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 MJ diplomatie

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Jack O'Neill
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MessageSujet: MJ diplomatie   Ven 25 Juil - 22:52

[Briefing]


Il faisait sombre, très sombre. La lumière bleutée venant du vortex constituait 70% de la lumière présente sur les lieux. Le reste provenait des différentes torches accrochées contre les murs de pierre, caverneux et naturels. Quand l’équipe du SGC arriva sur place, ils durent s’habituer au changement soudain de lieu et donc de luminosité. L’endroit était humide, des bruits de gouttes d’eau s’éclatant contre la pierre se faisaient entendre. Et pourtant il n’y avait pas signe d’une flaque d’eau dans ce décor composé uniquement de roches.
Un chemin avait été taillé dans la pierre, devant la porte des étoiles, permettant aux voyageurs d’avancer de quelques pas avant de s’arrêter net. Des jaffas s’étaient mis en position de tirs un peu partout sur les côtés, pointant leurs armes sur les terriens. Ils étaient en supériorité numérique.


« Gan Mo'A ! » Cria l’un d’eux, la lance jaffa activée et prête à faire feu. « Nakola !! »

« Shel'Taï Klo'Mel Jaffa ! » Les terriens, à l’affût, virent arriver un autre jaffa, la lance baissée, qui n’hésita pas à passer devant les autres guerriers pour se rapprocher des nouveaux venus. Il s’arrêta devant eux et se retourna vers le jaffa derrière lui, le bras levé :

« Tu vois bien que ce sont des tau’ris, mon frère ! Tu crois qu’ils comprennent ce que tu dis ? » A en voir la tête de certains tau’ris, dont une jeune femme blonde dont il avait déjà vu le visage, il comprit que ce n’était peut-être pas le cas et que certains pouvaient comprendre leur langage. Il détailla du regard chacun d’entre eux jusqu’à ce qu’il vit Malek.

« Je retire ce que j’ai dit… Il y a aussi un Tok’ra. » Rien que de prononcer ce mot désignant cette culture si différente lui donnait un peu de nausée. « Désolé pour cet accueil, j’ai reçu le message du SGC à travers votre robot mais je n’ai pas eu le temps de prévenir mes frères… Je vous attendais… Oui, c’est bien moi, Abaddon. »

En voyant la discussion s’engager de manière amical, les autres jaffas baissèrent tous leurs armes, et les tau’ris firent de même. Le vortex fut éteint et plongea les lieux dans une obscurité gâchée uniquement par les rangées de torches sur les murs.

« Le Colonel Narah n’est-il pas avec vous ? Nous avions éliminé Svarog ensemble… Et Boba Fett ? Léon Smith ? Sont-ils morts au combat ? »

Une lueur d’inquiétude lui traversa le regard. Pourtant Abaddon était de loin quelqu’un qui s’inquiétait facilement. Son caractère était à l’image de son physique : musclé, dur et impitoyable. Les traces de ses blessures présageaient un vécu et une expérience énorme dans la rébellion. Il était respecté et craint de tous ici. Lui-même n’était pas très sociable avec n’importe quelle culture et pourtant, avec les tau’ris ça pouvait aller. Il avait appris à les connaître notamment pendant les missions sur Nebek ou encore la Citée Céleste de Svarog. Il se souvint d’ailleurs que c’était lors de cette dernière mission qu’il avait vu la femme blonde, du nom de Julia Becker. Avec elle il avait combattu les forces de Nirty et essayait de sauver le peuple local. Une mission qui ne s’était pas forcément très bien passée d’ailleurs…

« Je vois, » dit-il après avoir reçu la réponse des tau’ris « Bon, suivez-moi. » Il se retourna et commença à marcher quelques mètres quand il lança soudainement sa lance dans une grande caisse laissée sur le côté et gardée par des rebelles. Plusieurs de ces caisses étaient disposées là et contenaient un nombre d’armes goa’ulds très important.

« Ah oui j’allais oublier. Il faut que vous laissiez vos armes ici. Simple précaution, pour notre sécurité à tous... Choisir une bonne planète n’est pas suffisant. Tous ceux qui sont arrivés par la porte sont obligés de déposer les armes ici. J’espère que ça ne vous embête pas. Sinon… tant pis, mais vous ne sortirez jamais d’ici avec des armes sur vous. Et ne nous obligez pas à vous fouiller. » Cette dernière phrase fut surtout destinée à Malek, qu’il regarda avec méfiance. La rivalité entre tok’ras et jaffas rebelles ne datait pas d’hier, mais si celui-ci déposait les armes alors il deviendrait leur invité et serait traité comme n’importe quelle autre personne libre présente sur ce monde…

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Michael Anderson
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MessageSujet: Re: MJ diplomatie   Mar 29 Juil - 22:49

Le général O’Neill passa nous donner ses dernières consignes en salle d’embarquement. Heureusement à ce moment-là j’avais quitté ma position couchée pour une position plus confortable, sur mes deux jambes, grâce à l’aide bienvenue de Julia Becker que j’avais remerciée par un bredouillement confus. Le général nous rappela donc le rôle de chacun d’entre-nous dans la mission et la hiérarchie à respecter.

Le seul point positif pour ma petite personne lorsque l’on partait en mission c’était que je quittais toute responsabilité. Toutes prises de décision ne reposaient plus sur mes épaules. Même si c’était parfois un peu frustrant (quand par exemple nous quittions, par la décision du chef d’équipe, une planète dont tous les secrets historiques n’avaient pas été révélés), cela me permettait de décompresser un peu… enfin quand on ne se faisait pas  tirer dessus…

J’en étais là de mes réflexions lorsque je passai machinalement la porte des étoiles à la suite de mes camarades. Arrivé à destination, je levais alors mes mains en l’air, de stupeur, sous l’ordre donné en goa’uld par un jaffa, et terminai à voix haute ma pensée précédente.


- … ou mis en joug par une armée de jaffas.

Heureusement cette situation tendue ne dura guère. Un autre ordre arriva bientôt pour nous libérer de nos positions inconfortables. Je ne pus qu’approuver le jaffa qui nous débloqua de cette situation un peu embarrassante.

- C’est une excellente idée, nous allons tous nous calmer et baisser nos armes.

Le nouvel arrivant se mit alors à parler en anglais et le sens de sa phrase d’introduction me blessa profondément.

- Bien sûr qu’on vous comprend ! Nous ne sommes pas des idiots analpha…

Je m’arrêtai net, croisant le regard de certains de mes camarades qui n’avaient pas l’air d’apprécier la tournure que prenaient mon intervention et qui me le firent savoir de différentes façons.

Quelques secondes plus tard et tout le monde avait baissé son arme… tout le monde sauf moi, vu que je m’étais contenté de lever les mains au ciel, mon arme étant restée dans son fourreau…  Notre sauveur se présenta alors. C’était bien Abaddon. Il nous demanda ensuite des nouvelles d’autres de nos camarades, ce que je pris pour une insulte personnelle faites à notre importance au sein du SGC. On était quoi nous ? Des remplaçants ? Je laissai donc mes camarades expliquer l’absence de nos collègues pendant que je boudai ostensiblement.

Au bout d’un moment, je décidai que mon comportement était enfantin et qu’il était temps que je me mêle à la conversation. Après tout, les jaffas n’étaient pas forcément censés savoir qu’il y avait plusieurs équipes au sein du SGC et que chacune avait sa propre qualité intrinsèque… Je me tournai donc vers notre hôte et tentai de lui rendre hommage par une remarque personnelle...


- Saviez-vous que votre nom provient d’un mot hébreu signifiant « destruction » ou « abîme » ?

Je stoppai là mon intervention alors qu’un de mes camarades me coupait la parole grossièrement. Je tentai de lui dire le fond de ma pensée lorsque je captai le regard d’autres membres de la mission qui m’en découragèrent instantanément.  J’avais juste essayé d’éclairer un peu nos nouveaux amis en cultivant leur esprit. Il n’y avait rien de bien grave à cela. Au vu des diverses réactions de mes camarades à mon égard je décidai de faire profil bas. Il semblait que j’avais fait preuve de maladresse.

Au bout d’un moment nous fûmes invités à nous alléger de nos armes avant d’avancer plus avant.  Je souris et citai :


- « La plume et plus forte que l’épée ! » Aussi avec l’autorisation de mon chef d’équipe je m’allégerai avec plaisir de ces faiseurs de morts pour ne garder que mes vrais armes.

J’ouvrai alors mon sac et montrai à Abaddon les couvertures de mes livres.


- Les vrais combats sont faits de mots, non de morts. Votre combat contre les goa’ulds serait bien dérisoire si vous n’aviez pour vous la raison qui pénètre les cœurs et libère les âmes. L’instruction ! dis-je en tapotant un de mes livres, c’est l’instruction qui rend possible la remise en question. L’épée n’est là que pour conclure le combat de la plume lorsque la lame adverse a été profondément émoussée par l’action bénéfique du verbe.

Je décidai qu’il était alors temps de dissiper un malentendu.

- Je m’excuse pour tout à l’heure. Je ne voulais pas vous insulter en vous révélant le sens terrien pour votre nom, bien au contraire. Abaddon est utilisé comme nom propre pour désigner l'ange exterminateur de l'abîme dans l'Apocalypse de saint Jean. Pour faire court ce nom propre désigne par métaphore Jésus qui est un guide spirituel majeur pour notre planète. Il s’est lui-même soulevé contre le joug du pays étranger qui le gouvernait et est mort en martyr pour son peuple. Ce nom d’Abaddon vous va donc comme un gant. Même si je ne vous souhaite pas la même fin dramatique, il va sans dire que votre propension à lutter contre le joug de vos anciens maitres vous rapproche plus que vous ne le pensez de cet illustre homme de ma planète que fut Jésus Christ.

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MessageSujet: Re: MJ diplomatie   Mer 30 Juil - 10:50

Julia venait d'assister au debrieffing le plus agité qu'elle eut connu. Elle n'avait pas souvenir de tant de méfiance et de questions de la part des membres d'une équipe SG. On voyait bien que le Général O'Neill avait eu un peu de mal à accueillir ce changement qui semblait pourtant positif à l'ancienne pilote. Finit de foncer tête baissée dans le danger, on allait enfin s'employer à en éviter quelques uns! Est ce qu'on se dirigeait vers quelque chose de plus réfléchi ? A force de se faire avoir par des faux renseignements et des promesses de "missions tranquilles" qui ne pouvaient pas être tenues, les SGCiens s'abîmaient plus vite qu'il ne l'aurait fallu. Anthony d'ailleurs vint discrètement lui demander ce qu'elle pensait du major qui les accompagnait. Il était impossible d'être certain à 100% de la loyauté de quelqu'un, mais elle n'avait rien vu de suspect vis à vis de ce monsieur.

- Ca c'était bien passé avec lui sur l'Odyssée...La dernière fois il était aussi avec Malek maintenant que j'y pense. Et avec lui aussi ça a été.

Ainsi personne n'était plus dupe et chacun savait qu'à un moment ou un autre, même dans cette mission destinée à parlementer, il faudrait se libérer d'un danger. La diplomate s'étonna de l'endroit dans lequel ils atterrirent : une sorte de tunnel. La résistance Jaffa semblait avoir adopté le même genre de système que les tok'ras pour se dissimuler. Il y eut un bref échange entre les Jaffas qui tenaient en joue les Terriens, qui eux même, dans un bel ensemble avaient dégainé. Julia ne jugea pas utile de dire à leurs hôtes que, si, ils comprenaient ce qu'ils se disaient. Michael Anderson ne put en revanche s'empêcher de le signaler. Les deux camps baissèrent leurs armes et la jeune femme reconnut un de leurs hôtes qui sortait à présent de l'ombre.


-Abaddon ? Ca faisait longtemps!

Le résistant Jaffa les avait accompagné lors de leur intervention sur la Cité Céleste. Il y avait toutefois eu une "légère divergence d'opinion" quant à la manière de traiter des réfugiés qui semblaient tout droit sorti d'un camps de concentration. Pour ne pas déroger aux bonnes habitudes, leur comité d'accueil leur demanda de se désarmer. C'était aussi pour cette raison que Julia ne s'équipait pas plus que nécessaire en armes. A chaque fois, ils se faisaient tout saisir, ou on leur demandait de tout déposer. Ils ne parvenaient, dans le meilleurs des cas, qu'à ramener que le quart de leur "bagage à main". Si on avait du faire des statistiques sur le temps qu'une équipe parvenait à garder son équipement en mission, Julia aurait fait une estimation d'une heure...et encore elle était large! Abaddon toisait Malek en donnant son avertissement quant aux armes. Tok'ras et Jaffa...des relations tendues. Mieux valait essayer de détendre un peu l'atmosphère.

- Oui, on a l'habitude de ce genre de procédés! A l'occasion, quand vous passerez nous faire un petit coucou, on essayera de vous faire découvrir une de nos traditions qui s'appelle "banquet de bienvenue". C'est typiquement terrien! Enfin moi je n'en ai jamais vu ailleurs.

Elle jeta un coup d'oeil interrogateur à ses collègues tandis que Anderson entamait un de ses monologues dont il avait le secret et que la réponse était faite quant à Narah, Feth et Smith. Le moins que l'on pouvait dire c'est que Abaddon semblait les porter en haute estime. Ca avait un côté rassurant dans la mesure où cela pouvait signifier que des terriens avaient du crédit vis à vis des Jaffas. Tout en les suivant elle se demandait quelle était la configuration des tunnels et avait mis sa montre en mode boussole. Parce que d'ici quelques heures, au moment où il faudrait gagner la porte des étoiles en catastrophe, il pourrait être utile d'en retrouver le chemin!


Dernière édition par Julia Becker le Jeu 14 Aoû - 23:29, édité 2 fois
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Anthony Lang
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MessageSujet: Re: MJ diplomatie   Jeu 31 Juil - 12:20

Suite à l'assaut de questions posées au briefing, O’Neill tenta de les rassurer un peu mais sembla vite perdre patience. Peut-être à cause de la fatigue de la reprise du boulot.  Peut-être se disait-il qu’il aurait été aussi bien à pêcher, une bière à la main… Mais l’inquiétude des membres était compréhensible : plus ils avaient d’expérience, plus ils savaient comment une mission a priori banale pouvait se transformer en cauchemar. Et honnêtement, cette mission inquiétait un peu Anthony. Non qu’il croyait à une trahison des jaffas. Même s’ils n’avaient pas toujours la même vision des choses, il avait confiance en eux et en leur sens de l’honneur. Mais il voyait trop bien se grand rassemblement de la rébellion donner une belle occasion aux Go’aulds de les affaiblir rapidement. Toutefois le ton d’O’Neill lui avait fait comprendre que l’heure de la discussion était finie et qu’il fallait partir.

Les voilà maintenant face à la porte, admirant encore une fois le vortex en train de s’ouvrir. Anthony ne se lassait pas de ce spectacle et le savourait mieux avant un départ qu’au moment du retour, souvent précipité sous les tirs jaffas ! Alors que le major était en train de discuter avec le Tok’ra, Anthony s’approcha de Julia et lui demanda à voix basse :
« Toi qui le connait un peu, t’en penses quoi de Gebber ? » Apparemment, Julia n’en pensait pas du mal ! Non qu’Anthony n’avait pas confiance en lui, mais ne le connaissant ni d’Eve ni d’Adam, il préférait avoir l’avis de quelqu’un qui avait déjà bossé avec. S’il devait avoir la responsabilité de l’équipe à un moment donné…
Il était temps de traverser maintenant. Avant de s’engager à travers l’anneau translucide, Anthony s’adressa aux membres de l’équipe
: « Même si ce sont nos alliés, restez sur vos gardes durant toute cette mission.  Go ! »

Une fois de l’autre côté, il s’aperçut qu’ils étaient accueillis en grande pompe par des jaffas armés, les tenant en joue. Anthony par réflexe, saisit son P-90 lui aussi.
« On se calme ! Nous venons… » commença-t-il à dire d’une voix forte. Mais il fut interrompu par une réplique en Go’auld. Un jaffa passa devant les autres, arme baissée. Il s’avéra que c’était le fameux Abaddon. Anthony baissa alors son arme et s’avança vers lui pour le saluer. « Capitaine Lang, voici le docteur Anderson, le docteur Hash, le sergent Mallory, le lieutenant Becker, que vous connaissez je crois, le major Gebber, et le tok’ra Malek…. Non, non rassurez-vous, ils vont tous bien. Ils sont soit en mission, soit en vacances. Et oui, ça leur arrive parfois, mais c’est tellement rare qu’il faut en profiter ! »

Avant de quitter la grotte, qui s’était sérieusement assombrie une fois le vortex fermé, Abaddon leur demanda de laisser leurs armes ici. Voilà ce que redoutait Anthony, mais ils n’avaient pas le choix, sinon, il ne les laisserait jamais aller plus loin. Faisant un signe d’acquiescement au reste du groupe, il enleva son P-90 en bandoulière, son pistolet et son couteau, pendant qu’Anderson partait dans un des monologues dont il avait le secret. Anthony le laissa parler en levant les yeux au ciel. Il intervint toutefois lorsqu’il commença à comparer Abaddon à Jésus Christ.

« Anderson, ça va aller je crois ! Laissez Jésus tranquille… » Se retournant vers le jaffa, il demanda
« J’espère que l’armurerie/dépôt est bien gardée. On n’est jamais à l’abri d’une visite imprévue…  Bon, allons voir notre ami. Pouvez-vous m’en dire plus sur les conditions d’arrestation ? Sur qui il est ? Un simple jaffa, ou un « gradé » ? »

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Jack O'Neill
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MessageSujet: Re: MJ diplomatie   Lun 4 Aoû - 15:06

Abaddon ne comprit pas tout à ce que disait Michael mais acquiesça tout de même, non certain de savoir de quelle façon il devait réagir après que celui-ci ait analysé son nom d’après des connaissances culturelles terriennes, et tellement passionné qu’il était par le sujet.

« Contrairement à votre ami Jésus Christ, je ne suis pas un "guide spirituel majeur", comme vous dites. Je n’en ai nullement l’ambition. Je préfère être seul et être le guide de ma propre existence. »

Le débat s’arrêta là quand Anthony intervint. Pendant cet échange, le Major Gebber s’était discrètement rapproché d’Elizabeth et lui avait glissé au creux de l’oreille :

« Euh, il est toujours comme ça ? » A l’égard du Docteur Anderson.

Maintenant que tout le monde avait déposé les armes, Abaddon fit signe aux tau’ris de les suivre. Anthony était à ses côtés, avec Becker.

« Il ne nous a pas dit grand-chose. On sait juste qu’il était important pour Anubis... C’était il y a deux jours, nous étions sur une autre planète, nous venions de remporter une grande bataille contre un contingent d’Anubis. Les survivants ont pu fuir par vaisseau cargo mais étrangement, ce jaffa-là n’a pas voulu partir et il s’est rendu, par lui-même. Depuis il vous réclame, vous et le tok’ra, en restant replier dans son mutisme. Nous avons cru à un piège au départ… Certains d’entre nous le croient toujours d’ailleurs. »

Un vent frais caressait les visages à contre sens de la marche, signe que l’équipe du SGC se dirigeait vers la sortie. Abaddon en profita pour faire un rapide descriptif des lieux tandis qu’ils s’aventuraient à travers un chemin rocailleux légèrement en pente vers le bas. La porte des étoiles avait donc la particularité d’être dans une montagne. C’était en partie pour cela que les rebelles avaient choisis cette planète, selon Abaddon. Il était impossible de faire arriver des planeurs de la mort par la porte des étoiles, mais ceux-ci s’écraseraient automatiquement dans le toit rocheux et naturel qui surplombait l’édifice. Il y avait ensuite une multitude de cavités et de petites artères amenant de l’extérieur jusqu’à la porte, qui était presque au cœur de la montagne. Abaddon avait emprunté le passage principal, le plus gros et le moins dangereux. C’était celui-là qui menait au bon endroit. En cas d’invasion, si jamais l’armée d’un goa’uld passait cette porte, elle devait non seulement choisir le bon chemin, étroit pour le passage d’un si grand nombre, et arrivé à la sortie de celui-ci s’étendait un lac, les séparant du camp des rebelles. Encore une fois, il s’agissait d’un avantage du paysage permettant de ralentir une éventuelle invasion ennemie.
Ce fut donc à cet endroit que les terriens furent emmenés. A la sortie de la montagne, ils furent accueillis par un vent froid et de fins flocons de neiges se déposant au sol.


