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 Intrigue VII : Saqqarah

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Michael Anderson
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Arrivé au SGC : 18/03/2009

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MessageSujet: Intrigue VII : Saqqarah   Mer 18 Juil - 21:08


Le voyage en avion s’était plutôt bien passé. J’avais longuement briefé mes camarades concernant l’histoire de l’Egypte, du début de la civilisation à nos jours (le voyage avait été long, j’eus le temps de tout leur raconter en détail), mais certains ne furent pas aussi enthousiastes que je l’espérai. De cette façon, absorbé par mon exposé, je n’avais pas eu le mal de l’air, ce qui était une merveilleuse nouvelle.

Nous avions atterri au Caire où une jeep militaire nous attendait, avec notre escorte, constituée de rien moins qu’un colonel égyptien. Se balader armer en Egypte sans accompagnement militaire était suicidaire. Tous les monuments égyptiens et les points stratégiques sont gardés par l’armée. Être accompagnés du militaire nous protégeait au mieux de longues étapes de contrôle d’identité qui auraient pu nous prendre toute la journée et au pire d’un passage par la case prison. Nous saluâmes le colonel Jarrah et je l’informai de notre première destination. Nous avions échappé aux températures les plus fortes de la journée, notre avion ayant atterri à 17 heures, heure égyptienne. Cependant comme nous étions en aout, la température avoisinait tout de même les 40 degrés, ce qui n’était pas négligeable.

Nous nous arrêtâmes devant un hôtel du centre ville du Caire, de jeunes garçons se jetèrent sur nous, accompagnés de leurs éternels appels au « Bakchich » qui résonnaient dans l’air et qui sonnaient si doux à mes oreilles, alors que mon portefeuille s’allégeait considérablement.

Dans un geste de nostalgie, je me baissai et ramassai un peu de sable, accumulé sur le trottoir… mon graal ! Je laissai filtrer le minéral entre mes doigts entrouverts tout en respirant profondément l’air sec et parfumé d’Egypte. Cette flagrance emprisonnait mes sens… mais guère ceux du touriste lambda. Effectivement, l’odeur des villes égyptiennes est très… particulière. Laissez-moi vous entretenir de ce phénomène propre à ce pays. Le Nil, anciennement réceptacle du limon nourricier indispensable à la survie des habitants, charriait désormais uniquement toutes sortes de végétaux et même d’animaux trépassés qui s’entassaient sur les rives jonchées, d’autre part, de déchets ménagers. Ajoutez à cela l’odeur tenace des marchés égyptiens, les miasmes dus à la pollution automobile, et les relents tout particuliers des corps négligés et vous obtenez un mélange olfactif détonnant.

Mais les amoureux du pays y étaient habitués et beaucoup, comme moi, n’envisageaient pas autrement la vie en Egypte.

Nous n’eûmes pas à attendre longtemps avant que l’homme qui nous avait donné rendez-vous dans ce lieu n’émerge d’une rue commerçante attenante à l’hôtel.


- Michael, c’est toi ? Tu n’as pas changé le moins du monde !

J’aurais sincèrement aimé lui retourner le compliment, mais au lieu de cela ma bouche resta grande ouverte. Le professeur tiré à quatre épingles que j’avais connu avait cédé la place à un barbu sauvage et ébouriffé dont la djellaba couleur crème auréolée de beige avait certainement dû être immaculée dans une autre vie. Le portier égyptien à l’entrée de l’hôtel fronça le nez espérant certainement ne pas avoir à chasser cet importun s’il osait mettre ne serait-ce qu’un seul orteil dans son établissement.

Aussi les mots que formulèrent mes lèvres ne furent pas ceux que je pensai prononcer quelques instants plus tôt.


- Monsieur vous… semblez plutôt… en forme.

- Merci Michael.

L’accolade qui s’en suivit confirma ma première impression concernant les nouvelles habitudes hygiéniques de mon ancien maître.

- Désolé Michael de me montrer à toi dans cet état, mais mes recherches m’accaparent à cent pour cent en ce moment. Comme je n’ai pas beaucoup de crédit… certaines choses passent avant d’autres. Tu sais ce que c’est.

Hélas, je ne le savais que trop bien.

Une fois que j’eus présenté mes amis à mon ancien professeur nommé Emerson, le colonel de l’armée égyptienne, qui commençait sérieusement à s’impatienter, nous ramena à sa jeep et nous partîmes tous ensemble en direction du chantier de Saqqarah.

Le colonel Jarrah, qui était resté particulièrement silencieux depuis que nous l’avions rencontré, prit alors la parole.


- Les touristes ne vous gêneront pas, mon gouvernement a fait fermer le site, tôt ce matin.

Tout dans son ton et dans sa gestuelle marquait la désapprobation face à une telle mesure. Il était clair que nous n’étions pas tout à fait les bienvenus dans ce pays touristique au lendemain d’une révolution de grande ampleur. Emerson et moi-même nous tenions à l’avant de la jeep, accompagnés du colonel Egyptien qui conduisait, tandis que le reste des membres du SGC étaient entassés à l’arrière du véhicule. Ils semblaient discuter tous trois, mais aucun mot ne nous parvint à l’avant. Mon ancien très estimé professeur se tourna alors vers moi.

- Tes nouveaux amis ont l’air d’avoir le bras long Michael.

- Euh…

Je ne trouvai rien à répondre et je fus sauvé par l’un des militaires du groupe qui expliqua par une suite de mensonges plutôt convaincants notre présence armée en ces lieux. Cela ne persuada pourtant pas totalement Emerson. Il n’était définitivement pas idiot. Cet homme n’était pas mon mentor pour rien.

- Je ne vois toujours pas ce que vous venez faire à Saqqarah. Il n’y a que des ruines là-bas. Rien d’intéressant à l’horizon pour tes nouveaux amis militaires.

Je me tournai vers le reste de mon équipe mais personne ne semblait avoir de réponse crédible à proposer. Je décidai alors que le mieux était de ne rien répondre du tout. Au bout de quelques minutes de silence pesant je jugeai qu’il était temps pour moi d’arrêter de donner des réponses et de commencer à en avoir.

- Emerson, tu es l’archéologue en charge des fouilles dans les galeries en dessous de la pyramide. N’as-tu rien découvert de…

Sheppard me donna un coup de coude dans les côtes pour m’inciter à faire attention à ce que j’allais dire. Je réfléchis quelques secondes à la recherche d’un adjectif neutre pour dire « technologie alien » sans attirer l’attention de mon ancien professeur.

- … de différent ?

Mon équipe sembla dépitée et je haussai les épaules en un geste d’impuissance. Ce n’était guère brillant mais c’est tout ce que je trouvai sur l’instant. Mon professeur se mit à rire, alors que le tout-terrain continuait sa chevauchée, les pneus du véhicule charriant une quantité non négligeable de sable tandis qu’il avançait.

- De différent ? Tu sais comme moi Michael que le site a révélé tous ses secrets. Aujourd’hui l’essentiel de mon travail repose principalement sur la consolidation de certaines galeries à la suite du tremblement de terre de 1992. Je fais davantage de réfection que de fouille à proprement parler.

Tandis que nous discutions, la pyramide au loin se rapprochait de plus en plus. McKay me murmura quelque chose à l’oreille. J’acquiesçai puis continuai ma discussion avec mon ancien maître.

- Tu ne vois vraiment rien ? Un objet en Naqu… en métal par exemple.

Je jetai un coup d’œil à Sheppard, derrière moi, tandis que je sentais le sang me monter au visage. Je venais de faire une sacrée bourde…

- En métal ? Tu veux dire de l’or ? J’aimerais bien, mais tu sais bien que tout ce qui est précieux a été pillé il y a bien longtemps Michael… quoique c’est drôle que tu dises cela, car en étudiant de vieux rapports de fouille qui pourrissaient dans le musé du Caire, écrits par Lepsius, premier archéologue à avoir exploré ces galeries, j’ai découvert qu’il faisait mention d’une plaque en métal dans un des tunnels secondaires. Le 11 si mes souvenirs sont exacts. Il y décrit l’objet mais il semblerait que ce qu’il y a gravé dessus ne soit en aucun cas des hiéroglyphes ou du hiératique. Ce ne sont que des gribouillis, sans queue ni tête. De plus il dit dans son rapport que le type de métal ne ressemblait en rien à ce qui était utilisé au temps des anciens Egyptiens et a donc jugé que ce devait être une farce d’un de ses hommes ou un coup des pilleurs de tombe pour l’éloigner d’une galerie plus prometteuse. Je n’ai jamais vu cette plaque mais d’après les descriptions de Lepsius je suis tout à fait de son avis.

Je jetai un coup d’œil circulaire au groupe. A la vue de l’expression de vif intérêt peint sur leur visage, il semblait qu’ils étaient quasiment tous de mon avis. Avec un peu de chance c’était l’objet que nous recherchions.

- Peux-tu nous y conduire ?

- Bien sûr. Si c’est ce que tu veux. Je ne connais pas l’endroit exact au mètre près mais nous devrions trouver assez facilement.

Le colonel égyptien nous arrêta au plus près de la pyramide à degrés dont le sommet nous surplombait à plus de soixante mètres de hauteur. Je restai un moment bouche bée devant ce spectacle. Il y avait tellement longtemps que je travaillais à Cheyenne Mountain que j’en avais presque oublié le charme de l’Egypte et de ses merveilles architecturales. Je sentis quelqu’un me prendre par la main pour me faire avancer, mais je n’avais d’yeux que pour ce monument.

A la base de la pyramide, les onze puits qui descendaient à pic aux alentours trente mètres de profondeur étaient recouverts de dalles pour éviter un accident regrettable. Un seul puits était ouvert, mais des barrières en bois en interdisait l’accès et sécurisait les lieux pour éviter une tragédie. Une pancarte au-dessus de cet aménagement indiquait : « ATTENTION » « NO ENTRY » « WORKING AREA » Dessous en plus petit des mots en arabe mettaient en garde la population égyptienne.


- C’est le puits où je travaille, qui mène aux appartements royaux. Le puits qui vous intéresse est un peu plus loin.

Nous nous arrêtâmes devant le dernier puits de la file. Le professeur déplaça la dalle qui le recouvrait avec l’aide des hommes les plus forts de notre groupe, puis déroula une corde qu’il attacha à un gros bloc de pierre.

- D’habitude on y suspend une planche et on descend avec un système de poulies, mais comme vous m’avez pris de court…

Je grimaçai. J’avais toujours était très mauvais à la corde à tel point que le colonel Fett m’avait fait promettre que je m’entraînerais lors de notre dernière mission… mais avec l’artefact à transcrire… j’avais comme qui dirait oublié… Le militaire égyptien, peu volubile nous indiqua qu’il fermerait la marche tandis qu’Emerson saisissait déjà la corde pour descendre.

- Messieurs éloignez-vous de ce tunnel je vous prie.

Nous nous retournâmes tous comme un seul homme. Un individu blond, aux yeux bleus, qui ne devait pas être âgé de plus de 25 ans, pointait sur nous un Zat. Dans son regard brillait une détermination sans nom et un sourire flottait sur ses lèvres… Une dizaine d’hommes, en djellaba semblèrent sortirent de nulle part, habilement dissimulés qu’ils étaient derrière les ruines, tas de sable, petites constructions et anfractuosités qui ne manquaient pas en ce lieu.

- Messieurs, la Confrérie vous souhaite la bienvenue en Egypte…




[HRP] Vous avez une semaine pour répondre Wink Bon RP Wink

Si vous avez la moindre question, n'hésitez pas à m'envoyer un MP Wink

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Dossier de Michael Anderson

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MessageSujet: Re: Intrigue VII : Saqqarah   Dim 22 Juil - 12:33

Mc Kay s'était donc préparé pour leur voyage en Egypte. Ne sachant pas combien de temps il serait absent il avait confié son chat à sa voisine. Celle-ci avait été ravie de le prendre chez elle "Il est beau comme tout le petit chachat!!!" Rodney avait donc du préciser à cette dernière que Copernic (nom du chat) était un félin doué d'une intelligence propre à son espèce et que par conséquent lui parler comme à un attardé s'avérait parfaitement inutile. Il avait eu quelques petits soucis à l'aéroport lors de l'enregistrement des bagages. Le scientifique ne pouvait en effet pas voyager léger. Il avait pris de nombreux instruments de télédétection, de mesures et de prélévements. Quand le personnel de l'aéroport l'avait interrogé sur le poids de ses bagages il avait répondu ironiquement qu'il ne se déplaçait jamais sans son carrelage.

Rodney avait avalé six plateaux repas en écoutant Anderson leur conter l'Egypte, ses traditions et Saqqarah. Bien sûre, tout cela Rodney le savait et pour sa part il était persuadé que des fouilles dans la Vallée des Reines leur apporterait bien des éléments sur la conception des reines Goa'ulds justement. Mais la question n'était pas là pour l'instant, il fallait penser à cette fameuse fontaine de jouvence. Il demanda donc à Anderson de leur donner la description exacte de ce qu'il avait pu traduire concernant cette technologie. Car c'était bien joli de partir chercher quelque chose mais il fallait encore avoir une idée de son apparence n'est ce pas ? [i]

[i]A dire vrai, le Canadien n'était pas vraiment rassuré d'aller se promener dans un pays de sauvages en pleine révolution. Et ce malaise s'agrandit lorsqu'ils foulèrent le sol Egyptien. Si les SGCIens se déplaçaient armés cela aurait pu finalement passer inaperçu puisque tout le monde semblait avoir une une mitraillette en bandoulière comme si c'était tout à fait normal. Ca n'avait vraiment rien de rassurant! Des enfants se jetèrent sur eux pour leur demander de l'argent. Quel culot!! Rodney chassa ces petits morveux d'un geste impatient de la main.


Une jeep les attendait et il monta sur une banquette entre Sheppard et Lang tandis que Anderson discutait avec un type en dejallaba crasseuse. Ainsi ils apprirent que le site de Saqqarah avait été fermé exprès pour eux. S'adressant à ses deux camarades Rodney fit remarquer avec toute la pertinence qui le caractérisait :

- Très discret!!! On aurait aussi bien pu y aller la nuit pendant les heures de fermeture! En plus on aurait pu travailler à la fraîche! La température ici est épouvantable!

Sans parler des odeurs! Ils suivirent la conversation entre les deux historiens. Et Anderson manqua de faire une grosse gaffe. Ca commençait bien!!! Et surtout il n'en venait pas à l'essentiel. Le scientifique se hissa donc sur la banquette et murmura à Anderson

- Demandez-lui si il n'a rien trouvé qui soit fabriqué dans un alliage particulier!

Nouvelle gaffe lorsque celui-ci manqua lâcher le mot "naquada". Si avec tout cela ils n'avaient pas d'ennuis ce serait un miracle! A tous les coups il allait encore falloir travailler dans de mauvaises conditions!!! Et Rodney ne supportait décidément pas le travail bâclé. Bref, l'homme endjellabé finit tout de même par leur donner une piste et il devint évident qu'il fallait s'y rendre le plus rapidement possible.

Les lieux étaient grandioses, même lorsque l'on était un peu blasé comme Mc Kay, on ne pouvait que se sentir écrasé par la masse imposante de la pyramide érigée par Imhotep. Le sol même semblait imprégné de vibrations un peu mystiques qui faisaient dressé les poils du Canadien. Celui-ci sortit d'ailleurs de la veste sable de son uniforme son compteur geiger. Nul doute que la "fontaine de jouvence" devait produire des radiations particulières. Plusieurs puits de recherches avaient été creusés et évidemment celui qui les intéressait était barré de nombreux écriteaux recommandant vivement de ne pas s'y aventurer. Cela rappela à Mc Kay les légendes de malédiction qui s'en prenaient à tous pilleurs de tombeaux Egyptien et bien que cela soit des sornettes et des foutaises il en eut un frisson dans le dos. Ils glissa à Sheppard

- Ce n'est pas une bonne idée de descendre j'en suis certain! Laissez moi envoyer quelques instruments de détection avant!

C'est alors qu'une voix surgit dans leur dos

- Messieurs éloignez-vous de ce tunnel je vous prie.

Dans un même mouvement les SGCIens se retournèrent. Un jeune freluquet les tenait en joue avec un zat. Preuve qu'il connaissait les technologies goa'ulds et celui-ci était entouré d'une dizaine d'hommes en djellabah. Autant dire qu'ils savaient qui ils étaient et certainement ce qu'ils venaient faire.

- Messieurs, la Confrérie vous souhaite la bienvenue en Egypte…

La confrérie ? Quelle confrérie ? Tout ceci était parfaitement ridicule!! Dans un réflexe de survie, Rodney remit son compteur Geiger dans sa poche et leva les mains en l'air avant de déglutir péniblement d'une petite voix effrayée.

- Pourparlers ??
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John Sheppard
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MessageSujet: Re: Intrigue VII : Saqqarah   Dim 22 Juil - 13:33

En sortant de la salle de briefing, Sheppard adressa un « bonne chance » aux autres tout en saluant tout le beau monde qui était réuni ici, il rassembla son équipe dans un coin et proposa aux membres de se reposer un peu avant le départ, le nombre important d’heures de vol et le décalage horaire n’aiderait pas à être en forme pour la mission qu’ils devaient accomplir.

Rendez-vous dans deux heures à l’armurerie, le Jet décolle à dix-huit heures. Ne soyez pas en retard.

