Mission Stargate
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 Prise de relais

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AuteurMessage
Menchu Narah
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Colonel
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Nombre de messages : 5150

Arrivé au SGC : 10/11/2005


~ Carte d'accès SGC ~
๏ Âge: 33
Profession: Militaire
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2302/15000  (2302/15000)

MessageSujet: Prise de relais   Mar 12 Mar - 21:59

Ces dernières heures avaient été épuisantes. Le SGC était comme un patient sortant du bloc opératoire après une amputation : engourdi, plein de souffrance et en état de choc. L'attaque contre O'Neill, personne ne l'avait prévu, pas dans ses circonstances, pas dans une telle gravité. L'homme qui représentait à lui seul tout le programme Porte des Étoiles, qui le portait à bout de bras depuis le début était... Hors jeu. J'en étais moi-même malade, comment ça avait pu arriver ? Ici, au SGC, c'est impensable !
Mon poing rencontre la structure métallique d'une des nombreuses poutres de soutien ornant les couloirs de la base. J'aurais du être plus prudent, faire attention comme mon devoir me l'imposait en tant que gradé mais surtout en tant que frère d'armes de ce valeureux guerrier qu'est le Général Jack O'Neill. Après tout les services rendus, on a pas su l'aider quand il en a eut le plus besoin, dans sa propre base !
Mon poing s'écrase de nouveau contre le métal, un claquement mat témoigne de la violence du choc. J'ai besoin de me défouler, de sexe, de bière et de cigare. Les trois en même temps même. Depuis la blessure du Général, j'ai entrepris de maintenir la cohésion de la base pour qu'elle ne sombre pas, je lui dois bien ça, et même plus. Mais je sens autant de rage que chacun des hommes présents, si ce n'est plus : j'ai personnellement failli. Et j'ai besoin de me défouler.
Mon poing s'élance de nouveau contre sa cible mais une petite main aussi dure que l'acier que je frappe m'intercepte. D'une ruade je me libère et m’apprête à libérer ma colère sur le malheureux qui se trouve en face de moi mais en l'espace d'un instant, je me calme.


-Almie...

Elle a sa mine des mauvais jours, quand elle pleure son monde, sa famille et ses amis, tous emportés par Svarog. J'ai presque envie de sourire en pensant que je dois avoir la même gueule qu'elle, presque. Elle pose ses mains sur mes épaules, plongeant son regard glacial dans le mien. Son regard... y avait une seule chose qui trahissait sa science de la tuerie, au contraire de sa silhouette allongée, presque fragile vue de loin, mais horriblement marquée une fois à nue. On avait certaines choses en commun, et pas les meilleurs. C'est ce qui faisait toute la puissance du lien qui nous unissait aujourd'hui. Ce n'était pas de l'amour, non. J'étais incapable d'en éprouver, c'était une relation privilégiée entre deux êtres que la vie avait bafoués à de trop nombreuses reprises. A cet instant, je suis tiraillé entre lutter une fois encore ou abandonner, j'ai des cigares et des bières dans mes quartiers et je sais qu'Almie ne me refuserait jamais rien. Je connais ses courbes pour l'avoir soignée moi-même à son arrivée ici, sans parler du fait qu'elle ne soit pas vraiment pudique- ni même au courant des normes sur Terre. Je reste devant elle, pesant le pour et le contre tout en sachant très bien, au fond de moi, que je n'abandonnerais pas la base ou mes hommes. Mes instincts me laboure le crane de visions plus attrayantes les unes que les autres mais merde, je peux pas abandonner mes hommes comme ça ! D'un signe de tête, j'invite Almie à me suivre alors que je me dirige vers la salle de contrôle pour que Harriman me donne les derniers rapports à traiter. Le Sergent, membre du programme depuis le début, était devenu l'intendant du Général O'Neill -et de ses prédécesseurs- au vu de ses talents variés dans le traitement de l'information et du programme SG en général.
Lorsque j’arrive aux côtés de Walter, ce dernier me tend un dossier tout en mentionnant qu'un gradé de l'Air Force m'attendait dans la salle de briefing. Son ton ne me disait rien qui vaille. Almie me suivit comme mon ombre lorsque je grimpa les marches deux par deux. La salle de brief' était déjà occupée par deux militaires -un capitaine et un colonel- que je ne connaissais pas. Je check d'un coup d'oeil les angles et sans avoir besoin de le lui demander, Almie va fermer la porte donnant sur le couloir et en reste tout près. Le capitaine se met au garde à vous, le colonel me salue de la tête.


-Tachez d'être brefs, je suis occupé.

Je n'étais pas d'humeur pour les petits jeux politiques, les sous-entendus ou tout simplement la bienséance. Et visiblement mes interlocuteurs l'avait bien compris car malgré le fait qu'ils n'aient que peu apprécié ma mise en bouche, ils n'en firent pas la moindre remarque et se contentèrent de me regarder m'asseoir en ouvrant le dossier contenant un récapitulatif concis et clair de nos activités extra-planétaires en ce moment même. Survolant les premières pages en quelques secondes, je pousse un long soupir en voyant les informations qu'il va me falloir traiter dans un temps record. Je fais signe à Almie de s'approcher.

-Hibir crayon bal surligneur. Je vois que tu ne comprend pas, je me gratte le menton. 'Tain... Je lui fais signe d'oublier le dernier mot. Kih'parjai ad, file.