« Vous devez vous demander, pourquoi installer notre camp de base sur une planète qui nous donne autant de mal ? C’est une question de sécurité. Plus il sera difficile d’accéder à un endroit, moins il y aura de chance d’y subir une attaque. La localisation de ce monde reste le secret de Tolok et de quelques vétérans. La seule chance pour l’ennemi de nous atteindre est donc de passer le Chapaï, à pied, de trouver le bon chemin pour sortir de la montagne et ensuite, de traverser cette étendue d’eau, ce qui s’avère difficile quand il s’agit de déplacer une armée entière. Cela n’est pas impossible mais si cela arrivait, nous aurions le temps de les voir venir et de préparer une défense efficace. Voilà pourquoi nous venons souvent ici lors des grands rassemblements, et ce malgré le climat parfois difficile. »

Un peu plus loin se trouvait une sorte de port, si l’on pouvait dire, où s’élançait un ponton en bois de quelques mètres, percé de pieux sur les côtés pour permettre à des transports maritimes d’accoster. Mais les jaffas possédaient-ils des navires comme les terriens ? Ils ne partageaient logiquement pas les mêmes techniques que sur Terre, eux qui étaient trop habitués à voler dans les airs pour s’embêter à traverser un cours d’eau.

« Je vais demander à ce qu’on embarque au plus vite. » Déclara Abaddon en se détachant du groupe pour parler à des jaffas au bord du ponton.

Accostés sur les côtés, de grandes barques au style un peu baroque mais rustre, dotées de lourdes rames en bois, attendaient d’être utilisées.  Des emplacements étaient vides, signe que des voyages avaient déjà eu lieu.
Tandis que les discussions avaient lieu à l’écart, les terriens patientèrent et Malek ne put s’empêcher un petit commentaire rempli d’ironie.


« Whaou… Quelle organisation ! »

Quelqu’un lui rentra dedans, par derrière, et surprit le tok’ra qui se recula vivement par crainte. Les terriens se retournèrent et virent un groupe de jaffas, apparemment ici pour embarquer eux aussi.
Ces jaffas-là n’étaient pas commodes. Ils avaient la peau très blanche et le crâne soigneusement rasé, un peu comme des skinheads à qui il manquait la batte de baseball. Au front, ils portaient le signe de Sokar, récemment vaincu. Ils avaient laissé tomber l’armure rouge pour une tunique noire, contrastant parfaitement avec leur peau. Eux aussi avaient été désarmés à l’entrée. Ces jaffas-là n’étaient pas réputés pour leur patience, ni pour leur courtoisie. D’autant plus qu’il s’agissait de tout nouveaux jaffas rebelles qui n’avaient pas forcément eu le temps d’apprendre les joies de vivre en totale liberté. Leur groupe s’avança et passa tout prêt de celui des terriens. Mais l’un d’eux refusa de dévier sa route quand sur celle-ci se trouva le Docteur Anderson. Le Jaffa s’arrêta à quelques centimètres de l’homme et releva doucement le regard, mais pas trop. Il était bien plus grand que le responsable des scientifiques.


« Ôte-toi de mon chemin, tau’ri. »

Certes ces jaffas avaient connu la liberté depuis la mort de Sokar, mais aussi l’humiliation d’une cuisante défaite, eux qui s’étaient fait battre à plate couture par une poignée de terriens. Et par des femmes, de surcroît. La rancune était donc tenace chez une culture où la fierté guidait les pas d’un guerrier.  

« Il y a un problème ? » Demanda Abaddon qui revint vers eux d’une démarche prudente.

Si la situation dégénérerait, ils n’auraient que leurs mains pour se défendre. Mais cette situation serait regrettable pour les deux partis. Abaddon n’avait aucune emprise sur ces jaffas-là, tout dépendrait donc du répondant d’Anderson.
Les autres jaffas ayant appartenu à Sokar étaient à proximité mais restaient un peu en retrait, prêts à agir si besoin. Ils dévisageaient les tau’ris, surtout les femmes, en se demandant comment un tel peuple pouvait envoyer autant de femelles gérer des affaires d’hommes, de guerriers. Cela réveillait en eux un profond sentiment naturel de misogynie…

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MessageSujet: Re: MJ diplomatie   Dim 10 Aoû - 22:05

J’arrêtai là ma discussion avec le jaffa lorsqu’intervint mon chef d’équipe qui sembla trouver mon exemple un peu excessif… Je me permis en passant de mettre une ou deux choses au clair auprès d’Anthony Lang ne souhaitant pas qu’ils se méprenne quant à mes intentions..

- Quand je parle de Jésus Christ je parle de l’homme bien entendu, de ce que nous savons de sa vie à travers l’histoire, non de la dimension religieuse qu’il a pris après sa mort. Je suis athée comme tout bon historien qui se respecte. Que certaines religions ne sachent pas interpréter des métaphores anciennes c’est une chose, moi ce n’est pas mon cas. Cela n’enlève pas à Jésus son rôle de meneur de foules et sa volonté de se libérer de son oppresseur Romain. Jésus était un leader révolutionnaire, c’est ce que l’histoire nous enseigne et c’est comme cela que l’on devrait le voir et non sous sa forme messianique et divine.

Ensuite nous empruntâmes un dédale de tunnels au cœur de la montagne où nous étions. Notre guide semblait connaitre le chemin par cœur, et je priai pour qu’il ne lui arrive rien et qu’il soit aussi notre guide au retour… passer plusieurs semaines à déambuler dans ces grottes obscures, humides et de surcroît glacées ne me faisait pas trop envie il fallait bien se l’avouer… Sortis enfin des grottes, un paysage merveilleux s’offrit à nos yeux ébahis. De la neige, un lac immense… de quoi se changer l’esprit après plusieurs mois passés à Cheyenne Mountain et une petite excursion dans un dédale de grottes… Une jetée s’étendait à quelques mètres de là sur le lac, accompagnée de ses embarcations.  Abbadon nous expliqua la cause du choix géographique de ce lieu mais je ne pus m’empêcher de commenter, sceptique :

- Si des ennemis arrivent par la porte c’est sûr qu’ils ne vont pas aller bien loin, je vous félicite pour ce choix stratégique. Après le problème serait en cas d’attaque de vaisseaux… Votre avantage se transformerait en inconvénient. Le temps de rejoindre l’autre rive avec vos embarcations vous serez des cibles faciles pour l’ennemi… Enfin bon je suppose que vous avez déjà pensé à ce problème… Je me fais l’avocat du diable.

Lorsqu’Abaddon sortit du groupe pour s’occuper de notre voyage lacustre, je me tournai vers mes camarades et avouai un peu penaud :

- Vous croyez que je dois lui dire que je suis malade en bateau ?

De nouveaux arrivants attirèrent bien vite notre attention. Leur allure et leur tatouage ne laissaient aucun doute quant à leur ancienne obédience. Il s’agissait d’anciens jaffas de Sokar… ceux que nous avions massacrés allégrement lors de l’attaque de Cheyenne Mountain… les retrouvailles promettaient d’être plutôt houleuses… L’un deux s’avança tout droit dans ma direction et s’arrêta à quelques centimètres de ma position. Je fus obligé de lever la tête pour apercevoir son regard, qui me glaça le sang par sa dureté, rehaussé par la menace sous-jacente d’un froncement de sourcil particulièrement appuyé.

- Excusez-moi, je ne vous avais pas vu.

Le commentaire sous forme d’ultimatum que me répondit le jaffa ne laissa guère planer de doute concernant ce qu’il pensait de cette malencontreuse rencontre. Je m’excusai donc platement et fis un pas de côté  pour laisser passer ce tempétueux futur probable nouvel allié.

- Veuillez m’excuser cher ami, ma mère me disais toujours que je ne cessais de traîner dans ces pattes. Il semblerait que j’ai bien mal écouté ses conseils. Cette base a pour but de rassembler les jaffas libres  et nous autres Terriens ne sommes là que comme invités, aussi il est tout à fait normal que vous vous irritiez un tant soit peu de notre présence. Sachez que nous ne sommes là que parce que nous y avons été conviés par nos hôtes et que nous repartirons dès que notre présence ne sera plus désirée parmi vous.

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Dossier de Michael Anderson

«La capacité d'apprendre est un don ;
La faculté d'apprendre est un talent ;
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Frank Herbert
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MessageSujet: Re: MJ diplomatie   Jeu 14 Aoû - 9:21

Cara, en passant la porte, l’avait encore mauvaise au sujet du briefing. Tellement qu’elle restait droite comme un piquer avec ses camarades. Elle avait simplement posé une question et en plus elle n’avait pas eu la réponse souhaité car il n’avait pas eu l’air de la comprendre, c’était pourtant un homme intelligent. Non elle voulait juste savoir qu’elle allait être son rôle, si elle devait être en retrait par rapport à Lang ou au contraire ne pas le lâché d’une semelle. Ça dépendait de la réussite de la mission, enfin c’est ce qu’elle pensait. Mais vu la réponse cinglante qu’elle avait obtenu, elle n’avait rien voulu ajouter et s’était donc placer avec les autres en silence, mais en fulminant mais heureuse de partir en mission.

Pour autant le passage du vortex fut bénéfique pour elle car en le passant elle avait comme laissé ses soucis sur Terre et maintenant elle se retrouvait pleinement active pour la mission. Comme à chaque fois, elle sentait monter l’excitation d’une petite allant ouvrir un cadeau, et oui c’était toujours une surprise qui l’attendait derrière, qu’elle soit bonne ou pas. Une fois traversée ce ne fut pas une belle forêt luxuriante mais plutôt un endroit assez sombre et aussi une rangée de jaffa. Elle repensa à la mise en garde de Lang juste avant de passer le vortex. Elle restera bien sur ses gardes, de toute façon elle n’aimait pas les jaffas, ils lui faisaient froid dans le dos.

Heureusement qu’elle avait écouté son supérieur puisque une fois arrivée de l’autre côté, une bande de jaffas armés leur faisait face. Par réflex elle prit son arme pour mettre en joute la bande de rigolos en armure, ce mouvement bien entendu suivit pas le reste des militaires de l’équipe. Encore un piège… sans doute pas, pas en début de mission tout de même. Lang commença à parlementer mais la venu du jaffa arme baissé l’arrêta. Cara souffla un ouf, qui elle espéra rester discret. Lang se présenta alors, Cara ne savait pas si elle devait faire de même, n’étant qu’un grade inférieur elle préféra rester en retrait. Quand son nom fut dit, elle baissa la tête pour saluer et spécifier que c’était bien elle la propriétaire du nom.

Quand il fut question de laisser de laisser ses armes ici, Cara se sentie un peu démuni. Si un piège les attendait, impossible de se défendre. C’est avec une moue mécontente qu’elle déposa ses armes. Toutes y compris son poignard, valait mieux pas risquer la mission pour une arme gardée sur soi.


-Je me sens quand même un peu nu sans mes armes, lança-t-elle à Julia.

Etant une fille elle osait plus facilement, jamais elle n’aurait dit cette phrase à Lang de peur de frôler l’insubordination. Pendant ce temps Michael parti dans des explications que peu de personnes ne comprit, mais c’était un scientifique et plus amusant et fréquentable que Rodney McKay. Abbadon expliqua ensuite rapidement la situation, la mission commençait réellement.

Pendant que toute les closes techniques de la mission étaient abordées Cara observait l’assemblé. Alors que Michael repartait sur les explications de Jésus Christ, pine perdu pour Cara, elle remarqua le regard des jaffas qu’ils avaient sur elle et sur Julia. Ce regard elle le connaissait bien pour l’avoir vu à mainte reprise lors de sa formation au FBI, un regard disant qu’elle n’avait pas sa place ici dans cette univers d’homme.


-S’il n’arrête pas de nous fixer ainsi je promets que même à mains nu je lui donne une bonne correction, s’adressa-t-elle à Julia.


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Julia Becker
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MessageSujet: Re: MJ diplomatie   Ven 15 Aoû - 0:47

Marchant à côté d'Abaddon, Julia écoutait les explications de ce dernier concernant leur prisonnier. Il y avait, à ses yeux, deux possibilités. Ou il s'agissait d'un piège ou le jaffa avait quelque chose à demander aux Terriens en échange de ses révélations.

- Il est possible que ce soit nous qu'il veuille atteindre à travers vous Abaddon. Maintenant vous êtes connu comme étant un des principaux rebelles Jaffas et un de nos meilleurs alliés.

Elle se pencha légèrement en avant pour croiser le regard d'Anthony.

- Capitaine, Malek il se peut que ce jaffa vous aie repéré au cours de missions que vous avez effectué et vous aie sondé vous ne croyez pas ?

Julia savait que son cher et tendre avait saisi la mise en garde qu'elle avait sous-entendue. Si ce jaffa avait sondé Anthony et Malek il pouvait connaître leurs points faibles et les utiliser pour d'éventuelles négociations. Quoiqu'il en soit la prudence était de mise et mieux valait ne pas s'avancer et ne rien promettre à ce type. Il semblait d'ailleurs que la prudence prenne tout son sens ici. L'ancienne pilote allait de découverte en découverte avec le dispositif que les rebelles avait mis en place pour se dissimuler. Cara fit alors part de son sentiment d'être nue sans arme. Julia arqua des sourcils surpris. Ca ne devait pourtant pas être la première fois que la soldat se retrouvait dans cette situation pourtant ?

- Alors vous devriez peut être essayer de vous souvenir de la période où vous étiez une recrue.

C'était une des bases de l'armée. Mettre les cadets en conditions hostiles et sans armes pour qu'ils apprennent à faire fonctionner leur imagination et à se débrouiller avec ce qu'ils avaient sous la main. Mais avec le temps, l'expérience et les équipement de plus en plus sophistiqués on avait une fâcheuse tendance à oublier cette leçon. Julia, elle, ne pouvait que s'en souvenir tellement cela avait été éprouvant pour elle. C'était d'ailleurs à cette occasion que Alex et elle s'étaient rapprochés. Et lorsqu'elle avait eu une piqûre de rappel deux ans plutôt au cours d'un exil planétaire de six mois elle avait remercié mentalement son instructeur de lui avoir inculqué cela. Ils étaient à présent devant une sorte de petit lac. L'apprentie diplomate se demandait si ils allaient embarquer à bord de quelque chose...Elle n'avait jamais vu un moyen de transport autre que volant utilisés par des Jaffas. Effectivement, il y avait de grandes barques...à rames. Julia sourit. Il semblait que le moteur ne leur était pas encore connu. Malek ne put s'empêcher de le souligner avec une certaine ironie qu'il ne valait mieux pas relever. De son côté Michael s'inquiétait de son mal de mer.

- Oh ne vous en faites pas Docteur! Quand on rame ça passe tout seul. C'est comme en voiture. Le conducteur n'est jamais malade contrairement aux passagers.

Car qui allait ramer ? Eux certainement. Et ça ça ne l'enchantait pas tellement mais il fallait aussi faire preuve d'un peu de souplesse. Les Jaffas venaient tout juste de s'installer on ne pouvait pas leur demander l'impossible! Elle s'adressa à Abaddon.

- Ce prisonnier, comment s'est-il comporté une fois incarcéré ? Et qu'avait-il sur lui quand vous l'avez fouillé ?

Julia supposait que ses geôliers ne l'avaient pas quitté d'une semelle et qu'ils devaient avoir un peu appris sur lui. Cara vint alors lui glisser une réflexion qu'elle ne comprit pas sur le moment, absorbée comme elle l'était à essayer d'éclaircir la situation. Julia dirigea son regard vers celui de Cara puis vers Michael et fronça les sourcils. Ces types méritaient effectivement une bonne leçon que le scientifique leur donna en ne s'abaissant pas à leur niveau.

- N'en faites, rien vous rentreriez dans leur jeu. Tant que leur hostilité n'est pas ouvertement déclarée, mieux vaut les ignorer...Accessoirement ça pourrait foutre notre mission en l'air.

Elle passa une main dans les cheveux se souvenant de certaines choses lorsqu'elle avait fait ses débuts de pilote de chasse et qu'elle était une des seules femmes.

- Ce serait un bon moyen pour eux de continuer à croire que les femmes ne savent pas maîtriser leurs émotions et que par conséquent elles ne peuvent rien faire d'autre que la cuisine, le ménage et les mômes!

Julia jeta un coup d'oeil à Elisabeth qui semblait très calme. La situation pouvait vite dégénérer. Ces jaffas-skined n'avait aucun sens de la courtoisie la plus élémentaire et traitait avec mépris tous les êtres qui leur paraissait plus faibles. Et Michael était leur première cible. Abaddon étant intervenu, elle attendait la suite en espérant ne pas avoir à le faire à son tour, à coups de rames dans le museau.
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MessageSujet: Re: MJ diplomatie   Sam 16 Aoû - 20:06

« Docteur Anderson, fermez là maintenant. » lâcha-t-il sèchement alors que Michael continuait sur sa lancée christique.

Ce n’était pas dans les habitudes d’Anthony d’être cassant comme ça, mais il était nerveux. Chef d’équipe lors d’une mission qu’il ne parvenait pas à sentir, il n’était pas d’humeur à écouter les élucubrations incessantes du scientifique. Marchant vers la sotie de la grotte, le calme revenu,  il  écoutait attentivement les paroles du jaffa. Etonnant, ce prisonnier avait été le seul à se laisser capturer. Voilà qui n’était pas trop dans les coutumes jaffas. Ils étaient trop fiers pour se rendre sans combattre.  Tout comme certains des jaffas, Anthony trouvait que, décidément, il y avait quelque chose de louche dans l’affaire.  Et s’il avait été chargé d’une mission ?

Il regarda Julia qui lui faisait part de son avis. Lors d’un sondage de l’esprit ? Il s’était fait sondé une fois, par Anubis lui-même. Après, il ne parvenait plus à se rappeler s’il y avait d’autres jaffas dans la pièce. En tout cas, il n’était pas le seul à trouver ça étrange, toujours ça ! Et si tout le monde était sur ses gardes, ça valait mieux. De plus, il avait confiance dans son équipe. Enfin, dans les militaires du moins ! Julia, évidemment, cela tombait sous le sens, et Cara aussi. Les nombreuses missions qu’ils avaient faites ensemble en faisaient une coéquipière précieuse et en qui il pourrait remettre sa vie les yeux fermés.

Le parcours qu’ils empruntèrent rassura un peu Anthony sur son idée du piège Go’auld. Ils auraient effectivement du mal à intervenir par la porte des étoiles.  Cela n’enlevait pas le danger mais le réduisait un peu.

« Effectivement, je vois que vous avez soigneusement choisi votre lieu », di-il avec un petit sourire à Abbadon.

Débouchant à l’air libre, quelle ne fut pas sa surprise de voir de fins flocons de neige tomber doucement du ciel. Il ne s’attendait pas à ce temps, et de l’intérieur de la montagne, rien ne le laissait non plus présager.


« Si la mission se passe bien et qu’on n’a pas à rentrer en catastrophe sous les tirs ennemis, on fera un petit bonhomme de neige avant de rentrer ! » souffla-t-il à la personne à côté de lui.

Le petit groupe s’arrêta au  niveau d’un ponton car la suite du voyage se passait en bateau. Alors qu’Abbadon les quittait momentanément pour vérifier la logistique. Entendant Michael dire qu’il était malade en bateau, il se retourna vers lui, un peu ironique : « Peut être que si vous lui demandez il pourra vous faire marcher sur l’eau, comme Jésus. Et multiplier les pains, ça serait bien aussi, j’ai un petit creux ».
Il se rapprocha un peu plus du groupe et baissa la voix
: « Bon, sur le bateau, surveillance maximale. S’ils veulent s’en prendre à nous, on est sans arme et au milieu de l’eau donc, mal barrés. J’ai confiance en Abbadon, mais je ne peux m’empêcher de penser que dans tout ce monde, il y a peut être des traitres infiltrés… »

En attendant l’autorisation de monter à bord, Anthony fit quelques pas sur le ponton. Une voix menaçante à quelques mètres de là lui fit tourner la tête. Il vit Anderson face à un groupe de jaffas, l’air sombre. Il jeta un coup d’oeil à leur tatouage… Sokar… Voilà typiquement le type de jaffas dont on doit se méfier. Fraîchement défaits, encore amers de leur échec, et des rebelles surement plus de circonstances que de cœur. Mais comment faisait Anderson pour toujours se mettre dans de telles situations ? C’était pas humain !

Craignant que la situation ne dérape rapidement, il se rapprocha du groupe mais s’immobilisa lorsqu’il vit Abbadon revenir. Il serait plus à même de calmer le jeu.  Anthony avait bien conscience qu’en tant que Terriens, face à ces jaffas là, sans se la jouer profil bas, il fallait ne pas trop faire de remous. L’alliance rebelle était toujours fragile et un rien, comme un groupe de terriens trop sûr d’eux par exemple, pouvait ruiner des mois de travail diplomatiques. Il était malgré tout prêt à intervenir au moindre signe d’agressivité.

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Elizabeth J. Hash
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MessageSujet: Re: MJ diplomatie   Lun 18 Aoû - 23:35

Ils nous avaient prévenu que la planète avait un climat froid et montagneux alors j'avais prévu de quoi me tenir chaud puisque j'étais de nature plutôt frileuse. Puis après un dernier encouragement du général et un pas en avant, tout changea dans mon chan de vision.

