avec les échelles précédemment utilisées par les Fils. Je profitai de cette occasion pour me débarrasser de ce foutu poncho et de faire prendre la lumière du jour à mes armes. Quelques dizaines de minutes plus tard, nous arrivions en haut d’une colline, qui surplombait toute la structure.

-« Tout le monde à couvert. Eversman et Spence, avancez avec moi. »

Je me mis à ramper sur le sol pour pouvoir observer discrètement les alentours. A couvert dans le herbes, personne ne pourrait trop nous remarquer. Je pris me jumelles et j’observais ce qui se passait en bas. Le groupe de Menchu venait tout juste de pénétrer dans la pyramide, sous bonne garde. Je reportais mon attention sur le mur d’enceinte de la zone ou plutôt la palissade de bois. Quelques gardes y étaient postés, certains dans des casemates de bois dans une disposition plus que clairsemée.

-« Apparament, le point faible de leur défense se trouve juste devant nous. Cette palissade ne doit pas être des plus solide, et pas très haute. Les échelles suffiront. Quasiment pas de force en présence, ce sera du gâteau. Une fois sur la palissade, je m’occupe du fortin le plus proche, Eversman, vous vous occupez de faire une brèche dans la palissade, cela permettra à plus de monde de passer. Spence vous resterez avec les villageois. Ensuite, on fonce à la pyramide. »

Un petit plan bien ficelé, et il n’ya avait plus qu’a attendre le signal radio de Menchu. Des jaffas commencèrent à s’exciter et à se regrouper près de la pyramide. Le combat commençait. Quelques minutes plus tard ma radio grésilla, Narah donna le signal.

[Radio] Bien reçu !

-« Peuples de cette planète ! Black Eagles ! C’est le moment tant espéré ! Battez vous pour votre liberté ! A l’assaut ! »

Un dernier coup d’œil à la foule, en particulier à Elena, armée jusqu’au dent et je me mis à dévaler la pente de la colline pour foncer jusqu'à la palissade. La distance qui nous séparait commençait à se réduire considérablement. Le souffle haletant, j’entendais les premières balles siffler autour de nous. J’ouvris le feu avec mon UMP. Mes tirs n’étaient pas précis, mais ils faisaient baisser la tête de nos adversaires. Une fois aux pieds De l’enceinte, je tirais un peu plus précisément, trouant quelques têtes ennemies. Les premières échelles arrivèrent. A peine la plus proche de moi était installée que je grimpais dessus pour atteindre le chemin de ronde. Il restait encore quelques ennemis, qui se défendaient tant bien que mal. J’en abattit trois, avant d’approcher du fortin d’où partait des tirs un peu plus soutenu. Comme pour le bar, je fis un petit explosif improvisé avec un morceaux de C4. Puis je le lançais à l’intérieur. Je reculais, protégeant à la fois Elena qui me suivait comme mon ombre.

-« Ca va péter ! »

Je sentis le souffle me secouer et quelques morceaux de bois retomber sur moi. Je me relavais, la moitié du fortin était écroulé. Je remis Elena debout, puis nous poursuivions le combat. Eversman avait réussi à percer la palissade, où d’autres villageois s’engouffraient. Du haut de la palissade, je tirai sur tous les jaffas que voyais. Couvrant le carnage que faisait Eversman près de l’enclos à esclaves. Voyant que les choses commençaient à être sous contrôle dans ce secteur, je descendis pour rassembler mes hommes et aller à l’assaut de la pyramide, où Narah avait besoin de notre aide.

-« Tous à la pyramide ! »

Je fis signe à Eversman de venir nous rejoindre. J’avais perdu Spence des yeux, mais quelque chose me disait que je n’avais pas trop de soucis à me faire pour elle. Je fut pris dans la charge des résistants, n’ayant d’autre choix que de foncer dans les forces adversaires, composée de Fils. Je vis le groupe d’ennemis se rapprocher dangereusement, j’eu juste le temps de vider le demi-chargeur qu’il me restait avant de ne plus pouvoir me servir de mes armes, faute de place. Je dégainais mon couteau de combat, taillant tout ce qui portait des fringues rouge vif.

-« Yaaaaaaaaaaah ! Crevez tous ! »

Je tailladai le visage d’un, avant d’égorger un autre. Je plantais mon couteau dans la poitrine d’un fils avant d’en étriper un autre. Après avoir tué quelques adversaires, je récupérais un genre de masse d’armes. Utile pour éclater des cranes, ce que je mis a faire de suite, exposant à la lumière du jour, nombre de cervelles ennemies. Je sentais du sang couler sur mon visage et sur mon corps, cela me rassurait de savoir que ce n’ étais pas le mien. Je souriais comme jamais, j’étais dans mon élément. Un fils, blessé aux jambes se tenait à genoux devant moi, me regardant d’un air terrifié. Ce fut avec un sourire jusqu’au oreilles que je lui éclatais le crane, faisant sortir son cerveau par ses oreilles. Soudain, il y eu un sifflement grave dans les airs. Je levais la tête et je vis trois planeurs de la mort voler puis ouvrir le feu sur nous. Sous les premiers tirs, le sol vibra, une pluie de membres arrachés et calcinés s’abattit sur nous.

-« Enculés ! »

Je dégainais mon Beretta, ouvrant le feu sur un planeur. Je ne savais ce que j’espérais, mais il se mit à fumer. Etonné, je découvris un quatrième planeur qui ouvrait le feu sur les trois premiers. Qu’importe qui était dans le cockpit, il nous rendait un fier service. Il en abattit un deuxième, avant d’être mis hors de combat à son tour. Je suivis sa trajectoire fumante jusqu'à son crash. Le dernier appareil revint et ouvrit une nouvelle fois le feu sur la foule. Mon regard se reporta sur le crash, ou plutôt sur une tour de garde non loin du crash où patientait un canon goa’uld. Sans attendre plus longtemps, je m’extirpais de la bataille, sous le feu du planeur, pour me diriger vers la tour.

-« Tu va voir mon salaud. »

Arrivé en bas de la tour de garde, je dégainais mon Beretta, près à toutes éventualités. En effet, une fois en haut, un fils me demanda pitié. Il n’eut pour seul réponse qu’une balle en pleine tête. Je pris les commandes du canon goa’uld. Elles ressemblaient un peu à celle d’un calibre 50. J’ouvris le feu sur le planeur, tirant au jugé. Le planeur esquiva les premiers tirs. Je ne lui laissait pas le temps de se remettre en position, l’obligeant à esquiver les tirs et foutre la paix aux résistants qui se battaient.

