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 Une base sans âme [Pv Evans]

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Jack O'Neill
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MessageSujet: Une base sans âme [Pv Evans]   Ven 23 Sep - 23:24

Une semaine déjà… Une semaine s’était écoulée après la fin précipitée du commandement d’Andy Riedel. Le temps fonçait à toute allure alors que le SGC n’avait toujours pas fini de compter ses morts. Le programme Stargate était en suspend et entre les murs meurtris de la base, la vie semblait s’être arrêtée. Ou tout du moins marchait-elle au ralentie, à la même cadence que le Général boiteux qui sortait avec peine de son bureau pour entrer en salle de briefing. Malgré l’épreuve qu’il avait subie dernièrement, il tenait toujours debout et avait vaincu la fatigue, la démotivation et tout autres sentiments qui auraient pu lui donner l’envie de démissionner, de claquer la porte et d’en finir avec tout ça. Car que se soit une semaine, un an ou un demi-siècle après, Jack se souviendrait toute sa vie de cette période et en garderait un goût amer, comme un chef de groupe qui avait été déshonoré par l’ennemi et trahi par ses hommes. Il ravala sa haine durant quelques instants et s’obligea à faire deux pas en avant.
Pas un mot envers l’homme en costume qui se tenait là, debout. Juste un signe de la tête envers les gardes à côté qui, synchroniquement, s’éloignèrent dans des directions opposées. Il attendit quelques secondes, scrutant son fin visage comme pour y chercher la moindre trace de sang qui ne serait pas parti sous la douche. Mais même sans indication visuelle, Jack percevait toujours les graines de l’hérésie à travers les traits d’Evans Dablord, celles qui avait annoncées la venue du NID ici et le massacre qui avait suivi. Rien qu’à le voir, en bonne santé qui plus est, lui donnait envi de gerber… Il ne pouvait le fixer sans penser à ce qui s’était passé, au point qu’il en voyait presque sur son visage les portraits de ceux qui avaient donné leur vie pour défendre la cause du Général. Des hommes pour la plupart innocents, qui avaient péris dans un affrontement qui les dépassait complètement. Même Evans Dablord, qui avait été berné par Riedel, ne mesurait pas la portée de tout ceci et les réelles motivations qui avaient engendrées un tel gâchis…
Il n’était qu’un pion qui avait eu la chance de survivre au chaos.


« Je vais être clair, Dablord. » S’il pouvait le nommer par son grade, il s’en abstenait. Cet homme n’avait pas le mérite de porter l’uniforme et ne représentait plus aucune valeur. Il n’était plus rien à ses yeux.

« Si je suis ici pour vous écouter ce n’est pas pour faire plaisir à mes supérieurs. A mon âge, j’ai d’autres soucis à me faire… Non, en fait si je suis ici c’est grâce au dénommé Michael Anderson qui m’a fait parvenir une lettre il y a quelques temps. C’est bien là la seule et unique raison de ma motivation et du temps perdu que j’ai décidé de vous consacrer. »

Il fit une pause, brève, afin d’écouter un semblant de répondant venant de son interlocuteur. Il n’accorda que peu de valeurs à ses paroles, reprenant là où il s’était arrêté.

« Je sais que vous revenez d’un petit voyage qui a été bénéfique pour vous, mais avant de m’énerver, dites-moi, d’homme à homme… » Dit-il en s’appuyant légèrement sur le siège en cuir qui présidait la table de briefing.

« Quelle moyen de pression avez-vous subi ? Quel tissu de mensonges le NID a-t-il proféré pour vous avoir dans la poche ? Juste pour savoir de quelle manière je dois vous juger, si je dois rire de vous… Ou vous pleurer. »

Le Général O’Neill gardait au fond de lui un élan de fiels et d’écœurements. Si ça ne tenait qu’à lui, il aurait passé la corde autour du cou de Dablord et aurait serré lui-même le nœud. Il était contre la peine de mort et pourtant… Et pourtant…
Aucun mot n’était assez fort pour désigner ce qu’il ressentait. Il était persuadé qu’Evans Dablord avait joué un rôle dans ce merdier et continuait d’être complètement à côté de ses pompes, qu’il était un danger pour le SGC, mais en même, protégé par des soutiens de poids et une loi de réglementation stricte, il n’était officiellement non coupable de la tournure des évènements.
Il n’était pas le seul dans cette situation, d’autres avaient trahi ou détourné le dos au Général et continuaient pourtant à marcher dans cette base. Certains étaient en prison, à l’infirmerie… Il y avait du ménage à faire et O’Neill allait devoir le fixer une ligne de conduite, trouver la frontière entre une chasse aux sorcières et une amnistie générale, deux choix extrêmes qui ne pouvaient se faire sans compromis.
Il avait du pain sur la planche et penser que le plus dur avait été fait n’était qu’une mince consolation.
La seule à vrai dire…

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Josh Reynolds
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MessageSujet: Re: Une base sans âme [Pv Evans]   Sam 24 Sep - 1:57