Je n'avais pas eut l'occasion de passer la porte si souvent que cela et les sensations étaient toujours aussi intense que la première fois. L'obscurité avait remplacé la luminosité de la salle d'embarquement et déjà je sentais le froid et l'humidité s'infiltrer sous ma veste.  

Les yeux rivés sur ma tablette pour enregistrer le plus de renseignements possible sur cet endroit, je ne relevais la tête que lorsque je butais contre les chaussures d'un de mes coéquipiers qui avait stoppe sa marche devant moi. Je remarquais alors que plusieurs membres de l'équipe, les militaires surtout avaient sorti leur armes et que nous étions menacé par des jaffas près à faire feu.

L'un d'eux nous parlait enfin hurlait dans sa langue des choses incompréhensible pour la plupart d'entre nous même si je captais quelque mots. Toute fois un homme vint s'interposer, enfin, un autre jaffa pour calmer les tensions.

Il s'agissait d'Abaddon qui après nous avoir été présenté, prit quelques informations sur la santé de membres du SGC qu'il avait rencontré.  

Pendant tout ce temps Anderson en avait profité pour parler et parler encore et alors qu'il faisait la conversation, le major Gebber me demanda à l'oreille si il était toujours ainsi. Je réprimais un éclat de rire en approuvant d'un signe de tête même si en vérité, je n'avais pas tellement eut l'occasion de travailler avec mon supérieur.

Abadddon nous conduirait au lieu de rencontre mais avant nous devions laisser nos armes dans une grande caisse. Cela ne me gênait pas étant donné que j'avais tendance a être plus un danger pour mes collègues que pour nos ennemis. Pourtant j'avais tendance a penser que c'était une mauvaise idée de se désarmer alors que nous étions sur un monde inconnu rempli de jaffa pas forcément bienveillant à notre égard, surtout vis-à-vis du Tokra nous accompagnant et qui en plus regardaient les femmes comme si nous n'avions pas notre place dans cette affaire. Mais visiblement nous n'avions pas le choix si nous voulions accomplir notre mission.

Après m'être délesté de toute mes armes, c'est-à-dire un pistolet et un couteau, je replongeais le nez dans ma tablette pour observer les renseignements qu'elle enregistrait sur ce qui nous entourait. Mais qui finalement ne donnait pas grand-chose de concluant et alors que nous arrivions vers la sortie, je sus pourquoi. Notre guide nous expliqua qu'ils avaient choisi cette planète pour des raisons de sécurité. La porte des étoiles se situait dans une grotte rendant l'accès au vaisseaux, par cette voie, impossible. Ainsi les ennemis se feraient repérer rapidement en cas d'attaque.

Une fois sortie de là, un frisson me parcourut le dos alors que je voyais de petits flocons de neige me tomber dessus. Nous nous dirigions vers une étendu d'eau au bord duquel un port avait été aménagé avec de grandes barques qui patientaient paisiblement, attendant qu'on embarque pour faire rames vers notre prochaine destinations.


- Si la mission se passe bien et qu’on n’a pas à rentrer en catastrophe sous les tirs ennemis, on fera un petit bonhomme de neige avant de rentrer ! Me souffla notre chef d'équipe Lang.

Il me surpris tellement que je manquais de glisser sur le sol un peu boueux et de m'étaler la tête la première. Après un rattrapage des plus acrobatique, je me tournais vers lui en sourirant et lui répondis :


-Bonne idée! Je vous prêterais même une écharpe que j'ai dans mon sac!

Nous patientions pendant qu'Abaddon négociait probablement notre passage lorsque Anderson se tourna vers nous pour nous demander :

-Vous croyez que je dois lui dire que je suis malade en bateau ?

Cette question m'arracha un sourire ainsi qu'un rire lorsque Becker affirma que tel le conducteur, le rameur n'est jamais malade. Je me retins de parler d'une expérience de jeunesse dans laquelle une de mes amie s'était belle et bien retrouvé à vomir alors qu'elle conduisait sa voiture. Mais ce n'était pas le moment de parler de cela car déjà un groupe de jaffas nous bouscula pour passer en lançant aux femmes de notre équipe des regards du genre "les femmes ça doit être derrière les fourneaux et à s'occuper des enfants et pas à la guerre"

Lang s'approcha discrètement de nous afin de nous donner des instructions pour la traversée, ce qui me stressa d'avantage que je ne l'étais déjà. Nous devions nous méfier des jaffas car il présentait un piège malgré sa confiance en Abaddon. Je savais qu'il avait raison et que nous devions nous méfier mais sans armes? Moi, je savais que si il y avait une attaque je ne pourrais pas faire grand-chose et cela me fit encore plus prendre conscience que je devrais demander des cours de combat à un des militaires de la base.


[g] -S’il n’arrête pas de nous fixer ainsi je promets que même à mains nu je lui donne une bonne correction. [/g] S'exclama alors Mallory et même si je ne le montrais pas, j'étais assez d'accord avec elle.

[g] -Je ne pense pas que nous devrions déjà nous attirer des ennuis! [/g] Tentais-je d'apaiser les esprits féminins qui, je le sentais bien, commençaient à s'enflammer.

Mais je craignais que le discours d'Anderson aux jaffas hargneux ne mette le feu aux poudres.


[b]-Nous ne sommes pas là pour créer des problèmes! Si vous voulez passer devant, cela ne nous pose pas de problème! Allez-y! Après vous![/b] Déclarais-je calmement en m'écartant de leur chemin.

Après tout, nous avions une mission à accomplir et la diplomatie serait plus efficace que la force des poings dans cette situation.
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Jack O'Neill
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MessageSujet: Re: MJ diplomatie   Mar 19 Aoû - 12:57

La situation resta figée pendant une longue minute quand Abaddon décida de se mettre juste à côté d’Anderson, qui avait réussi à trouver les mots pour désamorcer ce début de querelle, aidé par Elizabeth. Le jaffa ayant appartenu à Sokar ne répondit pas et profita du retrait des terriens pour continuer sa route et prendre contrôle d’une barque.

« Je crois que nous allons aller dans celle d’à côté. » Déclara prudemment Abaddon en faisant signe aux terriens de le suivre sur le ponton.

L’équipe s’avança sur les lourdes planches surélevées au-dessus de l’eau et se glissa, un par un, dans un transport maritime constitué de bois brut. A l’avant se trouvait une sorte d’énorme échelle, un peu comme un bateau de combat de joute, servant probablement à accéder à une autre barque. Cela servait aussi à briser la glace formée à la surface de l’eau, tellement il y faisait froid. Il suffisait de détacher les cordes pour que l’avant, qui dépassait de la barque, ne se relâche et ne tombe pour fracasser le gèle. Pour le moment, l’eau semblait encore liquide et le passage fluide jusqu’à l’autre rive. Abaddon aida chaque terrien à embarquer et les plus motivés d’entre eux prirent les lourdes rames. Celles-ci étaient prévues pour des bras puissants de jaffas, à tel point que certains terriens durent se mettre à deux pour en manier une seule, trempant celle-ci dans l’eau pour avancer et s’éloigner du ponton.
Le temps de se mettre en route, ils furent dépasser par l’autre barque transportant les anciens jaffas de Sokar, s’éloignant en silence vers leur destination commune. Abaddon profita de ce petit moment de calme pour répondre à Becker. Il déclara que le prisonnier n’avait rien sur lui lors de sa rédition, aucune arme, ni aucune technologie. Positionné à l’arrière pour ramer et manipuler le gouvernail du leur embarcation, Abaddon ajouta que le prisonnier était quelqu’un de très calme, déterminé, très replié sur lui-même. Il n’avait même pas protesté quand les rebelles lui avaient mis les chaînes. Malek quant à lui avait entendu les doutes de Julia mais restait sceptique.


« J’ai souvent été au contact de l’ennemi, en tant qu’agent double. Mais au point qu’il connaisse mon nom, cela parait peu probable… J’ai hâte de le rencontrer, au plus vite. »

« Ne vous inquiétez pas, nous sommes bientôt arrivés. » Répondit Abaddon tandis que la barque s’élançait à travers le lac. Avec la brume et les flocons de neige, on aurait dit qu’ils étaient seuls sur ce monde.

Mais petit à petit, les brouillards se dissipèrent et la rive opposée se dessina, dévoilant d’autres barques qui y avaient accosté. Des dizaines de silhouettes de jaffas rebelles rodaient aux alentours. Plus ils approchèrent et plus ils entendirent qu’il y avait de l’activité.
L’équipe comprit alors, après un exercice sportif assez intense pour les bras, qu’ils atteignaient enfin le camp des rebelles. Quand ils commencèrent à toucher le sol avec leur rame, Abaddon sauta dans l’eau, qui lui arriva jusqu’au tibia, et tira de toutes ses forces pour ramener la barque sur la terre, bien aidé par d’autres jaffas rebelles présents sur place. Ainsi, les terriens n’eurent même pas besoin de se mouiller pour sortir.
Après quelques salutations entre le groupe et les jaffas qui les avaient aidé à apponter, il fut temps de rejoindre le campement qui apparaissait petit à petit aux yeux des arrivants. Des feux de camp libéraient de puissants nuages noirs dans le ciel. Les pas des terriens suivirent ceux qui étaient déjà tous tracés dans la neige fondue, signe que le chemin avait beaucoup été emprunté par les rebelles. Accompagnant Abaddon, ils traversèrent le campement. Il y avait des dizaines et des dizaines de huttes, de tentes et d’autres baraquements assez rudimentaires mais provisoires. Le nombre de rebelles jaffas qui circulaient était important, et il devait y en avoir encore plus à couvert à l’abri du froid. Autant dire que le camp devait compter des centaines de rebelles.
Après dix minutes à marcher et à découvrir les lieux, Abaddon s’arrêta enfin devant une hutte gardée par deux jaffas, mains dans le dos, n’ayant aucune arme, mais qui avaient pour ordre de ne laisser personne entrer sans autorisation. Abaddon leva alors la main et s’entretint avec eux quelques minutes, avant de se retourner vers les terriens et Malek.


« Tolok est occupé pour le moment. Il est en plein conseil de guerre avec les plus anciens d’entre nous. Nous devons attendre. »

« Hum, je propose qu’on aille voir directement le prisonnier. » Déclara le tok’ra Malek sans aucune patience. « Nous gagnerons du temps. S’il s’agit d’un piège, mieux vaut le découvrir très vite. »

Abaddon sembla hésiter quelques instants puis regarda Anthony, qui semblait du même avis, sans oublier Julia qu’il connaissait un peu. Il se retourna ensuite pour laisser un message aux gardes près de la hutte, afin qu’ils puissent prévenir Tolok de l’arrivée des tau’ris. Il revint vers l’équipe.

« Bien, suivez-moi. Mais surtout ne faites rien que je puisse regretter. Le prisonnier est sous notre responsabilité et doit le rester. »

Après avoir eu la confirmation de cet engagement, ils partirent dans une toute autre direction. La hutte du prisonnier se trouvait dans les bois, à l’écart du centre du camp. Là aussi, des jaffas non armés montaient la garde et saluèrent Abaddon. Celui-ci fut autorisé à entrer. Juste avant de passer la première toile, il jeta un œil derrière lui et dit aux terriens :

« A vous de jouer. »

Abaddon entra, suivit d’Anthony, Malek, Julia, Gebber, Michael, Elizabeth et Cara. L’intérieur de la hutte possédait une atmosphère particulière, sombre et froide. La solitude du prisonnier était aussi marquée par son environnement que par le calme qui y régnait, non pas que celui-ci était reposant, mais traduisait plutôt le silence qu’il pouvait y avoir dans une ville après le passage d’un ouragan.
Le prisonnier releva la tête. Son visage était marqué par les coups qu’il avait reçus. Assis sur une bûche en bois, il courbait l’échine, non pas par prosternation, mais par épuisement physique, celui d’être retenu dans cet état d’immobilité depuis des heures. L’odeur était mauvaise. Il était enchaîné aux pieds et aux mains et ses vêtements sales et peu chaud laissaient deviner qu’il était tel qu’il était quand il s’était rendu, et que les rebelles ne lui avaient fait aucun cadeau ni aucun geste de générosité. Sa pupille et son iris, d’un sombre bleu, baignaient dans un blanc d’œil aussi pur que la neige à l’extérieur. Cela contrastait avec les tâches de sang et les hématomes de son visage.
A la vue de celui-ci, le Major Gebber émit une grimace de dégoût. Malek lui, trahit sa surprise de voir le captif. Non pas parce qu’il était dans cet état. Julia remarqua à sa réaction que le tok’ta connaissait vraiment le prisonnier…
Mais ce fut à Anthony qu’il s’adressa en premier, d’une voix de pierre revenant de ses entrailles, comme s’il parlait pour la première fois de la journée.


« Vous êtes Lang. »

Anthony lui, ne le connaissait pas. Il essaya de se rappeler son visage mais il en avait tellement vu quand il avait eu affaire avec les jaffas d’Anubis qu’il ne pouvait se rappeler de tous. Il le questionna alors en retour, tandis que le prisonnier sondait les visages des autres terriens, ne laissant paraître aucune émotion sur le visage. Ce n’est qu’après quelques minutes qu’il daigna répondre à Anthony.

« Nous nous sommes déjà vue. Mais vous ne me reconnaissez pas, ce qui est tout à fait… normal. » Il avala une salive trop envahissante et ajouta : « Anubis, savait, lui… Vous vous nommez Lang. Il sait beaucoup de choses, vous savez… Vous n’êtes pas sans savoir que le grand Sokar regardait l’avenir dans les flammes de l’enfer…  Anubis, lui, ne le lit pas, il le connait naturellement. Il a dévoilé... votre nom… Et depuis le jour où je vous ai vu, je n’ai jamais pu oublier votre nom et votre visage. Vous me paraissez être un homme bien… C’est avec vous que je voulais m’entretenir. Et vous, Malek. Mais pour le reste, je n’ai rien à dire. Je ne parlerais que si je suis seul avec ces deux hommes. »

Abaddon était sur le point d’utiliser à nouveau la force sur le prisonnier pour cet exigence mal placée mais se retint au dernier moment. A la place, il regarda les tau’ris avant d’agir.
Le Major Stephan Gebber avança d’un pas pour parler au creux de l’oreille d’Anthony.


« Je préfère savoir très vite ce qu’il a à nous dire. Nous vous laissons quelques minutes avec lui. On vous attend dehors. » Gebber se retourna et fit signe à l’équipe de sortir de la hutte pour laisser Lang, Malek et le prisonnier, seuls. Même Abaddon finit par en sortir bien qu’’il n’était pas à l’aise à cette idée.

Dehors, il faisait toujours aussi froid. Le vent fouettait les branches d’arbres en laissant derrière lui de légers bruits aigus, celui de l’air caressant l’écorce. Abaddon rabattit la toile derrière lui. Ils devaient attendre maintenant, ce qui était plutôt frustrant. Gebber parlait avec Abaddon. Michael, Elizabeth et Julia partageaient leur doute sur la situation et leur point de vue sur les lieux. Cara, très observatrice, regardait les rebelles passer dans une autre allée adjacente à celle-ci, au bord de la forêt. Certains transportaient des choses comme des caisses, des objets de grande importance protégés sous des draps... Il y eut même une sorte de chariot sur lequel était posé un grand coffre de taille humaine, poussé par plusieurs jaffas. Que pouvait-il contenir ?
Un peu plus loin, un autre groupe de jaffas assis près d’un feu partageait un mince festin, en silence. Cara plissa les yeux et vit, sous la toge de l’un d’eux, une lame briller, son acier reflétant la luminosité aveuglante du ciel blanc.


A l’intérieur de la hutte, Malek parla à nouveau au prisonnier.

« Je te connais. Je t’ai déjà vu sur Nebek, bien avant qu’on ne lance l’attaque sur le monde usine des guerriers Kulls. J’étais infiltré dans les rangs d’Anubis et nous nous étions rencontré… Jusqu’à ce que ma mission ne soit terminée. A l’époque, tu étais un ingénieur, je me trompe ? Je ne me souviens plus de ton nom… »

« C’est tout à fait ça… Mon nom est Shaq’rel. » Répondit le prisonnier, qui semblait reprendre vie au fur et à mesure qu’il parlait. « Mon travail consistait à élaborer et entretenir le mécanisme de diverses technologies… Puis j’ai appris à travailler sur l’être vivant, sur son intégrité physique et psychologique… Au nom d’Anubis, j’ai rassemblé ces connaissances pour créer l’une des armes les plus redoutables de l’univers. »

« Un guerrier Kull. » Lâcha le tok’ra, qui commençait à comprendre l’importance d'un tel prisonnier.

Une série de question vint alors de la part d’Anthony. Qui était-il ? Que leur voulait-il ? D’autres plus compliquées encore à tel point que le prisonnier ne dévoila pas tout, préférant distiller les informations, d’autant plus que son état de santé avait tendance à décliner et cela se ressentait dans sa façon de parler.

« Je me suis rendu. » Dit-il en levant ses poignets enchaînés. « Je ne m’échapperais pas… cela ne servirait à rien. Si Anubis me retrouve, il me tue. Je suis devenu un Shol’va, voyez-vous. Je suis trop important, s’ils me trouvent ils ne prendront plus le risque de me laisser en vie. C’est pour ça que je voulais vous rencontrer… Avant Anubis, j’étais maître des armes au service de Svarog. Quand celui-ci est mort, j’ai rejoint le Dieu Chacal et… » Sa voix se stoppa net, avant de reprendre quelques secondes après, son regard vitreux plongé dans de récents souvenirs.

« Svarog était un fanatique qui rêvait de grandeur et de perfection. Cela fut son principal défaut, celui qui le mena à sa perte. Sokar le Diable en personne, croyait que le feu pouvait régler tous les problèmes et restait des heures à regarder dans les flammes de son enfer… » Il ricana. « Il vous a sous-estimé et il en a subi les lourdes conséquences. Mais Anubis, lui, est très différent… Il se détache des autres. Il est tout aussi dangereux et sans pitié, mais exempté des défauts des autres goa’ulds qui pourraient lui coûter cher. Anubis est puissant…. Il vient d’un univers qui nous dépasse tous et possède les connaissances technologiques qui pourraient faire basculer la guerre… Je l’ai servi pendant un temps, je l’ai aidé à concevoir les Kull, je l’ai aidé à commettre les pires horreurs… Anubis n’est pourtant pas un goa’uld barbare. Mais il est froid. Il sème la mort sans aucune compassion, de planète en planète, tel son messager. Sa mission est de supprimer la vie… Même ses esclaves, il n’en a que faire… Il n’en a que faire d’avoir un grand royaume. Il veut juste…. la mort... La Mort... J'ai décidé de me rendre pour vous aider à le contrer. En d’autres termes, je pense détenir des informations cruciales qui pourraient vous permettre de vaincre un jour, un guerrier Kull… »

Soudain, Shaq’rel commença à tousser et à trembler violemment, pris par des convulsions. Anthony se pressa d’aller l’aider à s’allonger. Malek regardait d’un air soucieux, essayant de détecter un piège qu’il ne sentait pas. Le jaffa faisait-il semblant ? Cela dura quelques minutes avant que Shaq’rel ne revienne à lui, les paupières lourdes de fatigue.

« Laissons-le deux minutes le temps qu'il se reprenne. » Fit Malek en invitant Anthony à ressortir de la hutte.

Une fois dehors, ils retrouvèrent le reste de l’équipe et purent partager leurs premières observations et faire le point sur la situation.

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Elizabeth J. Hash
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MessageSujet: Re: MJ diplomatie   Dim 24 Aoû - 23:49

Le froid était mordant et la barque faîte de bois brute, autant dire, pas du tout agréable pour les fesses. Courageuse et pensant que cela me réchaufferait, je prenais place sur un banc prête à ramer avec mes camarades, m’imaginant à la place des esclaves dans les navires de l’époque. Je n’avais pas imaginé que l’exercice serait aussi physique et je me fis la réflexion qu’en plus des cours d’auto-défense, il serait bon que je m’entraîne pour endurcir mon corps et avoir un peu plus d’endurance.

C’est avec un soulagement non dissimulé et les bras brulant, la sueur dégoulinant dans mon dos que j’aperçu notre destination. Par fierté, j’avais refusé d’arrêter de ramer lorsqu’on me l’avait proposé et à présent que mes bras étaient parcourus de tremblement incontrôlable, je m’en mordais les doigts. Mais peu importait, j’avais tenu bon et je n’avais plus froid.

Des jaffas aidèrent Abaddon a tirer la barque sur la rive et une fois sur la terre ferme en me frottant les bras pour faire partir l’engourdissement qui me gagnait, je les saluais poliment et respectueusement à l’instar de mes compagnons de voyage.

Puis nous avançâmes vers le camp des rebelles. De puissant feux brulaient ici et là, éclairaient le campement de fortunes fait de tentes et de baraquement assez sommaires. Je n’avais pas imaginé que la taille de cet endroit serait aussi importante. Visiblement, des centaines de rebelles jaffas vivaient ici, d’anciens ennemis devenus allié dans cette guerre contre les faux dieux. Je ne sais pas pourquoi mais l’absence d’armes me mit mal à l’aise.