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Après avoir passé son uniforme réglementaire de la même couleur que celle qui prédomine l'Égypte, Sheppard se rendit rapidement à l’armurerie, il n’était pas encore dix-sept heures, mais Lang était déjà là, impatient de partir apparemment. Le Major l’invita à le suivre pour commencer à prendre l’équipement personnel. L’indispensable gilet tactique était toujours au rendez-vous ainsi qu’un jolie P90 au cas où, et il l’espérait, des méchants viendraient semer le trouble, les radios étaient-elles aussi indispensables. Saegger arriva peu de temps après accompagné des deux scientifiques.

Equipez-vous du matériel militaire, ensuite, vous pourrez constituer un sac pour tout votre bric-à-brac archéologique. Lang et moi allons-nous occuper du matériel supplémentaire et des munitions. Saegger, occupez-vous de la trousse de secours. N’emportez pas d’objets personnels, si besoin, on achètera sur place, on mettra ça sur la note du Sg-c.

Sheppard leur demanda de prendre des pains de C4, Anderson semblait réfractaire à ces explosifs, peut-être parce qu’il redoutait que les militaires fassent péter une des merveilles de l’Egypte Antique. Marchant d’un pas pressé entre les galeries d’armoires métalliques où étaient rangés le matériel militaire et les râteliers rempli d’armes en tout genre, le Major prit quelques holsters qu’il balança aux autres et attacha ensuite le sien autour de sa cuisse pour y ranger un Zat. Quelques grenades incapacitante, à fragmentation et un Beretta comme arme de poing en plus du Zat et l’équipe était presque prête. Le Major prit quelques barres énergétiques et entama la constitution du sac supplémentaire.

Et pensez à la casquette, ou au chapeau, le soleil tape fort là-bas. Dit-il tout en mettant ses lunettes après avoir ajusté sa casquette tout en pensant que ses cheveux n’allaient pas du tout aimés.

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L’armement et les militaires prêt, ils remontèrent à la surface pour sortirent de la base, une Jeep militaire les attendaient pour les conduire à l’endroit ou leur Jet allait décoller. Pas plus de trente minutes de route et ils étaient arrivés à destination, le Major prit le sac sur son dos et avança jusqu’au Jet, il salua l’agent du CIS venu les accueillir tout en retirant ses lunettes.


Major Sheppard, dix heures de vol vous attende vous et votre équipe, mettez-les à profits pour étudier de plus près le site de Saqqarah et pour vous reposer afin d’être en forme pour la suite, cette mission ne peut pas être un échec. Nous avons régler tous les détails concernant votre séjour là-bas, un Colonel de l’armée Égyptienne vous attendra sur place et vous expliquera tout cela. Vous n’agirez pas sur notre territoire, nous n’avons aucune autorité là-bas, donc pas de grabuge et usés de tous les mensonges possible pour protéger le programme « Porte des Étoiles ». Bon voyage.


Le Major grimpa à bord de l’appareil suivit de près par ses coéquipiers, il s’installa confortablement, retirant son arme en bandoulière, ses lunettes et sa casquette alors qu’Anderson commençait déjà à leur parler du site qui était leur destination en leur fournissant des dossiers sur celui-ci. Pas loin d’une heure s’était écoulée durant laquelle Michael n’avait cessé de parler, il semblait très enthousiaste, pas par la mission, mais par le pays, c’était aussi soporifique que le briefing qu’il avait donné. Ce n’est qu’au moment où il recommença à parler du carré de Polybe que le Major décida d’allégé les souffrances de tout le monde.

Anderson, dormez un peu vous voulez bien ? Sheppard s’engouffra un peu plus dans son siège et ferma les yeux en installant des boules Quies dans ses oreilles, * Je me disais bien que ça serait utile… *.

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Le Jet venait de se poser au Caire, épuisé par toutes ces heures de vol, le Major descendit de l’avion et jeta un œil autour de lui, la chaleur était étouffante, l’air sec, comment des milliers de touristes pouvaient choisir de passer leurs vacances ici ? Certes, le paysage était magnifique, mais tout ce sable… Un véritable enfer. Un militaire Égyptien se présenta à l’équipe, un certain « Jarrah », il devait s’agir du Colonel qui accompagnerait et guiderait l’équipe sur le territoire, ce qu’il confirma d’ailleurs. Il nous invita à monter dans sa Jeep afin de nous rendre à l’hôtel pour y retrouver une connaissance du professeur. Les rues de la ville étaient pleines, la circulation difficile, l’air n’était pas seulement sec, il y avait une odeur étrange et désagréable ici. Voir des militaires, et des armes, ne semblait pas apeurer la population, aux États-Unis, cela déclenché l’affolement, la panique, d’ailleurs, au moment où ils arrivaient devant l’hôtel, deux gamins s’étaient jetés sur eux, ils réclamaient visiblement de l’argent sans même avoir adressé le moindre « bonsoir », ou plutôt ici « Sabah el nour », le dossier comporté malheureusement un lexique de voyage, composés de phrases courantes et indispensables en arabe égyptien qu’Anderson avait obligé à lire.

Le Major jeta un regard interrogateur à Anderson qui s’était baissé pour ramasser du sable, comme s’il avait ramassé un billet de cinquante, la même « jouissance » sur le visage, il regarde ensuite Lang, un sourire en coin, tout en agitant la tête de gauche à droite.


Bon, c’est bien tout ça mais qu’est-ce qu’on fait maintenant ? On n’est pas là en touriste. Si vous voulez toucher du sable, vous pouvez le faire sur une plage des États-Unis, si, si c’est la même chose je vous assure… Dit-il d’un ton moqueur.

Michael, c’est toi ? Tu n’as pas changé le moins du monde !

La connaissance en question semblait être arrivée. L’Egyptien de base par excellence, barbu, habillé d’une robe, ou plutôt d’une djellaba, comme on dit chez eux, s’avança vers son ami et le prit dans ses bras, Sheppard n’aurait échangé sa place avec Michael pour rien au monde à cet instant, le type n’avait pas l’air très pote avec l’hygiène. Le Major voyait déjà les retrouvailles entre les deux scientifiques s’éternisaient mais avant qu’il ne puisse intervenir, le Colonel Egyptien s’empressa de demander à tout le monde de monter en voiture.

Les touristes ne vous gêneront pas, mon gouvernement a fait fermer le site, tôt ce matin.

Il n’avait pas l’air très ravi pour cela, le ton employé ne cachait guère son mécontentement face à cette situation, et à la présence de militaires Américains sur le site.

On n’est pas vraiment les bienvenus ici, on va tâcher d’être discret, on va éviter de déclencher des conflits ici.

Sheppard écoutait d’une oreille ses coéquipiers, mais l’autre était réservé pour les personnes à l’avant, Anderson semblait être dans une situation bien gênante. Le Major se pencha vers l’avant pour adresser quelques mots à Emerson.

Écoutez, je ne devrai pas vous en parlez mais notre gouvernement recherche un groupe d’extrémistes qui se serait réfugié ici, d’où la présence de militaire, et si on a demandé à ce que le site soit fermé aux touristes, c’est pour éviter toute panique lors du rapatriement de ces personnes aux États-Unis. Il sera également bien plus facile de les retrouver si le site est déserté. Les deux scientifiques qui nous accompagnent en profiteront pour faire quelques recherches sur le site.

Emerson ne semblait pas très convaincu par l’explication de Sheppard, il ne comprenait pas ce qui pouvaient les intéressés sur le site, le Major était momentanément à court d’idées et préféra faire la sourde oreille en se concentrant sur le paysage autour de lui. La phrase que prononça Anderson ensuite l’alerta, et avant qu’il n’ait le temps de l’a finir, Sheppard se pencha vers l’avant pour lui donner un léger coup de coude dans les côtes, ce n’était pas le moment de révéler qu’une vie extraterrestre était belle et bien présente dans la galaxie.

Une pyramide se dessinait au loin, ils seraient bientôt à destination et pourrait peut-être changé un peu de conversation, le Major sentait déjà qu’Anderson allait gaffer, et il avait raison, le mot « Naquadah » s’était échappé de sa bouche, en fait, il avait juste prononcé le « Naqu » et s’était tourné vers le Major ensuite qui le regardait d’un air sévère tout en fronçant les sourcils. Heureusement pour eux, Emerson n’avait pas demandé ce que c’était ce « Naqu », il s’était contentait de croire qu’il voulait lui parler d’or et entama un récit des plus intéressants à propos d’une plaque en métal, doté d’une inscription dans un dialecte inconnu… Ou pour eux, des gribouillages inintéressants. Emerson accepta de les conduire jusqu’à cet artefact, à peine étaient-ils arrivés qu’ils avaient déjà peut-être trouvé un indice non négligeable pour trouver la Fontaine de Jouvence.

Le Major venait de descendre de la Jeep, ils avaient atteint la base de la pyramide et Emerson leur montrait l’endroit où il travaillait, un puits qui menait tout droit aux appartements royaux. Mais ce n’était pas dans celui-ci qu’ils devaient descendre, leur puits était un peu plus loin, une fois devant, Emerson se pressa pour déplacer la dalle qui recouvrait ce dernier pour éviter tout accident, les trois militaires du groupe l’aidèrent avant qu’il n’explique qu’ils allaient devoir descendre à l’aide d’une corde et de la force de leurs bras vu qu’ils n’avaient pas eu le temps d’installer un système de poulies pour ce faire.


Un peu d’exercice pour commencer ça ne fait pas de mal.

Les militaires n’étaient pas gênés par cela, mais les scientifiques semblaient redouter la descente à la corde.

Anderson, vous n’avez qu’à vous dire qu’en bas, il y a tout un océan de sable dans lequel vous pourrez vous roulez, vous verrez vous descendrez très vite comme ça.

Emerson avait saisi la corde et s’apprêtait à descendre quand une voix étrangère interpella le groupe. Un homme se tenait là, un Zat à la main, pointait sur l’équipe, leur demandant de s’éloigner du puits, une dizaines d’hommes venaient de le rejoindre, comme par magie, le Major tenait son arme fermement et la pointait droit sur cet homme, tout en prenant garde aux autres tout autour d’eux.

La confrérie ? La confrérie de quoi ? Phi Beta Kappa ? Delta Zêta Alpha ? Vous me paraissez trop vieux pour être étudiant… L’un de nous est de trop là, et vu qu’ont étaient là avant… Vous pourriez repartir gentiment ou même aller visiter un autre pays, l'Égypte c’est pas terrible, trop de sable, ça sent mauvais et leur langue est incompréhensible. Vous parlez pas l’Egyptien si ? Je vous conseille l’Ecosse, il fait moins chaud et en plus y a Nessi…

L’homme semblait ne pas apprécier l’humour Sheppard. Vous devez être le Major Sheppard…Déposez vos armes, ce serait dommage qu’il y ait des blessés.

J’aimerai bien accéder à votre requête mais… Non j'ai pas envie. Je peux savoir comment vous connaissez mon nom ?

Il se doutait bien qu'il n'était pas étudiant, le Zat que cet homme tenait dans sa main en disait déjà long sur lui, il savait. Lui et ses hommes étaient là pour la même raison qu'eux, la Fontaine, sans aucun doute.
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Anthony Lang
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MessageSujet: Re: Intrigue VII : Saqqarah   Lun 23 Juil - 14:08

Ce fut bien évidemment le général O’Neill qui se chargea de répondre aux questions des militaires, toutes portants sur un détail de la mission plutôt que sur une incompréhension dans l’exposé du carré de Polybe. Certainement à la grande déception du docteur Anderson … Avant de les lâcher pour qu’ils aillent se préparer, O’Neill leur rappela bien l’enjeu de cette mission. Avoir un moyen de neutraliser les Kulls seraient une énorme avancée dans la lutte contre les Go’aulds car ces guerriers invincibles donnaient pour l’instant à Anubis un incroyable avantage sur les Terriens. Le grand maitre ferait certainement une drôle de tête s’il voyait ses fameux guerriers se faire neutraliser sans difficultés les uns après les autres !

Sheppard, le chef d’équipe du groupe « Saqqarah » leur donna rendez-vous à l’armurerie d’ici 2 heures ce qui laissait le temps à Anthony de partir à la bibliothèque faire quelques recherches sur cette nécropole égyptienne, histoire de savoir où il mettait les pieds. Apparemment, il s’agissait d’une des plus importante nécropole puisqu’elle avait servi durant toute l’histoire de l’Egypte Antique. Les toutes premières dynasties s’y faisant déjà enterrés, jusqu’à aux nobles et courtisans du Nouvel Empire. Le monument phare de ce site était la pyramide à degré de Djoser, construite par Imhotep. Plongé dans la lecture d’un article sur cet architecte, Anthony regarda sa montre : 16h38. Pour être sûr de ne pas être en retard, il préféra fermer sa session sur l’ordinateur pour aller mettre sa tenue avant de se rendre à l’armurerie. Tenue couleur sable, avec la casquette assortie, pour faire couleur locale, sans oublier les lunettes de soleil qui pouvaient s’avérer utiles. C’est déguisé de la sorte qu’il alla donc ensuite, comme prévu, à l’armurerie. Il était le premier mais fut rapidement rejoint par le major. Même choix d’armes pour les deux militaires. A 17h10, toute l’équipe était prête et sortait de la base. Tout en marchant, Anthony s’approcha de Rick, avec qui il avait fait connaissance quelques temps plus tôt.


« Pas trop déçu de ne pas passer la porte pour la première mission ? T’inquiète, ça viendra vite. En tout cas, c’est sûr que le voyage va être sensiblement plus long ! » Sensiblement ? C’était bien sûr ironique. Alors qu’avec la porte, ils parcouraient des centaines d’années-lumière en moins d’une seconde, les voilà qui allaient passer près de 10h dans un avion pour faire quelques pauvres milliers de kilomètres. Cette perspective réjouissait fort peu Anthony qui espérait au moins que le jet serait confortable.
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17h45 : Les voilà désormais face au jet, un agent du CIS les accueillant. Enfin, accueillir était un bien grand mot vu sa mine patibulaire et son sérieux. On aurait dit qu’il était en deuil. Alors que Sheppard échangeait quelques mots avec lui, Anthony monta dans le jet. Premier monté, premier à choisir sa place ! Il posa tout son foutoir et s’installa confortablement pour ce long voyage.
L’avion à peine décollé, le docteur Anderson, se mit en tête de leur faire un petit exposé sur l’histoire de l’Egypte. Anthony vint s’installer en face de lui pour écouter. Ce devrait être intéressant, il espérait juste que ça ne soit pas trop long car il aimerait bien faire une bonne sieste avant d’arriver. Lorsqu’il parla de Saqqarah, Anthony l’interrogea :


« Mais, docteur, vu que ce site est un des plus visité et surtout un des plus étudié depuis des dizaines d’années, vous ne pensez pas que, s’il y avait eu un objet d’origine extraterrestre comme la fontaine de Jouvence, quelqu’un l’aurait déjà découvert ? » Le temps passait, et le docteur ne semblait pas décidé à s’arrêter dans son exposé. Même si le sujet intéressait Anthony, deux heures et demi de cours intensif sur l’Egypte ancienne était un peu trop pour lui.
« Excusez-moi docteur, c’est passionnant, mais il vaudrait mieux que j’aille dormir un peu pour être en forme là-bas. On ne sait jamais, si des momies se réveillaient… »Sur ces bonnes paroles, il alla rejoindre son siège initial et s’enfonça assez aisément dans le sommeil.
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Après dix bonnes heures de vols, les voilà enfin arrivé en Egypte. Anthony était encore un peu somnolent en sortant de l’avion. La chaleur écrasante qui régnait n’arrangeait pas les choses. A l’arrivée aussi, ils avaient un comité d’accueil en la personne d’un colonel égyptien, à l’air aussi sympathique et enjoué que l’agent du CIS… Ils s’étaient passés le mot ou quoi ?
Un petit tour en jeep plus tard, ils arrivèrent tous au Caire. Ce genre de ville ne plaisait pas du tout à Anthony, des bouchons partout, de la saleté, une odeur effroyable, une population au mètre carré beaucoup trop importante… Sûr qu’il ne viendrait pas y passer des vacances. S’il venait en Egypte pour le tourisme ça serait uniquement pour un tour des pyramides en restant dans des petites villes ou sous le tente dans le désert. En tout cas là, pas le choix, il fallait suivre le mouvement. En se dirigeant vers l’hôtel, des gamins venaient leur demander des sous. Alors que certains comme Anderson se délestaient de leurs billets, Anthony préféra les repousser en douceur. Enfin plus ou moins en douceur, c’est qu’ils étaient tenaces les mômes ! Anthony leur sorti deux- trois mots arabes dont il se souvenait de sa période Afghanistan/Irak, pour leur dire d’aller voir plus loin.

En approchant de l’hôtel, Anthony regarda Anderson prendre le sable dans ses mains et le humer, le caresser… C’était bien un archéologue… Du sable du désert passe encore, mais du sable venant directement d’une rue en plein centre du Caire, bonjour les microbes et autres saletés… La réplique de Sheppard fit rigoler discrètement Anthony. Le pragmatisme du major…. C’est alors qu’une sorte de Robinson Crusoé (et Anthony s’y connaissait en Robinson Crusoé!) déboula vers eux et serra Anderson dans ses bras, avant d’être présenté au groupe. Anthony lui serra la main


« Enchanté professeur ! »

Il leur fallut ensuite aller s’entasser à nouveau dans la jeep pour se rendre sur le site. A deux reprises au cours du voyage, Anderson manqua gaffer sur le programme Porte des Etoiles et ne se reprit qu’au dernier moment, ce qui donna quelques sueurs froides à Anthony et apparemment aussi à Sheppard qui ne se gêna pas pour donner un coup discret au professeur. Anthony lui lança un regard un peu désespéré. Il allait falloir qu’ils gardent un œil, ou plutôt une oreille, sur ce que disait l’archéologue s’ils ne voulaient pas éveiller la suspicion des membres extérieur au projet.