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MessageSujet: Re: MJ Black Eagle   Sam 23 Juil - 20:11

Mais que faisait-elle là, au milieu de ce champ de bataille, fixant des yeux ce vaisseau cargo ?? Comme si son cerveau venait de redémarrer en effaçant toutes les données précédentes, instant de lucidité fatal au passé. Elle regarda autour d'elle et vit un bataille, voire massacre, au pied de cette pyramide. Et elle était seule ... Ah non, Betty était à ses côtés. La dernière de son équipe. Elle lui souriait doucement, lui montrant son armement, un beretta, un pain de C4 et des chargeurs. Quelque peu ahurie, Annabel essayait de tout remettre dans le contexte mais entre la vision du pauvre Jan et l'instant présent, elle se voyait uniquement rampant sur une colline, aux côtés du colonel, puis charger sur la pyramide, aux côtés de Betty et enfin ressentir dans le poignet le fantôme du cliquetis de son beretta, une dernière balle pour sauver la vie de la jeune infirmière. Elle tenait encore l'arme dans sa paume mais elle n'avait plus de munitions ... A savoir à qui ses balles avait transpercé la chair. Betty voyant celà lui en donna trois. Elle sourcilla en voyant ça, une balle représentait pratiquement un mort de plus. Elle soupira et accepta finalement les munitions. Elle ou les autres, dur dilemme.

Rapide état des lieux, les deux jeunes femmes se trouvaient à part du combat principal. Les tentes étaient toutes vides, leurs occupants jonchaient désormais sur le sol devenu rougeâtre. Quel gâchi !! Autant de morts pourquoi ?? Pour la haine d'un homme ?? Pour la conquête d'un pouvoir illusoire pour un autre ?? Qu'importait tout celà en fait, qu'importait la vie ou la mort à vrai dire. Betty lui prit le bras, elle ne voulait pas laisser le vaisseau redécoller. Ainsi, elle sortit la jeune femme de ses pensées lugubres en lui faisant se focaliser sur autre chose. Mais comment allaient-elles procéder au juste ?? Il fallait tuer les deux jaffas y étant entré mais était-ce les seuls ou y avait-il déjà des gardes à l'intérieur ?? Il fallait trouver une solution pour supprimer les jaffas. Pour le moment, rien ne lui venait, elle avait plus l'habitude d'exécuter que de décider. Elle opta alors pour le fait d'examiner les cibles d'un peu plus près. Alors le plus discrètement possible, les deux jeunes femmes se rapprochèrent du vaisseau, priant à chaque instant de ne pas s'être fait repéré et que ce dernier ne décolle pas d'un instant à l'autre. Une fois assez proche, Annabel observa et analysa. La porte du vaisseau était toujours ouverte, elle pouvait donc entendre ce qu'il se passait à l'intérieur. Normalement, les jaffas ne parlent pas mais elles eurent le miracle qu'ils échangent quelques mots. A ce que Annabel pu entendre, il s'agissait de pilotes et vu les bruits de pas, il n'y avait que deux personnes, à moins qu'un garde soit là mais pourcentage assez faible vu la situation.

Il fallait agir et vite. Annabel chercha sur elle mais ne trouva pas ce qu'elle voulait. Elle regarda alors Betty et lui demanda un miroir ou n'importe quoi qui pourrait refléter. Elle lui sortit alors un petit miroir sur tige, parfait. Annabel se colla à la paroi du vaisseau et se rapprocha le plus furtivement possible de la porte encore ouverte alors que Betty surveillait les environs, histoire qu'elles ne se fassent pas prendre au dépourvu. Pas après pas, Annabel arriva à se placer idéalement et avança le petit miroir sur le côté de l'ouverture, essayant de ne pas refléter les rayons du soleil. Bientôt, elle put remarquer qu'un des jaffas se trouvait assis devant les commandes et que l'autre était debout sur le panneau central, au milieu des deux sièges. Ok. Ils regardaient devant le vaisseau. Parfait. Elle ramassa alors le petit miroir, prit son beretta en main, l'arma, inspira à fond puis d'un coup, se jeta sur le côté, visant le crâne du jaffa debout, tira 3 balles, puis dirigea son arme vers le deuxième, assis, déjà en train de se relever, et elle tira 3 balles aussi. Elle ferma les yeux, si elle avait raté ses tirs, s'était fini pour elle. Mais elle sentit un saut derrière elle et de nouveaux coups de feu. Betty était arrivé et avait achevé le dernier encore en état. Belle équipe n'est-ce pas ?? Rapidement, Betty aida Annabel à se relever et la jeune femme pu ainsi voir les deux corps au sol, le visage en sang, le liquide visqueux commençant à se répandre sur le sol.


"Bon, on fait vite, nos coups de feu ont du en alerter certains ... Pose le C4 où tu pourras, jme m'occupe du panneau de commande."

Alors que Betty armait le pain de C4 et le déposait sur les commandes du vaisseau, Annabel se trouvait derrière elle, sur la console centrale. Elle souleva le couvercle verdâtre et se trouva face aux cristaux. Bon, plus qu'à tout détruire hein ?? Comme ça, même si le C4 ne détruisait pas tout ou si il se retrouvait hors d'usage (en voyant la tournure de la mission, plus rien ne l'étonnait), autant saboter les commandes. Elle prit son beretta et visa l'ensemble. Elle allait pour tirer lorsque Betty l'interromprit.

"Anna ..."
"Quoi ??"
"J'crois qu'on a un problème ..."
"Si ce n'était que ça ..."
"Vient voir !!"

Annabel remis le cran de sureté de son arme et rejoint Betty devant les vitres du cokpit. D'un coup, elle appuya sur l'épaule droite de Betty pour la forcer à se baisser. Merde ... Voilà que le blondinet se ramenait avec sa garde rapprocher. En même temps, c'était son vaisseau et avec la révolte en cours, normal qu'il veuille plier bagages. Sauf qu'elles se trouvaient encore à l'intérieur.