Finalement après de longues minutes à marcher dans le froid et la neige fondu, autrement dit, après avoir copieusement pataugé dans la boue et manquer de tomber en glissant un nombre incalculable de fois, nous arrivâmes devant une hutte gardée de deux jaffas, comme tous les autres, non armés. Pourtant, cet absence d’arme ne leur enlevait pas l’impression de puissance qu’ils dégageaient. Aussi, courageuse mais pas téméraire, je restais à l’arrière du groupe.

Après un bref entretien avec les garde Abaddon nous appris que Tolok était en plein conseil de guerre et que nous ne pourrions pas le voir dans l’immédiat aussi Malek proposa donc d’aller voir le prisonnier pour en finir au plus vite avec cette histoire. Je suppose qu’il était aussi curieux que nous tous de voir et savoir enfin le pourquoi de notre présence sur cette planète.

Après notre promesse de ne pas nous attirer d’ennui, Abaddon nous guida vers la hutte du prisonnier qui se trouvait à l’écart du camp, ce qui signifiait pour moi, encore plus de risque de me rompre le cou ou pire, de me couvrir de ridicule devant des centaines de jaffas ainsi que devant mes coéquipiers. Mais, malgré une acrobatie non je ne me serais jamais cru capable, j’arrivais à destination sans être tombée.
Nous entrâmes tous en passant sous une toile qui faisait office de porte et je ne pus m’empêcher de retenir mon souffle de stupeur. Jamais de ma vie, je n’aurais cru un jour assister à un tel spectacle. En y repensant, je ne sais pas pourquoi cette scène m’a autant étonné car les jaffas ne sont pas connu pour leur tendresse mais voir ce prisonnier avachi par la fatigue et les coups, dans cette atmosphère lourde de puanteur, d’humidité et de froideur, je ne pus m’empêcher d’avoir pitié de lui.
J’aurais voulu hurler mais aucun son ne parvint à passer la barrière de ma gorge.

Je ne repris contenance et conscience de ce qui m'entourait que quand la voix du captif me parvint aux oreilles, éraillé comme si il n’avait pas parlé de la journée mais aussi froide et dure. Il parlait de Sokar et d’Anubis puis exigea de se retrouver seul avec ceux qu’il avait demandé, à savoir Lang et Malek.

Alors que Abaddon s’avançait pour le frapper à nouveau, je retrouvais miraculeusement l’usage de ma voix pour m’interposer.


- Non…

Ce n’était qu’un murmure mais il m’avait entendu car il s’arrêta pour nous regarder tous.

Il fut décidé de laisser les deux hommes avec le prisonnier et nous fûmes dont invité à sortir.

Ce n’est qu’en me retrouvant dans le froid mordant que je me rendis compte de que des larmes coulaient sur mes joues. Ma vision de cet homme enchainé et portant les marques de son calvaire m’avait ramené des années en arrière, dans mon propre calvaire. Rapidement j’essuyais mes joues avec ma manche, me demandant si quelqu’un avait vu ce moment de faiblesse. J’espérais qu’aucun jaffa avait vu cela sinon, ça en serait fini de ma crédibilité qui n’était déjà pas bien haute étant donné ma qualité de femme.


- C’est inhumain de traiter quelqu’un comme cela ! Même si c’est un prisonnier ! On ne peut pas les laisser agir comme ça ! M’indignais-je auprès de mes camarades.

Sans m’en rendre compte, je tremblais, non plus de froid mais de colère et d’indignation.
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Julia Becker
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MessageSujet: Re: MJ diplomatie   Lun 25 Aoû - 11:12

Au terme d'une attente qui sembla durer une éternité, les skined baissèrent leur garde et eux aussi. Tant mieux. Julia aurait détesté devoir en arriver aux mains, il n'étaient pas là pour se faire des ennemis supplémentaires. Remontant son col et ajustant sa capuche, elle prit place auprès de Malek pour ramer avec lui. Il faisait si froid qu'elle avait besoin d'être active physiquement pour ne pas s'engourdir. Elle écouta le Tok'ra expliquer qu'il y avait peu de chances pour que le prisonnier le connaisse. Il était vrai que la plupart du temps Malek agissait sous couverture. Abaddon quant à lui les informa que le prisonnier s'était comporté de manière calme et silencieuse. Le front en sueur malgré le vent qui lui fouettait le visage, l'apprentie diplomate faisait son possible pour tenir la cadence de rame. Elle poussa un soupir de soulagement lorsque leur embarcation arriva au terme de son voyage. Immédiatement elle se dirigea à la proue du bateau pour profiter de la vue qui s'offrait à eux. Deux sorte de petits villages distincts composés de huttes rudimentaires s'étalaient devant eux. De nombreux feux semblaient être allumés étant donnés les nuages noirs qui s'en dégageaient. Rien d'étonnant avec ce temps! Julia s'accouda au bastingage songeant que cet endroit lui plaisait. Elle y aurait bien passé des vacances d'hiver avec raclette, chocolat chaud et feu de cheminée. Sentant Anthony un peu tendu elle lui dit.

[color=#0099ff]- C'est coquet ici. Il ne manque plus qu'un remonte pente !

Mais surtout ils avaient de quoi voir venir si un ennemi passait la Porte! Si menace il devait y avoir cela se produirait de l'intérieur. Ils empruntèrent un chemin neigeux qui, heureusement, ne glissait pas tellement il était fréquenté. Puisqu'elle marchait à côté de Cara elle voyait que celle-ci passait tout en revu surtout suite aux instructions qu'Anthony leur avait donné : vigilance constante. Julia comprenait maintenant pourquoi son cher et tendre estimait que professionnellement ils formaient un duo complémentaire. Elle demanda à l'ancienne profileuse

- Les skined de tout à l'heure...quelles sont vos impressions sur eux ?

Si Cara, n'avait pas compris au départ son utilité dans cette mission, il semblait que cela devenait de plus en plus évident non ? Pour sa part, l'ancienne pilote estimait que le groupe de mal-appris qu'ils avaient croisé n'était pas forcément celui qu'il fallait avoir en méfiance. Ils étaient beaucoup trop démonstratifs pour être des infiltrés. Lorsqu'ils virent le prisonnier et son état, Julia ne s'en émut pas plus que cela contrairement à Elizabeth. Question d'habitude hélas! Elle savait que les mauvais traitements étaient là pour que le prisonnier soit tellement à bout qu'il n'aie plus la force de mentir. Et encore il ne semblait pas avoir été trop torturé. Une chance si on considérait que les peuples alliens avaient une fâcheuse tendance à ne pas respecter la convention de Genève dont ils ignoraient l'existence. Elle fit un pas de côté pour rester dans la pénombre et pouvoir observer et écouter tranquillement. Il connaissait donc Anthony et Malek! Ils finirent par sortir, laissant les concernés s'entretenir avec lui. L'apprentie diplomate posa une main sur l'épaule d'Elisabeth qui s'indignait de la manière dont on traitait le prisonnier. Il fallait qu'elle se reprenne absolument. D'autant plus qu'à ce niveau là ils étaient mal placés pour faire la leçon. Elisabeth n'avait-elle jamais assisté aux méthodes d'interrogatoires de Fet pour ne citer que lui ? Il fallait qu'elle s'endurcisse.

- Nous faisons la même chose sur Terre lorsque nous avons un prisonnier de ce genre.

Malek et Anthony finirent par les rejoindre. Shaq'rel, donc, assistant d'Anubis et concepteur des guerriers Kull. Hourra ! Les intentions d'Anubis contrairement à ses comparses étaient de semer la mort. Les Goa'ulds imbus d'eux-mêmes avaient pour but de se faire vénérer par leurs esclaves. Mais pas celui-ci apparemment. Et une fois tout le monde mort...Il resterait seul non ? Et il ne régnerait sur rien. Alors quelle utilité ? Julia ne se l'expliquait pas. Elle demanda à Elisabeth.

- Dites-moi : qu'est ce que vous savez d'Anubis ?

Nul doute que Michael Anderson devait avoir un certain nombre d'informations à ce sujet également.Le prisonnier proposait de les aider à vaincre les guerriers Kull.

- Est ce qu'il vous a dit en échange de quoi ?  

Elle se souvint alors que de toute façons ils avaient déjà ce qu'il fallait en magasin pour vaincre ces super soldats. Anderson devait en savoir quelque chose, n'était ce pas lui qui avait découvert de la fontaine de jouvence ?

- Ce qu'il nous propose ne nous intéresse pas, alors il aurait plutôt intérêt à offrir autre chose.

Mais sans nécessairement lui dire qu'ils avaient déjà trouvé comment vaincre les guerriers kull. Julia trouvait ça trés bien qu'Anubis ne soit pas trop au courant des technologies des terriens.


Dernière édition par Julia Becker le Mar 2 Sep - 18:30, édité 1 fois
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Anthony Lang
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MessageSujet: Re: MJ diplomatie   Lun 25 Aoû - 17:23

Suite au petit accrochage entre Anderson et l'ex-jaffa de Sokar, la tension était palpable pour chacun des membres de l'équipe, comme chez chacun des jaffas. Heureusement, les excuses du scientifique, aidé par le fait de ne pas avoir dans l'équipe de grosses brutes qui venant en rajouter une couche et l'intervention d'Abbadon permit d'éviter l'incident diplomatique. Chacun reprit son chemin, non sans un petit regard méfiant vers l'autre camp.

La tension retombée, l'équipe prit finalement place dans une autre barque. Et qui dit barque dit rame. De belles, belles, belles grosses rames. Bien lourdes. C'est en effet ce que pu constater Anthony en en soulevant une.


"Bon, bah on dirait que je vais faire un peu de sport... Anderson, ça vous tente pas?" lança-t-il pour taquiner le scientifique. Déjà qu'Anthony se demandait dans quel état il arriverait sur l'autre rive... le pauvre Michael se serait peut être évanoui...

Tout en ramant, Anthony évita de parler, pour se concentrer sur le mouvement et ainsi éviter de dépenser ses forces inutilement. Ces foutus jaffas étaient vraiment baraques, ces rames auraient presque pu servir de bélier pour enfoncer une porte vu leur poids et leur solidité! Il écouta malgré tout, les quelques explications d'Abbadon sur le jaffa.
Arrêtant de ramer quelques secondes pour remuer un peu ses bras, il en profita pour dire "Se rendre sans protester, ça ne ressemble pas trop aux jaffas et leur sens de l'honneur, non? Sans vouloir vous vexer, bien évidemment."

Enfin, la barque accosta et ils purent descendre. Anthony fit quelques mouvements des bras et des épaules, ils avaient l'impression de s'être déboités quelque chose. Mais apparemment ce n'était qu'une impression. Approchant du campement, Julia lui fit une remarque sur le lieu: "Mouai mouai, je préfèrerai un peu plus de soleil. Je suis plus ambiance je vais à rio que les bronzés font du ski... Tu connais? C'est français. Ma mère aime beaucoup la french culture! C'est comme La Fontaine, quand j'étais petit, elle me faisait apprendre ses fables par coeur, en anglais heureusement... Enfin bref!"

S'il commençait à faire la liste de tout ce que sa mère lui avait fait bouffer comme french culture! Il avait même été jusqu'à lire Stendhal... Et puis c'était peut être bien ça qui avait déclenché sa crise d'ado d'ailleurs!

Le campement était plein de vie, une bonne centaine de jaffas, autant de traitres potentiels. La rigolade était finie, le boulot commençait vraiment maintenant. Abbadon leur annonça que Tolok était indisponible mais Malek insista pour ne pas perdre de temps.

"Je suis d'accord, plus vite nous serons ce qu'il veut, mieux ça sera pour nous!" Abbadon s'inclina et les emmena au niveau de la tente du prisonnier.

Anthony ressentit une petite appréhension avant de pénétrer dans la tente. Peur de l'inconnu, peur de ce que ce jaffa allait leur apprendre ou leur dire. Il faisait sombre, ça empestait l'odeur de sang séché et de crasse. Lorsque le prisonnier releva la tête en les entendant arriver, il put constater que les jaffas n'y étaient pas allés de main morte avec lui. A côté de lui, il aperçut Elizabeth réprimer un mouvement de surprise. Ou autre chose. Elle ne devait pas avoir l'habitude de ce genre de choses.

C'est à lui que le jaffa s'adressa d'abord.

"Vous êtes Lang."

"C'est bien ça. Je suis si connu?" lui répliqua-t-il sans sourciller, même si l'odeur qui émanait du prisonnier le prenait à la gorge. Puis le silence s'installa. Le jaffa dévisageait les autres membres, Anthony cherchait dans sa mémoire, mais pas moyen de savoir s'ils s'étaient déjà croisés. Généralement, avec les jaffas, la priorité n'était pas d'observer leur physionomie mais plutôt de leur tirer dessus...

Il reprit enfin la parole. Ses paroles firent sourire Anthony
. "Ravi de vous avoir fait cet effet là!" Voulant leur parler seuls à seuls, Anthony fit signe aux autres de sortir. "Ne vous éloignez pas" chuchota-t-il à Cara. Ils devaient rester groupés, si chacun commençait à partir se perdre dans le campement, ils n'en finiraient jamais.

Une fois seuls, Anthony s'accroupit à proximité du prisonnier, même si l'odeur était toujours aussi détestable.


"Nous vous écoutons..."

Après une rapide présentation, il apprit qu'il avait contribuer à fabrique les Kulls. Avoir son aide, consentie ou forcée, pourrait surement leur être bénéfique. A condition d'abord d'écarter tout risque de piège.

"Si vous êtes si talentueux, vous auriez mieux fait de bosser sur le réchauffement climatique, ça aurait été plus profitable à tout le monde... Mis à part ça, que vouliez-vous nous dire? Pourquoi juste à nous?? Et pourquoi vous être rendu? Vous saviez pertinemment le traitement qu'on vous réserverait. et ce que vous risquez si Anubis vous retrouve. Parce que trahir Anubis, c'est for ever, comme les magnolias."

Il leur dressa ensuite un portrait des plus élogieux d'Anubis, le plus intelligent, de tous, l'unique, le plus dangereux, bref le patron idéal. "Nous aider à le contrer? C'est justement ce qui m'échappe, pour souhaitez vous le voir battu?"

Anthony s'abstint bien de lui apprendre qu'une arme anti-kull avait été crée, et qu'elle marchait. Plus ou moins bien, mais elle marchait. Mais ça, il semblait l'ignorer, une bonne nouvelle pour la Terre.

C'est à ce moment que l'état du prisonnier sembla se dégrader, il se mit à convulser et tousser. Anthony le mit par terre, en position de sécurité pour qu'il n'avale pas sa langue. Qui aurait cru que les gestes de premier secours lui serviraient un jour sur un jaffa ennemi?! Une fois un peu remis, il se releva et Malek l'invita à le laisser se reposer un peu. Il hocha la tête et sortit de la tente pensif.


"Apportez de l'eau au prisonnier. Il est suffisamment faible comme ça. Si on veut des infos, il doit rester en état de parler." dit-il à Abbadon à la sortie.

Puis il raconta aux autres ce qu'ils venaient d'apprendre.

"Anderson, l'arme anti-kull qu'on avait, elle a été améliorée? Arrive-t-on à quelque chose de fiable? Pour l'instant, je ne vois pas en quel honneur il nous aiderait à détruire ce qu'il a crée. Anubis veut en faire une taupe ou quelque chose comme ça. Si jamais, j'ai bien dit si jamais, on l'emmène sur Terre, il ne franchi pas notre porte avant d'avoir un examen complet prouvant qu'il n'a pas d'émetteur implanté, qu'il ne porte pas une maladie infectieuse ou un autre truc comme ça."

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MessageSujet: Re: MJ diplomatie   Lun 25 Aoû - 23:11

Anthony Lang tenta de me taquiner un peu en me proposant de ramer… Je ne pris même pas la peine de répondre. La dernière fois que j’avais tenté de faire du canoé avec une amie nous avions tournés en rond pendant des heures en faisant des arrêts toutes les cinq minutes pour ne pas trop indisposer mon fragile estomac. Lorsque j’eus enfin rendu… notre canoé de location (vous avez eu peur hein ?), il se faisait bien tard et le propriétaire de l’embarcation était entouré de pompiers et de policiers prêts à partir à notre recherche. Nous nous en étions sortis avec quelques réprimandes et mon amie ne m’avait plus jamais rappelé.

Je passai donc toute la traversée la tête hors de l’embarcation maudissant les œufs au bacon que j’avais ingurgités quelques minutes plus tôt à la base avant de partir. Lorsque nous accostâmes enfin je fus l’un des premiers à rejoindre la terre ferme. Très théâtral, tel Kevin Costner dans Robin des bois, je m’accroupis et embrassai le sol… et je passai 5 bonne minutes à m’enlever toute la boue et le sable qui s’était infiltré dans divers orifices de mon visage… pourquoi ils le montrent pas ça dans les films à Hollywood ?

Après quelques glissades digne des plus belles prestations d’Holiday on Ice, nous arrivâmes auprès du prisonnier. Le pauvre était dans un triste état. Pour une fois je restai silencieux tout au long de l’entrevue et ne demandai pas mon reste lorsque nous fumes congédiés. Arrivé dehors, je tremblais comme une feuille. L’horreur, la douleur, le désespoir c’était ce que je venais de voir… c’était aussi ce que j’avais vécus quelques années auparavant lors de la prise de pouvoir du NID au SGC. Le prisonnier à qui nous devions soutirer un maximum d’information devenait soudain nul autre que moi-même…
Elizabeth aussi avait été choquée et nous le fis savoir par des mots bien sentis. Un dernier souvenir plein de douleur et de désespoir me revint en mémoire, puis je soupirai et répondis à ma collègue archéologue :


- Nous ne sommes pas chez nous Hash. Ils font ce qu’ils veulent de leur prisonnier, nous n’avons rien à dire. Tout ce qu’on peut faire c’est essayer de leur en parler, mais surtout en ne leur montrant pas notre indignation, ce serait dépréciateur à leur égard, condescendant et donc contre-productif au final. N’oublions pas de plus que nous avons fait bien pire et il n’y a pas si longtemps que ça. Pensez à Guantánamo. On est plutôt mal placés pour donner des conseils. Notre alliance est trop fraîche pour commencer à poser des conditions pour tout et n’importe quoi. Patience et longueur de temps font plus que force ni que rage. Anthony Lang ne me donnera pas tort sur ce coup-là : cette citation est de La Fontaine.

Ce fut au tour de Julia de poser une question.  Cette question ne m’était pas destinée, aussi je laissai répondre Elizabeth, puis fit part à mon tour de mes connaissances, théories et interrogations concernant Anubis.

- Je peux commencer par vous dire déjà ce qu’il représente dans la mythologie Terrienne : c’est le dieu funéraire de l'Égypte antique, maître des nécropoles et patron des embaumeurs. Rien que ça, ça fait rêver hein ? Mais Wikipedia vous en aurait dit autant voir davantage… Ensuite concernant le goa’uld lui-même si on en croit les différentes informations qui nous sont parvenues dans nos différentes missions, il serait craint même par ses pairs goa’ulds. Il a accès à une technologie que les autres goa’ulds n’ont pas. Et pourtant ces parasites n’ont guère évolués technologiquement depuis des millénaires faute de technologie à dérober. Nous savons qu’une race que nous appelons « les Anciens » a inventé la Porte des Etoiles, les anneaux de transfert et dieu sait quoi encore que les goa’uld ont repris à leur compte lorsque les Anciens ont disparus – sont-ils partis ailleur ? Se sont-ils fait exterminés ? Mystère. Donc coté technologie, n’y ayant pas d’autres civilisations aussi évolués que les Anciens dans ce coin-ci de la galaxie, les goa’ulds n’ont pas grand-chose à se mettre sous la dent les pauvres et cela depuis fort longtemps. Anubis, lui, est le seul goa’uld depuis bien longtemps à avoir  innové en créant ses guerriers Kull. La question qui se pose est : comment a-t’il obtenu ce savoir ? J’espère bien que l’interrogatoire mené va répondre à cette question. Une fois que nous saurons ça, toutes les questions que nous nous posons sur Anubis pourront être solutionnées et nous pourrons enfin commencer à chercher un moyen de le vaincre.

C’est ce moment précis qu’Anthony choisit pour rejoindre notre petit groupe et nous rapporter les dires du prisonnier. Une fois cette longue besogne effectuée, il me posa une question… Je fronçai les sourcils.