Les voici qui arrivaient enfin sur le site. Ils descendirent de la jeep qui les avait déposés tout près de la pyramide à degré. Anthony, en essuyant de la main la sueur qui dégoulinait de son front, contempla le paysage. C’était…difficile de trouver un terme qui pouvait décrire ça exactement. Magnifique n’était pas le plus approprié : toutes ces étendues de sable à perte de vue, il y avait de plus beaux paysages que ça… Impressionnant, était peut être peu plus juste. Mais Anthony avait déjà vu des paysages comme celui-ci au cours de mission. Ce qui changeait ici, c’était les pyramides et mastabas. Un retour de plusieurs millénaires en arrières, les débuts de l’Egypte Ancienne, cette civilisation dont on parlait tant. Ils y étaient. Anthony essaya de s’imaginer les Egyptiens de l’époque s’activer sur le chantier, le pharaon venir ici. Difficile de prendre la mesure des choses. Il fut interrompu dans sa rêverie par une main qui le tira pour suivre le groupe, emmené par le vieil homme, vers un puits pour pénétrer dans la tombe.


Un peu de descente à la corde ! Voilà une activité qui réjouissait Anthony, contrairement à certains, vraisemblablement. Il se demanda toutefois si la remontée s’effectuerait de la même manière car il doutait que les trois scientifiques y parviennent. Anthony envoya son P-90 dans son dos pour qu’il ne le gêne pas pendant la descente lorsqu’une voix repoussa leur petite activité sportive à plus tard. Se retournant il constata qu’une dizaine d’hommes sortit de nulle part les braquaient.

« Messieurs, la Confrérie vous souhaite la bienvenue en Egypte… »

La confrérie ? Jamais entendu parler… Sauf… c’est pas eux les méchants dans X-Men ? Anthony glissa à Sheppard

« C’est qui ces gus ? On est censé les connaitre ? »

Une chose était sûre, ils n’étaient pas en position de force : 4 militaires sans armes sorties contre une dizaine d’hommes qui les braquaient. Pas question de songer au combat pour l’instant. Ils allaient devoir voir ce qu’ils voulaient exactement, même s’il en avait une petite idée…

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MessageSujet: Re: Intrigue VII : Saqqarah   Mar 24 Juil - 23:05

    Rick avait fait de son mieux pour suivre le briefing, mais il avait lâché au bout d'un moment. Heureusement pour ceux se trouvant au briefing que le général O'neil avait abrégé Anderson sinon il se serait s'en aucun doute endormi sur place. Par la suite, a la fin du briefing, le lieutenant Sheppard leur demandait de se rendre à l'armurerie dans deux heures.

    Après ses mots, Rick sortait de la salle de briefing pour se rendre dans sa chambre afin de se mettre en tenue militaire. Certes il était déjà en tenue militaire, mais comme il allait en Egypte, sa tenue habituelle ne serait pas convenable pour se pays chaud comme la braise la journée et frais la nuit. Il mit donc sur lui la tenue militaire approprié soit une tenue beige ressemblant aux sables car nulle doute qu'il y a du sable en Egypte. Cependant, il ne prit rien d'autre, car ce qu'il avait dans son paquetage ne lui semblait pas utile. Il se rendit donc assez rapidement à l'armurerie, mais étrangement il ne fut pas surprit de ne pas être le premier. Le lieutenant Sheppard et le sergent Lang était là avant lui.

    A peine venait-il d'arriver que les deux scientifiques arrivèrent à leur tour. Le lieutenant ne se faisait pas prier pour leur dire quoi faire et Rick ne s'en plaignait pas au contraire. Il écoutait donc la tâche qui lui est confié et qui est de s'occuper de la trousse des premiers secours. Bien qu'il s'y connaissait un peu en matière de trousse de secours, il y mit certaines choses en double au cas où. S'était sa première mission ici et il ne savait pas se qu'il l'attendait, alors mieux valait s'y préparer. Rick fini de préparer la trousse de secours assez rapidement sans pour autant se précipiter, car oublier quelque chose serait vraiment idiot de sa part, mais aussi très embêtant si ce qu'il aurait oublié, ils en auraient besoin. C'est les deux principales raisons pour lesquelles il vérifia par trois fois le contenu de la trousse de secours. Après cela, il fut satisfait et ne le vérifia plus. Le lieutenant lui avait envoya un holster qui l'avait de suite attaché autour de l'un de ses cuisses. Il aurait aimé prendre un sniper, mais l'endroit n'était peut-être pas idéale, il prit donc un deuxième holster qu'il mit sur son épaule. Cela n'allait peut-être pas lui être utile, mais au moins il était plus rassurer.

    A dix-huit heure, Rick se trouvait dans le jet qui décollait pour se rendre en Egypte. Il n'avait pas vu le temps passé, car il a dormi sur l'ensemble du trajet sans se réveiller. Il n'était pas vraiment fatigué, mais il ne savait pas qu'en ils pourront dormir une fois arrivée là-bas. Rick ne s'était réveiller que dix à vingt minutes avant l'atterrissage en Egypte.

    Juste après l'atterrissage, Rick mit un tissu bleu sur le crâne pour se protéger du soleil ainsi que des lunettes de soleil. Par la suite, il suivait le lieutenant et le sergent sans pour autant perdre de vue Mac Key ou Anderson. Après tout il n'était qu'un soldat, surement un bleu pour eux et ils avaient s'en doute raison, mais il ne voulait pas être un fardeau non plus. Une jeep les attendait et il s'assit juste à côté d'Anderson en écoutant ce qu'il disait au militaire egyptien.

    Il nous emmena devant un hotel au centre du Caire pour rencontrer quelqu'un. Arrivée la-bas, Rick attendait en restant assis sur la jeep en regardant le paysage autour de lui sans pour autant attirer l'attention, pourtant il se rendit compte qu'en restant assis sur la jeep cela ne faisait qu'un peu attirer l'attention. Il descendit donc de la jeep et rejoigna le groupe en continuant d'observer les alentours. Les salutations qu'il entendait des petits enfants egyptiens le fit sourire et il les salua en leur ebouriffant un peu les cheveux en les laissant partir.

    Par la suite, Rick entendit une conversation et lorsqu'il se retourna il voyait le docteur ou professeur Anderson discuter avec quelqu'un. Il les laissa en faisant de son mieux pour ne rien faire de suspect jusqu'à ce qu'il parte et il réussit tant bien que mal. Il remonta alors dans la jeep avec tout le monde et en voyant la personne avec qui Anderson discutait, il comprit qu'il s'agissait de la personne qu'il était venu rencontrer. D'après ce qu'il avait pu entendre, il était responsable du chantier archéologique sur la pyramide qu'ils venaient examiné. De plus, il était une connaissance d'Anderson ce qui était une chance. Il s'était de nouveau assis à côté d'Anderson et ne fit rien hormis regarder parfois les visages de Sheppard ou MacKey ainsi que l'étendue de sable.

    Une fois arrivé devant la pyramide à degré, ils descendirent de la jeep. Rick suivait ses compagnons en prenant soin d'écouter ce qu'il disait en rentrant à l'intérieur de la pyramide. On passait par divers couloirs ainsi que devant le puit où l'archéologue travaillait pour finir par déboucher devant un autre puit se trouvant un peu plus loin. Peu de temps après qu'ils soient arrivé, on les arreta en leur demandant de quitter cet endroit.

    * Bon sang, qui sont-ils ? * se demanda t-il dans sa tête avant de se retourner.


    En se retournant et voyant celui qui avait parlé avec la même arme qu'avait le lieutenant, il fut assez surprit et se demandait s'il ne s'agissait pas d'autre militaire, bien que cela soit peu probable.
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MessageSujet: Re: Intrigue VII : Saqqarah   Mer 25 Juil - 23:15

Nous étions encerclés. Les hommes qui nous tenaient en joue étaient dissimulés sous leur ample djellaba immaculée à ample capuche. La volonté de cacher leur visage signifiait pour moi qu’il s’agissait de mercenaires enrôlés par la Confrérie en Egypte. Il est plus discret d’embaucher ses troupes sur place contre espèce sonnante et trébuchante que de se déplacer à l’autre bout du monde avec une armée. De plus cela permet davantage de pertes à moindre coût et il est ainsi quasi impossible de remonter à la source de l’organisation si cela devait se passer mal pour eux. Beaucoup d’avantages pour peu d’inconvénients au final. Il fallait juste avoir les reins solides pour payer grassement les mercenaires, leur fidélité étant proportionnel au nombre de billets verts qui changeaient de main.

La pyramide de Djoser soudainement me parut bien moins intéressante et ma concentration se focalisa entièrement sur notre situation qui était plutôt préoccupante. Dans un arabe impeccable, l’homme blond distribua ses ordres.

Tandis que les mercenaires s’approchaient de nous et nous confisquaient nos armes et notre équipement, le jeune homme blond s’octroya la parole à la suite du major Sheppard.


- Je ne me suis même pas présenté, excusez-moi major. Pour vous, je suis monsieur Joshua, je représente la Confrérie qui rassemble dorénavant entre-autre certains anciens agents du NID… et d’anciens mercenaires, comme moi.

Le fait qu’il nous raconte tout ceci n’était pas bon signe. Il était fort à parier que pour lui nous n’aurions jamais l’occasion de narrer cette petite conversation à quiconque. Emerson tournait la tête en tous sens, cherchant à comprendre ce qui se déroulait devant ses yeux. Ce n’était pas le moment de lui expliquer. Ce que je redoutais arriva : le regard azur de notre nouvel ennemi se tourna dans ma direction.

- Depuis que vous nous avez volé l’artefact, en Angleterre, nous avons un œil sur vous, professeur Anderson. Lorsque nous avons appris votre départ en Egypte, l’occasion était trop bonne. Nous savons qu’actuellement votre travail repose entièrement sur l’étude de l’artefact. Le déchiffrage utiliserait un certain carré de Bolide.

- Polybe, en fait.

Ce n’était pas moi qui avait répondu mais un de mes compagnons. J’étais un peu étonné, mais fier de constater que mon petit cours magistral avait porté ses fruits et que ceux-ci étaient tout à fait consommable.

- Excusez-moi pour cette petite erreur, mon érudition n’étant pas ce pour quoi j’ai été enrôlé au sein de la Confrérie. En fait, je suis connu pour mon intransigeance, certains emploieraient même le mot de cruauté. La fin justifie les moyens. La présence du professeur Anderson dans votre équipe indique donc que vous avez trouvé quelque chose à Saqqarah. J’aimerais beaucoup vous accompagner, chers professeurs si vous n’en voyez pas d’inconvénients. Emerson et Anderson, vous passez devant.

Le major Sheppard donna quant à lui un autre ordre, contraire à celui du mercenaire, qui fut repris dans son sens global mais pas dans sa forme par certains de mes coéquipiers les plus hardis. Quant à moi je me tus car je n’en menais pas large. L’homme de la Confrérie leur répondit par un sourire sinistre qui me glaça le sang.

- Major Sheppard, votre entêtement sera votre perte. Il s’agit de la réalité ici, pas d’un film d’action ou d’un mauvais feuilleton télévisé ou l’on s’embarrasse des héros dans le seul but qu’ils reviennent miraculeusement à la fin pour sauver tout le monde… Non, je ne fonctionne définitivement pas comme ça.

Nouvel ordre, crié en arabe. Les kalachnikovs des mercenaires se tournèrent en direction du major et du colonel. Ensuite tout se passa très vite. Horrifié, tout se déroula devant mes yeux sous forme de flashs.


Un tir de kalachnikov…

Sheppard se protégeant à l’aide d’un mercenaire qui fut troué de balles, son sang giclant hors des impacts tels des serpentins rubiconds…

Sheppard se saisissant de la kalashnikov de l’homme, et couvrant le colonel tandis qu’ils tentaient tous deux de s’enfuir sous un déluge de balles…

Un impact sur l’omoplate du colonel Jarrah qui le déséquilibre dans sa course…

…et qui lui fait percuter Sheppard…

…faisant chuter les deux hommes dans le puits menant aux appartements royaux…

Le déclic d’une grenade qu’on dégoupille…

Une explosion de sédiments accompagnée d’un bruit d’éboulement…


Tout s’était passé très vite. Nous étions désarmés et en infériorité numérique face à un véritable arsenal, cependant certains d’entre-nous avaient essayés d’intervenir, mais en vain. Les mercenaires nous entourant trop étroitement. L’horreur d’une telle vision frappa notre petit groupe. Chacun l’exprima à sa façon. Je n’avais pas bien connu le major Sheppard mais une vague de tristesse me submergea. Il n’y avait aucune chance qu’il s’en soit tiré. Si la chute ne l’avait pas tué, la grenade ou l’éboulis qui en avait résulté s’en étaient chargés.


- Votre major s’est bien battu, il mérite ses galons. Malheureusement pour lui il ne sera jamais colonel. La limite est ténue entre le courage et l’inconscience. Il l’a franchi. Maintenant qu’il n’y a plus de gradés pour prendre de mauvaises décisions, vous allez tous m’écouter attentivement. Sauf si aucun d’entre vous ne souhaite prendre du galon à l’avenir.

Je vais faire un petit résumé de la situation comme elle se présente à vous. J’ai besoin des deux professeurs et du scientifique de votre groupe. Les autres ne me sont d’aucune utilité. Par conséquent, à chaque fois que vous ne m’obéirez pas ou que vous me mentirez, je tuerai un des militaires. Tout le monde a bien compris ? Bien. Abdullah va passer devant vous professeur Emerson,
dit-il en indiquant un des mercenaires du doigt, qui hocha la tête pour notifier qu’il avait compris, mes mercenaires vous encadreront tout le long de notre petite excursion. Pas de bêtises je ne suis pas un homme patient.

Quelques chuchotements et des échanges de regards eurent lieu au sein de notre groupe puis nous nous mîmes en route. Il n’y avait rien à tenter pour le moment, la situation semblait désespérée. La meilleure chose à faire semblait être d’obtempérer, le temps pour nous de trouver une ouverture… une faille… ce qui semblait plus que difficile à mes yeux… voir utopique.

Lorsque ce fut mon tour de descendre, je saisis la corde et arrivai en bas… un peu trop vite à mon goût. Je heurtais le garde qui était descendu juste avant moi et qui exprima sa douleur et son ressentiment en arabe, à l’aide d’un vocabulaire imagé (il était notamment question des mœurs de ma mère), ce qui eut le mérite de faire rire aux éclats notre nouvel ennemi aux cheveux blonds comme les blés.


- On m’avait narré votre légendaire nature maladroite professeur, mais même en y étant préparé, je dois dire que c’est particulièrement rafraichissant.

Et de la fraicheur l’on en avait besoin. Bien qu’à l’abri du soleil, l’air était étouffant dans ce tunnel étroit à l’air difficilement respirable, chargé en sable et pauvre en oxygène. Les murs étaient vierges de toute inscription ou décoration, je ne pus donc même pas étancher ma soif archéologique. J’étais trempé jusqu’aux os lorsque notre groupe s’arrêta et que le professeur Emerson commença à gratter le ciment qui recouvrait certaines parois aménagées après le séisme de 1992. Il mit un petit quart d’heure à chercher pendant lequel j’eus l’impression de fondre littéralement, mes goutes de sueur rythmant le temps qui passaient en laissant échapper un « ploc » alors qu’elles s’écrasaient sur le sol de pierre du tunnel à un intervalle régulier. Un petit coup d’œil à mes équipiers suffit à me rendre compte que je n’étais pas le seul à souffrir du climat. Un des militaires du groupe fit une remarque en ce sens et reçut en échange un coup de cross de kalachnikov dans les reins. Le silence était de mise.

- Voila c’est ici !

Emerson gratta une couche de plâtre qui révéla un reflet métallique.

- A vous de jouer professeur Anderson.

Joshua me tendit mon sac (dont le contenu était en désordre car fouillé au préalable) et je nettoyais l’objet avec beaucoup de précautions à l’aide de mes outils. Il ne me fallut pas longtemps pour le dégager. Il s’agissait d’une plaque métallique, de cinquante centimètres sur cinquante, recouverte d’une inscription en goa’uld.

- McKay, s’il vous plait, reconnaissez-vous le matériau ?

Il le reconnaissait bien entendu et confirma ma première hypothèse. C’était bel et bien du naquadah. Je n’avais pas besoin de lui pour m’en rendre compte, mais je sentais le besoin de communiquer avec mes camarades du SGC. Et cela n’était dorénavant possible que dans le cadre de mon travail sur cette plaque. Joshua aurait réprimé avec sévérité toute autre question. Lorsque je parlai à Mckay et lorsqu’il me répondit j’essayai de capter dans son regard ou dans ses gestes quelque chose… n’importe quoi qui m’aurait donné un indice sur un moyen de nous en sortir, ou s’il fallait ou non que je déchiffre l’objet dans l’optique de nous en tirer en un seul morceau.