"T'as armé le C4 ??"
"Oui c'est bon, j'ai le détonateur sur moi."
Annabel se glissa alors vers la console centrale, prit quelques cristaux et les fourra dans les mains de sa collègue.
"Prend ça et barre toi, jte couvre. Vite on a pas le temps. Planque toi le mieux que tu peux et actionne le C4 quand ils seront à l'intérieur du vaisseau."
"Et toi ?!"
"J'te rejoins dès que tu es à l'abri mais si j'ai pas le temps, j'me planque autre part. Allez !!"

Thomas et David était déjà parti, David à cause d'elle, pas Betty en plus. La poussant dans le dos, elle la pressa vers l'entrée, s'arrêtant juste avant de sortir pour vérifier qu'elles n'allaient pas être vues. Betty partit la première et Annabel scrutait la direction où devait arriver le groupe, la sécurité de son beretta enlevée. Une fois certaine que Betty s'était assez éloignée et bien mise à l'abris, Annabel décida de quitter le vaisseau à son tour, espérant qu'elle ai le temps de rejoindre Betty.
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MessageSujet: Re: MJ Black Eagle   Dim 24 Juil - 16:03

Sans dire un mot, Evermsan assista à l’exécution des Fils de Svarog, ceux qui avaient succombés à la puissance des Goa’uld, ceux qui s’étaient rendus coupables de souffrances sur le peuple de cette planète. Il n’aimait pas cette vision mais ne fit rien pour dissuader son supérieur de changer d’avis, ils étaient responsables de la mort de Jan et de bien d’autres. Les Terriens eux aussi avaient fait coulés pas mal de sang depuis le début… Ses propres mains étaient couvertes du sang de ses ennemis pourtant il ne subissait pas le même sort…

Le spectacle macabre avait au moins eu raison de ses nerfs, il y avait toujours cette haine, cette colère en lui mais celle-ci était contenable, de toute façon à moins de mettre son poing dans le visage d’un membre de son équipe, il n’y avait plus de prisonniers. Le plan de bataille établi, le petit monde se mit en place à l’exception du Ranger qui n’avait toujours pas quitté sa position. Ce dernier avait toujours les yeux rivés vers cette marre sanglante, ces corps gisant dans leur propre sang. Il ne savait plus quoi en penser, partager entre deux idées, il aurait peut être dû faire quelque chose pour l’éviter et en même ceux-ci n’avaient fait que répandre la peur, la souffrance méritant largement cette mort.
Le Sergent s’était promis d’éviter de donner la mort quand il le pouvait. Il y avait tant de douleurs, de tristesse pour la famille et peu importe si ce sont des enfoirés de première. Ok, il n’avait pas donné le coup mortel mais il n’avait rien fait non plus.
Finalement, il se décida à suivre la troupe marchant un peu en retrait de ses compagnons.


*La voilà cette fameuse pyramide*

Il ne fallait pas nier que la pyramide était impressionnante et Matt comprenait maintenant l’importance de ne pas la laisser en place. Avec ça, Svarog aurait un net avantage sur les autres Grands Maîtres.
Fett distribua les rôles de chacun des membres de l’équipe afin d’avoir un minimum d’organisation, Matt se chargerait de sécuriser la palissade. Il acquiesça avant d’observer plus attentivement sa cible tentant de repérer les poches ennemies. Celles-ci étaient mobiles se dirigeant vers la pyramide, Menchu et les autres devaient provoquer un beau bazar.
Petit discours d’encouragement de Fett durant lequel Eversman vérifia que toutes ses armes étaient prêtes à l’emploi aussi bien M9 que couteau de combat puis il se jeta dans l’arène à grandes enjambées, UMP en main.

L’assaut lancé était loin d’être très discret mais la résistance était faible, Matt ne tira qu’à deux reprises sur des Jaffas ouvrant le feu dans sa direction. Une fois la palissade franchie à l’aide des échelles, il se chargea de placer une petite charge de C4 relié à un détonateur sur les planches de bois afin de dégager une issue pour le retour. L’actionner de suite aurait causé des ravages dans leur propre camp, il prit donc quelques instants pour observer autour de lui et remarqua un résistant qui faisait des signes pour attirer son attention. Ce dernier devait avoir besoin d’aide ou de renforts.


« Vous avec moi ! »
Le Sergent désigna une dizaine de rebelles venant à peine d’escalader la palissade et leur fit un grand signe de le suivre avant de se mettre à courir derrière ce fameux résistant. Durant les quelques enjambées, l’idée d’un piège ou même de découvrir un Terrien au sol traversa son esprit mais il découvrit plutôt une sorte d’enclos. Pas le temps d’en voir plus que des tirs filèrent dans leur direction et il ordonna de suite à son petit groupe de se mettre à l’abri. Lui-même se plaqua contre ce qui devait être une charrette, un abri temporaire mais suffisant pour jeter un coup œil en sécurité afin de repérer les ennemis planqués derrière des sacs de sables et tout ce qui pouvaient servir comme protection.

« Rendez vous !!! Vous n’avez aucune chance ! »

L’un des ennemis s’exprima en goa’uld ce qui assura à Eversman qu’il avait bien affaire à des Jaffas et non à des Fils de Svarog. Ce dernier l’avait surement insulté dans sa langue tanpis pour lui ce serait ses derniers mots. Une grenade aurait été utile pour les déloger. Une charge risquait de lui être fatal, il n’y avait aucune protection envers sa position et celles des Jaffas. Il avait beau être assez habile aux tirs, il allait en falloir plus pour les dégager de là et il eut une idée se tournant immédiatement vers les rebelles.

« Trouvez-moi de la poudre ou même un récipient avec de l’alcool ! Vite !!! »

Les rebelles ne comprirent pas trop mais bon ils repartirent en arrière pour fouiller les alentours histoire de satisfaire sa demande et bientôt ils lui ramenèrent un petit tonneau d’hydromel d’après l’écriture. Le Ranger posa sa dernière charge de C4 sur celui-ci, régla le détonateur sur dix secondes.


« OUVREZ LE FEU !!!! »

Une fois la couverture en place, Eversman avec l’aide d’un rebelle poussa l’objet en direction des Jaffas. Son « pote » se fit toucher par un tir en pleine tête alors qu’il se plaqua au sol, les mains sur la tête. BOUM. Une explosion se fit entendre, faisant de suite bourdonner ses oreilles mais c’était le moment.