- Je me demande parfois si c’est bien utile de se coltiner la rédaction de rapports exhaustifs et de vous les distribuer… Si on en croit nos scientifiques, c’est tout à fait possible que l’arme fonctionne… Mais comme on ne l’a jamais essayé sur le terrain… On est plus ou moins encore en mode test. Le dernier Kull qu’on a capturé n’était pas vraiment en état pour permettre de tester le prototype une fois que nous avons eus finis de le disséquer… En gros pour résumer : Si par malheur vous croisez un soldat d’Anubis je vous conseille plutôt de courir vite et de prier pour qu’ils ne sachent pas viser.

Là-dessus je sortis une barre de céréale d’une poche intérieur de mon gilet et me mis à la manger avec un appétit d’ogre, faisant fi des regards remplis de consternation que me jetaient mes camarades qui m’entouraient.

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MessageSujet: Re: MJ diplomatie   Mar 26 Aoû - 22:22

Heureusement il n’eut pas d’histoire avec les autres mysogines, le but de la mission était diplomatique et non se faire des ennemis. Elle était là pour augmenter son expérience et faire équipe avec des gens très sympa. Elle devait donc revoir un peu son attitude. Quand elle vit les rame, elle déglutit légèrement, si elle n’était pas douée pour un domaine c’était bien la rame, elle s’installa alors sur une place libre et s’arma de la rame. « Bon ça ne doit pas être si compliqué, mais toi en accord avec celui de devant et ça ira ». Elle ne pouvait s’empêchait de penser aux épisodes de colonie de vacance, elle faisait tout pour éviter les séances de canoé. Elle n’aurait peut être pas du… Elle écouta le tok’ra expliquer la suite.

Les bras en feu malgré le froid, elle se concentra sur la suite. Bientôt de nouveau la terre ferme et la suite de la mission. Tous avaient l’air très concentré sur la mission et elle se décida de faire pareil, elle voulait bien faire pour cette mission. Une fois sur la terre ou plutôt enfin sur la terre, elle aida à caller le bateau pour éviter qu’il ne reparte dans l’eau. Vaut mieux pas se retrouver bloquer ici. Le village qui se dressa devant pouvait s’apparenté au village rudimentaire d’Afrique. Elle imagina que l’hygiène ne devait pas être au top et donc que les personnes ne devaient que leur survie par le symbiote protégeant des infections. Elle préférait amplement être chez elle, mais ça ne la gênerait pas d’aider ces gens.

Marchand à côté de Julia, cette dernière lui demanda un petit profiling des « skined ».


-Ils sont ce que j’appelle des narcissiques pathologique avec un certain sentiment d’infériorité. Ils ont besoin de se sentir supérieur car pendant des années ils ont été considérés comme des pions. J’ai eu un cas comme ça. Il se sentait castrer par les autres et donc faisait subir ça à ses victimes. Heureusement dans leur cas, ils ne sont pas des sociopathes, mais le sentiment d’infériorité ils l’ont toujours… Je n’imagine même pas ce qui se passerait si l’une de nous les battait dans un combat. Mais je ne vois aucun danger chez eux.

Cara espéra quand même ne pas avoir trop dégoûter Julia avec l’histoire de ce tueur en série qu’elle avait eu la « chance » de voire et de rencontrer, une de ses première affaire avec l’équipe. La première où elle avait failli vomir sur une scène de crime.

La question des super soldats arriva, c’était de vraie catastrophe. Comment dire, valait mieux faire le courage fuyons devant eux que essayer de les battre. Elle n’avait encore eu l’occasion d’en rencontrer un, mais elle n’était pas pressée. Les paroles des autres suffisaient pour qu’elle s’en face une idée rapide. Alors avoir l’occasion de pouvoir les battre, il ne fallait pas laisser passer la chose et plutôt la chance… Julia lança la phrase, le marché…


-Il y a toujours quelque chose en échange.

Surtout qu’Anderson n’avait-il pas fait quelque chose pour les guerriers Kull. Mais bon au moins peut être serait-elle plus efficace. Cara sortie de là pour laisser plus tranquille. Elle avait aussi besoin de prendre un peu l’air. Trop de jaffa l’angoissait un peu. Elle se mit à observer un peu les rebelles, c’était ce pourquoi elle était douée, et en même temps elle était doué pour ça.


Elle en repéra certain sur une allée au bord de la forêt. Elle ne les aurait pas vu si ils n’agissaient pas de manière bizarre. Ce n’était pas vraiment visible, mais elle voyait un truc qui cloché dans leur manière. Il y avait des caisses ressemblant à des cercueils, qu’elle drôle comparaison non. Peut être était elle parano tout simplement. La curiosité aussi de savoir ce qu’il y avait dessous. Elle passa son regard sur un groupe tout à fait normal. En plissant les yeux elle regarda un peu mieux sur le reflet qu’elle avait cru être le soleil. Non c’était bien ce qu’elle croyait, une lame. Elle s’adressa alors à la personne juste à côté d’elle.

-On est censé ne pas avoir d’arme, alors pourquoi ce jaffa cache-t-il une arme sous sa toge.
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Jack O'Neill
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MessageSujet: Re: MJ diplomatie   Mer 27 Aoû - 11:50

Après les observations et les réponses fournies par Anthony et Michael, les terriens restèrent sur place, attendant la suite de la situation. Abaddon était parti chercher un peu d’eau en gourde et revint rapidement avec celle-ci en main. Mais le jaffa rebelle s’obstina de la donner aux gardes jaffas à l’entrée de la hutte. Au lieu de cela, il se retourna vers les tau’ris et leur tendit la gourde.

« Peut-être vaudrait mieux que ça soit l’un de vous qui le fasse… Peut-être même que certains d’entre vous devraient rester ici, pour monter la garde à plein temps. »

« Comment ça ? » Réagit sur le vif le Major Gebber. « Vos gardes à l’entrée ne sont pas des hommes de confiance ? »

« Rien ne nous garantit qu’une fois que vous vous éloignerez d’ici, d’autres jaffas ne viendront pas pour le torturer et lui faire subir une vengeance personnelle… D’autant plus si c’est vraiment lui qui a aidé Anubis à créer les Kulls. Si cette information se sait dans le camp, nul doute que des jaffas voudront venir lui faire payer le prix cher. Nombre d’entre nous sommes tombés sous les tirs de ces supers soldats... »

« Génial… Si j’ai bien compris, à la minute où l’on ira voir Tolok, le prisonnier, Shaq’rel, pourrait être en danger ? Et qu’il a besoin d’une garde rapprochée plus sûre ? »

« Exactement. » Répondit Abaddon d’une voix basse, pas très à l’aise face à cette situation.

« Nous devons non seulement nous méfier des actes de colères des rebelles à son égard, mais aussi d’éventuels agents envoyés par Anubis pour l’éliminer. Si le Dieu Chacal sait qu’un de ses bras droit est capturé, il fera tout pour lui ôter la vie avant qu’il ne parle. » Malek ne s’était encore que très peu exprimé jusqu’ici, mais la situation ayant évolué, il se sentait beaucoup plus concerné et intrigué par cette histoire qu’il ne l’avait pu être au départ. Il ajouta : « Ce prisonnier a son importance… Il peut vous aider à terminer l’arme anti Kull. Il peut certainement vous aider à la tester, à confirmer son potentiel, à stabiliser sa force… Si une arme comme celle-ci venait à se trouver sur un champ de bataille, cela pourrait totalement renverser le rapport de force et changer la tournure de cette guerre. »

Abaddon acquiesça quand il vit que Cara, parlant avec Julia qui était à côté d’elle, avait l’air de se soucier de quelque chose.

« Que se passe-t-il ? »

D’abord timidement, elle finit par livrer son observation : elle avait vu un jaffa avec une arme dissimulée sous sa toge. Abaddon fut étonné et demanda immédiatement à ce que le soldat Mallory lui montre de qui elle parlait. Elle désigna alors le petit groupe assis non loin, près d’un feu de camp.

« Attendez-moi là… »

Abaddon partit d’un pas prudent pour aller voir ces jaffas. Les terriens l’observèrent de leur position et virent le rebelle faire preuve de son autorité envers le groupe, et en particulier celui qui détenait l’arme. Sans résister, le jaffa sortit en effet une longue dague d’un étui caché et la confia à Abaddon. Fausse alerte, donc. Ce dernier revint, la lame dans la main.

« Je connais ce jaffa. Il comptait offrir ce présent à Tolok. Il est de coutume quand on est nouveau dans la rébellion, de faire un don à notre cause, en guise d’amitié et de fraternité avec les dirigeants de celle-ci. Mais qu’importe, ce jaffa n’aurait jamais dû emmener cette arme blanche. Je lui redonnerais le moment venu. »

Il rangea discrètement l’arme sous ses vêtements, à l’abri des regards.
Après cette conversation, un guerrier jaffa arriva pour déclarer que Tolok pouvait enfin les recevoir. Abaddon reprit alors la même posture qu’il y a quelques minutes, la gourde tendue. S’ils devaient s’absenter, il devint nécessaire de prendre une décision et de désigner des personnes pour prendre un premier tour de garde, afin de garantir la sécurité et pourquoi pas des premiers soins au prisonnier Shaq'rel. Anthony désigna donc deux personnes à cette tâche. Les autres iraient voir Tolok.

La hutte du chef rebelle était située au centre du camp. Elle était un peu plus grande que les autres, de quoi recevoir une dizaine de personnes pour une réunion privée. En arrivant à l’entrée, le groupe put voir de nombreux jaffas y sortir, dont l’âge laissait penser qu’ils avaient énormément d’expérience en matière de stratégie et tactique de guerre. Après quoi, les terriens purent rentrer. Malek était aussi avec eux bien qu’il aurait aimé resté avec le prisonnier. Mais son devoir en tant qu’unique Tok’ra était d’abord de rencontrer le leader du mouvement rebelle jaffa et de lui transmettre les salutations amicales de la part de son peuple. Ils entrèrent donc dans la hutte et y découvrirent trois jaffas. Deux étaient en armure mais non armés et semblaient être les bras droits de celui qui se trouvait au milieu. Ce dernier avait la peau noire, le crâne chauve et le tatouage d’Heru’ur sur le front. Vêtu d’une toge bleue le distinguant des autres, il parla d’une voix aussi grave et profonde qui incitait au respect, et donc au silence.


« Chers tau’ris, cher tok’ra, bienvenue ! Je suis très heureux de vous avoir parmi nous pour célébrer la mort de Sokar. »

Abaddon se chargea alors de présenter chaque terrien, en mentionnant bien le grade à chaque fois, et Tolok salua chacun d’entre eux d’un mouvement de tête très respectueux. La conversation s’engagea assez vite sur le prisonnier. Tolok souhaitait déjà avoir des informations sur celui-ci. Les terriens allaient-ils lui dire tout ce qu’ils avaient appris ? Que dirait Abaddon, qui était là, s’ils cachaient la vérité au leader des rebelles ? N’était-il pas dangereux de dévoiler à Tolok l’importance du prisonnier et la contribution de celui-ci dans la mort de centaines de personnes, ou plutôt même de milliers, à cause des guerriers Kulls ?
Quoi qu’il se fut dit, Abaddon resta stoïque, pour le moment, et l’entretient se poursuivit. Tolok venta pendant de nombreuses minutes l’influence de leur rébellion sur les mondes jaffas.


« Notre mouvement n’a jamais été aussi important. Nous pourrions presque livrer une guerre, car nous pouvons être suffisamment nombreux pour constituer une armée… Ce qu’il nous manque, ce sont surtout des vaisseaux, des moyens, des armes de soutien… Il y a à peine deux ans, nous nous contentions que de quelques embuscades ou de missions d’infiltration dans les rangs ennemis. Maintenant, nous sommes assez forts pour prendre d’assaut une forteresse ! »

Les yeux de Tolok brillaient d’espoir et fierté, mais aussi de conquête. Depuis qu’il avait goûté à la liberté, il avait laissé tomber les armes pour se consacrer au commandement. Il était devenu le cerveau du mouvement, un pilier, une référence, cela ne faisait aucun doute dans sa manière de parler de la rébellion et dans le regard des guerriers qui se trouvaient à ses côtés.
L’entrevue fut avortée quand un jaffa tira de côté la toile à l’entrée de la hutte passa sa tête pour parler au chef rebelle.


« Tolok, tout le monde est arrivé, dont les nouveaux jaffas libres, ceux ayant appartenu à Sokar. »

« Très bien… Il est temps de m’adresser à nos guerriers, à notre peuple. Venez, suivez-moi. Votre présence donnera encore plus valeur à ce rassemblement. »

Dehors, ils rejoignirent un endroit plus plat permettant d’accueillir un maximum de monde. La neige avait été un peu déblayée, bien qu’il continuait d’en tomber. Des bûches en bois avaient été posées en cercle, servant de banc pour s’asseoir. Elles avaient tous la même taille afin de montrer qu’ils étaient tous au même rang, un signe d’égalité voulu par tous les rebelles malgré la distinction de Tolok comme étant le leader. Autour d’eux, il y avait des feux de camp et de plus en plus de nourritures et de boissons étaient ramenées et placées sur des tables en bois improvisées.

« Vous pouvez vous servir si vous le souhaitez. » Fit Tolok en allant s’asseoir, accompagné de ses deux bras droits jaffas. Abaddon se tint à sa droite avec Malek, tandis qu’à sa gauche s’asseyait le Major Gebber et le reste de l’unité présente sur place.

Petit à petit, la foule de jaffa présente dans le camp se rassembla en ce lieu, ce qui représentait beaucoup de monde. Il y avait ceux qui pouvaient s’asseoir, et les autres, la plupart étant des rebelles novices qui attendaient debout avant de pouvoir se présenter devant Tolok et réaffirmer officiellement leur allégeance à la rébellion. Mais avant que tout ça ne commence à se transformer en un défilé de troupes, Tolok se leva et prit la parole, sentant bien le silence gêné qui s’était instauré à la vue des taur’ris et surtout, du tok’ra.


« Mes amis… Mes frères… ! Aujourd’hui est un grand jour. Nous fêtons non seulement l’arrivée de nombreux frères, libres, au sein de nos rangs, mais nous célébrons aussi la mort de Sokar, ainsi que le sacrifice de nos fiers guerriers tombés durant les récentes batailles... Gloire et Liberté ! »

« Gloire et Liberté !! » Furent repris en chœur par la foule. Tolok reprit ensuite :

« Je voudrais aussi remercier la tau’ri, qui est présente parmi nous, pour tout ce qu’ils ont pu faire depuis le début pour nous. Sans eux, il n’y aurait jamais eu de rébellion. Sans eux, Sokar serait toujours en vie… Et je suis persuadé que l’alliance formée entre la tau’ri, la rébellion jaffa et aussi la tok’ra, peut former un trident dévastateur qui renversera, un jour, tous les goa’ulds dictateurs de la galaxie !! »

Des acclamations lui répondirent par centaines, résonnant jusque dans les bois et les montagnes. Si des jaffas n’étaient pas à l’aise à l’idée d’avoir des tau’ris et surtout un tok’ra ici, d’autres au contraire exprimaient leur immense satisfaction. Certains d’entre eux vinrent même s’asseoir aux côtés d membres de l'équipe afin de pouvoir faire plus ample connaissance ou bien même d’échanger juste quelques mots avec leurs alliés de toujours. L’un d’eux s’assit derrière deux terriens, la tête penchée vers l’avant pour attirer leur attention.

« Tek'ma'te, je me nomme Rak’nor. J’ai beaucoup entendu parler des exploits de la tau’ri… J’espère qu’un jour nous combattrons ensemble sur le champ de bataille. » Dit-il sous le regard peu certain de ces deux interlocuteurs, dont l'un était sûrement un scientifique.

« Ah, j’allais oublier… Quel hôte suis-je ! » S’exclama Tolok en se redressant. « Je vais laisser la parole à nos chers alliés… Je suppose qu’ils ont quelque chose à vous dire ! Je vous conseille d’écouter, nous avons beaucoup à apprendre l’un de l’autre. » Tolok se tourna pour regarder Gebber. Ce dernier, mal à l’aise à l’idée de faire un discours non préparé devant tout le monde, tourna la tête son/sa voisin(e), pris de court et embarrassé par le terrible silence qui s'ensuivit.

« Allez- y, vous, parlez, je ne sais pas quoi dire ! » Murmura-t-il d’un ton paniqué.

Gebber n’avait jamais vraiment apprécié le stress et dans cette situation, il était tout aussi nerveux à l’idée de dire une bêtise à propos d’un peuple qu’il connaissait peu, que de donner une mauvaise impression de sa propre personne devant une telle foule d’inconnus. Tout le monde posa alors les yeux sur la personne que Gebber avait désignée pour le remplacer dans cet exercice oratoire, attendant impatiemment les premiers mots des tau’ris en terre amie.  

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Anthony Lang
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MessageSujet: Re: MJ diplomatie   Ven 29 Aoû - 17:10

Abbadon rapporta une gourde pleine d'eau et la tendit à Anthony en le prévenant toutefois qu'il serait plus prudent de faire garder le prisonnier par des membres de l'équipe. Gebber et Malek intervinrent, l'un outré, l'autre beaucoup plus posé et analytique. Anthony garda le silence durant tout cet échange. Il percevait bien les risques de la situation, la haine compréhensible des jaffas, tout aussi bien que l'importance  présumée du prisonnier, du moins tant qu'ils n'en savaient pas plus.

"Depuis que vous avez ce prisonnier, vous n'avez eu à faire à aucune tentative d'assassinat ou de torture de la part d'autres jaffas?  Les gardes qui le surveillent sont-ils sûrs et de confiance? Ou peuvent-ils raconter ce qu'ils entendent à leurs camarades?"

Même s'il n'appréciait pas vraiment le prisonnier, son rôle était de le garder en vie, au moins le temps d'en tirer toutes les informations nécessaire. Ensuite... ils aviseraient s'ils l'emmenaient avec eux ou s'ils le laissaient aux jaffas. Et dans ce cas, qui pouvait dire ce qui se passerait ensuite...

Cara fit ensuite part de ses soupçons sur un jaffa possédant une arme. Gardant son calme, Abbadon  alla régler la situation, sans problèmes particuliers, il semblait s'agir d'une fausse alerte. Anthony, malgré le peu qu'il le connaisse, avait une première impression plutôt positive de leur interlocuteur jaffa. Il était maître de lui, possédait un sang-froid et une autorité naturelle, semblait honnête et ne les traitaient pas comme des sous-fifres, ainsi que Malek. On ne pouvait pas dire la même chose de tous les jaffas!

Il était maintenant temps de passer à la suite des évènements, ils étaient attendus par Tolok. Anthony regarda la tente qui abritait le prisonnier, et ses gardes.

"Becker, Mallory, vous monterez la garde." Il tendit la gourde à la plus proche de lui. "Vous lui donnerez à boire et vous assurerez qu'il est dans un  état à peu près correct. Ne laissez personne entrer et encore moins être seul avec le prisonnier. On va tâcher de faire vite." Il se retourna ensuit vers Abbadon. "Vous pouvez laisser les deux gardes actuels à leur poste. Premièrement, ça évitera qu'ils aillent raconter des choses dans le camp et deuxièmement, ça fera moins étrange que si c'était soudainement deux militaires seules qui gardent le prisonnier."

Une fois cette question levée, le reste du groupe put suivre Abbado  jusqu'à la hutte de Tolok. Anthony s'attendait à quelqu'un de froid et d'hautain, or son accueil fut plutôt chaleureux. Il salua d'un signe de tête lorsque Abbadon le présenta. Et évidemment, la discussion s'engagea rapidement sur le prisonnier. Les informations qu'ils leur avaient donnés étaient trop sensibles et trop incomplètes, et après la mise en garde d'Abbadon sur la réaction des jaffas, Anthony préféra garder cet entretien secret au maximum. Il en informerait le chef des rebelles ultérieurement mais pour l'instant...

"Malheureusement, pour l'instant nous ne savons pas grand chose. Le temps d'évoquer quelques souvenirs communs et de nous dresser un portrait charmant d'Anubis, il a convulsé et reprend quelques forces avant qu'on n'y retourne pour entrer dans le vif  du sujet.  C'est que niveau torture, vos hommes n'y sont pas allés de main morte, ce que je comprends d'ailleurs tout à fait, mais du coup le prisonnier est un peu ... fragile..."

Il lança un coup d'oeil à Malek et surtout à Abbadon en espérant que ce dernier comprendrait qu'il n'en dise que le minimum pour l'instant. Heureusement pour eux, ce dernier ne dit rien.

Anthony laissa ensuite s'exprimer ses camarades s'ils le souhaitaient, notamment sur l'armée de rebelles dont leur parla Tolok.

On informa ensuite Tolol que l'heure du grand rassemblement était arrivée. Anthony aurait largement préféré retourner auprès du prisonnier mais ils furent invités à se joindre aux jaffas. Super, un grand meeting anti Goa'uld, il y aurait de l'ambiance!... Et en plus les ex brutes de Sokar étaient là.

"Et bien, allons-y alors!" dit Anthony avec un sourire un peu forcé. Faisant signe à Anderson et Hash de passer "Après vous. Je suis sûr que ça vous changer des congrès d'archéologues ou de linguistes!"