- Très bien professeur, il s’agit maintenant pour vous de déchiffrer cette inscription. Et pas de blague je vous prie. Le premier qui en fera les frais sera votre cher professeur qui ne nous est maintenant de plus aucune utilité.

Le vieil homme faisait peine à voir, comprenant aucunement ce qui se passait autour de lui et je décidai alors que le mieux pour lui serait que je joue franc jeu avec nos ravisseurs. Son espérance de vie en dépendait et je lui devais bien ça, vu que c’était moi qui l’avais mis dans cette situation. Je sortis alors mes ouvrages concernant les dialectes goa’ulds et commençai à travailler sur l’inscription, pendant que mes camarades, faute de mieux, tentaient de communiquer à l’aide de signes et de coups d’œil plus ou moins discrets.

A la suite d’un débat houleux avec moi-même, dont je sortis victorieux, j’ai décidé de vous épargner lecteur, du quart d’heure que je passai à traduire mot à mot le texte pour vous donner directement le résultat final.


« Au sud, deux fois l’an, nous apparaîtrons toujours aux yeux des plus perspicaces, là où la vie gronde. »

Cela nous faisait de belles jambes. Je me mis rapidement à faire les cent pas, parlant à haute voix, pour fixer l’inscription dans mon esprit, et tenter d’en comprendre le sens caché tandis que mes camarades et les mercenaires semblaient s’interroger chaque minute davantage sur ma santé mentale.

- Là où la vie gronde renvoie certainement au Nil. Le Nil était tout pour les anciens Egyptiens, il était « la vie », celui qui leur permettait de cultiver, de se nourrir au milieu de ce désert aride…

- Donc on a juste à chercher le long du Nil ? proposa monsieur Joshua, l’intérêt en éveil.

Mais je dus, bien malgré moi, mettre un bémol à son excitation.


- L’Egypte entière s’étend le long du Nil.

- Je savais bien qu’il y aurait un os. Il va falloir trouver mieux que ça professeur. En tous cas si vous voulez sauver vos amis.

Je n’avais pas besoin de ce genre de motivation, j’étais bien au fait des tenants et des aboutissants concernant notre situation. Ce fut alors que McKay fronça les sourcils et mit en relief la deuxième partie de l’inscription, celle qui faisait référence à « deux fois l’an ». Il semblait avoir quelque chose en tête.

- C’est la partie la plus obscure de l’inscription. Qu’est-ce qui se passe deux fois dans l’année ? Ce n’est pas la crue du Nil, c’était seulement une fois. A moins que ça ne se rapporte à un endroit, mais je ne vois pas quel endroit ne serait visible que deux fois dans l’année…

Deux fois dans l’année, quelque chose me titilla l’esprit… une chose dont j’avais parlé lors du briefing… C’est à ce moment là que le scientifique, l’un des seuls à avoir suivi mon briefing correctement, donna la réponse.

Mais bien sûr ! Deux fois dans l’année, cela ne pouvait n’être que ça !


- Oui, mais je ne vois pas le rapport avec…

Tout sembla tout-à-coup très clair dans mon esprit. Les pièces du puzzle s’assemblèrent d’elles-mêmes en un mouvement fluide et homogène.

- Mais bien sur ! fis-je en me frappant le front de la paume de la main. Abou Simbel !

- Qui ? demanda l’un des militaires du SGC.

- Le temple égyptien qui se trouve en Nubie, construit par Ramses II ! La lumière n’y pénètre que lors des équinoxes ! De plus le temple se situe dans une région de cataractes, de chutes d’eau ! Ce qui expliquerait que la vie y « gronde » ! Que Abou Simbel et Chichén Itzá mettent tous les deux en relief les équinoxes ne peut être un hasard !

- Chichén Itzá ? demanda Joshua, l’intérêt brusquement en éveil.

Je venais d’en dire trop. Mes camarades confirmèrent cette impression en me jetant tout un tas de regards dépourvus d’aménité. Il n’était pas question que je mette en péril l’autre expédition à cause de cette bourde.


- Un site en Amérique centrale que les archéologues ont relié récemment à Ramses II.

C’était un mensonge qui n’aurait pas trompé un étudiant en première année d’archéologie, mais le membre de la Confrérie me jeta un regard perçant, puis sembla satisfait de ma réponse.

- Parfait, bon travail messieurs.

- Vous nous laissez partir maintenant que vous avez ce que vous voulez ?

La naïveté de ma question me frappa durement moi-même. Mais qui ne tente rien…

- Voyons professeur, nous n’avons encore rien trouvé d’intéressant qui pourrait vous racheter aux yeux de mes amis. Vous avez fait de sacrés dégâts à notre organisation en Angleterre.

- Mais nous ne pourrons jamais nous rendre à Abou Simbel avant que le SGC ne découvre notre disparition. Ce n’est pas la porte à coté Abou Simbel . Notre contribution semble donc s’arrêter ici.

Il y avait deux solutions qui se présentaient à nous. Soit ils nous relâchaient, ce qui était peu probable. Soit ils nous assassinaient dans le tunnel. De toute façon nous ne pouvions rien faire dans ce boyau, entourés étroitement par nos ennemis. Alors autant en finir le plus rapidement possible. J’en étais là de mes réflexions lorsque monsieur Joshua me répondit.

- Ne vous sous-estimé pas professeur. Et puis tout est relatif. Après tout Abou Simbel ne doit pas être à plus de quelques minutes en Tel’tac…





[HRP] Vous avez une semaine pour poster Wink N'hésitez pas à commenter la situation et ce que vous ressentez concernant la perte de Sheppard et notre situation.

Bonne semaine Wink

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MessageSujet: Re: Intrigue VII : Saqqarah   Dim 29 Juil - 20:01

Il était évident que vu leur infériorité numérique, il valait mieux déposer gentiment les armes, mais le Major s’y refusait, s’ils voulaient leurs armes, ils n'avaient qu’à venir les chercher. D’ailleurs, c’est ce qu’ils avaient fait. Ils leurs avaient pris leurs fusils d’assaut en premier et ils ne s’étaient pas arrêté là, fouillant toutes les poches des gilets tactiques, ils prenaient tout ce qu’ils y trouvaient, « Tout doux là, on se connait pas encore assez tous les deux », avait dit le Major tandis que l’un des mercenaires procéder à une fouille méticuleuse sur lui afin d’y trouver des armes ou équipements supplémentaires. C’est au même moment que le blondinet se présenta comme un mercenaire au service de cette « Confrérie » mais le plus intéressant, c’est qu’elle comportait également d’ex agents du NID.

Pourquoi je suis pas étonné… Qui dit NID, dit vol, crime, trahison, je suppose que vous n’êtes pas ici en toute légalité.


L’homme parla d’une mission que le Sg-c avait mené à bien en Angleterre, ils surveillaient Anderson depuis et avaient suivi l’équipe jusqu’en Égypte, attendant le moment propice pour les attaquer et se servir d’eux pour retrouver l’artefact, c’était sans aucun doute leur plan. Il ne s’était pas trompé, la suite de ses paroles dévoila qu’il avait bien l’intention de se servir des professeurs pour récupérer ce que le Sg-c était venu chercher ici. Pensait-il vraiment qu’ils allaient l’aider ? Il pouvait toujours courir, la Fontaine ne pouvait pas tomber entre les mains de cette confrérie, surtout pas, même désarmés, ils pouvaient encore tenter quelque chose, ils les tueraient certainement une fois la Fontaine trouvé de toute façon, autant en finir maintenant sans les aider et advienne que pourra.

Hey une minute là, je commande cette unité et mes hommes ne vous aideront pas. Vous allez devoir employer la force et même là, je ne pense pas que vous arriviez à quoique ce soit. Vous êtes du bon côté de l’arme pour le moment, mais croyez-moi, ça ne va pas durer.

La phrase qui s’en suivit avait bien mit en évidence le fait qu’il n’allait pas y aller par quatre chemins, ceux qui refuseraient de coopérer seraient abattu sans sommation, après tout, il avait juste besoin des deux professeurs, les autres étaient des bagages inutiles. L’ordre qu’il donna en arabe aux mercenaires juste après n’avait pas surpris le Major, étant donné les mots qu’il avait prononcés juste avant, Sheppard s’était préparé à la suite, il ne fut donc pas étonné de voir les mercenaires le mettre en joue, lui et le Colonel Égyptien, il n’attendit pas un instant avant d’attraper un mercenaire proche de lui pour s’en servir de bouclier, l’homme n’eut même pas le temps de réagir qu’il se trouvait déjà criblé de balles.

Courez !!!


Cria-t-il à l’attention du Colonel au moment où il récupéra la Kalashnikov du mercenaire avec laquelle il tua deux des hommes de Joshua. Tout en reculant le plus vite possible, il cherchait à rejoindre une dune pour se mettre à couvert derrière, il avait miraculeusement échappé au déluge de balles mais pas le Colonel… Un cri l’alerta, mais avant qu’il n’ait le temps de faire quoique ce soit, le Colonel le percuta et il perdit l’équilibre au moment même où il passé à côté du puits… Tous deux tombèrent dedans, et alors que la lumière du jour s’éloignait de plus en plus en même temps que les tirs ennemis, le noir avait envahi les lieux au moment où le Major percuta violemment le sol…


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Rodney Mc Kay
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MessageSujet: Re: Intrigue VII : Saqqarah   Lun 30 Juil - 23:59

Les mains en l'air Mc Kay n'en menait pas large. Cette sensation de peur qui lui disait que ce tombeau serait leur tombeau s'amplifiait dans la mesure où les visages de leurs agresseurs étaient dissimulés. Le Canadien ne voyait pas comment en sortir et ce n'était pas lui qui allait jouer les héros. Les héros étaient inconscients et finissaient toujours par mourir dans d'atroces souffrances. Et puis il n'avait pas l'âme du sacrifice, il était trop jeune pour connaître une telle fin. Le monde avait besoin de son génie. Le blondinet se présenta : Ancien mercenaires, anciens agents du NID rien d'étonnant! Les voleurs de technologies disposaient d'un réseau solide.

- Depuis que vous nous avez volé l’artefact, en Angleterre, nous avons un œil sur vous, professeur Anderson. Lorsque nous avons appris votre départ en Egypte, l’occasion était trop bonne. Nous savons qu’actuellement votre travail repose entièrement sur l’étude de l’artefact. Le déchiffrage utiliserait un certain carré de Bolide.

Bolide!!! Il fallait bien être un type armé pour utiliser un tel térme. Ce gars devait être du genre à aimer la vitesse, l'adrénaline et le danger. Ce qui forcément laissait peu de place à l'art subtile de la sciences! C'est d'un ton sec qu'il corrigea l'avorton.

- Polybe, en fait.

Il allait ajouter que c'était le nom d'un Grec qui avait su allier avec brio les fonctions de militaire, politicien et historien. Mais le terroriste se permit de lui couper la parole pour continuer son laïus dont tout le monde se moquait éperdument. Mc Kay détestait ça!!! Aussi ne se gêna t-il pas pour lui rendre la pareille.

- Excusez-moi pour cette petite erreur, mon érudition n’étant pas ce pour quoi j’ai été enrôlé au sein de la Confrérie

- Eh bien ça se voit!!!!!

Le scientifique précéda sa phrase d'un reniflement de mépris des plus sincères. Il voulait les accompagner et se permettait même de leur donner des ordres. Ben voyons! Mais Sheppard s'empressa de le contrarier.

Hey une minute là, je commande cette unité et mes hommes ne vous aideront pas. Vous allez devoir employer la force et même là, je ne pense pas que vous arriviez à quoique ce soit. Vous êtes du bon côté de l’arme pour le moment, mais croyez-moi, ça ne va pas durer.

- Exact!! D'ailleurs je vous signale que si vous nous faites du mal ou que vous nous faites disparaitre, nos collègues nous chercherons et vous allez au devant de gros ennuis dont vous ne soupçonnez même pas l'impact!

Ce n'était pas un acte de courage que d'énoncer cette vérité mais simplement un désire nécessaire de remettre les pendules à l'heure. Mc Kay n'avait pas l'intention de travailler pour ces zigotos en robes! Cela dit il tenait à sa vie donc...c'est alors que tout bascula. Sheppard tenta le tout pour le tout pour éviter un tir et avant que Rodney n'aie eu le temps de dire "ouf" ou de comprendre vraiment ce qui s'était passé, il vit le SGCien percuté par le corps du colonel qui l'entraîna dans la chute d'un puits une explosion retentit. Horrifié Mc Kay apostropha Joshua

- Vous l'avez tué!!!!!!

Faisant fi des armes braquées sur eux-le scientifique avait retenu que leurs ravisseurs avaient besoin d'eux et que par conséquent ils ne pouvaient pas les tuer tout de suite- le Canadien se précipita sur le bord du trou béant et s'agenouilla espérant voir quelque chose. Il se pencha tournant le dos à leurs ravisseurs et sa radio s'échappa de sa poche de poitrine pour tomber dans le trou. Oups!!! Il se retourna vivement lorsque Joshua se permit de faire "l'éloge" de Sheppard.

- C'est vous qui parlez de limite entre le courage et l'inconscience ? Allons donc regardez-vous! Vous êtes en sursis mon pauvre ami! Vous venez de signer votre arrêt de mort. Et tout ça pour quoi hein ? Pour une fable qu'un illuminé vous aura raconté!

L'arrogance de Mc Kay avait pris le dessus sur la peur. Bon gré mal gré il leur fallut se prêter à un petit numéro de descente en rappel puisque leurs ravisseurs tenaient absolument à ce qu'ils aillent voir ce qui se cachait dans le coin de fouille du maître de Anderson. L'effort que lui demanda cet exercice combiné à la chaleur et l'humidité ambiante ôtèrent tous désirs aux scientifiques de parler. Il valait mieux économiser sa salive. Le Canadien préféra concentrer son attention sur les relevé de son compteur geiger. Toutefois le malheureux professeur semblait avoir bien du mal à accomplir sa tâche aussi Mc Kay demanda puisqu'il ne pouvait pas le faire lui même.

- Sergent Lang, Monsieur Saegger...si vous vouliez bien donner de la lumière au professeur Emerson et à Anderson.

Une façon comme une autre de rendre utile les deux militaires aux yeux des hommes de la Confrérie. Enfin après avoir gratté la pierre, on en sortit enfin quelque chose.

- McKay, s’il vous plait, reconnaissez-vous le matériau ?

L'astrophysicien reconnut aussitôt le minerais taillé en une espèce de rectangle sur lequel figurait des inscriptions. Par acquis de consciences il jeta un oeil sur son compteur geiger.

- Du naquadah! Et il est chargé en énergie!

Etait-ce vrai ou faux ? Peu importe. Mc Kay essayait de gagner du temps et de répondre au mieux à la tentative de dialogue de son confrère. Sur une phrase pareille même (surtout) les militaires pouvaient enchaîner...normalement. Tout de même, Rodney aurait bien aimé savoir si cette plaque n'était qu'une sorte de bloc notes ou un déclencheur d'une machinerie quelconque, la "fontaine de jouvence" peut-être. Il s'agenouilla et sortit de son sac sa tablette afin d'effectuer quelques recherches tout en prenant l'avis des autres, dont en réalité il se moquait. Il était seul ici à pouvoir répondre à cette question. C'est alors qu'Anderson s'emballa. Il venait de finir sa traduction. Bref il fallait maintenant se rendre à Abou Simbel et en bonne compagnie de surcroit!

- Ne vous sous-estimé pas professeur. Et puis tout est relatif. Après tout Abou Simbel ne doit pas être à plus de quelques minutes en Tel’tac…

Fidèle à ses habitudes Rodney trancha dans le vif.

- Ridicule! Les équinoxes ont lieu les 23 février et les 23 octobre! C'est à ces dates-là que nous pourrons trouver ce que nous cherchons car le mécanisme d'ouverture pourra certainement être alimenté par la lumière solaire. Je parierais même que ce mécanisme se trouve au fonds du sanctuaire où siège la statue de Ptah le bâtisseur. Nous ne pouvons rien faire de plus aujourd'hui!

Le scientifique ramassa ses affaires et grommela

- Allez les gars on plie boutique! Transmettez tout mon inimité à votre Conférie!!








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Rick Saegger
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MessageSujet: Re: Intrigue VII : Saqqarah   Mar 31 Juil - 20:07

    Rick ne savait pas quoi faire. Il devait s'assurer de la protection des scientifiques choses évidentes à son goût, mais il devait faire en sorte qu'il s'en sorte indemne ou du moins, avec le moins de blessure possible quitte à être lui-même blessé. Cependant, il n'avait plus d'arme après la fouille effectuée par les personnes de la "confrérie". Il devait trouver une manière ou une autre de faire en sorte de protéger les scientifiques sans les armes. Le lieutenant et le sergent devait s'en doute réfléchir à la même chose. Il devait faire donc en sorte non seulement de suivre les instructions du lieutenant, mais aussi de suivre ceux de la confrérie pour le moment tout en prenant en compte la sécurité des scientifiques.

    Rick faisait de son mieux en marchant tout en suivant la discussion des gens de la confrérie et des scientifiques avec le petit grain de sel que mis le lieutenant à un certain moment. Il se retenait d'ailleurs de rire, tellement la phrase fut assez bien placé. Cependant , il ne s'attendait pas à ce que la suite réservait au lieutenant. Un enchaînement de discussion plus ou moins sévère suivit par des tirs venant de la confrérie et du lieutenant. Néanmoins, par la suite après avoir voulu s'échapper, il tomba dans un trou et cela Rick ne pouvait le supporter.