« A L’ASSAUT !!! »


L’homme se releva reprenant son arme en main chargeant avec les résistants restants, certaines protections avaient été soufflées comme les hommes se planquant derrière. Le sol était jonché de planches de bois plus ou moins intactes en train d’être consumé par le feu. L’échange de tir dura quelques secondes entre les deux camps causant morts de chaque coté. Eversman fit du mieux qu’il put pour ajuster ses tirs même si certaines rebondirent sur l’armure des Gardes mais l’un d’eux s’en prit une en pleine gorge. Encore deux mètres, un ! Matt se rua littéralement sur son ennemi, un plongeon digne d’un bon joueur de rugby pour déstabiliser celui-ci. Retombant au sol, les deux hommes se remirent sur pieds de suite commençant à faire quelques pas de coté chacun observant l’autre.
Le temps semblait s’arrêter devant ce duel, les rebelles se chargèrent d’achever les survivants à coups de hache, fourches et autres avant de se rassembler autour des deux hommes.

Le Jaffa s’exprima de nouveau, c’était le même qui lui avait déjà répondit, il arborait un sourire provocateur, sur de lui et balança sa lance un peu plus loin sortant un poignard à lame recourbé. Le Ranger ne se laissa pas impressionner, il ne souriait pas et répondit à la provocation en se débarrassant de son UMP. La main solidement cramponnée à son couteau de combat, il ne lâcha pas la lame de son adversaire des yeux. Après quelques secondes d’observations, le Jaffa chargea. Matt se décala au dernier moment, voyant la lame passée très près de son visage avant de répliquer de suite d’un geste rapide entaillant le flanc de son adversaire qui poussa un gémissement bestial.
Ce n’était pas fini pour autant, l’homme était toujours debout et chargea de nouveau mais l’esquive du Ranger n’eut pas la même réussite, la lame passa rapidement sur son bras gauche provoquant une fine mais superficielle blessure qui lui arracha à son tour un gémissement et une grimace. Pour autant, il se rua de suite sur son ennemi se lançant dans une suite de parade, d’attaque et de contre jusqu’à ce que le Jaffa finisse par basculer en arrière, déstabilisé.
Matt se jeta sur lui l’immobilisant comme il pouvait avec son bras gauche tandis qu’il tentait d’enfoncer son poignard à la base du cou de son adversaire, zone non protégée par l’armure. Ce dernier remuait autant qu’il pouvait mais la lame se rapprochait à chaque fois un petit peu plus. Un dernier mouvement lui permit d’enfoncer l’arme jusqu’au manche provoquant un afflux de sang important. Pour y parvenir, le Ranger s’était appuyé de tout son poids, son bras gauche s’était appuyé sur la lame courbe mais il avait continué son mouvement quitte à se l’enfoncer davantage en lui.
Les carotides sectionnés, l’homme ouvrit la bouche mais aucun son n’en sortit à la place ce fut encore un peu plus de sang et Eversman l’acheva en retirant sa lame de la plaie.

*Pour Jan...*

Les dernières lueurs de vie quittant les orbites du Jaffa. Le souffle court, Matt se releva avant de faire quelques pas sans lâcher le Jaffa inerte baignant désormais dans son propre sang. Il ne pensait vraiment pas être capable d’arriver jusque là mais sous l’adrénaline, ses capacités étaient décuplées et l’envie de survivre avait pris le dessus pour faire ce qu’il fallait pour rester en vie. C’est à ce moment là qu’il prit aussi conscience de l’entaille profonde de son avant bras, il laissa tomber son couteau de combat pour plaquer sa main contre la plaie. Il ne ressentait que quelques picotements pour le moment mais il était encore sous le choc de ce duel et lorsqu’un rebelle lui adressa la parole, il lui fallut répéter plusieurs fois pour qu’il comprenne.


« Que fait-on des esclaves ? »
« Euh…Euh… Libérez-les… »

Sans plus d’explications, Eversman tourna les talons pour revenir vers le point d’insertion accompagné de quelques rebelles pour lesquels il avait gagné un peu de respect. Il fit exploser le petit bout de la palissade provoquant ainsi une brèche ordonnant ensuite de sécuriser les alentours. Lui restant là pour le moment, encore un peu secoué.
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MessageSujet: Re: MJ Black Eagle   Dim 24 Juil - 18:41

Dirigé par sa haine, Menchu ne comptait pas montrer la moindre clémence, la moindre pitié envers ses ennemis. Il ne comptait pas ménager ses alliés non plus. Alors quand Smith contesta ses ordres, le gradé tourna vers lui son regard profondément sombre et le défia du regard. Qu'il ose refuser un ordre direct... Habile avec ses mots comme avec ses armes, l'ancien SAS tenta de le faire revenir sur sa décision mais il n'en était pas question, ils devaient tous mourir. Vivants, ils étaient un risque et il y avait déjà trop de problème dans cette mission pour se permettre d'en rajouter.

« Dites aux villageois de prouver leur attachement à la liberté, qu'ils les égorgent. »

Inflexible, il ne donnait pas le choix, ni à ses hommes, ni aux habitants. L'ordre fut donné et les prisonniers furent exécutés sans qu'ils ne voient venir la sentence. Le français, froid comme la mort, acquiesça et retourna dans le saloon pour s'équiper. Une fois arrivé dans la planque, il se retrouva seul avec Almie qui lui lança un regard inquiet.

« Alor... Bic slanar ? » Le soldat regarda sa protégée avant de s'asseoir péniblement sur un tabouret.
« Nayc. Ni cuyir haryc. Elle s'approcha de lui, et sortit une seringue de sa bure, sous le regard étonné de son mentor. Où t'as eut ça ? »
« Lo gar yamika. »

Le gradé prit avec précaution la seringue contenant un cocktail aussi dangereux que vital pour lui. Il ôta le cache, qu'il laissa tomber sur le sol. Il avait besoin de l'injection pour tenir le coup et s'assurer d'être au top jusqu'à la fin de la mission, jusqu'à ce que l'objectif soit rempli et ses hommes sains et saufs au SGC... Il en avait besoin. Mais était-ce pour ces bonnes raisons, ou pour le besoin du camé, le shoot ? Les mots du Commandant lui restaient en tête «  :Tu es faible parce que tu l'as voulu ! Tu t'es laissé vaincre par la douleur, préférant faire appel à la morphine et aux traitements de Naomi plutôt que de l'affronter comme tu l'avais toujours fait avant. » Aujourd'hui, épuisé et en plein milieu du combat, il se retrouvait face à une nouvelle réalité, un nouveau dilemme dont il n'avait vraiment pas besoin. Il soupira et récupéra le cache, il le remit sur la seringue qu'il rangea dans le gilet tactic de Gerrard.