Ils arrivèrent à un endroit assez vaste, avec de nombreuses tables. Les jaffas continuaient d'affluer en grand nombre, ce qui était plutôt impressionnant. Tolok prit alors la parole, annonçant la présence, remarquée, des Tau'ris. Anthony se demandait quelle allait être la réaction de la foule, mais ils reçurent un bon accueil en fin de compte. Bon, les jaffas de Sokar croisés un peu auparavant ne devaient pas être de ceux qui les acclamaient en revanche... Et c'es alors que Tolok leur donna la parole...  Entendant ça, Anthony releva la tête, interloqué. Et la Major, très courageux lui refila la patate chaude.

Anthony eu un curt moment où sn cerveau se demanda ce qu'il se passait, où il était, ce qu'il devait faire puis il se reprit
. "Trop aimable, Major..." Il lui devrait un grand service celui-là! Un instant Anthony pensa refiler le discours à Anderson, ce qui, malgré le stress montant, le fit sourire. Quelle impression de la Tau'ri ça donnerait!  déjà qu'en briefing c'est un sketch alors là... Anthony se leva, un grand silence se fit.

Silence qui ne fit qu'accentuer son malaise. O'Neil, ne lui avait jamais parlé d'un discours devant plusieurs centaines de jaffas, dont d'anciens de Sokar, chose à ne pas oublier pour éviter quelques tensions...
Il regarda la foule, la balayant de droite à gauche pendant qu'il cherchait désespérément comment commencer.

"Merci Tolok, pour cette invitation..." Voilà, déjà ça, pas de risque et ça brisait la glace!
"... C'est un grand honneur pour nous d'être ici. Nous avons bien conscience, nous, Tau'ri, que sans vous, Jaffas, et sans les Tok'ras aussi... je sais que qu'il y a quelques inimitiés entre vos deux peuples, mais sans vous tous, nous n'aurions jamais pu mettre fin au règne de Sokar.  J'ai fait partie du commando qui a été envoyé tué Sokar  et je me souviens encore du soulagement, et de la fierté, que j'ai ressentie à l'idée d'avoir contribué à sauver mon peuple d'un futur bien sombre.  Et c'est justement ce désir de vouloir protéger et sauver nos peuples, nos amis,  nos familles qui nous réunit tous, si différents que nous sommes.  Tolok a raison, nous avons beaucoup à apprendre les uns des autres. Comme on dit chez nous, l'union fait la force, plutôt que nous quereller, et faire la course à qui tuera le plus de Go'aulds, unissons-nous, entraidons-nous, nous avons tout à y gagner. Autrement, tout à y perdre... Malgré le travail déjà accompli, nous n'avons pas fini. Anubis menace et son pouvoir croît régulièrement mais j'ai confiance en nous, en vous. Continuons à coopérer et détruisons Anubis! Jaffas libres, Tok'ras, Tau'ris, nous ne sommes plus qu'un quand il s'agit de lutter pour la liberté des peuples de la galaxie!... merci..."

Et Anthony se rassit, s'épongeant le front de sa manche. "Pfiou, tirer sur des méchants c'est plus facile..."

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Julia Becker
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MessageSujet: Re: MJ diplomatie   Mar 2 Sep - 18:36

Julia fit une tête un peu bizarre lorsque Anderson sembla lui réciter par coeur une page de ce qui avait dû être leur manuel d'histoire de collégiens Américains standard. C'était en quelle année d'ailleurs qu'ils avaient étudié l'Egypte antique et le rapport trés particuliers des Egyptiens avec la mort ? Michael devait probablement le savoir. Mais l'apprentie diplomate préféra ne pas poser la question ne souhaitant ni vexer le scientifique, ni écouter-ou faire semblant d'écouter-un autre long discours. Heureusement celui-ci prit soin d'apporter la note qui manquait sur Anubis. Il était le premier Goa'uld qui avait innové. Ca c'était intéressant! Elle préféra ne rien dire concernant leur arme anti-kull que les scientifiques semblaient ne pas encore avoir testé. Comment une découverte d'une telle importance pouvait-elle rester ainsi en stand-by ? C'était incompréhensible. Cerise sur le gâteau, le prisonnier était vraiment en danger puisque les jaffas nourrissaient un désir de vengeance à son endroit. C'était donc elle et Cara qui allaient se coller à sa surveillance. Cara venait de remarquer le reflet d'une arme blanche et en fit part à Abaddon qui intervint immédiatement. En fait il ne s'agissait que d'un cadeau destiné au fameux Tolok. Mouais...admettons! La jeune-femme prit la lourde gourde que Anthony leur tendait, dévissa le bouchon et en huma le parfum.

- "In vino veritas". Dommage ce n'est que de l'eau!

Elle souhaita bonne chance à la partie de l'équipe qui allait avoir le privilège de rencontrer Tolok. L'ancienne pilote n'était pas mécontente d'avoir pour partenaire la profileuse. Son aide allait certainement être précieuse pour sonder le prisonnier. D'un autre côté, elle aurait été plus tranquille que Cara continue à être auprès d'Anthony puisqu'elle avait le regard affûté. Ils ne le connaissaient pas ce Tolok après tout ! Parfois les chefs renégats étaient encore plus dérangés que les dictateurs qu'ils avaient renversé. L'ennui c'était que monter la garde sans armes risquait singulièrement de les faire passer pour des crétines. Il allait donc falloir qu'elles se débrouillent avec ce qu'elles avaient sous la main et faire contre mauvaise fortune bon coeur.

- On a une gourde et elle est chargée!

Les deux jeunes-femmes continuèrent à discuter et à se mettre en accord sur certains points tout en parcourant la distance qui les séparait de la "prison". S'arrêtant à la hauteur des gardes qui étaient placés devant l'entrée, Julia salua.

- Messieurs...Rien à signaler ?

Une fois l'information donnée, les deux jeune-femmes se faufilèrent dans la hutte et immédiatement Julia se sentit enveloppée par l'atmosphère pesante des lieux. Cette première impression elle la connaissait, hélas, par coeur et eut tôt de passer par dessus. Une fois son regard habitué à la pénombre, elle identifia le captif qui semblait bien mal en point. Par mesure de précaution elle décrocha la timbale de sa propre gourde et versa de son eau. La jeune femme regrettait de ne pas avoir emporté du whisky comme le faisait parfois les vieux soldats. Ce genre de boisson avait le don de délier les langues! Elle déposa le gobelet qu'elle accompagna d'une lingette rafraîchissante devant l'homme.

- Tenez Shaq’rel. Essayez de boire doucement.

Puis, elle se planta devant la celulle et en face de Cara, laissant Shaq'rel faire ce qu'il avait à faire mais en le surveillant du coin de l'oeil. Rester ici à attendre pendant que les autres devaient être en train de s'amuser pouvait être assez long. A défaut de pouvoir faire la fête, les deux jeunes-femmes pouvaient toujours discuter.

- J'étais en train de repenser à ce que vous me disiez tout à l'heure. Vous savez sur les narcissiques pathologiques ? Cet Anubis là avec ces joujous guerriers kull, vous ne pensez pas que ça peut en être un ? Mais version grande faucheuse vous voyez "je-vais-semer-la-mort-parce-que-c'est-trop-cool-la-mort". Ca lui donne un genre, il fait l'intéressant. Mais il est comme les autres. Il a une tête énorme, il est faux, imposteur et a l'air d'aimer les déguisements.

L'ancienne pilote marqua une pause et une lueur froide passa dans son regard.

- C'est un parasite que nous allons devoir écraser sous nos rangers!


Dernière édition par Julia Becker le Jeu 4 Sep - 11:44, édité 1 fois
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Michael Anderson
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MessageSujet: Re: MJ diplomatie   Mer 3 Sep - 16:54

Enfin rassasié par ma petite pause goûter, je ne manquai pas de m’étonner de l’esprit d’observation sans faille de Cara qui avait détectée une arme parmi la nuée de jaffas qui nous entouraient. A un contre… beaucoup, si par ailleurs les jaffas décidaient de mettre fin brusquement – et violemment – à notre entente cordial, ce n’était pas un pauvre petit couteau qui ferait la différence mais cela me rassurait fortement d’avoir en ma compagnie de tels experts en cas de pépin.

- Un couteau en gage d’amitié ? Ce n’est pas censé coupé l’amitié quand on offre un objet tranchant ? Enfin moi je dis ça…

J’appris ensuite avec une satisfaction non feinte, que je ne servirais pas de garde chiourme au prisonnier. Le voir dans cet état ne me rappelait que de trop cruels souvenirs aussi c’était aussi bien pour moi que de ne le voir que le moins possible. Cependant un détail dans la déclaration du jaffa me gênait un peu et j’en fis part discrètement au reste du groupe.

- Le souci que me pose la proposition du jaffa c’est que s’il a raison et que les jaffas cherchent à se venger du prisonnier et si nous sommes là pour le protéger est-ce que nous n’allons pas nous attirer les foudres des jaffas ? Je ne pense pas que cela soit une bonne idée que les jaffas nous associent à ce prisonnier, déjà que notre alliance parait encore bien fragile. C’est le prisonnier des jaffas, autant qu’il le reste. Les jaffas vont penser que l’on est venu pour prendre les choses en main à leur dépend. Si nous nous mêlons de ça rien de bon ne va arriver. Je sens que ça va mal se finir… pour changer.

A la suite d'une courte marche dans le camp jaffa, on nous désigna bientôt une hutte un peu plus spacieuse que les autre. A notre approche en sortirent des jaffas reconnaissables de par leur capes, différentes de celles du reste de leur peuple. Il s'agissait de l'élite jaffa en terme d'expérience militaire.

- Comme c’est plutôt un métier à risque et qu’ils n’ont pas encore instauré la retraite à 50 ans, le nombre de jaffa d’un certain âge est plutôt limité. En effet, soit les jaffas meurent au combat avant d’être très vieux, soit ils ralentissent les goa’ulds de par le handicap de l’âge et donc les serpents s’en débarrassent d’une façon ou d’une autre. Donc quand on croise un jaffa d’un âge plutôt avancé on peut être certain qu’il est respecté non seulement par tous les siens mais qu'il l'a aussi été par ses anciens maitres goa'ulds également. Il est donc d’un professionnalisme à toute épreuve.

Après les présentations d’usage, la conversation s’engagea sur le prisonnier. Je n’intervint pas sur ce point, laissant mes camarades dirent le, fond de leur pensée. Diplomatiquement parlant il était difficile de critiquer les nouveaux membres d’une alliance naissante, aussi, parler du prisonnier sans mentionner les conditions de sa captivité était une gageure.  Lorsque le jaffa en vint aux moyens techniques qui lui manquaient et qu’il mentionna les vaisseaux dans son énumération, je ne pus retenir un :

- Bienvenue au club.

Bientôt il fut annoncé à notre hôte que la réunion pouvait commencer. Une fois sortis de la tente nous pûmes apercevoir la vaste assemblée qui s'était réunie. C'était tout bonnement impressionnant. Nous fûmes invités à prendre place dans la foule et l'on nous proposa de nous servir au buffet. Je préférai prévenir mes camarades :

- A votre place j’éviterais de manger ça. La flore intestinal n’est habituée qu’à une petite variété de bactérie spécifiques à la nourriture que vous avez l’habitude de manger. Vous connaissez tous déjà tous les joies de la tourista lors d'un voyage, n'est-ce pas ? Alors imaginez ses effets à l’échelle de la galaxie. Imaginez les ravages qu’une seule bactérie résistante pourrait faire à vos intestins. En gros, si vous souhaitez terminer la mission avec toutes vos facultés je vous conseille de vous en tenir à la ration de votre paquetage. Si vous ne voulez pas les vexer, au pire faites semblant de manger.

Et bientôt débuta le discours du nouveau leader jaffa. Comme tout bon discours de politicien nous eûmes droit à une généreuse couche de pommade appliquée tant aux terriens qu’aux jaffas et aux Tok’ra, et la désignation d’un ennemis commun. Il y a des choses qui décidément ne changent pas d'un système planétaire à un autre...

Un dénommé Raknor vint bientôt se présenter à notre petit groupe alors que son leader était toujours en train de discourir - et que j'avais personnellement décroché depuis longtemps, esayant d'identifier les faux dieux correspondants aux différents types de tatouages qui nous entouraient. Lorsqu’il eut terminée je ne pus m'empêcher d'intervenir :


- Sur le champ de bataille Raknor ? Euh moi vous savez s’il y a une bataille il y a des chances que vous ne me voyiez pas. En tous cas, sincèrement je l’espère pour vous, rajoutai-je tout en redressant mes lunettes. Moi ma spécialité c’est l’Archéologie. Je déterre le passé et l’étudie. Ça n’a pas l’air grand-chose comme cela mais c’est grâce à cette science indispensable qu’aujourd’hui nous sommes en mesure de dire que les goa’ulds tirent tout leur pouvoir d’une technologie qui n’est pas la leur. Cela nous permet aussi de prouver les liens qui existent entre tous les humains de la galaxie, jaffas compris, puisque nous venons tous de la Terre. Nous avons donc une culture commune même si elle a évoluée au cours des années.

Tolok laissa bientôt la parole aux Terriens. Alors que j’allai proposer mes talents d’orateur et de diplomate – si si je vous l’assure -  ce fut Lang qui s’en chargea.

Lorsque Lang se rassit, à la suite d'un discours d'une très bonne facture, je répondis à la petite remarque qu’il venait de formuler.


- Vous devriez toucher du bois, la journée n’est pas encore terminée et vous aurez peut-être de quoi comparer. Très beau discours par ailleurs capitaine, je n’aurai jamais cru que vous seriez aussi diplomates, vous les militaires.

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Dossier de Michael Anderson

«La capacité d'apprendre est un don ;
La faculté d'apprendre est un talent ;
La volonté d'apprendre est un choix.»


Frank Herbert
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MessageSujet: Re: MJ diplomatie   Mer 3 Sep - 19:54

Cara ne sentait pas plus rassuré que ça dans l’explication de la présence de l’arme blanche, mais elle n’en fit pas la remarque. Elle ne voulait en aucun cas risquait un incident diplomatique à cause d’une remarque qui pourrait facilement passer pour de l’insubordination. Elle failli également l’ouvrir dans Abaddon la récupéra pour lui, mais n’en eut pas l’occasion car Anthony venait de confier à elle et Julia la surveillance du Jaffa. Oui pourquoi pas, le jaffasitting une nouvelle pratique… Mais elle ne pouvait s’empêcher de ressentir des frissons à cette idée. Depuis son arrivée au SGC, qu’il soit gentil ou méchant, tout ce qui portait un symbiote lui faisait peur, mais pas celle de l’inconnu… mais plutôt comme quand on sait que la personne va vous faire du mal. Sa crise d’angoisse lors de la dernière mission lui revint en mémoire. Elle s’était déclenchée suite à la vu des yeux qui s’illumine ainsi que les bâtons de tortures. Par réflexe elle caressa le haut de son ventre où une cicatrice de brûlure se trouvait, on n’arrêtait pas de la frapper toujours à cette endroit avec ces mêmes bâtons qui causait la douleur de milles mort. Elle sortie de ses pensées noires pour revenir à la réalité. Ses années de tortures étaient bien loin maintenant, elle était même heureuse, une mission tranquille comme celle-là elle se devait d’en profiter…

Cara ne pu s’empêcher de rire quand elle entendit Julia parler latin, mais ce n’était pas à cause de langue morte mais plutôt de sa traduction.


-Vaut mieux, que penseraient nos chers mysogines s’ils voyaient deux soldats « femelles » complètement bourrées. Si vous aimez le vin, je connais une boutique en centre ville qui importe son vin directement de France et je peux avoir des prix.

Elle regretta tout de même de ne pas accompagner les autres, ils allaient sans doute bien manger et bien boire. Mais aussi rencontrer une personnalité importante. Pourtant à l’idée d’être devant tout ce monde, elle se dit que ce n’était pas plus mal un tête à tête avec Julia et un jaffa. Julia revint avec la fameuse gourde et avec le sourire elles commencèrent à discuter.


-Je ne crois pas que le prisonnier soit de la même trempe que les autres. Il a l’air d’un érudit, donc son art et sa science sera la priorité pour lui, je pense même encore plus prioritaire qu’une allégeance avec un maître.


Elles s’arrêtèrent enfin à la hauteur des gardes. Elle se plus que minuscule en face d’eaux, mais n’en avait pas pour autant l’impression que cela soit une faiblesse. Julia les salua et leur demanda un rapport rapide. Cara vit bien que sur le coup, par l’expression de leur visage, ils ne savaient pas dans quelle position se mettre. Recevoir un ordre même gentil de la part d’une femme ne semblait vraiment pas chose courante chez eux.


-Merci

Elle ne savait pas pourquoi elle l’avait dit, mais c’était sorti spontanément au moment de pénétrer dans la hutte. Très sombre, Cara mit un moment à s’habituer à la pénombre. Elle repéra le prisonnier en premier lieux grâce à sa respiration pas très régulière, logique vu son état. On peut dire qu’ils ne l’avaient pas loupé. Julia décida de lui donner de l’eau. Un acte de gentillesse suffirait-il à mettre un climat de confiance ? Peut être… Souvent dans des moments désespérés on se raccroche à la moindre petite parcelle d’espoir.

-C’est très gentil de votre part, humain plutôt.

Puis Julia lui reparla de son analyse en lui demandant si Anubis était de la même trempe.

-Non, Anubis a vraiment le complexe de Dieu. Il décide qui doit vivre qui doit mourir, aucun humains ne devraient prendre se genre de situation. Je le classerais même plutôt dans la catégorie des psychopathes. Il se langui du malheur des autres. C’est un peu comme un orgasme quand il asservit une population. Souvent dans ce genre de cas, on s’aperçoit que l’individu est … comment dire… impuissant.

Julia avait raison aussi dans la dernière phrase qu’elle souffla. Mais pour essayer d’apaiser la pilote, Cara lança une petite anecdote qu’elle trouvait amusante.

-Nous avons été également des parasites à un moment de notre vie. Quand on est dans le ventre de notre mère, on lui aspire sa vitalité, on lui prend tout les nutriments car sans cela on ne peut pas se développer et on risque de mourir avant même de vivre. C’est la définition elle-même du parasitisme, un être qui rentre en symbiose avec un autre au détriment de celui-ci, mais qui sans lui le parasite ne pourrait pas vivre. Ma mère nous appelait ses petits parasites préférés.
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Elizabeth J. Hash
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MessageSujet: Re: MJ diplomatie   Mer 3 Sep - 23:19

J’avais échangé quelques mots avec Julia sur la manière dont on traitait le prisonnier ainsi que les prisonniers en général. On me mit en garde sur mon attitude, je ne devais pas montrer mon ressenti au risque de gâcher nos relations avec les rebelles. Je savais qu’ils avaient raison aussi, inspirant un grand coup, je me reprenais. Je devais me contenir, aussi difficile que ce fut.

Le chef d’équipe désigna Julia et Cara pour s’occuper du prisonnier. Je ne pus m’empêcher de ressentir une pointe d’amertume et de jalousie face à cette décision mais j’exprimais plutôt mes doutes.


- Deux femmes ? Vous êtes sur ? Sans vouloir vous vexer ! Je suis sûr qu’elles sont très compétentes mais vue la misogynie qui règne chez ces jaffas, je me disais que au moins un homme ne serait pas mal !

Mais visiblement, mon opinion n’avait que peu d’impact alors, je suivi le groupe pour me rendre sous la tente du chef de la rébellion sur cette planète.

Nous approchions lorsque des jaffas visiblement plus âgés que la moyenne en sortirent. Je me fis alors, la réflexion intérieur qu’il était plutôt rare de voir des jaffas de cet âge et alors que j’étudiais leurs vêtements, leur manière de se tenir ainsi que les regards et attention qu’avaient les autre jaffas à leur égard, Anderson nous en expliqua la raison sans même que j’ai eu à le questionner.

Je me rendis alors compte que j’ignorais énormément de chose sur cette culture et qu’en rentrant, j’allais devoir sérieusement me mettre à jour.

Lorsque Tolok nous reçu, je ne dis pas un mot me contentant d’écouter attentivement tout en inspectant tous les côtés de la tente. Mon esprit de scientifique était à l’œuvre et je ne pouvais pas m’empêcher de noter tout ce que je voyais pour mes études mais lorsque Tolok expliqua qu’il leur manquait toujours des armes ou encore des vaisseaux, je retins à grand mal un « je le savais » dans le sens où je me doutais qu’ils ne nous avaient pas fait venir que pour tirer les vers du nez du prisonnier.

Il nous invita à le suivre alors qu’il devait faire un discours à ses hommes ainsi qu’aux nouveaux rebelles venus.
Anthony Lang me fit passer devant lui en me disant que ça me changerait des congrès de scientifiques. Je souris à sa remarque en lui répondant qu’il avait surement raison.