    Bien qu'il n'avait jamais fait de mission jusque là et que celle-ci était sa première, il ne connaissait pas grand monde, si ce n'est peu dire. Les personnes avait qui il avait eu une discussion peuvent être compter sur les doigts de sa main. Cependant, malgré cela, il devait rester rationnel ou sinon le docteur Anderson et Mc Key ainsi que l'ami d'Anderson pourrait en pâtir. Il n'avait donc pas l'intention de partir, mais de rester aussi longtemps que possible pour trouver une solution viable pour les sortir de là.

    Rick suivit donc les ordres, même lorsque l'on lui demandait d'éclairer la plaque. Il eut alors une idée et comptait mettre en marche cette idée. Malheureusement il devait se rapprocher du sergent pour lui faire part de son idée. Et là était le problème.
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Anthony Lang
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MessageSujet: Re: Intrigue VII : Saqqarah   Mar 31 Juil - 21:15

Nous nous observions, guettions le moindre mouvement brusque de chacun, mais rien ne se passait. Les ennemis se contentaient de nous tenir en joue. Pour l’instant, il n’était évidemment pas question d’agir, ça serait suicidaire. Cela ne faisait aucun doute qu’ils étaient à la recherche de la fontaine de jouvence dont ils avaient entendu parler d’une quelconque façon. Et c’était bien ça le problème ! Quelle pouvait être cette quelconque façon ? Comment avaient-ils su qu’ils se rendraient à Saqqarah ? Se pouvait-il que cette mystérieuse confrérie dispose d’une taupe au sein du SGC, ou du CIS (cette option avait la préférence d’Anthony). Il faudra trouver une réponse à ces questions, mais plus tard et s’ils s’en sortaient… Pour l’instant, la meilleure solution était de voir comment la situation évoluait et de trouver le moment et le moyen d’agir pour s’en débarrasser. Pour l’instant, Anthony était confiant quant à leurs chances de survies s’ils restaient calmes et attendaient une opportunité. Cependant, il craignait un peu les réactions d’Anderson, et surtout de Mc Kay. Les scientifiques avec qui il avait travaillé avaient l’art de ne pas trop supporter la pression et d’avoir souvent des réactions… imprévisibles, ce qui pouvait tous les condamner. Espérons que ça ne soit pas le cas cette fois-ci !

C’est donc en gardant un œil sur ces deux hommes qu’Anthony se laissa désarmer par les hommes de mains du dénommé Joshua. L’un d’eux attrapa son P90 pour lui prendre. Anthony maintint quelques secondes son arme, fixant les yeux de l’homme, avant de céder et de relâcher sa pression sur l’arme. Les voilà maintenant regroupés, désarmés, écoutant Joshua expliquer que c’était suite à une mission en Angleterre qu’ils n’avaient plus lâché Anderson. Il était même au courant pour le carré de « Bolide » d’après lui. Petite erreur que Mc Kay s’empressa de rectifier, d’un air quelque peu hautain.
Mais quelques secondes après, tout s’accéléra… Sheppard lança l’ordre de courir qu’Anthony relaya :


« On fonce ! »

Il se mit à courir en direction d’un espace entre les gardes. Malheureusement cette fuite fut de courte durée. Deux gardes coururent et parvinrent à le stopper dans sa course à peine quelques mètres après. L’un d’eux l’attrapa et lui maintint les mains dans le dos pendant que le deuxième lui asséna un coup de poing dans le ventre qu’il ne vit pas venir. Le choc lui coupa la respiration et le fit se plier en deux. Pendant ce temps des coups de feu résonnaient. Puis vinrent des cris et une explosion, un bruit d’éboulis et le calme. Anthony releva la tête, encore tiraillé par une douleur au ventre. Il vit Rick et Mc Kay, un peu plus loin, Anderson, et enfin Joshua, un sourire sur le visage. Pas de traces de Sheppard ni du colonel égyptien, en dehors de la poussière qui finissait de s’échapper d’un des puits d’entrée de la pyramide. Anthony comprit. Ce n’était pas possible. Sheppard n’était pas mort, c’était forcé. Il devait être coincé sous cet éboulis. Peut-être inconscient, ou blessé, mais pas mort. Ils allaient d’abord trouver un moyen de se débarrasser de ces hommes et ensuite ils iraient récupérer le major et l’égyptien.

Ensuite, après ce petit mouvement de révolte vite maitrisé, Joshua fit une petite mise au point. Il était assez clair : il ne semblait pas avoir l’intention de les tuer, mais en cas de nouvelle rébellion ou de refus de coopérer, il ne se gênerait pas. Il fallait donc tenir compte de ça pour établir une stratégie. Mais pour l’instant celle-ci était limitée : sans arme et risquant de se faire abattre au moindre mouvement brusque, il n’y avait pas un grand choix !
Ce n’était surement pas la peine de le rappeler vu ce qui venait de se passer, mais Anthony lança aux autres un regard qui indiquait assez clairement de rester calme et de ne pas faire de vague. Les deux gardes toujours autour de lui le poussèrent du bout du canon pour qu’il se dirige vers le puits d’accès que le professeur voulait leur faire prendre pour descendre dans le tombeau. Une fois devant, Anthony saisit la corde le long de laquelle il se laissa glisser, hormis un reste de douleur au ventre. Une fois en bas, il s’écarta pour laisser descendre les autres avant de se mettre en route au sein de ce labyrinthe. Il n’y faisait pas très clair et la chaleur régnait, étouffante. Aucun courant d’air pour profiter d’une légère brise….


« Personne n’a une petite bouteille de Lipton Ice Tea ? Il parait que c’est très… Ouch ! » Un coup de crosse lui fit vite comprendre que la plaisanterie n’était pas de mise ici.
La troupe continuait de progresser dans les ténèbres jusqu’à ce que le vieux professeur s’arrête, il avait trouvé ce qu’ils cherchaient. Mc Kay, se sentant pousser des ailes, demanda de la lumière aux militaires, ce à quoi Anthony lui répondit avec un grand sourire légèrement ironique :


« Et on est censé éclairer avec quoi, DOCteur Mc Kay ! Je vous rappelle que nos…amis ici présent nous ont légèrement dépouillés. » Et puis leurs « amis » se feront un plaisir d’éclairer eux même !

Durant les discussions qui suivirent, Anthony resta discret, se contentant d’écouter attentivement ce qui se disait, réfléchissant parallèlement à un moyen de se sortir de ce mauvais pas. Mais aucune solution ne lui venait à l’esprit pour l’instant.
Du côté des scientifiques, les choses progressaient rapidement et Anderson, en vain à supposer que l’artefact tant convoité se trouvait au temple d’Abou Simbel. Malheureusement, il s’empressa aussi de balancer malencontreusement un indice sur la mission parallèle à Chichèn Itzà qu’il tenta de rattraper plus ou moins, enfin surtout plus que moins…, maladroitement. Anthony était désespéré, Anderson avait vraiment l’art de la gaffe secret défense… Chichèn Itzà relié à Ramsès II…et puis quoi encore. A quand le Capitole relié à François 1er !
La suite semblait donc toute tracée : aller à Abou Simbel. Mais quelle ne fut pas la surprise d’Anthony lorsque Joshua mentionna un Tel’tac ! Comment se débrouillait-il pour avoir un tel vaisseau. Qui était cette mystérieuse confrérie pour être aussi bien renseignée et équipée… Alors qu’ils s’apprêtaient à repartir en direction de la surface, Anthony se rapprocha de Michael et lui souffla :


« Docteur, essayez de vous la fermer avant de compromettre toute la mission… On vous pose une question, vous y répondez de la manière la plus brève, sinon vous vous la fermez ! »

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Michael Anderson
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MessageSujet: Re: Intrigue VII : Saqqarah   Jeu 2 Aoû - 21:46

Cette dernière déclaration me laissa coi. Notre calvaire ne semblait pas près de prendre fin. Lang n’était pas satisfait de mes bourdes à répétition et me le fit savoir discrètement. Nous rebroussâmes donc chemin dans la chaleur étouffante de la galerie jusqu’à ce qu’un puits de lumière nous signale la fin de notre supplice sous-terrain. Lorsque mon tour arriva je saisis la corde et entamai mon ascension. Je mis tellement de temps à arriver à la surface que le mercenaire qui était en dessous-moi décida de me pousser en exerçant des pressions successives sur mon arrière train déjà endolori par ma descente mouvementée quelques minutes plus tôt.

Arrivé à la surface je jetai tout de suite un coup d’œil sur le puits royal à ma gauche cherchant une quelconque preuve de la survie du major Sheppard. Rien n’avait bougé. Ce tombeau serait le sien… Alors que je sentais le désespoir me gagner, un coup de crosse de kalachnikov dans les côtes me signala que tout le monde était remonté et qu’il était temps pour moi d’avancer.

Le soleil était en train de se coucher. Ra, voguant à bord de sa barque allait affronter une fois de plus l’obscurité et son dieu des ténèbres : le serpent Apophis.

C’est dans cette ambiance magique et cette odeur unique du désert égyptien que l’agent de la Confrérie nous fit parcourir deux cent mètres environ, nous menant jusqu’à un endroit ou un mercenaire attendait, au milieu de nulle part, les deux pieds fermement ancrés dans le sable.


- Rien à signaler Selim ?

L’homme secoua sa tête encapuchonnée, énergiquement.

- Très bien.

Joshua sortit une petite commande qu’il actionna. A ce moment là, un rectangle sombre apparut, se détachant autour des dunes de sable, à l’intérieur duquel l’on pouvait apercevoir un décor étrangement familier.

- Rentrez à l’intérieur, vite.

Ce que nous fîmes, contre notre gré, les uns après les autres, poussés énergiquement par nos ravisseurs à travers l’ouverture semblant mener vers nulle part.

Un coup d’œil suffit à nous rendre compte que nous étions à l’intérieur d’un vaisseau Tel’tak. Le fait que nous ne l’avions pas aperçu de l’extérieur voulait signifier qu’il était camouflé, ce qui interdisait sa localisation par quiconque... et donc de surcroit par le SGC. Depuis que nous étions sorti du puits, je jetai des regards implorant aux militaires du groupe, cherchant le moindre signe qu’une tactique allait être employée pour nous sortir de ce pétrin rapidement. Je ne vis rien, pas le moindre indice. Mais au vu de mes nombreuses bourdes depuis le début de la mission, ça ne m’étonnait guère de ne pas être mis au parfum… De toute façon, nous étions trop peu pour tenter quoi que ce soit.


- Abdullah, toi et tes hommes tu enfermes nos invités dans la salle des anneaux. Vous les surveillez étroitement. Selim, tu fais le garde à l’extérieur de la porte. Allons dépêchez-vous, je ne vous paye pas à rien faire !

Ainsi nous nous retrouvâmes dans la salle arrière du Tel’tac, facilement reconnaissable par le double cercle dessiné sur le sol, entourés de sept hommes armés, braquant leurs kalachnikovs sur nos humbles personnes désarmés. J’essayai de capter le regard des mercenaires cherchant à trouver un allié peut être parmi ces hommes, mais je ne vis que haine, peur et avarice. Il semblait que le recrutement avait été judicieux de la part de la Confrérie.

Pendant une bonne partie du trajet, j’entendis murmurer derrière moi. Mes amis s’entretenaient peut être d’une façon de nous en sortir ! En tous cas j’essayai de m’en persuader, car la situation semblait désespérée et sans issue. J’avais désormais de sombres pensées, mais heureusement pour moi, le trajet fut court et au bout d’un quart d’heure un des gardes nous fit signe de sortir de la pièce. Passé la porte qui menait à l’avant du vaisseau, un large coup d’œil suffit à observer que Joshua et le dénommé Sélim n’étaient pas là. Ils avaient déjà dû partir en éclaireur, observer les environs.

Puis tout se passa très vite. Je n’avais pas été mis dans la confidence mais mes amis avaient mis au point un moyen de nous échapper. Rick se jeta sur le boitier de commande de la porte, faisant se refermer celle-ci sur les mercenaires, derrière nous. Anthony s’occupa de désarmer et de mettre hors d’état de nuire le seul garde qui nous avait précédés. McKay quant à lui se rua vers les commandes du vaisseau. Il avait une idée en tête. Il s’affaira quelques secondes puis stoppa net lorsqu’un son s’échappa des haut-parleurs du vaisseau.


« Honok'Hasnok »

Puis un bip commença à se faire entendre toutes les cinq secondes. Tous les regards se tournèrent vers moi. Je haussai les épaules. Je n’avais aucune idée de ce que ça voulait dire. J’entraperçus alors, d’un œil, mon sac à l’autre bout de la pièce, me jetai dessus et en sortis un lexique Goa’uld que je me mis à feuilleter frénétiquement.

- Ah voila. Cela veut dire… autodestruction en cours…

McKay blêmit, puis il se remit à sa tache, plus volubile et geignard que jamais. La fréquence du bip devint quant à lui de plus en plus rapide. Y faisaient écho le bruit des kalachnikov qui se déchargeaient de l’autre coté de la porte.

Tout d’un coup le bip s’arrêta et la porte menant vers la salle de l’anneau s’ouvrit, libérant une meute d’Egyptiens mécontents et armés tandis que Joshua rentrait dans le vaisseau. Les militaires de mon groupe levèrent les mains en l’air et déposèrent les armes qu’ils avaient récupérées sur le mercenaire assommé sur le sol. Nous eûmes le droit à une première volée de coups qui fut bientôt stoppée par Joshua.


- Cela suffit mes amis, il n’y a pas de blessés, c’est bien le principal. Et pour info si je n’étais pas revenu à temps et arrêté le compte à rebours avec ma commande, ce vaisseau aurait explosé. Il vous restait cinq secondes. Bien entendu vous vous doutez bien que je dois faire un exemple maintenant.

Joshua sortit son zat et l’utilisa sur McKay qui se mit à se tortiller de douleur.

- Pour le moment ce sera tout et pour cela vous pouvez remercier votre ami archéologue. Il nous a gentiment mené jusqu’ici, sans faire de vague, donc ça rattrape votre petite tentative de fuite. Mais la prochaine fois je serai davantage… définitif concernant mes méthodes. Sélim tu gardes le vaisseau… Où est Sélim ?

Il semblait s’être vaporisé. Joshua, mécontent, secoua la tête puis nous invita à sortir d’un geste de la main.

- Après-vous, nous sortons.

Une fois quitté le vaisseau, le spectacle qui s’étala devant mes yeux me laissa sans voix.


Il faisait désormais nuit, mais le grand temple d’Abou Simbel s’offrait à nous dans toute sa splendeur. Les quatre colosses d’une vingtaine de mètres nous dominaient de toute leur hauteur. Un de ces colosses était cassé en son milieu, la tête gisant en deux morceaux au sol face contre terre. Cette statue se serait brisée peu après la construction du temple. Tout ceci était éclairé à l’aide de puissants projecteurs ce qui magnifiait la scène. C’était tout bonnement superbe. Je souris de toute mes dents et je captai quelques regards de perplexité grandissante émanant de mes collègues me faisant comprendre que mon comportement était peut être un poil déplacé en ces circonstances.
Il était à penser que le son et lumière allait bientôt commencer et que le site grouillerait bientôt de touriste. Abou Simbel était cependant gardé par l’armée et j’espérai que les mercenaires et Joshua n’étaient pas au courant, cela nous permettrait d’avoir des alliés de circonstance. Je me convainquis que l’on ne pourrait pas passer et que le membre de la Confrérie allait s’avouer vaincu.

Arrivée sous les colosses, Joshua balaya notre groupe du regard, un large sourire accroché sur ses lèvres, puis, soudain, son visage devint grave et il nous arrêta d’un mouvement de la main.


- Il me manque deux hommes. Ou sont-ils passés ?

Un des membres du SGC lui fit remarquer que quand on engage des mercenaires, c’est un problème qui peut parfois survenir. Cela ne fit pas sourire Joshua qui mit un violent coup de poing au visage du membre du SGC.

- Il me reste bien assez d’hommes pour vous trouer de balles à la prochaine réflexion de ce genre.

Il disait vrai. Si mes calculs étaient bons, il restait tout de même six hommes braquant leurs armes sur nous, sans compter Joshua. Ce qui n’était toujours pas à notre avantage. Mais les rapports de forces commençaient à s’inverser et c’était une sacré bonne nouvelle pour notre petit groupe, surtout si les militaires égyptiens pouvaient entrer en jeu.

Joshua, éclairant notre passage à l’aide d’une lampe de poche, nous mena donc dans la première salle, le pronaos, soutenu par huit piliers sculptés à la forme du dieu Osiris. Les murs étaient richement décorés de fresques mettant en scène Ramses II.


Au sol, le corps d’un militaire égyptien gâchait le spectacle. Il était allongé sur le ventre, et pourtant son visage contemplait fixement le plafond du temple, son cou formant un angle improbable.

Joshua s’arrêta et d’un geste de la main m’invita à commencer mon travail. Je secouai la tête.


- Commençons par naos, je pense que c’est là-bas que nous aurons le plus de chance de trouver quelque chose.

- Comme vous voulez professeur, mais n’oubliez pas que si vous ne trouvez pas rapidement quelque chose, vos amis vont être retrouvés momifiés d’ici un millier d’année dans le sable égyptien. Vos collègues archéologues du futur en seront enchantés.