*Tes armes vont servir, mon frère.*

Sans s'attarder, le gradé enfila l'équipement du défunt Major contenant un M9, un MP5K et tout l’attirail habituel. Il en profita pour boire un verre d'eau, avant de monter tout en enfilant un espèce de poncho qui masquait son équipement et laissait ses bras libres de leur mouvement. Il sélectionna les hommes qui allaient devoir jouer les Fils de Svarog et Tito avait insisté pour porter l'épée récupérée par le Colonel pendant l'affrontement dans l'arène afin de la lui donner rapidement quand les choses tourneraient mal. Le leader des Black Eagle attacha lui même Almie et Smith avec le nœud utilisé traditionnellement pour les cordes dans les descentes en rappel : il était facile de le desserrer pour se libérer les mains. Il laissa Boba faire le sien sans un mot, après quoi, les deux équipes se séparèrent.

« Pour vous faire passer pour des Fils de Svarog, servez-vous de ce que vous savez d'eux, comment ils se déplacent, agissent, parlent. Pas d’à peu près ou d'extrapolation, n'hésitez pas à réutiliser des phrases que vous les avez déjà entendu prononcés. Il inspecta son escorte. Relevez un peu les épaules, allez ! »

Une fois ses dernières recommandations données, ils pressèrent le pas : chaque minute perdue amenuisait les chances de réussite du plan. La porte ne fut pas un problème, et elle n'en a jamais été un pour le gradé, la difficulté augmenterait dès qu'ils seraient tous à l'intérieur. C'est maintenant qu'il fallait se montrer juste. Le groupe avança d'un pas rapide et bruyant, quelques villageois déguisés se séparèrent du groupe pour allez vers les femmes, comme s'ils voulaient profiter du butin une fois la bataille gagnée. Le reste forma une unité compacte autour des soit-disant prisonniers. Une fois arrivés au pied de la pyramide, un court échange eut lieu entre le Jaffa borgne qui se servait de son fouet et de ses crachats à répétition et des Fils de Svarog visiblement un peu plus haut dans la hiérarchie que simple troufion. Lorsque le mot « apothicaire » atteignit les oreilles du gradé, il défit ses liens, imité sans bruit par Almie et Smith, les villageois rapprochèrent leurs mains de leurs armes et lorsque le borgne s'aperçut du problème, il était trop tard, en tout cas pour lui. Almie, déchainée, lui trancha la gorge d'un mouvement si rapide que personne ne réagit dans un premier temps, il fallut attendre que le corps inerte commence à tomber pour que l'ennemi ne réagisse, trop tard. Smith sortit son MP5K et abattit tout les Fils de Svarog avec une série de tir qui ferait frémir Nyphus. Quand à lui, il sortit son M9 et cribla de balles l'abdomen du Jaffa le plus proche, Almie s'occupa du second en lui envoyant sa lame en plein cœur et les deux autres furent massacrés par des villageois en colère. Lorsque le meneur de l'attaque eut finit de recharger son M9, une épée longue dans un fourreau se dressa devant lui, tenue par Tito. Il le remercia d'un mouvement de tête avant d'ôter son poncho et de dévoiler son équipement terrien.

[Radio]« Boba, fonce ! »[/Radio]

Les villageois dissimulés dans la foule commencèrent à tirer alors que les esclaves couraient partout, un véritable merdier, voila ce qu'était devenu la place. Rapidement mais calmement, Menchu analysa la situation. Il fallait un groupe pour tenir la position le temps que Fett et le gros des troupes arrivent et un autre pour entrer dans la forteresse et traquer Svarog. Tout en finissant d'attacher la ceinture de son épée, il gueula ses ordres :

« Smith tu reste ici avec la moitié des résistants, tenez la position jusqu'à l'arrivée de Fett ! Almie moi et le reste des troupes, on va faire une percée à l'intérieur, si ça chauffe trop, fait un appel radio. »

Lorsque l'ancien SAS eut acquiescé, le français se saisit de son MP5K et fonça à l'intérieur de la pyramide, collé de très près par Almie et quelques résistants, dont Tito. L'avancée fut rapide, meurtrière et sans pitié. Avant même de passer la porte extérieur, le gradé avait donné l'ordre de planter chaque ennemi à terre dans la gorge pour s'assurer qu'il soit bel et bien mort. En temps normal, on faisait ça avec l'arme de poing, et en plein tête mais le manque de moyen rendait les choses plus corsées. Il fallait faire avec les moyens du bord. La douleur se faisait de plus en plus pressante et certaines de ses blessures ne s'étaient toujours pas refermée, d'où une perte de sang toujours plus importante. Mais il refusait d'abandonner, de lâcher, de se reposer. Il continua le combat, quitte à passer du temps à l'infirmerie au retour. Il l'accepterait, surement.