En arrivant à l’endroit dit, de nombreuse tables et sièges étaient installés. Mon ventre commençant à me faire sentir sérieusement qu’il était temps de manger, je m’approchais d’un table attirée par un curieux petit gâteau. J’étais une scientifique et j’étais prête à tenter l’expérience de la nourriture « étrangère » mais alors que je tendais la main Anderson nous prévint qu’il était dangereux de tenter l’expérience de la nourriture locale si nous voulions finir sur nos deux jambes. Je me flagellais intérieurement de ne pas y avoir pensé alors que j’avais encore un mémoire un souvenir plutôt désagréable sur une maladie que j’avais attrapé en Amérique du Sud alors je n’osais imaginer ce que ça me ferait au niveau interstellaire.

Je pensais que ce rassemblement m’intéresserait malheureusement il s’avéra qu’il n’était pas très éloigné de nos meetings politiques et après une demi-minute de discours bien préparé pour enflammer les foules, mon esprit dériva vers ce que je voyais et non plus vers ce que j’entendais.

Je sursautais lorsqu’un rebelle vint s’asseoir derrière nous pour nous parler. Quelques regards peu amènes se tournèrent pour nous observer. Je laisser mon chef répondre à la suggestion de champ de bataille et grinçait de dents en me disant que j’aurais mieux fait de le faire à sa place. En effet, je n’étais pas vraiment sûr de la réaction de notre interlocuteur face aux révélations d’Anderson et je craignais que le fait de lui avoir révéler qu’il n’était pas un guerrier, joue en sa défaveur.

Entre temps Anthony Lang s’était levé pour, lui aussi faire un discours, court mais concis puis il revint s’asseoir visiblement ravi que ce soit fini. Michael le félicita et je ne pus m’empêcher de rajouter avec un sourire.


-Oui, c’était très bien !
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Jack O'Neill
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MessageSujet: Re: MJ diplomatie   Jeu 4 Sep - 20:21

(Anthony, Elizabeth & Michael, part 1)

Les festivités commençaient à battre leurs pleins. La masse de nourriture et de boisson tournaient de jaffas en jaffas, comme si tout ce stock avait été caché toute la journée pour ensuite être livré à une meute de sauvages morts de faim qui n’accordaient que peu de respect à ces biens vitaux. On aurait pu comparer la situation à un banquet gaulois, ne manquant plus qu’un sanglier grillé et un barde ligoté pour compléter la scène mythique de la bande dessinée d’Uderzo.
Le discours d’Anthony avait fait sensation. D’abord timide, celui-ci prit vraiment de l’engouement quand il mentionna la mission commando, dont il avait fait partie, qui avait permis d’éliminer Sokar. Sa participation dans cette entreprise changea le regard des rebelles, plus respectueux encore, envers l’officier terrien. Quand il se rassit, il fit une petite remarque tout en prenant une bonne bouffée d’air, rendu nerveux par cette prise de parole spontanée. A côté de lui, Michael et Elizabeth le félicitèrent et le Major Gebber l’applaudit discrètement.


« Pas mal, Capitaine. » Gebber ne souffrait d’aucune culpabilité quant à sa décision de laisser la parole à Anthony, sans aucune préparation au préalable. En fin de compte, l’avait-il fait exprès de le mettre dans cette situation ? En tout cas, l’angoisse qui s’était emparée de lui juste avant la prise de parole s’était dissipé aussi vite qu’elle n’était venu.

« Je repense à ce que vous m’avez dit. » Déclara Rak’nor aux scientifiques. Le rebelle n’avait pas vraiment réagi quand il avait appris que Michael n’était pas du genre à être sur un champ de bataille, car cela lui paraissait assez peu concevable. Toute personne doit un jour se battre…

« Je pense que nous, jaffa libre, n’avons pas besoin d’être spécialisé, comme vous dites, en… archéologie ? Nous sommes assez complets, nous possédons un savoir suffisant et immense. Nous n’avons pas besoin d’hommes comme vous dans notre armée. Ceci dit, peut-être que je me trompe car nous sommes avant tout des guerriers faits pour se battre… »

Il attendit la réponse de Michael tout en mangeant dans un bol en bois un peu de pitance récupérée quelques minutes plus tôt dans un plat commun.

« Concernant nos origines, j’ai du mal à croire que nous venons tous de votre monde, même si c’était il y a très longtemps… Votre monde n’est pas le centre de l’univers, sauf votre respect. Vous ne pensez pas que quelque part dans la galaxie, il y a si longtemps, il pouvait exister une autre forme de vie, humaine, sur un autre monde ? Je ne dis pas que la Tau’ri n’est pas la source de bien des choses notamment quand Râ a commencé à la coloniser, mais je pense qu’il y avait d’autres évènements, ailleurs… En tout cas, je serais tout de même très heureux de venir un jour visiter votre planète et voir enfin à quoi peut ressembler votre peuple et sa manière de vivre. En tout cas, il a l’air très charmant. » Finit-il par dire en dédiant son sourire et son regard à Elizabeth, assise à côté d’eux. Y avait pas à dire, Michael avait trouvé un ami avec qui débattre sérieusement.

Peu après, une exclamation impatiente surgit de Tolok quand des jaffas, chacun leur tour, commencèrent à se placer au centre de la cérémonie. Et chacun leur tour, ils déposèrent des cadeaux pour officialiser leur appartenance à la rébellion. Il s’agissait donc là de jaffas devenus libres depuis peu, parfois depuis quelques jours, d’autres l’étaient depuis des mois mais n’avaient pas encore eu l’occasion de prouver leur allégeance, ou tout du moins leur appartenance, à ce mouvement libre. En même temps, ce genre de rassemblement restait occasionnel et était parfois un luxe que les jaffas rebelles n’avaient pas le temps d’organiser. Les nouvelles recrues étaient de tous bords, ayant appartenu dans l’armée de nombreux et différents tyrans.
Des statuettes profanées de dieux goa’ulds vaincus ou non, des objets artistiques, décoratifs ou techniques, des vases, des sortes d’amphores ou encore ce qui semblait être du matériel agricole... Les offrandes, si l’on pouvait nommer ça ainsi, étaient diverses et variées, de tailles et de fonctions toutes différentes. Mais il n’y avait aucune arme. D’ailleurs, la lame confisquée par Abaddon était toujours sous la toge de celui-ci et il ne comptait pas la remettre à son propriétaire avant la fin de tout ceci.

Alors que les cadeaux continuaient d’affluer et que des jaffas venaient les récupérer, les agrippant et les déplaçant afin de laisser un peu de place aux suivants, Malek restait plutôt concentré sur la foule de jaffas alentour. Beaucoup observaient avec une certaine curiosité, d’autres, les plus éloignés, accordaient moins d’attention à tout ce cirque mais bien plus en la nourriture et en la boisson servies.
Tant de bonheur, de sérénité, d’union et de fraternité… Pour Malek, cela ne faisait aucun doute : d’ici peu, tout cela ne serait qu’un souvenir nostalgique… Il ressentait comme une étrange appréhension en lui-même. Peut-être même une certitude : tout ceci n’allait pas durer.
Un malheur arriverait tôt ou tard gâcher la fête.



*****************
(Julia & Cara, part 1)


Elles étaient maintenant seules face à leur nouvelle mission : veiller à l’intégrité du prisonnier, être sa garde rapprochée, être capable même de sacrifier sa vie pour protéger la sienne, s’il le fallait. Car le jaffa détenait des informations apparemment de la plus haute importance qui pourraient changer le cours de cette guerre, peut-être même qu’il détenait des secrets pour importants que la vie des deux jeunes femmes réunies…
Quand Cara et Julia arrivèrent devant l’entrée de la hutte, les gardes jaffas les dévisagèrent un moment, avant que l’un d’eux ne réponde :


« Personne n’est rentré. Et je vous conseillerais d’en faire de même. Ce traître peut être dangereux… »

Un traître avait-il dit ? Cela devenait assez ironique. Anubis voyait probablement ce jaffa comme un traître, un shol’va, mais ce rejet n’en faisait pas pour autant de lui un rebelle car il avait refusé de rejoindre cette cause malgré l’aide qu’il voulait apporter aux terriens et à la Tok’ra. C’était donc un jaffa apostat, vu comme traître par tout le monde. C’était un jaffa seul, libre, mais seul. Il n’avait donc aucun camp.
Malgré la mise en garde du jaffa, les deux militaires entrèrent à l’intérieur. Pour s’assurer du bien être de Shaq’rel, elles devaient l’avoir sous leurs propres yeux. De l’eau lui fut fournie et alors qu’il relevait très difficilement la tête, il regarda la gourde, se questionnant sur le contenu de celle-ci. Au bout de quelques secondes, il prit le risque de la boire, en gardant un œil sur les deux jeunes femmes qu’il craignait, malgré qu’elles n’aivaient aucune arme sur elles. Le prisonnier, attaché aux mains et aux pieds par de solides chaînes, n’étaient à priori pas très dangereux dans cet état et pouvait être facilement maîtrisable.

Durant toute la conversation entre Julia et Cara, le prisonnier ne montra pas beaucoup de signe d’attention. Il était certes éveillé mais ne semblait pas accorder beaucoup d’importance à ce qu’elles disaient. Mais quand Julia annonça qu’Anubis n’était qu’un parasite qu’il faudrait écraser sous des rangers, Shaq’rel ricana doucement. Ce ne fut pas un rire moqueur. Plutôt un rire de désespoir, d’abandon, comme un combat qui serait perdu d’avance… Il redressa alors totalement la tête et finit par parler.


« Si seulement vous aviez raison… Que c’est beau de constater autant d’espoirs. Je me suis souvent demandé qu’elle ait été votre façon de voir les choses…. Mes hypothèses étaient bien loin de la réalité. » Son regard perçant, avec ses yeux aussi bleus que les profondeurs d’un océan, se posa sur le Lieutenant Becker. « Anubis n’est pas un parasite… Il ne l’est plus. Il l’a été, une fois, bien avant que je ne sois né. Mais il a bien changé depuis… Le goa’uld qui était en lui n’est physiquement plus là. Tout comme son corps. » Ses révélations, il les distillait lentement, avec prudence et pesant bien chaque mot. « Anubis n’est plus qu’une âme, une énergie pleine de puissance, doté d’un savoir terrifiant… Il ne fait pas parti du commun des mortels comme vous et moi et pourtant il y interagit et décide du sort de chacun. Le destin de centaines de peuples de la galaxie dépend de sa seule volonté... Si ce ne sont pas là les caractéristiques d’une divinité, alors dites-moi de quoi il s’agit ? S’il n’est pas un Dieu, alors nous faut-il inventer un nouveau terme ? » Shaq’rel baissa à nouveau la tête, comme par renonciation au débat. Il ajouta, d’un murmure : « Mais je ne peux… non, je ne peux pas croire que de vrais Dieux aient envoyé Anubis parmi nous pour nous punir de tous nos pêchés… On ne punit pas la violence et l’injustice par la mort et le chaos… Quels Dieux si déçus par leurs disciples feraient une chose pareille… ? »

Il avait presque les larmes aux yeux. S’il n’avait pas été un jaffa, il aurait depuis longtemps succombé au chagrin et à un état de dépression qui l’aurait dépossédé de tous ses moyens…

L’écho des festivités résonnait d’assez loin pour craindre le contraste qu’il y avait entre l’ambiance installée à quelques centaines de mètres et le silence, angoissant, qui régnait autour de la hutte du prisonnier. Les deux terriens répondirent à Shaq’rel en proposant chacune leur point de vue, sauf si elles n’avaient rien à dire à ce propos. Le temps promettait d’être long mais si le prisonnier osait leur parler aussi librement, alors ça irait plus vite…

Mais il ne fallait pas qu’elles oublient leur objectif premier. Cara Mallory, aux aguets, jeta alors un regard par réflexe dans l’embrasure créé par le vent et qui secouait la toile assez fortement pour permettre d’avoir un fin champ de vision sur l’extérieur. La nuit commençait à tomber. Mais ce qu’elle faillit ne pas voir se situa par terre, au niveau du sol enneigé. Un petit détail qui aurait pu lui coûter cher. Le genre de détail qui changea totalement la donne et qui les mettaient tous en danger… Le vent battit la toile, refermant l’ouverture de la hutte. D’un geste lent et prudent, Cara ouvrit légèrement pour observer enfin ce qui avait attiré son regard.
Dehors, devant la hutte, l’avant-bras d’un jaffa était par terre. Elle ne pouvait pas voir le reste du corps mais nul doute que celui-ci était allongé dans la neige, immobile. En y repensant, elle n’eut pas le souvenir d’avoir entendu une conversation entre les deux gardes jaffas depuis au moins bientôt deux minutes. Ils avaient été éliminés dans un silence impeccable…

L’agresseur, couteau à la main, pénétra dans la hutte quelques secondes plus tard. Enfin, oui enfin, il avait atteint sa cible. Il avait cru entendre parler à l’intérieur mais mis à part le prisonnier, il n’y avait personne. Discutait-il tout seul dans sa folie ? Le jaffa qui venait de rentrer ne se posa pas plus la question et avança.
Au fond de la hutte, une arme blanche traversa la toile et découpa celle-ci de long en large. Une fois une ouverture assez grande tracée à la lame, un autre jaffa passa par cette entrée. Comme son comparse, il avait lui aussi le symbole du seigneur Svarog sur le front, bien qu’il était envoyé ici par un nouveau maître, qui lui était toujours vivant.


« Tu en fais du bruit… »

« Je te l’avais dit ! Mais les gardes sont morts, non ? »

L’autre jaffa confirma de la tête et posa son regard sur Shaq’rel. Il avança de quelques pas, le poing serré autour de sa lame, le regard rempli de haine.

« Shol’va… »

Le jaffa apostat fit mine de relever la tête et de ne pas être surpris par la présence des jaffas d’Anubis.

« Je m’en doutais… Je savais que vous viendriez. Mais vous ne comprenez pas… »

« Que dois-je comprendre, shol’va ? »

« Je suis ici pour notre Seigneur Anubis... C’est un plan que j’ai élaboré pour lui. Si j’atteins mon but, le Chacal va aimer les informations que j’aurais à lui donner. J’en ai tellement appris depuis que je suis captif… »

« Nous n’avons pas ordre de te ramener, mais de te tuer. »

« Réfléchis un peu, mon frère. J’ai parlé avec des rebelles, des tau’ris… et même un tok’ra. Ils commencent tout juste à me faire confiance alors à votre avis, suis-je plus utile mort ou ici parmi eux ? » Shaq’rel gardait son calme mais savait que son heure était proche. Livré à leur merci, c’était bien la façon de mourir la plus idiote qu’il soit. Après quelques secondes de silence, l’autre jaffa lui rétorqua :

« Tu n’es pas mon frère… » Il fit signe à l’autre tueur placé derrière Shaq’rel, qui avait l’air d’avoir un QI moins important, de lui trancher la gorge.

Celui-ci, d’une main, prit Shaq’rel par les cheveux. Mais il n’eut le temps de ne rien faire d’autre…

Cachés dans ce qui semblait être des affaires tout à fait inoffensives à l’intérieur de la hutte, deux jeunes femmes sortirent de l’ombre pour défier les deux jaffas qui en voulaient à leur prisonnier…



******************************
(Anthony, Elizabeth & Michael, part 2)


« Je commence à me plaire ici. On a vraiment bien fait de venir ! Je pense même que le Général aurait dû venir avec nous, s’il avait été en état ! »

Gebber avait adressé cette confidence à Anthony d’un ton posé et amical. Il n’avait rien bu à ce que pouvaient lui proposer les jaffas très serviables autour d’eux, et pourtant il commençait à être d’humeur guillerette. Mais celle-ci se dissipa quelque peu quand il aperçut les anciens jaffas de Sokar, ceux qu’ils avaient rencontré avant d’embarquer sur le lac. D’un air toujours aussi austère, ils s’avancèrent devant Tolok et ses conseillers, et inclinèrent légèrement la tête, puis la relevèrent pour frapper du poing contre leur torse. Contrairement aux autres, eux n’avaient rien à offrir. Tout simplement parce qu’ils ne possédaient plus rien depuis la défaite, si ce n’était les vêtements qu’ils portaient en ce moment même ainsi que leur propre liberté.
Tolok rendit un signe plein de reconnaissance envers ces jaffas, qui contrairement aux autres, ne se retirèrent pas de manière respectueuse et digne. Non, ces jaffas-là n’étaient pas connus pour leurs courbettes. Ils s’en allèrent, aussi simplement qu’ils étaient venus, et profitèrent d’un feu de camp à l’écart de la fête.
L’ambiance avait légèrement refroidie mais tout le monde essaya de garder sa bonne humeur. Ce ne fut juste qu’un étrange moment à passer. Il n’était jamais facile pour un rebelle de pardonner et d’appeler « frère » un jaffa qu’il combattait il y a quelques temps à peine de cela. Mais tous les rebelles étaient passés par là un jour, ayant vécu cette situation aussi bien dans un sens que dans l’autre.
La nuit commençait à tomber. Anthony continuait d’être le compagnon de conversation du Major Gebber, qui ne cessait de commenter et de moraliser d’un air optimiste tout ce qu’il voyait. Et assis de l’autre côté de Lang se trouvait les deux scientifiques, avec le jaffa dénommé Rak’nor. Ce dernier avait senti comme tout le monde la drôle de présence des anciens jaffas de Sokar et quand il les vit partir, il se leva, passant derrière les terriens.


« Veuillez m’excuser, je vais malheureusement quitter votre compagnie. » Il marcha jusqu’à Tolok et ses conseillers, qui étaient à la droite de Gebber. Ce dernier et Lang purent entendre un bout de conversation. Rak’nor disait très clairement qu’il allait essayer de dialoguer un peu avec les anciens jaffas de Sokar afin de les aider à s’intégrer au mouvement. Tolok approuva cette initiative et Rak’nor partit, prenant dans son passage plusieurs jaffas connus pour être les plus diplomates d’entre eux, retrouver la troupe des guerriers aux crânes chauves et à la peau pâle.
En les observant partir, le regard d’Anthony se posa sur les prochains rebelles novices prêts à se présenter devant Tolok. Ils étaient six, dont quatre qui poussaient un chariot dans lequel était posé une sorte d’énorme armoire, celle qui avait attiré l’œil du soldat Mallory un peu plus tôt… Celle-ci n’avait pas le volume d’une grosse caisse mais était longue, semblable à un cercueil. L’effort des jaffas pour avoir tracté ça jusqu’ici avait été considérable, avec toute cette neige…
Ils ramenèrent le chariot au milieu, sous le regard intrigué et impatient de Tolok. Ce dernier n’avait jamais vraiment aimé recevoir autant de cadeaux venus de toutes parts. La chose qu’il préférait dans ce genre de moment, c’était l’ambiance festive et la solidarité, l’intégration de nouveaux rebelles à leur cause. Mais en voyant ce chariot, il se demanda au fond de lui quelle surprise pouvait-il contenir.
Le Major Gebber, en voyant cela, tourna à nouveau la tête vers Lang.


« Ça me fait penser que nous n’avons même pas ramené de cadeau, nous… Ce n’est pas très poli. Faudra se rattraper la prochaine fois ! Vous avez une idée de ce qui pourrait intéresser Tolok ? »

Mais Anthony ne répondit pas tout de suite. Son regard était posé, concentré, jaugeant le petit groupe de jaffa qui venait d’arriver au centre de la cérémonie. Il était à tel point intrigué par ce chariot et son contenu qu’il ne se rendait même plus compte qu’il neigeait, étant comme paralysé, un mauvais sentiment grandissant de manière exponentielle en lui.
Il revint à la réalité quand Gebber lui donna un coup de coude, toujours dans l’attente d’une réponse.


« Eh oh Capitaine ! Alors, vous avez une idée ? »

Anthony répondit. Mais son attention, bien que moindre, était toujours légèrement tournée vers les nouveaux venus. Jusqu’à ce que l’un d’eux ne prenne la parole.

« Merci Tolok pour ta bienveillance et ta bonté. Nous t’offrons ceci en gage de remerciement. »

Le jaffa qui parlait, et qui portait sur son front le tatouage représentatif du défunt Svarog, fit signe à ses frères guerriers de redresser la grande boîte sur le chariot, ce qu’ils firent rapidement en usant de leurs forces communes. Debout dans toute sa hauteur, celle-ci semblait peser lourd et ressemblait encore plus à un cercueil aux yeux d’Anthony.
Le Capitaine observa les jaffas et lors d’un très bref instant, il perçut une complicité malsaine échangée en un regard éclair entre les jaffas qui avaient soulevée l’énorme caisse.
Celui qui avait parlé reprit la parole.