Je ne le savais que trop bien. J’étais obligé de suivre les ordres du mercenaire pour le moment. J’avais pieds et mains liés, la survie du groupe ne dépendant que de moi. Je n’osai même pas tenter de gagner du temps, redoutant trop qu’il tue l’un de mes camarades pour donner l’exemple, surtout après le petit incident dans le Tel’tak.

Le fond du temple, le naos, comprenait quatre statues assises.



Je passai presque une demi-heure à fixer les statues et les inscriptions qui les entouraient mais sans aucun résultat. La patience de monsieur Joshua et de mes collègues commençait à s’en faire ressentir.


- Je suis désolé, je n’y arrive pas. De toute façon ce temple était construit plus bas dans la vallée. Il a été entièrement démoli et reconstruit plus haut pour éviter l’inondation liée à la construction du barrage d’Assouan. S’il y avait le moindre artefact goa’uld il aurait été trouvé au moment de ce déplacement.

- J’ai toute confiance en vos capacités, cher professeur. Parlez-nous, quelqu’un sera peut-être capable de vous aider dans vos réflexions.

- Soit. Ces quatre statues représentent de gauche à droite Ptah, Rê-Horakhty, Ramsès II et Amon-Rê. Le temple est disposé de façon à ce que deux fois par an, la salle où trônent les représentations divines reçoive les rayons solaires régénérateurs. Les statues de Rê-Horakhty, Ramsès II et Amon-Rê sont alors éclairées par le soleil sauf celle de Ptah qui reste dans l'ombre, la divinité devant rester en permanence dans l'obscurité. Si je devais faire une supposition, je dirais que ce que nous cherchons a un rapport avec la statue de Ptah. Les trois autres statues sont liés d’une façon ou d’une autre au dieu ou au goa’uld Ra. D’ailleurs elles portent toutes dans leur nom la mention du dieu Ra sous la forme de « Re » ou de « Ra ».

Un de mes amis prisonniers me demanda qui était Ptah, ce que je lui expliquai.

- En gros c’est le dieu des artisans et des architectes. Et oui… des architectes, comme l’était Imhotep. S’il y a des choses à trouver c’est définitivement autour de cette statue que ça se passe.

Un de mes compagnons suggéra qu’il suffisait peut être d’éclairer la statue de Ptah, puisqu’elle restait tout le temps dans l’ombre même lorsque le soleil pénétrait dans ses lieux. Je secouai la tête.

- C’est une bonne idée mais tu crois vraiment qu’un touriste ou un archéologue n’a jamais éclairé la statue avec une lumière artificielle quelconque ? Non ça ne marchera pas. Par contre je suis définitivement persuadé que tout tourne autour de la statue de Ptah. Pour commencer nous sommes loin des deux périodes de l’année ou le soleil pénètre ici, revenons dans quelques mois.

C’était un coup osé de ma part. Joshua sourit, puis saisit Emerson entre ses deux bras musclés, prêt à lui briser les vertèbres.

- Voyons professeur, vous pouvez faire mieux que ça.

Le pauvre professeur était dans un état proche de la catatonie depuis que nous étions sortis du puits.

- Bon d’accord, laissez moi cinq minutes.

Cinq minutes… c’était cinq années qu’il m’aurait fallu ne serait-ce que pour lire tout ce qui concernait le dieu Ptah… Je suais maintenant à grosse gouttes alors que la chaleur commençait à se faire de moins en moins lourde, la fraicheur laissant la place à la canicule en Egypte à la nuit tombée. La peur me tiraillait alors que je savais que si je ne trouvais pas quelque chose très vite, cela signifiait la mort d’au moins un de mes camarades.

- Chabaka.

Perplexe, je regardai Emerson qui venait de parler pour la première fois depuis presque une heure. L’homme semblait avoir repris ses esprits et soutenait mon regard de ses yeux d’où brillait une intelligence hors normes. Mais je ne compris pas tout de suite ce qu’il voulait me dire…

- Qu’a-t-il dit ? Est-ce un code entre vous ? Si c’est le cas je vais…

- Du tout. Cela a un rapport avec Ptah. À la XXVe dynastie, le pharaon nubien Chabaka a fait transcrire sur une stèle, la pierre de Chabaka, un vieux document théologique trouvé dans les archives de la bibliothèque du temple du dieu à Memphis. Ce document fait du dieu Ptah, le dieu à l'origine de la création de l'univers par la pensée et par le verbe.

- Et en quoi cela peut-il vous aider professeur ?

- Je n’en ai pas la moindre idée.

Je fixai Emerson du regard, jusqu’à ce que je visse apparaître un sourire dans la barbe du professeur. Je le lui rendis.

- Mais bien sur… le verbe.

- Si vous nous nous éclairiez professeur.

- La création par le verbe ! Je pense qu’il faut dire un mot de passe en goa’uld. Il n’y a qu’eux qui parlaient cette langue ce qui interdisait à tout Egyptien de découvrir quoi que ce soit.

- Quel mot de passe ?

- J’espère qu’il suffit juste de parler goa’uld, si l’on cherche un mot de passe en particulier on peut y passer la journée.

Certains de mes camardes autour de moi semblaient agités. Je leur lançai un coup d’œil pour avoir des informations concernant la conduite à adopter maintenant que nous étions si près du but, mais je n’obtins rien. Nous étions trop étroitement sous surveillance du regard d’acier de monsieur Joshua. Je réfléchis quelques secondes à une phrase adéquat puis lançai :

- Barokna Atohara.

Rien ne se passa. On entendit juste les lourdes respirations des hommes présents en ce lieu.

- Qu’avez-vous dit ?

- Ouvrez, les dieux sont ici.

Un des hommes du SGC ricana et, en quelques mots, railla mon choix. Je le pris plutôt mal. Je jetai un regard noir à mon collègue puis tendis la main en direction de Joshua.

- Donnez-moi une lampe-torche.

- Pour quoi faire ?

Je levai les yeux au ciel.

- Pour casser le verre de la lampe et vous égorger avec.

Joshua sourit, puis me passa sa lampe-torche.

J’espérais que cette dernière idée serait la bonne. Dans le cas contraire je n’avais pas d’autres flèches à mon arc, ce qui augurerait bien mal de notre survie. J’éclairai alors la statue de Ptah et répétai les mots que j’avais déjà employés quelques secondes plus tôt.


- Barokna Atohara.

Il ne se passa toujours rien. Je sentis les larmes me monter aux yeux en une vague de désespoir intense. Cette fois-ci Joshua allait tuer l’un d’entre-nous, c’était certain. Mais alors que les choses semblaient bien mal embarquées, une lumière aveuglante apparut alors, émanant des trois statues à la gloire de Ra. Cette lumière nous entoura jusqu’à nous faire fermer les yeux sous son intensité…




[HRP] Vous avez une semaine pour répondre à ce long poste. Rassurez-vous le prochain devrait-être beaucoup plus court Wink

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MessageSujet: Re: Intrigue VII : Saqqarah   Ven 3 Aoû - 20:14

Toujours encadrée de près par les mercenaires dirigés par Joshua, l’équipe arriva en bas du puits : il ne restait donc plus qu’à remonter grâce à la corde… Facile pour les militaires, mais les civils du groupe devaient faire une drôle de tête. Anderson passa parmi les premiers et sa montée ne se fit pas sans difficulté, mais Anthony compatissait. Sans entrainement, la montée à la corde restait une épreuve très physique et délicate. C’est pour cette raison que, le voyant un peu coincé au beau milieu du chemin, il se permit de lui crier :

« Allez chercher plus haut avec les bras ! Bloquez avec les pieds ! »

Puis se retournant vers Mc Kay, il lui dit :

« Si vous voulez, je passe avant vous. Regardez la technique et essayez surtout de ne pas laisser vos mains glisser sinon gare aux brûlures ! ».

Lorsque ce fut son tour de passer, il montra rapidement la position de départ à Mc Kay avant de se hisser jusqu’en haut du puits où il fut immédiatement accueilli par deux mercenaires qui le firent s’éloigner de quelques mètres en attendant que tout le monde se retrouve sur la terre ferme. Toute la zone était encore déserte, aucun mouvement même infime n’était détectable au niveau de l’éboulement du puits où se trouvaient coincés Sheppard et Jarrah. Pourvu qu’ils soient toujours en vie. Il faudrait qu’ils parviennent à prévenir le SGC de la situation d’une manière ou d’une autre. Peut-être que le trajet en Tel-tak leur fournirait une occasion ? Tel-tak qui apparut d’ailleurs à leurs yeux à quelques dizaines de mètres de leur position.
Les mercenaires les emmenèrent dans la salle des anneaux, suivant les ordres, où 7 gardes restèrent pour les surveiller. Légère bonne nouvelle, ils étaient regroupés ensemble et pouvaient donc communiquer discrètement afin de tente d’établir une stratégie. Une fois le vaisseau décollé, Anthony chuchota à Mc Kay et Saegger
:

« Mc Kay, je suppose que cet engin-là n’a pas de secret pour vous ? Bien, si la situation le permet, faudrait prendre ce vaisseau. Là, ça parait compromis, mais avec de la chance à l’atterrissage, on pourra envisager quelque chose. Il faudra vous tenir prêt si je donne le top : Rick tu iras fermer la porte en appuyant là. Mc Kay tu fonces à la cabine et tu nous fais décoller. Rick et moi, suivant leur nombre, on s’occupe de neutraliser les gardes qu’il reste. Et Michael….il reste là et il attend qu’on fasse le boulot ! Ok ? »

La grande question était de savoir s’ils auraient l’occasion de d’exécuter ce plan. Pour cela, il faudrait qu’il y ait bien moins de mercenaires présents avec eux…
La chance semblait de leur côté. Le vaisseau se posa et les choses se firent d’une telle manière qu’ils ne se retrouvèrent à un moment qu’avec un seul garde dans la même pièce qu’eux les autres les ayant précédés. D’un discret regard aux autres, Anthony leur fit comprendre qu’ils devaient se tenir prêt puis lança le fameux « Go » ! Avant que l’unique garde avec eux ne compris, Anthony se retourna, désarma le garde qui n’était pas du tout préparé à cette attaque surprise et l’assomma. Rick avait bien bloqué la porte et Mc Kay s’occupait du poste de pilotage. Regardant Anderson d’un air amusé, Anthony lui lança
« Tout va bien, professeur ? »

Les choses se passèrent un peu moins bien lorsque qu’une voix résonna dans le vaisseau pour sortir un vieux truc en Go’auld, accompagné d’un bip régulier. Anthony attendit la traduction d’Anderson mais avait un mauvais pressentiment : cela ressemblait étrangement à un compte à rebours…
« Mc Kay ! » se contenta de crier Anthony. Pas la peine d’en dire plus, le scientifique comprenait bien la situation.
Le bip s’accéléra, si l’intello du groupe ne trouvait pas une solution très vite, ils allaient tous se retrouver en petits morceaux au milieu du désert… Anthony allait se diriger vers Mc Kay pour voir où il en était lorsque le bip stoppa et, simultanément, la porte du vaisseau s’ouvrit. Ils avaient échoué, mais au moins ils étaient en vie…enfin, si Joshua ne les tuait pas pour leur tentative d’évasion. Mettant les mains en l’air, comme les autres, Anthony se ramassa un autre coup de poing dans l’abdomen ainsi qu’une droite dans le visage avant que Joshua ne dise à ses mercenaires d’arrêter. Plié en deux, il se massait sa joue droite qui le lançait. Heureusement, il lui semblait qu’aucune dent n’était déchaussée. En revanche, il avait une drôle de sensation dans l’abdomen, frappé à deux reprises en quelques heures. Il se força à se redresser, malgré les tiraillements vers son estomac, lorsque Joshua parla de faire un exemple. Mais il n’eut pas le temps de réagir avant que ce dernier ne sorte son zat et ne tire sur Mc Kay qui s’effondra.

Anthony garda la tête droite, fixant Joshua, mais intérieurement, il s’en voulait. Il s’en voulait d’avoir échoué, il s’en voulait de ne pas avoir pris le coup de zat au lieu de Mc ay, il s’en voulait de ne pas trouver le moyen de se sortir de cette situation…. En l’absence de Sheppard, c’était lui le plus gradé de cette mission et c’était donc à lui que revenait la tâche de ramener tout le monde en bon état. Cet objectif était compromis pour l’instant. Et en attendant d’avoir une occasion certaine de s’en sortir, mieux valait qu’ils restent tranquilles, Joshua avait été suffisamment clair là-dessus.
On les invita donc à sortir du vaisseau. Il faisait maintenant nuit et le temple d’Abou Simbel s’élevait majestueusement, éclairé par une multitude de projecteurs. Le spectacle aurait normalement dû l’impressionner, comme c’était le cas pour Anderson, mais là il avait d’autres soucis en tête et ne pensait pas trop à contempler le paysage.
En arrivant au temple, Joshua s’étonna de voir qu’il lui manquait deux hommes. Anthony était titillé par l’envie de lui faire une petite remarque à ce propos mais les douleurs de son abdomen et de son visage qui persistaient lui coupèrent cette envie. Rick se chargea de cette remarque à sa place, et sans grande surprise, se prit une droite en plein visage. Décidément, ces hommes n’avaient pas beaucoup d’humour…


« Ça va la tête ? Je crois qu’il vaut mieux se la jouer profil bas en attendant » souffla Anthony au blagueur malheureux.
Ils pénétrèrent alors dans le temple. Toute la suite de la « visite guidée », Anthony se contenta de suivre docilement le reste du groupe, écoutant les explications d’Anderson.
Après plusieurs minutes de réflexions, Anderson semblait avoir une idée, et s’apprêtant à la mettre en œuvre, leur lança un regard désespéré pour savoir quoi faire. Anthony lui répondit par un haussement d’épaules peu convaincu. Certes, il fallait empecher la confrérie de s’emparer de la fontaine de jouvence, mais vu leur position actuelle, s’ils refusaient de coopérer, Joshua les tuerai sans hésiter un à un, en finissant par Anderson… Ils n’avaient pas d’autres solutions que de continuer en attendant un faux pas ou une ouverture.
Le professeur baragouina en Go’auld et rien ne se passa, deuxième tentative, en éclairant la statue en même temps : rien non… ah si ! Une lumière aveuglante surgit des statues. Anthony fut obligé de lever son bras pour protéger ses yeux de l’éclat intense de cette lumière.

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MessageSujet: Re: Intrigue VII : Saqqarah   Dim 5 Aoû - 16:36

Malgré l'habile tentative d'esquive de Mc Kay les SGCiens étaient toujours aux mains de la Confrérie. C'était incroyable ça ! Personne n'écoutait jamais ce que disait l'astrophysicien ! Si il avait parlé dans le vide cela aurait eu le même effet! Pourtant il avait raison sur toute la ligne. Les équinoxes étaient à des dates précises et pas quand on le décidait. A la fois contrarié et vexé, Rodney s'employa à remonter la corde comme il le pouvait tandis que Lang avait l'air de se sentir le devoir de le coacher dans cette entreprise. Si au début, et par pure esprit de contradiction il ne l'écouta pas il s'y résolut lorsque Lang le prévint qu'il pouvait se brûler les mains.

C'est avec une mauvaise grâce mélangée de fatalité que le Canadien suivit jusque dans le vaisseau Goa'uld. Il fut attiré à l'arrière par les militaires du groupe qui semblaient avoir une idée pour se sortir de là. Rodney hocha la tête d'un air entendu. Au moment M il serait prêt. Si on lui laissait un peu de temps il parviendrait certainement à s'occuper du panneau de contrôle de la salle des anneaux dans laquelle on les avait enfermé. Le scientifique aurait bien voulu en informer Anderson mais celui-ci commettait trop de bourdes et risquait de tout compromettre.

Pif paf boum, les Confrériens se retrouvérent expulsés de l'autre côté de la porte Mc Kay se jeta comme une furie sur la console. C'est alors qu'une voix jaillit des haut-parleurs puis Lang se mit à brailler.


« Mc Kay ! »

Le scientifique venait déjà de rentrer dans le base de données du vaisseau et tapait sur le clavier aussi vite qu'il le pouvait pour transférer les commandes de l'appareil ici et en prendre le contrôle.

- Arrêtez de me mettre la pression je suis génial mais je n'ai aucun super pouvoir je vous rappelle!

Enfin Anderson finit par trouver la traduction de ce que les haut-parleurs avaient hurlé précédemment.

- Ah voila. Cela veut dire… autodestruction en cours…

- Quoi ??? Et vous n'auriez pas pu le dire avant ??? Ca change tout là!!

Le Canadien se dépêcha d'accéder au systéme d'autodestruction. Il lui suffisait d'annuler l'opération, ce qui théoriquement était plus simple que de l'enclencher puisqu'il n'y avait pas de codes à rentrer. Enfin le bip s'arrêta sauf que...

- Ce n'est pas moi qui ai fait ça.

A peine Mc Kay eut-il dit cela que Joshua et une meute d'Egyptiens débarquérent les faisant à nouveau prisonnier. Et c'était reparti!

- Cela suffit mes amis, il n’y a pas de blessés, c’est bien le principal. Et pour info si je n’étais pas revenu à temps et arrêté le compte à rebours avec ma commande, ce vaisseau aurait explosé. Il vous restait cinq secondes. Bien entendu vous vous doutez bien que je dois faire un exemple maintenant.