« On est au centre du bâtiment, non ? » Menchu acquiesça et Almie sortit un pain de C4 de l'une des poches de son gilet tactic, rapidement imitée.
« Ouais, j'pense, on pose le C4. »

Une fois le dernier pain de C4 posé, des Jaffas arrivèrent pour tenter de défendre de la position. Le meneur eut tout juste le temps de crier à ses hommes de se mettre à couvert que la moitié des villageois tombèrent sous les tirs ennemis. Il ordonna à Almie de contourner l'ennemi alors que lui et les résistants formaient un tir de couverture pour tenter de répondre aux tirs de barrage Jaffas mais la manœuvre se révéla impossible, tellement les tirs ennemis se faisaient pressants sur leur position. Il se résolu à tout faire péter alors qu'ils étaient encore à l'intérieur quand une grenade passa devant lui pour toucher le sol devant les Jaffas, explosant dans un bruit sourd et des cris d'agonie. Smith arriva aux cotés de son supérieur en annonçant que Boba se battait comme un spartiate dehors. Libérés de la pression de se faire prendre à revers, les deux hommes ouvrirent le feu sur les Jaffas avant qu'Almie ne sorte de l'ombre pour danser avec ses deux lames telle la faucheuse. Une fois qu'ils eurent vérifiés que tout les Jaffas étaient bel et bien morts, ils allèrent vers la porte du fond, Smith informant son supérieur qu'il avait gardé une flash au cas ou... Ils se mirent en position et le gradé ouvrit légèrement la porte, l'anglais balança la grenade et lorsqu'elle explosa, les Black Eagle entrèrent en trombe, abattant la résistance Jaffa abasourdit par la flash. La salle était grande, avec un trône de l'autre coté, sur une tables, non loin de la porte, de nombreuses armes dont son épée, qu'il s'empressa de récupérer. Il laissa tomber son épée longue et arnacha sa propre lame, prêt à faire un massacre avec s'il le fallait. Alors qu'il vérifiait l'état de la lame, on l'informa que Svarog s'était enfuit. Il soupira en secouant la tête.

« Il fallait s'y attendre... Il faut au moins détruire cette pyramide, c'est toujours notre objectif principal. Il rangea sa lame et saisit de nouveau son MP5K. On y va ! »
« Colonel ! Mes gars dehors sont... morts ! »
« Tito attend, reste là, tu... Un bruit sourd résonna et le gradé se précipita vers la sortie... Pour braquer son arme sur l’apothicaire. Toi ! J'avais pourtant été clair la nuit dernière, non ? Traquer, trouver, tuer. »

Il visa l'épaule et fit passer son arme en coup par coup, il appuya une première fois sur la gâchette, la balle atteignit l'épaule gauche du vieil homme qui cria de douleur, il enchaina avec une balle dans l'épaule droite, le vieillard recula, il tira une balle dans le genou droit, puis le gauche. Il s'approcha rapidement et appuya sur le poignet tenant le tube à essai vide. Il n'avait même pas prêté attention au sort de Tito, il s'en moquait. Seul la vengeance importait. Il sortit sa lame et se pencha sur le vieillard qui tentait tant bien que mal de se sortir de ce piège, sans grande réussite.

« Je t'ai traqué, je t'ai trouvé, il enfonça sa lame dans la gorge de sa victime qui remua en gargouillant dans son propre sang, et je t'ai tué. »

Il se redressa et se tourna vers Almie et la guerrière qui venait de perdre sa concentration en voyant le vieil homme mourir sous la lame de l'homme qui, quelques heures plus tôt, était leur prisonnier. Son hésitation permit à Almie de l'attaquer avec plus d'ardeur, d'ouvrir une brèche dans sa garde et de l'entailler profondément au niveau des côtes : une esquive de dernière seconde sauvant la vie de la guerrière ennemie. Elle fit volte face et voulu fuir mais Smith, toujours au sol mais bien vivant, l'abattit d'une balle.
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MessageSujet: Re: MJ Black Eagle   Lun 25 Juil - 12:36

Après moult tentatives, Boba Fett toucha le dernier vaisseau au niveau de l’aile. Celui-ci essaya de redresser sa trajectoire, dégageant une vague de fumée noire sur son passage. Conscient qu’il allait s’écraser, le pilote jaffa à l’intérieur du cockpit décida de foncer droit sur la tour où se trouvait le Colonel, dans un ultime acte de kamikaze. Boba voulut descendre à l’échelle mais se rendit compte qu’il n’aurait pas le temps d’évacuer. Il décida de se laisser tomber comme une pierre pour atterrir lourdement sur l’une des tente située au contrebas, décrochant les attaches et faisant replier toute la toile sur lui. Le planeur de la mort termina sa course dans le haut de la tourelle, déversant sa carcasse brisée et de multiples débris enflammés aux alentours. Sur le coup, Fett souffrit de blessures bénignes mais n’avait rien de cassé. Il se retrouva coincé par des ruines plus ou moins lourdes. Pendant un instant, il crut qu’il allait passer le reste de la bataille ici, à attendre qu’on le sorte des décombres. Quelque chose de lourd le maintenait, ventre au sol. Puis le poids ce fit plus léger au dessus de lui et la lumière du soleil éclaira à nouveau son visage ensanglanté. Elena se dressa devant lui pour lui demander si tout allait bien, entouré de quelques résistants qu’elle avait alertés pour venir en aide au terrien.
Au même moment, la fureur des combats se dissipait, laissant place à un calme digne d’une post-bataille épique. Seuls les blessés faisaient entendre leur voix, rampant autour d’une mare de cadavres empilés les uns sur les autres devant l’entrée de la pyramide…

Annabel venait de saboter le vaisseau cargo. C’était devenu une issue de secours inutilisable pour Svarog. Ce dernier comptait bien l’emprunter pourtant. Il arrivait avec quelques jaffas et son assassin personnel, Tyrion, celui-là même qui avait liquidé Gerrard et Hulk, et qui avait réussi à capturer Narah la veille. Ses yeux de chasseur repérèrent du mouvement là où Betty Moon était partie se cacher, alors que les autres ennemis étaient trop occupés à regarder vers le champ de bataille en espérant pouvoir s’échapper tranquillement.
Tyrion s’écarta du groupe pour aller traquer sa proie quand Svarog l’en empêcha, lui ordonnant de venir avec lui dans le cargo pour quitter cette planète au plus vite. A contre cœur, l’assassin obéit aux ordres de son Maître. Jamais il n’irait contester la parole de celui-ci…
Annabel en avait profité pour se glisser contre la paroi du vaisseau et le contourner, caché des yeux ennemis par l’appareil, avant de filer ailleurs. Elle fut rejointe pas Moon qui lui annonça avoir prévenu par radio les autres membres de l’équipe de la présence de Svarog ici…