« Voici cette œuvre d’art peinte par Svarog, spécialement pour toi, Tolok. »

Les jaffas ouvrirent le huit clos et les craintes d’Anthony se dissipèrent finalement quand il vit qu’à l’intérieur de la boîte se trouvait tout simplement un tableau de peinture. Le cadeau parut ne pas forcément plaire à Tolok car Svarog était connu pour peindre des choses très dures, violentes voire sanglantes et n’avait pas été un artiste goa’uld très joyeux. Mais afin de faire bonne figure, le chef de la rébellion jaffa se leva et les remercia de l’offrande, les bras grands ouverts.

« Merci, et bienvenu parmi nous. »

Tout le monde attendait une réponse du jaffa, mais rien ne vint. A la place, l’ancien guerrier de Svarog, recruté depuis peu avec ses compagnons dans les armées d’Anubis, se retourna pour donner un signal de la main à ses frères guerriers. Ceux-ci délièrent un cordon qui maintenait suspendu la toile de peinture. Relâchée de tout contrepoids, elle chuta et s’écrasa au sol.
Dissimulé jusqu’à maintenant derrière ce subterfuge, un super Soldat était là, debout à l’intérieur de la caisse.

Les yeux de Tolok n’eurent besoin que d’une demi-seconde avant de se rendre compte du danger.
Trop tard, le guerrier Kull avait déjà le bras levé et commença à faire feu.



********************
(Cara et Julia, part 2)


5 minutes plus tôt.
Le combat avait été brutal mais la brutalité de ne fut pas le seul atout du vainqueur. Cara et Julia avaient eu l’avantage de créer la surprise, leur apparition ayant pris de court les deux guerriers. La dextérité était aussi un avantage, le corps des deux femmes étant plus souple et rapide que celui des deux jaffas, surtout dans un lieu comme celui-ci. La hutte était assez grande, de forme ronde. Le combat fut donc difficile mais possible, et elles réussirent leur mission en préservant la sécurité du prisonnier.

Shaq’rel avait regardé se battre les deux jeunes femmes où le camp des vainqueurs était resté indécis jusqu’au dernier coup porté. Elles eurent quelques secondes pour souffler après ce combat de titan. Prendre le dessus sur un jaffa n’était pas une mince affaire surtout quand ils disposaient de si peu de moyen pour le faire.


« Je vous remercie… » Fit Shaq’rel d’un air toujours aussi étonné. « Sont-ils morts ? »

C’était une chose qu’il fallait vérifier. En attendant, personne n’avait entendu le raffut à l’intérieur de la hutte. Tous les rebelles étaient occupés à faire la fête et cela s’entendait toujours. Du moins, jusqu’à un certain moment…
Des rafales d’armes à énergie plasma se firent entendre au loin, puis après, des cris de panique, de rage, de combat, et enfin d’autres tirs… Il y avait énormément d’agitation. Que se passait-il de l’autre côté ? Qu’allaient décider Julia et Cara ? Plus les secondes passaient et plus l’angoisse s’intensifiait, laissant leur imagination craindre le pire.


« Vous devriez me libérer. » Shaq’rel était sérieux. Il s’était même levé, ses mains et ses pieds toujours attachés entre eux. Il leva ses deux poignets et il fut capable de reculer. Son regard était perdu au loin, comme s’il pouvait voir d’ici le carnage qui se déroulait à quelques centaines de mètres de là…

« Ils sont là… Ils… Ils arrivent. » Voyant le regard interrogateur des tau’ris, il précisa son idée. « Je reconnais ce type d'arme… Il y a un Guerrier Kull ! Il est ici… Et quand il aura fini de tuer tous vos amis, il viendra pour moi… »


*******************************
(Anthony, Michael et Elizabeth, part 3)


Les yeux de Tolok étaient grands ouverts et son visage gardait les traces de sa stupéfaction…
Le chef de la rébellion était mort. Assassiné. La poitrine brûlée, criblée en diagonale par trois tirs d’arme à énergie plasma. A côté du cadavre de Tolok se trouvait ceux de ses deux conseillers, tués eux aussi.
Le guerrier Kull, lui, avait déjà changé de cibles. Il s’était retourné et avait tiré dans la foule de rebelles positionnée aux alentours. Désarmés, surpris, paniqués, la plupart d’entre eux prirent la fuite. Certains essayèrent de s’approcher du Kull mais le guerrier d’Anubis ne laissait personne s’approcher, tuant à bout portant.
Près du chariot, les jaffas responsables de ce piège sortirent du coffre des lames de couteaux et des sabres qui y étaient cachés. Ils tuèrent sans problème les rebelles qui leur sautèrent aveuglément dessus, tentant désespéramment de venger leur chef. Abaddon était parti pour être de ceux-là mais quand il se leva pour les affronter, il fut vite projeter à terre par Malek pour éviter un tir provenant du guerrier Kull.


« Il faut fuir !! » Hurla le tok’ra en prenant Abaddon par les épaules et l’incitant à reculer.

Le guerrier Kull tuait méthodiquement. Il analysait le danger le plus proche, bien qu’il était quasi invincible, et l’éliminait sans pitié. Le canon à énergie intégré à son avant-bras faisait des ravages...


« Putain de mer.. » S’exclama Gebber.

Tous les terriens durent se jeter à terre pour se coucher quand vint leur tour d’être sous le feu de l’ennemi. L’écorce des grosses buches en bois qui leur servaient de siège peu de temps avant volait désormais en éclat, criblée de tirs. S’ils voulaient fuir, ils devaient rester à terre et ramper.
S’ils voulaient rester et combattre, c’était à leurs risques et périls.


« Il faut se sortir de ce guet-apens ! » Cria Gebber, attirant l’attention d’un des jaffa d’Anubis qui se précipita vers lui.

Le Major ne vit pas le jaffa arriver, trop occupé à essayer de voir si Michael et Elizabeth allaient bien. Il ne vit donc pas le sabre du jaffa lui trancher la cuisse, libérant derrière ce coup net une giclée de sang bien chaud.
De rage, Gebber se retourna et donna un coup de poing dans la tête de son agresseur. Mais blessé à la jambe, il perdit l’équilibre et tomba au sol.


« Partez !! » Dit-il aux autres membres de l’équipe.

Le jaffa d’Anubis revint à la charge juste après mais ne put lui asséner le coup de grâce. Quelqu’un, de l’équipe des terriens, était venu s’interposer et avait réussi à mettre le jaffa à terre. Ce dernier était sonné quelques secondes à peine. Il se releva bien vite. Sans son sabre qu’il avait perdu dans la bousculade, il sortit une lame de couteau de sa manche. Cela fit rappeler à Gebber que lui aussi, il avait une astuce. Car lui aussi, il avait triché en venant ici.
Il glissa sa main à sa cheville, dans sa botte, où était sagement caché son COP 357.

Le jaffa d’Anubis était prêt à sauter sur le terrien qui avait porté secours au Major.
Gebber ne lui laissa pas ce loisir. Il leva son petit pistolet et ne réfléchit pas deux secondes pour lui loger une balle dans la tête. Le jaffa ennemi relâcha son arme blanche puis tituba, alors que la vie venait de lui être prise.
Finalement, les jambes du jaffa cédèrent quand son torse fut déchiqueté par des tirs venant du guerrier Kull, obligeant l’équipe d’Anthony à rester plaqué à terre, et caché.
L’un des tir continua sa route et vint exploser la main de Gebber, son pistolet tombant dans la neige avec des fragments d'os. La souffrance fut terrible pour lui, qui eut le réflexe de planter son moignon fumant dans la couche de neige afin de calmer la douleur.
En vain.

L’attention du super soldat, toujours situé au centre de l’évènement, fut attirée vers d’autres survivants rebelles, ce qui laissa un peu de temps aux terriens pour souffler… Il fallait vite en profiter pour s’organiser et prendre une décision.

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MessageSujet: Re: MJ diplomatie   Jeu 11 Sep - 12:48

Anthony laissa ses coéquipiers le féliciter pour son discours, Gebber compris, même s'il était un peu gêné.

"Merci bien, j'ai pu m'entrainer un peu au mariage de mon cousin l'été dernier..." Chose que Gebber n'avait apparemment pas fait, vu comme il s'était dégonflé face à l'imprévu. Anthony ne l'avait jamais vu en mission, mais il fallait espérer que ça ne donne pas la même chose si les problèmes commençaient...

En attendant, il commença à tendre la main pour saisir un des mets sur la table qui avait l'air plutôt appétissant, mais se rappela alors l'avertissement de Michael. Passer le reste de la mission aux toilettes ne lui faisait pas trop envie. Il ramena alors doucement sa main, espérant qu'aucun jaffa ne l'ait vu pour ne pas paraître impoli. Pour passer le temps, il se contenta donc d'écouter les conversations des deux scientifiques avec un jaffa..

L'intérêt d'Anthony pour la situation se réveilla lorsque Tolok commença à recevoir les "hommages" des nouveaux rebelles. Si un attentat devait avoir lieu, cela serait un bon moment pour tenter d'assassiner le chef rebelle. Il se rapprocha un peu de Tolok pour  pouvoir observer au mieux la cérémonie et être à même d'intervenir rapidement. Pas loin de lui, il remarqua que Malek avait l'air perplexe lui aussi, même s'il faut avouer que les Tok'ras ont l'air perplexe dans quasiment toutes les situations, mais là, cela se comprenait. Les jaffas se succédaient les uns aux autres dans une chaîne ininterrompue. Pour l'instant tout avait l'air de bien se passer et  Anthony commençait à se relâche peu à peu. Peut être s'en faisait-il trop? Toutes ces missions qui partaient en cacahouète finissaient par nourrir une certaine forme de paranoïa.
Gebber, lui, n'avait absolument pas l'air inquiet et semblait même se plaire dans cette fiesta jaffa.

"Vous n'aurez qu'à demander à Tolok de vous envoyer une invitation pour sa prochaine réception.  Peut être qu'il est sur Facebook et créera une évènement..." lui répondit-il avec un léger sourire. Pensant au supposé profil de Tolok,  à un groupe Facebook "jaffas rebelles", il s'amusa tout seul. Après tout, peut être Gebber avait-il raison. Il ne se passerait peut être rien de grave et alors, autant profiter de la fête.
Il eut une petite pensée pour les filles qui étaient avec le prisonnier.  Et quel était l'état de ce dernier d'ailleurs? Avait-il bien récupéré?  
La cérémonie se poursuivait, pendant que le soleil déclinait et Anthony, tout en gardant un oeil sur ce qui se passait, discutait avec Gebber de leurs missions, de l'Irak, etc...

Tout à coup, dans la pénombre grandissante, le regard d'Anthony fut accroché par une grand caisse aux allures de cercueil trainée par plusieurs jaffas.  Plissant les yeux pour tenter d'apercevoir leur tatouage frontal, ce fut un jaffa à côté de lui qui lui indiqua
"Ceux sont d'anciens de Svarog". Anthony le remercia et s'interrogea sur ce que pouvait bien contenir la caisse. Il entendit vaguement Gebber lui poser une question sur les présents qu'eux-mêmes auraient pu offrir à Tolok mais  n'eut pas la présence d'esprit de répondre, concentré sur la caisse.  Des anciens de Svarog, comme leur prisonnier. Coïncidence ou bien??

Un coup de coude le fit sursauter, c'était Gebber qui attendait sa réponse
. "Hein? Euh, je sais pas moi, j'ai quelques Twix avec moi, ça vous suffirait comme présent?" lâcha-t-il sans même accorder un regard au Major. Plus il y pensait plus il trouait cela étrange  cette présence d'anciens de Svarog, justement avec cette caisse étrange alors que tous les autres avaient offerts des présents "portatifs".

... La caisse s'ouvrit, dévoilant, une peinture. La tension accumulée par Anthony se relâcha. Une vulgaire peinture de Svarog apparemment. On pouvait même dire une croûte. Il ne s'y connaissait pas trop en art Go'auld et leurs goûts ne devaient pas être les mêmes que les terriens mais sur Terre en tout cas, cela s'apparentait à une peinture de gamin dépressif et constipé. Peut être que Tolok pourrait la suspendre dans ses toilettes?

Plus détendu, Anthony se retourna vers Gebber
: "Je pense qu'après ce cadeau, mes Twix devraient faire bien plus plaisir à Tolok!"

Tout à coup, le bruit de quelque chose s'écrasant à terre fit se retourner brusquement Anthony: c'était la toile qui venait de chuter, laissant la place à un Kull!

En l'espace d'une seconde, ce fut la panique. Tout le monde était désarmé ici, sauf les attaquants.


"A terre!" cria Anthony alors que des tirs du Kull passaient dans les coins avant de se retourner vers la foule de rebelles.  Anthony, accroupi, alla jusqu'à Michael et Elizabeth: "Tout va bien? Restez avec moi"

Des cris indistincts résonnaient partout autour d'eux, certains de peur, certains de souffrance, certains donnant des ordres.  Pour l'instant le Kull tirait dans la direction opposée à la leur, une bonne chose. Enfin...  pour eux car, car c'était dans cette direction que se trouvait la grande majorité de rebelles.  C'est alors que Anthony prit brièvement conscience, que cette attaque pouvait sonnait la fin de la rébellion jaffa... Beaucoup risquaient périr, Tolok était mort, son entourage aussi pour une bonne partie. En connaissant la fragilité de l'alliance jaffa, la perte de l'équipe dirigeante était de mauvaise augure pour la suite... Mais il aurait le temps de faire toutes ces réflexions plus tard, une fois sorti d'affaire.

Il se retourna vers Gebber et le vie alors, blessé, un jaffa approchant, menaçant. Anthony lui sauta dessus et le mit à terre, se prenant au passage un violent coup de coude au ventre qui l'envoya à terre aussi. Se relevant, il vit le jaffa, près  à lui planter un couteau. deux tirs de pistolets résonnèrent alors, envoyant le jaffa définitivement à terre.

"Merci major!" souffla Anthony. Il vit lors l'état du major, blessé à la cuisse, une main en moins. "Et merde..."

Il n'avait non seulement pas le temps mais pas l'équipement pour stabiliser un minimum les blessures du Major. "Anderson, Hash, est-ce que vous avez de quoi entourer son moignon? "

Pour sa part, il retira sa ceinture en vitesse. "Serrez les dents, ça va chatouiller un peu..." Il entoura rapidement la cuisse blessée, serra d'un coup net la ceinture et la referma pour faire un garrot de fortune. Cela n'empêcha pas complètement le sang de couler mais ralentit le débit. Malheureusement, il ne pouvait faire mieux pour l'instant, un Kull tirant des rafales à quelques dizaines de mètres d'eux...

"Bon, Anderson, vous pouvez m'aider à porter le Major?  On ne peut rien faire pour eux, on doit rejoindre les filles avec le prisonnier et filer à la porte.... Hash, suivez-nous. Et tant qu'on n'est pas hors de portée du Kull, restez le plus accroupi possible."

Anthony pensa à tous les jaffas condamnés mais il ne pouvait clairement pas les aider. Totalement désarmés, toute entreprise contre le Kull serait vouée à l'échec. Il devait voir si tout allait bien avec le prisonnier. Deux solutions: soit ce Kull était là pour le tuer et dans ce cas le prisonnier avait vraiment abandonné Anubis et pourrait leur servir, ou alors il était là grâce au prisonnier... Dans les deux cas, les filles étaient en danger.

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MessageSujet: Re: MJ diplomatie   Sam 13 Sep - 14:26

[HRP/Jack: Post de Julia]

Julia haussa des sourcils perplexes lorsque Cara lui donna sa version. Jamais il ne lui serait venu à l’idée d’appeler son fils « mon petit parasite ». Jamais, d’ailleurs elle n’aurait pu le considérer comme tel. D’autant plus qu’on ne pouvait pas franchement comparer un embryon dans le ventre de sa mère à une larve Goa’uld. Le bébé n’enlevait pas la personnalité de sa mère et ne la détruisait pas lui.

- « mes petits parasites préférés » ? C’est plus original que « mes bébés » !

Elle allait surenchérir encore  lorsque Shaq’rel se décida enfin à prendre la parole. Elle lança un regard en biais à Cara. Le plan avait fonctionné. Si elles avaient essayé de le questionner elles n’auraient jamais rien obtenu mais la provocation marchait à chaque fois ! Il était toujours intéressant de voir comment des fanatiques ou ex-fanatiques réagissaient face à ce qu’ils pensaient être une insulte à leur Dieu. Aussitôt que Shaq’rel prit la parole, elle activa discrètement son talkie-walkie. Avec un peu de chance quelqu’un du groupe de fêtards écouterait.  
Le jaffa semblait tout simplement fatigué, désabusé et leur apprit une information capitale : Anubis n’avait pas une enveloppe humaine, il était une forme d’énergie. Intouchable donc… Julia préféra ne pas intervenir et le laisser croire ce qu’il souhaitait. Elle n’en était pas à un stade où elle voulait laisser transparaitre ce que les terriens pensaient vraiment de tout ça. Malgré l’abnégation et la souffrance du prisonnier elle ne lui faisait toujours pas confiance. Leurs regard accrochés l’un à l’autre elle lui déclara simplement.

- Je ne sais pas ce qu’il vous a fait mais apparemment il n’y est pas allé de main morte !

L’apprentie diplomate voulait aiguiller la conversation sur un aspect plus personnel afin de mieux deviner Shaq’rel. Soit il jouait très bien la comédie, soit Anubis s’en était pris à lui personnellement pour qu’il en arrive à être ici et dans cet état d’esprit. C’est alors que Cara l’attira dans la pénombre. Elle avait vu quelque chose de suspect.  Effectivement les gardes avaient été éliminés. Silencieuses et dissimulées, elles entendirent la tente se déchirer sous un coup de couteau tandis que deux jaffas s’introduisaient auprès de Shaq’rel .  Les Terriennes se tenaient prêtes à intervenir à tout moment afin de sécuriser leur prisonnier mais le dialogue entre les trois protagonistes était assez intéressant. Une fois de plus, Julia activa son talkie. Lorsque les deux traîtres prirent le traître principal par les cheveux-quelle horreur !-  Cara et Julia sentirent qu’elles devaient intervenir. Elle souffla à sa collègue

- On a plus le temps de les tirer à la courte paille. Je prends celui de gauche !
Julia prit son élan et  se projeta en avant en  attrapant le poignet de son adversaire et tenta de le projeter à terre. Elle reçut un violent coup de coude sur la tête qui la fit chanceler. Du coin de l’œil, elle perçut la masse sombre  du jaffa s’approcher de son visage. Comme au ralentit, elle esquiva le coup en se cambrant vers l’arrière. Puis les actions prirent une vitesse folle. L’ancienne pilote envoya son coude dans l’assaillant qui venait d’essayer de lui mettre le poing en plein visage. Mais son coup fut trop court pour être vraiment efficace. Alors pour reprendre ses appuis, elle recula. Les adversaires se tournèrent autour et se bousculèrent, se projetèrent et se frappèrent avec une hargne extrême. Julia sentait les coups pleuvoir et savait que sa seule chance était la rapidité. Elle devait en finir vite.  D’une violente torsion, elle se dégagea de l’emprise du Jaffa ce qui lui donna  le temps de reprendre l'avantage, de se jeter sur son adversaire et de le plaquer au sol. Le Jaffa tenta de la repousser, mais son bras fut prit et en un instant. Il était bloqué par une clé magistrale de Julia qui le maintenait fortement assise sur son dos. D’un geste sec, elle retira un lacet de sa ranger et le serra autour de la gorge du jaffa jusqu’à son dernier souffle. C’était ça le problème quand on était sans armes. Il fallait faire ça à la barbare ! De son côté Cara affichait elle aussi une belle victoire. Son Jaffa n’avait pas fait un pli ! Lorsque Shaq’rel leur demanda de s’assurer si ils étaient morts elle montra le sien dont l’aspect n’avait plus rien de vivant.

- Est-ce que ça va Cara ?

Apparemment elle semblait en état. En fait c’était un gros coup de chance qu’elles aient pu maîtriser ces deux gros balourds de Jaffa ! Le rapport de force était n’était pas du tout en leur faveur.

- Si on en sort vivantes, il faudra qu’on joue au loto !

Mais des cris qui n’avaient plus rien de festif résonnèrent. Julia soupira. Il fallait toujours qu’il y aie du carnage et de la violence. Shaq’rel craignait qu’un guerrier Kull en soit le responsable et demanda à être détaché. Julia prit son talkie inquiète pour les autres.

- Becker au rapport. On a été attaqués par des primas de Svarog qui en voulaient à notre « invité » mais tout est rentré dans l’ordre. Qu’est ce qui se passe de votre côté ?
« Par pitié, faites qu’ils répondent » songea l’apprentie diplomate. Elle fouilla les deux jaffas morts et les délesta de leurs armes qu’elle partagea avec la profileuse. Elle aida Shaq’rel à se relever mais sans le détacher.
- Ça va être le moment de prouver votre loyauté. Vous vous y connaissez en super soldat non ?

A tout hasard, elle attrapa un rouleau de grosses cordes qu’elle cala sur son épaule. Il fallait à présent rejoindre le reste de l’équipe.

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MJ diplomatie

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