Et sur qui cela tomba hein ? Devinez ? Sur Mc Kay bien entendu! Le malheureux Canadien sentit une décharge électrique parcourir son corps et s'èffondra dans des spasmes de douleurs. Un moment plus tard, remit sur pieds, la traversée du désert recommençait et le temps d'Abou Simbel leur apparut. Mc Kay de son côté en avait assez tout simplement. Il sentait que la suite du programme allait le plonger dans un ennui profond...parcequ'il savait déjà tout. Ce qu'il ne put s'empêcher de faire remarquer à Anderson.

- Soit. Ces quatre statues représentent de gauche à droite Ptah, Rê-Horakhty, Ramsès II et Amon-Rê. Le temple est disposé de façon à ce que deux fois par an, la salle où trônent les représentations divines reçoive les rayons solaires régénérateurs. Les statues de Rê-Horakhty, Ramsès II et Amon-Rê sont alors éclairées par le soleil sauf celle de Ptah qui reste dans l'ombre, la divinité devant rester en permanence dans l'obscurité. Si je devais faire une supposition, je dirais que ce que nous cherchons a un rapport avec la statue de Ptah. Les trois autres statues sont liés d’une façon ou d’une autre au dieu ou au goa’uld Ra. D’ailleurs elles portent toutes dans leur nom la mention du dieu Ra sous la forme de « Re » ou de « Ra ».

- C'est exactement ce que j'ai dit tout à l'heure Professeur "J'enfonce les portes déjà ouvertes". Si parfois vous m'écoutiez vous finiriez par comprendre que venir ici aujourd'hui est une perte de temps.

Mais rien à faire, tous autant qu'ils étaient ils s'obtinaient et Mc Kay en avait plus qu'assez de devoir se farcir cette bande d'ignorants. A moins que ceux-ci ne cherchent à gagner du temps, sait-on jamais. Il eut tout de même de la peine lorsque le pauvre Anderson ne parvenait rien avec la lumiére de sa lampe. Il le savait bien pourtant que c'était uniquement la lumière solaire qui pouvait déclencher quelque chose non ? Pris d'un élan de compassion, Mc Kay lui posa la main sur l'épaule.

- Ecoutez mon vieux, si on me fournit le matériel, je peux certainement dévier un peu de lumière solaire jusqu'ici.

Mais la prochaine équinoxe, elle, n'aurait pas lieu avant le 23 octobre c'était ainsi. On ne pouvait rien faire contre ça. C'est alors qu'à la grande surprise du Canadien une lumiére aveuglante provenant des trois statues les inonda jusqu'à les aveugler. Impossible!!! C'était scientifiquement impossible. Toutefois Mc Kay ne s'appesantit pas là dessus et glissa à Rick qui était juste à côté de lui

- C'est peut être le moment d'essayer de s'enfuir non ?

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MessageSujet: Re: Intrigue VII : Saqqarah   Sam 11 Aoû - 22:55

Lorsque nous rouvrîmes les yeux, le contraste fut saisissant. Nous nous trouvions désormais dans le noir le plus total. Je crus pendant un moment que ma vision avait été atteinte par le flash lumineux intense et que j’avais été aveuglé, mais des murmures anxieux en arabe et en anglais confirmèrent que l’obscurité régnait dorénavant en ces lieux. Cela aurait été le moment le plus propice à notre groupe pour passer à l’action si seulement nous connaissions la position de chacun. Un combat dans le noir contre des hommes armés risquait de se terminer en jeu de massacre dans lequel il y aurait eu à n’en pas douter des dommages collatéraux fort regrettables dans chacun des camps.

Je rallumai et orientai la lampe-torche droit devant nous. Les statues avaient disparues, à leur place se trouvait une vieille porte en bois, rongée par le temps. Je fis le tour de la pièce avec ma lampe. La salle faisait une dizaine de mètres carré et ne comprenait qu’une unique ouverture : la porte en bois. Joshua tendit la main et je lui rendis sa lampe de mauvaise grâce.


- Docteur je vous remercie, votre coopération a été au delà de mes espérances les plus folles.

Au mot « collaboration », je tiquai. C’était pourtant bien ce que j’avais fait. Je jetai un regard d’excuse à mes collègues qui semblaient être tous concentrés sur une façon de nous sortir de là. Mais nous étions trop étroitement gardés par les quatre mercenaires égyptiens irréprochables… Quatre ?

Faisant écho à ma pensée du moment, Joshua balaya les ténèbres à la recherche de ses mercenaires manquants.


- Les lâches ! Avoir peur d’un peu de lumière ! Tant pis pour eux. Les quatre qui restent vous vous partagerez leur part, sauf si quelqu’un souhaite me trahir de nouveau. Mais je vous préviens, je retrouve toujours ceux qui me trahissent et ma vengeance n’accepte aucune pitié.

Les mercenaires se jetèrent des regards où se mêlaient la cupidité et la crainte. Le message était passé. Joshua me fit signe de la main d’avancer.

- Ouvrez la porte professeur, ne soyez pas timide.

Il m’envoyait au casse-pipe. S’il y avait le moindre piège ce serait moi qui en ferais les frais. Je tendis délicatement la main, tous mes sens en alerte et effleurai l’ouverture… la porte s’effondra sur elle-même. Le temps avait fait son œuvre.

Ce que je vis derrière me laissa alors sans voix. Nous étions dans la caverne d’Ali Baba ! La salle faisait une centaine de mètres carrés, taillée d’un seul bloc dans la roche et était soutenue par quatre piliers monumentaux représentant la divinité égyptienne Ptah. Le plafond au dessus de nos têtes se trouvait à quatre mètres de hauteur.

Dans la pièce était entassée une multitude d’objets intrigants au plus haut point. Beaucoup étaient de conception goa’uld mais d’autres semblaient provenir d’une technologie différente. Les murs et le plafond de la salle s’étaient effrités, et des gouttes d’eau perlaient des parois. Aussi nous marchions dans une espèce de bouillasse épaisse qui collait à nos chaussures. L’obscurité, renforcée par la hauteur de plafond et par le faible faisceau de la torche, régnait en ce lieu, créant des ombres qui conféraient une ambiance surnaturelle à l’endroit. Un frisson parcouru notre groupe.

Avec l’autorisation de « Monsieur Joshua », je fis un rapide tour de la pièce, m’émerveillant devant chaque objet qu’elle contenait.


- Ce laboratoire a dû être construit sous le Nil ou plus probablement sous la roche près d’Abou Simbel. Mais la construction du barrage d’Assouan fait qu’une réserve d’eau doit se trouver maintenant au dessus de nos têtes. Ce qui explique ce suintement de la roche. Ce n’est pas vrai… un prototype de sarcophage goa’uld… et ici, on dirait une maquette de pyramide à degrés… et ceci…

Je posai la main sur un petit journal qui, usé par les ans, commençait à se désagréger... Il avait connu des jours meilleurs, c’était certain. Le dessin sur la couverture capta mon regard…

- Tous ces objets semblent s’être davantage dégradés après la construction du barrage d’Assouan que pendant les millénaires qui ont précédé.

- Merci pour ces informations essentielles professeur. L’aventure s’arrête ici pour vous et vos amis mais vous pouvez être fiers de vous. Vous venez de faire la plus belle trouvaille archéologique et technologique de l’histoire de l’humanité et tout ceci au bénéfice de la Confrérie. Vous pouvez reposer en paix maintenant.

Joshua leva son zat’nik’tel dans ma direction et tira. Une onde électrique parcouru mon corps, accompagnée d’une indicible douleur. J’eus à peine le temps d’apercevoir mes amis autour de moi qui allaient bientôt subir un sort peu enviable, semblable au mien, que Joshua tendit une fois de plus le zat dans ma direction. C’était la fin.

- Tuez-les tous, ne laissez aucun…

Une détonation retentit. S’en était terminé de nous. Tout ça à cause de moi. Si la Confrérie nous avait trouvés c’était à cause de l’incident en Angleterre. Si nous étions dans cette salle, isolés de tout et de tous, c’était une fois de plus à cause de moi. Mais après tout la mort avait quelque chose de bon : je n’aurai pas à ressasser les erreurs qui avaient conduit à la mort de quatre membres du SGC et d’un vieux professeur en archéologie reconnu de tous.

Toujours agressé par la douleur physique et mentale qui m’assaillait de toute part, je fus alors témoins d’une chose étonnante. Joshua laissa tomber son zat et sa lampe torche au sol et agrippa son bras qui était ensanglanté. La lumière n’éclairait plus désormais que les pieds des mercenaires que je vis se tourner en direction de l’antichambre dont nous venions de sortir et d’où était venu le coup de feu. J’utilisai le peu de force qui me restait pour me mettre à l’abri tandis que mes amis du SGC passaient à leur tour à l’action, prenant part à la bataille. Une fusillade s’en suivit.

Les impacts des balles sur les parois accompagnés du bruit assourdissant qui résonnait en écho provoquèrent une réaction en chaîne prévisible : une partie du plafond, fragilisée par l’humidité, s’effondra sur moi.

Lorsque je repris connaissance, je me trouvais au centre d’un tas de gravats et ma tête me lançait affreusement. Au dessus de moi un visage bienveillant souriait.


- Michael, ça va ?

C’était mon ancien professeur qui, contrairement à moi, semblait se porter à merveille. Emerson me releva, puis à l’aide d’un de mes camarades qui avait récupéré une lampe-torche, m’entraîna en direction de l’antichambre tandis que la roche continuait à s’effondrer autour de nous et que les balles pleuvaient dans notre direction. Arrivé dans l’antichambre, un des piliers s’effondra sur la cloison du fond de la salle dont nous étions venus, provoquant l’effondrement du plafond et un début d’inondation. Au même moment Emerson cria :

- Barokna Atohara !

La dernière image qui me parvint fut Joshua, le dernier de nos ennemis toujours en vie, qui se précipitait vers nous, terrifié, le regard implorant, tandis que la salle s’effondrait autour de lui et que l’eau jaillissait de toute part. Un nouveau flash lumineux nous entoura et nous nous retrouvâmes ruisselants et pantelants devant quatre statues à l’aspect familier.

Nous étions tous les cinq de retour au temple d’Abou Simbel et de surcroit vivants. Nous avions échappés à l’enfer… ce qui n’était pas le cas de Monsieur Joshua. Certains d’entre-nous étaient légèrement blessés, mais ils ne semblaient rien avoir de bien grave. Nos traits étaient dissimulés par le sable et la poussière qui avaient adhérés grâce à l’humidité émanant de notre transpiration et de l’eau du Nil.

C’est alors que je m’en redis compte… il y avait un sixième homme dans notre groupe… je ne mis guère de temps à le reconnaître et je n’en crus tout d’abord pas mes yeux.


- Je vous ai manqué ?

Sheppard se tenait face à nous, en djellaba, rayonnant de bonne humeur au vu de mon expression abasourdie...





HRP : Vous l’avez deviné, le coup de feu venait de Sheppard qui se trouvait dans l’antichambre. Je vous laisse imaginer ce qui peut se trouver dans la salle que j’ai décrite comme étant remplie d’artefacts en tous genres. Vous avez aussi 4 mercenaires à tuer, je vous laisse vous arranger entre vous. A vous de jouer Wink Vous avez une semaine pour répondre Wink

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MessageSujet: Re: Intrigue VII : Saqqarah   Mer 15 Aoû - 19:18

C’est avec difficulté que Sheppard ouvrit les yeux, durant quelques secondes, il ne savait plus où il était, ni ce qu’il s’était passé avant qu’il se réveille dans cet endroit sombre et poussiéreux. Ces souvenirs revenaient peu à peu, de même que les douleurs qu’il ressentait à travers tout son corps, il repensa à son voyage dans cet avion, accompagné par d’autres personnes du Sgc, tout en ressentant cette sensation d’étouffement, il toussa bruyamment et de la poussière s’échappa de son nez et de sa bouche, le problème s’était atténué mais n’avait toutefois pas disparu, quelque chose lui écrasait la cage thoracique, il sentait un poids très lourd sur lui, il voulut tâtonner son corps de sa main à la recherche de ce qui était sur lui mais il lui était impossible de bouger quoique ce soit, le moindre effort pour bouger ne serait-ce qu’un orteil était d’une atroce douleur. Plus les secondes passées, et plus il reprenait ses esprits, il était désormais complètement lucide, malheureusement pour lui, la douleur s’était elle aussi complètement réveillée. Il se souvenait de tout, cette « Confrérie », l’attaque des mercenaires, la fuite, le Colonel qui lui tombe dessus et leur chute dans le puits. Le Colonel ?!! Il jeta des regards tout autour de lui, étouffant la douleur qu’il ressentait à chaque mouvements de ses articulations, pas la moindre trace du Colonel Égyptien, mais il avait enfin trouvé ce qui l’empêchait de respirer, un tas de morceaux de roche sableuse recouvrait son corps, seul sa tête avait été épargnée, heureusement pour lui, les morceaux n’étaient pas très nombreux et pas aussi lourds qu’ils auraient pu l’être avec ce type de roche, mais ils s'effrités, et le sable qui s’accumulait dans cette tombe, ça c’était une horreur.

Il puisa dans ses dernières forces en résistant à la douleur qui le parcourait de toute part afin de dégager les morceaux de roche accumulés sur lui, une fois libéré, il resta allongé un moment, toussant toujours plus à cause du sable qui s’engouffrait dans sa gorge. Ses premiers mots furent pour le Colonel, il tenta de l’appeler pour voir s’il était toujours en vie mais seul le bruit des morceaux de roches qui tombés les uns sur les autres, formant toujours plus de sable, parvenaient à ses oreilles. Ce n’est qu’après quelques minutes qu’il entendit des gémissements, l’homme ne semblait pas bien en point, il n’avait même plus la force d’exprimer sa douleur comme il l’aurait dû. Le Major se releva avec grand mal et tenta de rejoindre la position du Colonel en se guidant des sons qu’émettaient ce dernier, la pénombre avait envahi les lieux et il était difficile de ne pas buter sur des roche dans ces conditions, à plusieurs reprises, il manqua de tomber avant de sentir sous ses doigts la jambe du Colonel.

Il dégagea l’homme du mieux qu’il le pouvait avant de sentir quelque chose de pointu en plein milieu de son ventre, durant l’éboulement, une planche avait dû se casser et le Colonel avait eu la malchance de s’empaler en plein dessus. Il ne pouvait rien faire pour ce pauvre homme, même s’il avait réussi à le porter malgré ses propres faiblesses, il faisait totalement noir ici, il ne savait pas où aller, ce tombeau n’avait peut-être aucune sortie et les mercenaires lui avait pris tout son matériel. Il s’installa à côté du Colonel et resta près de lui, en attendant la fin.


Aah…Sui…Su…Aaaahh…
Il toussa fortement lui aussi et trouva plus de faciliter pour parler. Trou…Trouvez un tunnel…Suivez-le…Le…Le puits n’est pas la seule sortie…

Après de multiples gémissements de douleurs, l’homme tenta d’adresser quelques mots au Major, il savait que pour lui c’était la fin, mais le Major avait une chance de s’en sortir, il y avait une autre sortie, il n’y avait plus qu’à l’a trouvé… Il resta néanmoins au côté du Colonel jusqu’à ce qu’il pousse son dernier soupir, il était maintenant seul dans ce tombeau. Il se releva péniblement et alors que sa main lui servait d’appui sur le sol, il sentit quelque chose de familier sous ses doigts, la Kalachnikov qu’il avait récupérer sur un des mercenaires. Il récupéra l’arme et se rapprocha d’un mur qu’il longea en espérant voir la lumière du jour au bout du tunnel. Même s’il n’y voyait rien, il sentait que le terrain était en pente, il montait doucement, comme pour retourner à la surface, ce qui lui donner la force de continuer, bientôt, il serait sauvé. Sur le chemin, il pensa à son équipe, étaient-ils toujours vivants ? Avaient-ils aidés Joshua à trouver la Fontaine ? Il n’était pas vraiment en forme pour leur porter secours, mais malgré cela, il ferait tout son possible pour les retrouver et faire payer à Joshua ce qu’il lui avait fait, à commencer par accélérer le pas dans les tunnels. Il sentit alors sa main butée contre quelque chose, tâtonnant devant lui, il se rendit compte qu’il s’agissait d’une porte au moment où il toucha un cadenas. Des bribes de lumière s’infiltrés à travers les minuscules espaces entre les planches que le temps avait creusé, la sortie était juste derrière cette porte, il était hors de question de dégommer le cadenas à l’aide de son arme, le risque d’éboulement était trop important vu l’état et l’âge de ces tunnels, mais l’arme lui serait tout de même utile, il donna de grands coups de crosse sur le cadenas jusqu’à ce que celui cède, usé lui aussi par le poids des années. La porte grinça fortement avant qu’il ne l’ouvre d’un coup de pied tout en pointant son arme devant lui.