Narah en avait terminé avec ses anciens geôliers. La vitesse de son tir avait surpris l’esprit peu vif du vieillard, et l’impact de la balle dans son épaule fut si brutal qu’il avait reculé, versant le contenu à côté du corps de Tito. A quelques centimètres près et c’était sur son visage… Mais le chef des Black Eagle n’en avait que faire, il avait risqué le coup et s’il avait réussi à le sauver alors c’était tant mieux. De l’autre côté, la fille fanatique avait été effrayée de voir son père mourir aussi rapidement et sauvagement par la puissance de feu ennemie. Elle ne fit pas long feu, voulant prendre la fuite pour la première fois de sa vie et abattue dans le dos par Léon. Ce dernier se releva et ressuya le filet de sang qui coulait de ses lèvres. Il se fit un garrot à son bras et eut une pensée pour Betty, qu’il irait voir à la fin des combats. Almie et lui rejoignirent Narah et réveillèrent Tito d’une bonne claque. Puis leur radio grisailla et la voix du Soldat Moon les prévint que Svarog tentait de s’échapper en prenant le vaisseau cargo, situé derrière la pyramide…

Matt fut le premier à revenir vers Annabel après avoir reçu l’appel radio. Il avait eu le droit à son moment de gloire quand il avait donné l’ordre de libérer les esclaves. Une cinquantaine d’entre eux s’était enfui de l’enclos, libres. Certains avaient pris le Sergent dans leurs bras, en pleurs et encore surpris de ce qu’il se passait. Beaucoup n’en revenaient pas… Quelques jeunes filles lui firent la bise et des vieux hommes tombèrent à ses pieds, lui serrant la main avant de retrouver des membres de leur famille sur le champ de bataille. Au loin, il vit une femme courir à toute enjambée pour sauter dans les bras de Varen et de Pulo, son mari blessé par les combats mais toujours vivant. Les retrouvailles furent d’une puissance émotionnelle rare, brisée prématurément par l’annonce de la mort de Jan et remplaçant les larmes de bonheur par des larmes de tristesse.
Toute révolution valait son lot de sacrifices.
C’est à ça que pensait Eversman quand il arriva prêt de Moon et Spence. Il y vit un vaisseau cargo, qui fut rapidement encerclé par d’autres résistants, prêts à tuer ceux qui essaieraient d’en sortir. Un jaffa passa la porte du cargo et fut liquidé par un tir de lance ramassé par terre par l’un des villageois. La porte se ferma juste après, coinçant Svarog, Tyrion et sa garde personnelle à l’intérieur du vaisseau, et encerclé par une meute d’esclaves et de paysans révolutionnaires. Boba et sa troupe rejoignit le lieu peu après avec Narah, Smith et Almie. Annabel leur expliqua la situation.
Svarog et sa clique était enfermé dans l’appareil. A l’intérieur même où la terrienne avait posé un pain de C4… Il ne suffisait que d’appuyer sur le détonateur pour que tout ce beau monde ne parte en fumée, tel un rôti de dinde prêt à se faire griller au four. Betty fit le tour de la zone avec quelques villageois afin d’être placée face au cockpit. Ils signalèrent de l’agitation à l’intérieur du cargo. Ils crurent d’abord que Svarog organisait une éventuelle sortie héroïque, bataillant jusque dans la mort. Mais cela se dissipa quand un jaffa se glissa aux commandes pour utiliser la seule manip encore fonctionnelle de l’appareil : la communication.


« Cet enfoiré va prévenir le vaisseau mère, qui va pas hésiter à nous bombarder ! » Devina Moon, relayant l’info par radio à ses camarades.

« Merde ! » Varen commença à paniquer, reprenant les armes en mains. « Faut aller les sortir de là et les massacrer ! » Il regarda les terriens, signe qu’il comptait sur eux pour faire les premiers pas.

Annabel eut un sourire malsain.
Le même genre de sourire qu’on avait lorsqu’on était épuisé, énervé, mais quand on avait la solution à portée de main… Un sourire victorieux et sadique à la fois.
Narah n’eut qu’à lui faire signe de la tête, le regard déterminé et approuvant parfaitement son geste.
Et la seconde d’après, elle appuya sur le détonateur.

Svarog rassemblait ses troupes dans le cargo. Il disposait de quelques braves Jaffas et de Tyrion. Ce dernier était embarrassé de se retrouver dans une telle situation. Comme des poules en cage, ils étaient coincés. Le Dieu de la perfection ordonna à l’un de ses garde de ramper vers les commandes pour ouvrir une communication avec le vaisseau mère en orbite. Une fois l’appel de détresse lancé, celui-ci n’hésiterait pas à bombarder cette foutue planète et à envoyer des renforts… Tout n’était pas perdu ! Svarog allait sortir de là, triomphant et plein de gloire.
Ce retournement de situation serait chanté dans les rues et gravé dans les livres de sa bibliothèque comme la plus étonnante mais aussi la plus belle victoire de ses conquêtes. La perfection et l’illumination qu’il recherchait tant lui tendait enfin les bras…
Tout n’était qu’une question de temps.
Svarog était debout, confiant et le sourire aux lèvres, quand il y eut un « bip » suspect.
L’instant d’après, tout le vaisseau s’enflamma telle une boule de feu et se désintégra dans un chaos total.
Et là, alors, Svarog put enfin connaître le seul chemin qui menait vers l’illumination...

La mort.


Une heure après la délivrance de ce peuple, tout le monde rejoignit la ville pour préparer ses affaires et évacuer d’urgence. Svarog était parti en fumée. Narah avait aussi explosé la pyramide avec le C4 qu’il avait placé, ne laissant qu’un champ de ruines et de cadavres derrière eux…
La plupart de la population prit conscience du danger du vaisseau mère, qui pouvait bombarder et rayer de la carte toute la ville s’il apprenait la mort de son Maître, et accepta de plier bagage pour fuir sur le site Alpha. Les résistants vouèrent une confiance aveugle aux terriens et prirent leurs affaires pour pouvoir évacuer en vitesse. Les maisons furent abandonnées, les terres aussi… Peu avaient des regrets. Cette planète était en train de se dessécher, il n’y avait que peu d’espoir pour l’avenir et la jeunesse ici. Tout ce qu’ils voulaient, c’était de profiter de leur liberté ailleurs…
Quelques familles décidèrent tout de même de rester ici, ne voulant pas lâcher leurs maisons. C’était principalement des gens aisés qui avaient profité de l’arrivée de Svarog pour s’enrichir, adorant le goa’uld comme s’il était leur propre père. Ils refusèrent de suivre les autres au site alpha, s’enfermant chez eux et persuadés que leur Dieu reviendrait en ville pour se venger.
Mais ceux-là étaient bien peu nombreux comparé à tous les autres…


Sur la route menant à la porte des étoiles, les terriens aidèrent la population à se déplacer sans perdre de temps. Menchu eut du mal à continuer à marcher, la force quittant peu à peu son corps affaibli. Il se posa sur une charrette tirée par des chevaux, en compagnie d’Annabel qui vérifia ses blessures, Moon étant occupé avec Smith et d’autres résistants salement amochés. Les deux terriens se parlèrent un peu, appréciant la présence de l’autre après tout ce qu’ils avaient vécu… Ce n’était pas un « happy end », tout comme ce n’était pas terminé… Un Goa’uld était mort cependant, il en restait tellement d’autres encore…
Mais voilà, à cet instant précis ils étaient encore en vie et c’était bien là le principal après tout.