Elle ne demande pas son reste et descend les marches alors que je referme le dossier, m'enfonçant dans le dossier du fauteuil ou je me suis installé, celui réservé -de manière informelle- aux chefs d'équipe, à la droite de celui du Général. J'observe les deux militaires, tâchant de leur trouver des traits en communs avec des gens que je pourrais connaître mais rien à y faire, ils ne me disent rien du tout, je ne les connais pas. Ils me regardent sans rien dire, le capitaine à un dossier sous son bras et un détail qui m'avait échappé jusqu'à maintenant m'interpelle : le colonel ne porte un gant que sur sa main gauche.

-Bon, vous la crachez votre pastille ?

Mon ton autoritaire et quelque peu impatient semble les sortir de leur torpeur, le capitaine tend un dossier à son supérieur qui l'ouvre, je vois sa main gauche bouger lentement et avec difficulté.

-Le commandement se doit de réagir dans les plus brefs délais suite à l'attentat envers le Général O'Neill qui l'a rendu inapte à assurer le commandement du Stargate Command et...
-Pour le moment. Ma voix sèche était un avertissement : s'il ne prenait pas garde à ce qu'il disait devant moi, infirme ou pas, je sortirais ce blanc-bec et son aide à coup de pied aux culs.
-Bien entendu, reprit-il tout aussi calmement, toutefois il faut que quelqu'un prenne la tête des opérations en attendant le retour du Général O'Neill, il lève les yeux de son document pour me regarder droit dans les yeux avant de finir sa phrase, ou d'un autre officier jugé plus apte à remplir ces fonctions par l’État-major. Je serre les poings pour éviter de laisser déborder ma colère contre cet imbécile.
-Je connais les procédures de l'armée et son amour pour elles alors, au risque de me répéter : cracher votre pastille ou j'irais lire ces documents dans un endroit plus tranquille.

Bien que le capitaine semble avoir quelques difficultés à avaler sa salive suite à ma menace indirecte, le colonel ne cilla même pas. Il prit le temps de refermer son dossier, de le rendre à son subordonné et de contourner la table pour venir se placer à deux pas de moi, juste hors de la portée de mon bras. Pas si bête que ça ce mec. Almie revint au milieu de ce silence et posa sur la table un crayon noir et un café. Je la remercie d'un sourire avant de me re-concentrer sur l'infirme me faisant face.

-Je vous invite même à aller lire ces dossiers dans le bureau du Général, colonel Narah.

Je me redresse légèrement, une goutte de sueur coulant le long de ma colonne vertébrale. Mon cerveau me fait l'effet d'un compteur à gaz prêt à exploser sous l'insinuation à peine dissimulée de cet homme. J'essaye de m'imaginer dans quel désespoir sont les pontes pour me demander d'assurer l'intérim alors qu'il y a encore quelques mois ils ne voulaient même pas entendre mon nom. O'Neill avait du jouer des pieds et des mains pour me faire accepter en tant que créateur et chef des Black Eagle et aujourd'hui ils étaient prêts à me confier la base ?

-C'est quoi l'embrouille ? Toujours inflexible, mon interlocuteur eut cette fois un léger sourire.
-Il n'y a pas « d'embrouille » colonel Narah, le commandement a toujours reconnu vos qualités de soldat, bien qu'entachée par votre... Manie pour défier toute forme d'autorité. Mais ces derniers mois, vous leur avez démontré que vous étiez capable de remplir votre rôle d'officier en tenant votre unité, les Black Eagle, de manière tout a fait correct. De plus, l'expérience a démontré que les hommes du Stargate Command savait parfaitement résisté aux autorités qu'ils jugeaient... impromptues. Vous êtes donc tout indiqué pour prendre la place du Général O'Neill, le temps qu'il se remette de ses blessures.

Je me triture les méninges a essayer d'imaginer toutes les manières de retourner cette histoire contre moi mais y en a tellement... Autant ne pas y penser pour le moment, le SGC a besoin de quelqu'un à sa tête et je pense qu'O'Neill ne serait pas contre l'idée que je prenne la relève pour le moment. Je me lève et tend une main raide à l'homme, lorsqu'il me la serre, je maintiens la pression, mon regard plongé dans le sien.

-Vous avez fait vite. Aucun agent du NID ni du CIS présent pour me confier le pouvoir, j'imagine donc qu'ils ne sont pas au courant. Mais on sait tout les deux qu'ils ne veulent pas m'voir avec du pouvoir, surtout le NID, au vu du nombre de ses agents pourris que j'ai déjà tué. L'homme face à moi jette un coup d’œil vers le capitaine avant d'incliner légèrement la tête, de manière presque imperceptible. Je peux gérer cette base parce que les hommes me connaisse et m'respecte mais j'aurais peu d'patience avec les ronds d'cuirs et les politiciens de tout poil alors tâchez de faire le tri dans toute cette merde avant d'me l'envoyer. Je relâche sa main.
-Bien entendu nous vous épaulerons du mieux que nous le pourrons colonel. Je vous laisse prendre vos fonctions officielles.

Les deux hommes me saluèrent avant de quitter la pièce. Pendant de longues secondes, je suis resté inerte, au milieu de la salle de briefing. Almie me rejoins, venant prendre la température. Je lui dis de vaquer à ses occupations, je redescend vers la salle de contrôle ou Walter attendait patiemment. A mon approche il me tend le micro des hauts-parleurs en continuant de taper sur le clavier devant lui. Je m'éclaircis la gorge et me penche dessus :

-A tout le SGC, ici le colonel Narah, comme vous le savez surement déjà le Général O'Neill a été victime d'un attentat des plus lâche le visant tout particulièrement. Heureusement pour nous, son instigateur, en plus d'être lâche est un mauvais tireur, le Général a survécu. Pendant qu'il se remet de ses blessures, j'assurerais les responsabilités du Général en son absence. Bon courage à tous.
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Prise de relais

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