Le désert, c’était le cas de le dire, il n’y avait rien ni personne ici. Il se regarda un instant, hormis les courbatures, les nombreuses égratignures et ses vêtements troués un peu partout, il s’en était plutôt bien sortit. Ses blessures n’étaient néanmoins pas bénignes mais pas handicapantes. Il commença à marcher à travers les dunes de sable en priant pour trouver un distributeur de boissons, un petit snack, ou encore, une oasis mais tout ce qu’il vit, c’est la pyramide à degré qui se dessinait au loin. Il devait faire attention à ne pas être repéré, Joshua avait dû laisser des mercenaires postés non loin de la pyramide pour éviter toutes intrusions extérieurs, le dos courbé, il rejoignit rapidement le pied de la pyramide et jeta un œil rapide à ce qui pouvait se trouver près des puits, rien. Pas un mercenaire, l’endroit n’était pas du tout gardé par l’ennemi, ni par personne d’ailleurs. Il avança discrètement et jeta un œil au fond de plusieurs puits avant de jeter un œil triste à celui dans lequel il était tombé, et au Colonel qui gisait mort à l’intérieur, il ne manquerait pas de demander à ce qu’on aille le rechercher pour l’enterrer dignement, après tout, c’était à cause d’eux qu’il était mort, c’est eux qui l’avait entrainé jusqu’ici.

Il ne faisait pas le poids contre tous ces mercenaires, le mieux pour lui était de se faire passer pour l’un d’eux, mais où trouver une djellaba dans laquelle il pourrait se cacher ? Ils étaient bien arrivés de quelque part… Il s’éloigna de la pyramide et chercha dans les alentours jusqu’à apercevoir une silhouette au loin, au milieu de nulle part, un mercenaire était là, gardant quelque chose, pourtant il n’y avait rien. Il se rapprocha discrètement se terrant derrière les dunes qui le séparait de sa future tenue, dos à lui, le mercenaire n’avait pas détecté sa présence, il était facile pour lui de se rapprocher sans faire de bruit et de lui briser la nuque mais quelque chose le stoppa. Il avait heurté quelque chose d’assez dur pour lui faire échapper un cri de douleur que le mercenaire avait bien sur entendu. L’homme avait accouru à l’endroit où il avait entendu le bruit, arme en main, prêt à tirer, quand le Major, caché derrière une bute de sable lui sauta dessus pour le faire tomber violemment sur le sol. Il le rua de coups de poing avant d’en finir par ce qu’il avait décidé juste avant, lui briser la nuque. Avant de passer la djellaba, il tâtonna devant lui, cherchant ce qui avait pu lui faire aussi mal, et au fur et à mesure que ses doigts fouler l’objet, il ne pouvait s’agir que d’un vaisseau camouflé, voilà comment ils étaient arrivés ici. Il s’empressa d’enfiler la djellaba et dissimula avec précaution son visage sous la capuche de la robe.

A peine s’était-il habillé qu’il entendit du bruit au loin, plusieurs silhouettes se dessinés au loin, il se hâta de prendre la position qu’avait le mercenaire et attendit qu’on le rejoigne. Joshua lui adressa la parole, il secoua la tête en signe de négation, espérant qu’il ne serait pas repéré ou que ses coéquipiers ne le reconnaissent pas sans réussir à cacher la joie sur leurs visages. Le Major pénétra à bord de l’engin sous les ordres de Joshua, bien sûr, l’engin lui était familier, il s’agissait d’un Tel’tak. Il devait garder la porte où son équipe était enfermée durant le voyage, mais où allait-il ? Ils n’avaient tout de même pas trouvé l’endroit où se trouvait la Fontaine ? Peu importe, de toute façon, il était maintenant des leurs et avait l’effet de surprise pour lui.

Le trajet fut court, Sheppard sortit du vaisseau juste après Joshua et commença à réfléchir à ce qu’il pourrait faire pour les sortir de cette situation. Se débarrasser des mercenaires en premier lieu paraissait être la meilleure option, avec sa couverture, il pourrait en profiter pour les faire disparaitre un par un et de façon très discrète. Et alors qu’il regardait ses futures cibles postées devant le vaisseau, la porte se referma rapidement laissant les mercenaires grommeler des mots en arabe tout en tapant violemment dans la porte.

*C’est pas vrai ! Ils vont tout faire foirer !*

Sheppard recula discrètement, s’éloignant peu à peu du vaisseau et des autres pour se cacher derrière l’une des pierres de l’édifice qui se trouvait devant lui, Le temple d’Abou Simbel. Ce n’était pas son genre de connaître les noms des monuments Egyptiens, mais le dossier que leur avait fourni Michael durant leur trajet en avion le montré en photo, il était beaucoup plus impressionnant maintenant mais le tourisme n’avait pas sa place à l’heure actuelle. La nuit tombée peu à peu, laissant la chaleur de côté pour faire place à la fraicheur, Joshua mena ses hommes et ceux du Major au pied du temple, ils s’apprêtaient à gravir ses marches tandis que deux mercenaires étaient un peu plus en arrière, le Major sortit légèrement de sa cachette et leur fit signe de le rejoindre, il montra du doigt le sol, voulant leur faire croire que quelque chose si trouvait et passa à l’action, il prit leurs deux têtes et les cogna violemment l’une contre l’autre, les mercenaires s’écroulèrent au sol, assommés. Il enterra leurs armes près d’une statue qu’il reconnaitrait facilement puis traina les deux hommes à l’intérieur d’un petit poste de surveillance près du temple où il les enferma à l’aide des clés qu’il trouva sur le garde que Joshua avait éliminé.

Il pénétra ensuite à l’intérieur du temple et rattrapa Joshua et les autres occupés à déchiffré les divers inscriptions et statues. La décoration ici permettait un large choix en matière de cachette, s’il se débrouillait bien, il passerait inaperçu tout le long de la visite. Bien sûr, avec sa djellaba, il passait déjà inaperçu mais Joshua avait dû faire attention au nombre de mercenaires qu’il avait avec lui, et si l’un d’eux venait se rajouter, il pourrait se faire démasquer, il valait mieux les suivre en cachette. Joshua exigé des réponses de la part de Michael, il menaçait clairement d’ôter la vie à Emerson pour le poussé à réfléchir plus rapidement, ce qu’il fit d’ailleurs, et tandis qu’on continuait à déblatérer sur l’Egypte Antique, le Major vit l’un des mercenaires s’éloignait du groupe, sans doute ennuyer par les propos du professeur, Sheppard se rapprocha alors de lui, se méfiant du regard des autres tout en passant de colonnes à statues pour finir par attraper le mercenaire en lui posant une main sur la bouche pour lui briser la nuque sans qu’il ne dise mot ni cri. Après avoir caché le corps, il recentra son attention sur Joshua et son groupe. Il ne restait maintenant plus que cinq mercenaires à éliminer et Sheppard se creuser déjà la tête pour savoir comment il allait s’en débarrasser. Par chance, un autre mercenaire avait quitté le groupe et il répéta les mêmes actions que précédemment pour l’éliminer. Michael semblait avoir trouvé la solution, il pointait devant lui une lampe torche et avait marmonné des mots en Goa’ulds, un flash lumineux en avait suivi, aveuglant le Major qui n’entendit plus aucun son ensuite, il chercha à savoir où étaient passés Michael et les autres mais il lui était impossible d’ouvrir les yeux. Le flash avait disparu, laissant la pièce vide, ils avaient tous disparu… « Des anneaux ? ». Sheppard se précipita à l’endroit ou Michael se trouvait juste avant, il ramassa une lampe torche au sol que l’un d’eux avait dû faire tomber sous la surprise et décida d’attendre quelques instants avant de répéter les gestes et mots de Michael. Après deux ou trois minutes d’attente, il pointa sa lampe sur la statue et s’apprêta à prononcer les mots quand il s’aperçut qu’il ne savait plus trop quoi dire. Était-ce Barona Atoha ? Baroka Apora ? Rien… Il répéta plusieurs combinaisons de ces mots pour tenter de trouver la bonne mais sans succès, ses amis étaient peut-être en danger, il ne devait pas laisser tomber, il continua de marmonner des mots en cherchant dans sa mémoire ceux qu’avaient prononcés Michael quand il se souvint.


Barokna Atohara !

Un flash lumineux refit surface et entraina Sheppard dans une autre pièce. La première chose qu’il entendit dans la pièce était des cris, Michael ? Il semblait souffrir. Sheppard avança rapidement de quelque pas quand il aperçut Joshua pointé son arme sur Michael. Sans plus attendre, il leva sa Kalachnikov et visa l’épaule de l’homme qui lâcha son arme et sa lampe torche pour crier de douleur tout en tenant sa blessure, le Major se mit ensuite à couvert au moment où les quatre mercenaires se dirigés vers lui, Lang et Saegger n’avait pas attendu une minute de plus avant d’attaquer l’ennemi et le Major en profita pour éliminer l’un d’entre eux tandis que son groupe se charger des trois autre, il resta caché dans son coin de peur que son équipe ne le prenne pour un mercenaire et ne le tue malencontreusement. Malheureusement pour eux, les tirs et le boucan qu’ils avaient fait avait déclenché un éboulement dans la pièce, le plafond, âgé et fissuré, céda, l’eau commença à s'engouffré au fur et à mesure que le plafond s’écroulait au sol, laissant l’équipe dans la panique totale, le bon côté de la chose était qu’ils n’avaient pas vu le Major affublé de sa djellaba se glissé parmi eux avant qu’Emerson ne prononce les mots qui les transportèrent dans l’anti chambre alors que Joshua les regardait impuissant, un regard de pitié dans les yeux pour tenter d’être sauvé par le groupe.
Tandis que l’équipe se remettait de ses émotions, Sheppard retira sa capuche et se plaça devant le groupe, de façon à attirer leur attention, et d’un grand sourire, alors que son équipe était sous le choc, il dit :


Eh bien, on dirait que vous avez vu un revenant…

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Rodney Mc Kay
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MessageSujet: Re: Intrigue VII : Saqqarah   Ven 17 Aoû - 12:07

Quand Rodney rouvrit les yeux tous se trouvaient désormais de l'autre côté de la piéce, dans un endroit humide, sombre et dans un fouillis improbable. De nombreux objets jonchaient les murs, le sol. Anderson fit remarqué qu'il s'agissait d'un laboratoire. Mc Kay plissa le nez. Comment pouvait-on travailler dans un tel bronx ? Le faisceau de sa lampe balaya les lieux découvrant des coffrets en albâtre blanc, des vases remplis probablement d’huiles précieuses, des jeux et même cannes sculptées et de nombreux rouleaux à traduire. Une représentation de la fameuse pyramide à degrés etc, etc...

- Surtout ne touchez à rien avant que j'ai tout répertorié et vérifié!

Il ne s'agissait pas de déclencher par erreur des mécanismes. Alors qu'il allait se mettre à la tache on les informa gentiement qu'on allait les tuer. Rodney était plutôt contre cette idée. Pas envie de mourir. La situation était devenue critique. Qu'est ce que les militaires attendaient pour réagir ?

- Faites quelque chose enfin!

BOUUUUM!!! Une détonation secoua la piéce et les balles ricochaient sur les parois. Tremblant comme une feuille, le Canadien tenta de se planquer derriére un cercueil. Et puis à force de percer des trous dans les murs de l'eau se mit à jaillir et la salle commença à s'efondrer. Des mots que l'on aurait dit pronnoncés en fourchelang retentirent du vieux professeur

- Barokna Atohara !

Flash à nouveau et la petite troupe se retrouvait de l'autre côté. Seulement voilà, Rodney ne croyait pas en la magie. Il y avait toujours un truc! Et ce truc il aurait bien voulu pouvoir l'étudier. C'est alors que Sheppard apparut! Il était vivant et semblait particuliérement content de lui! Bien que trés heureux de revoir Sheppard, Rodney, lui, était frustré de ne rien avoir eu le temps de faire d'autre que du tourisme.

- Oh! Vous avez eu une djellaba vous!


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Anthony Lang
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MessageSujet: Re: Intrigue VII : Saqqarah   Sam 18 Aoû - 12:44

La lumière fut, puis la lumière cessa ! Celle-ci avait été tellement aveuglante que durant quelques courtes secondes, Anthony continua à avoir des légers flashs lumineux devant les yeux mais malgré cela, force était de constater que la pièce dans laquelle ils se retrouvaient maintenant (enfin pièce… ça aurait pu être n’importe quoi, une salle, une prison, un vaisseau ou autre) était complètement dans le noir. Des murmures en arabes provenaient de sa droite, des mouvements se faisaient sentir en face de lui mais pas moyen de savoir qui cela pouvait être.

« Tout le monde est là ? » lança-t-il à l’attention de son groupe. Des oui plus ou moins enthousiastes se firent entendre. Ils devaient donc être au complet ! C’est alors que Michael alluma sa lampe. Le faisceau n’étant pas très large, ils ne découvrirent que progressivement le lieu où ils étaient. Il s’agissait d’une salle, pas extrêmement vaste. Première chose à faire : chercher les échappatoires et les moyens de s’enfuir. Un rapide examen montrait que cela serait difficile : la salle ne comportait pas beaucoup d’éléments susceptibles d’aider ou de se cacher et surtout, il ne semblait y avoir qu’une seule sortie : une vieille porte en bois. Se trouvaient-ils toujours à Abou Simbel ou bien dans un autre temple ? Peut-être Anderson le saurait-il mais ce n’était pas la priorité pour l’instant. En relevant les positions des mercenaires autour d’eux, Anthony releva qu’il en manquait ! Ils n’étaient plus que quatre désormais. Où passaient-ils tous ? S’enfuyaient-ils ? Se faisaient-ils éliminer par un allié caché ? Il ne fallait pas trop espérer non plus ! Les chances de voir la momie de Ramsès débarquer pour les libérer était assez mince malgré tout !

En attendant, Joshua demanda, ou ordonna, plus exactement, au professeur d’ouvrir l’unique pore de la salle. Peut –être allaient-ils alors trouver la fontaine de Jouvence ! Pourquoi le faisceau lumineux les auraient-ils emmenés ici sinon ? Anthony se positionna de manière un peu décalée par rapport à la porte, histoire que si des flèches surgissaient ou une autre surprise du genre, il ne soit pas trop exposé. Mais aucune surprise du genre : la porte s’effondra sous le poids des ans et ils purent pénétrer sans problème dans la pièce suivante. Le contraste était saisissant. Cette dernière était bien dix fois plus grande que la précédente ! Et alors que l’autre était quasi vide, celle-ci était remplie d’objets inconnus mais qui ne semblaient pas vraiment égyptiens… Plutôt Go’auld. Anthony déambula un peu dans la pièce, entrainé par un mercenaire, et jetait des regards un peu partout, notamment à la recherche de quelque chose qui pourrait évoquer une fontaine. Mais rien ! Cela valait d’ailleurs mieux, si elle n’était pas là, elle ne tomberait pas entre les mains de la Confrérie. Anthony écoutait Anderson faire sa petite analyse : d’après lui, ils étaient sous terre, pas loin d’Abou Simbel. Malgré l’enthousiasme très surfait de Joshua, ce dernier semblait désormais décidé à se débarrasser d’eux. S’ils voulaient se libérer, il fallait trouver un moyen maintenant, ça serait bientôt trop tard pour ça !

Le premier désigné était ce cher professeur qui s’effondra sous un coup de zat. La stupéfaction fut interrompue par « Tuez les tous » et surtout une détonation d’arme à feu qui atteignit Joshua. Pas le temps de se soucier de qui avait tiré et d’où venait le tir, ils devaient agir.


« Maintenant ! » cria Anthony en effectuant une roulade pour en direction de Joshua pour récupérer sa lampe torche et son zat. A peine se fut-il saisit de ses deux objets qu’il les braqua dans la direction des gardes et décocha un premier coup de zat sur un des mercenaires. Un autre coup de feu retentit, suivi de tir de mitraillettes. Roulant pour se cacher derrière un objet un peu massif, Anthony aperçut Rick qui neutralisait le mercenaire prêt de lui. Sans hésiter, il se releva trouva rapidement le dernier mercenaire encore debout et lui assena une autre décharge de zat. Normalement, les hommes de mains étant à terre, le calme était censé revenir, sauf que là, des grondements inquiétants provenaient du plafond et des bouts commençaient à se détacher. Ils devaient rapidement fuit s’ils ne voulaient pas finir ensevelis.

" On se barre ! Vite ! " lança Anthony avant de se mettre à courir. Sur le chemin, il tomba sur Emerson qui aider Michael à se relever. Il l’aida et accompagna le professeur jusqu’à l’antichambre d’où ils venaient.

« Allez, prof, faut se grouiller un peu… ».

Les autres étaient bien là aussi. Dans la salle, les décombres continuaient à tomber, de manière de plus en plus importante. Tout le monde étant réuni, le professeur lança alors la « formule magique » et, tout en voyant un peu plus loin Joshua tendre une main implorante vers eux, ils furent à nouveaux prit par le rayon lumineux.
Lorsque le flash cessa, ils se retrouvèrent avec soulagement à leur point de départ, au temple. Anthony relâcha doucement le professeur Anderson, s’assurant qu’il était en état de tenir debout mais se retourna lorsqu’il entendit une voix derrière eux.


« Je vous ai manqué ? »

Avec surprise, mais surtout avec joie, il découvrit le major Sheppard, en tenue locale. Comment avait-il réussi à s’en sortir et à les retrouver !?

« Ravi de vous revoir Major ! Je suppose que c’était vous, le petit coup de main en bas ! » lui dit-il avec un large sourire.
Anthony s’essuya un peu le visage d’un revers de manche pour enlever la poussière des décombres et un peu de sang venant de quelques égratignures venant des chutes de pierres. Il se retourna à nouveau vers Anderson.


« Bon, j’espère que la fontaine n’était pas là…. Ça semble un peu compliqué pour retourner la chercher si c’est le cas ! Mc Kay, Saegger, tout va bien ? »

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Intrigue VII : Saqqarah

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