Elena se tenait près de Fett, ne le lâchant pas d’un pouce sauf pour aller prendre des nouvelles de sa famille. Le Colonel venait d’aider une charrette transportant des blessés, poussant l’engin pour dégager l’une des roue qui était coincée dans un trou. Il marcha pendant quelques longues minutes aux côtés de la jeune femme, qui le regardait d’un sourire triste. Elena avait traversé pas mal d’émotions. Son frère Jan était mort, puis elle avait retrouvé sa mère, tout ça en pleine bataille. Ses bras frêles tenaient encore une épée dont elle s’était servie à plusieurs reprises au côté de son peuple… Et de cet homme.

« C’est pas votre planète d'habitation, le… site alpha ? » Demanda-t-elle à Boba, craignant sa réponse. Celui-ci lui répondit brièvement et lui expliqua de quoi il s’agissait.

« Ah... » Laissa-t-elle échapper. « Et... Vous viendrez nous rendre visite, de temps en temps ? Vous... Vous serez toujours le bienvenu dans ma famille... Et dans mon cœur. »

Dit-elle alors que ses joues virèrent au rouge et que ses mains commencèrent à trembloter. Elle ne voulait pas quitter cet homme, quelque chose l’attirait vers lui mais en même temps, au fond d’elle, elle savait qu’elle ne pourrait pas rester à ses côtés éternellement. Elle allait devoir aider sa famille, reconstruire une maison sur une planète plus sûre… Et après tout ça, elle le perdrait de vue et n’aurait pu de nouvelles de cet homme… Tout un monde les séparait.
A cette simple pensée, elle ressentit un chagrin d’amour l’envahir comme jamais elle n’avait pu ressentir auparavant.
Si elle avait encore eu assez de larmes pour pleurer, elle l’aurait fait…


Matt Eversman se trouvait à l’avant du convoi, avec Pulo, sa femme et Varen. Le barman portait dans un sac le corps de son fils, teint pâle mais déterminé. Une multitude de sentiments le submergeait et pourtant, il n’en laissait rien paraître, continuant sa route pour fuir cette planète. Matt aidait Varen à pousser une sorte de brouette servant à transporter le corps sans vie de Thomas Gerrard et la tête emballé dans un sac de David Hulk. C’était là le seul membre du corps qu’ils avaient retrouvé avant de détruire la pyramide et qu’ils avaient emballé dans un petit sac, pour enterrer ce qu’il restait de lui sur Terre.
C’était une sorte de marche funéraire, honorant les morts dans un parfum de liberté nouvellement acquis. Ils arrivèrent enfin à la porte des étoiles, où des charrettes de commerces étaient laissées à l’abandon un peu partout sur la route.
Pulo posa le corps de Jan au sol et partit chercher dans ses affaires deux bouteilles, qu’il avait sorti de sa cave en vitesse avant d’évacuer la ville. A ce moment là, Fett et Elena arrivèrent près d’eux et Pulo se rapprocha des terriens, les bouteilles en main.


« Je ne vais pas vous remercier. Pas avant d’accepter la mort de mon fils… Mais comme je sais que vous aimez bien mon breuvage, alors je vous en fais cadeau. » Pulo tendit les bouteilles à Matt et Boba. « J’ai pu sauver ses bouteilles avant de partir mais à partir de maintenant, je ne suis plus un barman… Je ne suis qu’un réfugié, qui n’a pas le cœur à boire malgré la victoire… Allé prenez les donc, un cadeau ne se refuse pas. » Il fit un léger sourire, d’un brin maussade, avant de leur tourner le dos.

Soudain, il y eut un son perçant dans le ciel et deux planeurs de la mort furent visibles au loin, survolant la ville jusque derrière les montagnes, où se trouvaient les ruines de la pyramide ennemie.
Narah ordonna qu’on presse le pas et qu’on entre les coordonnées du Site alpha. Après un bref échange radio avec l’officier responsable, un certain Colonel Jackman, il eut l’autorisation de ramener les réfugiés en sécurité sur le site. Au même moment, le vaisseau mère en orbite commença à bombarder la ville. Il venait probablement d’être prévenu par les chasseurs goa’ulds de la rébellion qui avait eu lieu, et toute sa colère s’abattait sur la ville, détruisant tout ce qui s’y trouvait, même les familles qui avaient décidé de rester par amour envers Svarog…
Ne voulant pas s’attarder trop ici de peur d’être repéré par les planeurs de la mort, Menchu Narah ordonna l’évacuation. La population et les terriens franchirent la porte des étoiles ensemble. C’était une première fois pour beaucoup de villageois. Annabel fut l’une des dernières à rester sur cette planète, observant au loin les rayons d’énergies du vaisseau mère s’écraser sur les terres.
Puis elle fit un pas en avant et s’engouffra dans le vortex, avant que celui-ci ne se referme derrière elle…



FIN


[Vous avez une semaine pour répondre votre message de fin ! Pas besoin de faire de gros pâtés si vous n’en sentez pas la motivation, juste de quoi boucler cette mission. Je vous enverait à tous un MP pour clarifier votre retour sur Terre d'ici ce soir… Et oui si vous pensez qu’après ça vous serez tranquille… En d'autre terme, ne postez pas votre retour sur Terre pour le moment! A la fin de vos rps je posterai un prologue sur les conséquences de la mort de Svarog et je mettrai vos notes dans le topic des inscriptions de la mission. Wink ]

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MJ Black Eagle

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