Deux jours. Voilà le temps que le docteur Dablord avait passé dans les cellules du SGC à la suite des quelques événements indésirables qui avaient eu lieu. En fait, tout avait dérapé en quelques heures : l’agent Riedel était venu, s’était vanté d’avoir vaincu, et avait finalement été lui-même vaincu. Il avait vendu la peau de l’ours avant de l’avoir tué, et ça avait été préjudiciable à tout le monde, autant le NID que le SGC. Ceux qui y perdaient peut-être le plus, dans tout ça, étaient les Etats-Unis en tant que nation, car ils venaient de descendre considérablement dans l’estime de la CIS. Alors dans la semaine qui avait suivi, on avait beaucoup discuté. De longues palabres, d’interminables débats, tous destinés à trouver LA solution. Celle qui préviendrait de toute nouvelle insurrection. Celle qui mettrait tout le monde d’accord… Et si les points de vue divergeaient sur de nombreux éléments, tous les conviés s’accordaient à penser qu’il fallait procéder à une sorte de réunification, à poser sur la table toutes les idées et tous les problèmes qui avaient germé : tout ce qui avait conduit à la situation catastrophique actuelle. Il était clair que les militaires du SGC avaient beaucoup de mal avec l’autorité, seulement l’intervention du CIS en plaçant un de leurs pions au-dessus de O’Neill n’avait fait qu’empirer les choses. Le NID avait alors tenté sa chance, mais malheureusement, là-encore, ce n’étaient pas les bonnes personnes. Et plus que ceux qui avaient tenté de mettre la main sur le contrôle de la Porte des Etoiles pour leur propre profit, le véritable problème résidait dans le fait que, justement, tout le monde cherchait à avoir la main mise sur le Programme. La solution semblait donc évidente : remettre toutes les agences sur un même pied d’égalité, et rappeler à chacun la mission qu’il lui était confiée.

L’intermédiaire qui avait été choisi pour informer le commandant de la base de Cheyenne Mountain des décisions qui avaient été prises ? Evans Dablord. Médecin de son état, il s’était dès sa libération rendu à Washington, où de nombreuses réunions avaient nécessité sa présence pour établir le rapport officiel. En outre, il s’était rendu en personne à la Maison Blanche pour détailler tous les faits au Président et à ses conseillers, ainsi que, bien évidemment, à la Commission Internationale de Surveillance. C’était effectivement lui qui avait mis au point les précédents rapports qui avaient permis à l’agent Riedel de prendre le pouvoir au SGC ; c’était lui qui avait indirectement déclenché ce massacre : il était donc normal que ce soit une fois de plus lui qui vienne rendre compte des événements passés à la Haute Autorité. Et pourtant, là-bas, personne ne l’avait blâmé. Il avait agi dans le strict respect des lois et des protocoles liés au Programme « Porte des Etoiles » ; en cela il n’était pas plus coupable que n’importe quel citoyen américain. Pour Washington, il y avait un autre nom qui circulait comme second responsable de la tuerie : le général O’Neill. Il avait organisé une mission en total désaccord avec les principes du Pentagone ; pour cela il méritait la cour martiale. Cependant ce n’était pas l’option qui avait été retenue, car celle-ci aurait sans aucun doute généré encore plus de dissensions. Non, il y avait une autre solution envisageable, et c’était bien sûr à l’ancien officier militaire d’en faire part au général.

Un rendez-vous avait donc été organisé. Washington avait appelé ; O’Neill aurait pu refuser. Pour autant il ne l’avait pas fait ; peut-être lui aussi sentait-il qu’il ne fallait pas entretenir le feu qui les consumait peu à peu. Il fallait faire face aux Goa’ulds ; il fallait faire face aux Réplicateurs : il fallait donc s’entendre, pour le meilleur, et pour le pire.
Le docteur Dablord frôlait donc à nouveau le sol du SGC, et ce comme s’il n’était qu’un bleu, comme s’il n’était qu’un invité parmi d’autres… Non, ce n’était pas vrai : sa venue, qui était déjà sans doute parvenue à l’oreille de la plupart du personnel, était au contraire considérée comme une menace. On n’était pas indifférent à sa présence, parce que tout le monde se méfiait de lui. Aussi le général O’Neill lui avait-il assigné, dès qu’il avait franchi les barrières de sécurité de la base, deux gardes qui le suivaient comme son ombre ; mais cette mesure était plus un gage de sécurité pour le docteur que pour la base en elle-même.
Vêtu d’un costume crème, chemise blanche, chaussures et cravate marron, et portant à la main une lourde mallette noire, Evans Dablord ne portait aucune arme. Et il n’avait pas intérêt ; il y allait de sa survie en ces murs d’inciter à la confiance. Il devait bien sûr faire le premier pas, et cela il le comprenait parfaitement. Il savait aussi qu’il serait extrêmement long et difficile d’acquérir une confiance qu’il ne semblait plus du tout mériter ; pourtant, ses actions avaient pour la plupart du temps été honorables. Il fallait juste laisser le temps faire ; ce temps qui leur rappellerait un jour qu’avant d’être un représentant du NID, Evans avait jadis été militaire et médecin, et leur avait à de nombreuses reprises sauvé la vie.

- Général, murmura-t-il lorsque l’officier supérieur apparut dans la salle de briefing, plus pour lui-même que pour le général en question. Car ce chuchotement s’était volatilisé dans l’air comme s’il n’avait jamais existé ; il aurait été par ailleurs difficile d’assurer que les gardes qui entouraient le médecin avaient eux-mêmes entendu ce salut, à la fois honteux et respectueux. L’heure était à l’écoute et la compréhension, et cela Evans l’avait bien en tête ; il espérait seulement que le vétéran du combat anti-Goa’uld aussi.
Sur ordre du général, les gardes sortirent. Tant mieux ; la discussion serait sûrement plus franche et donc plus saine. Jack prit alors enfin la parole, brisant un silence qui n’avait déjà que trop duré. Et il n’y alla pas par quatre chemins, pas plus qu’il ne mâcherait ses mots : à la grande surprise du médecin, celui-ci apprit à cette occasion que le docteur Anderson l’avait activement soutenu, à savoir par écrit. Michael s’était visiblement porté garant du médecin, et ce sans réellement le connaître ; c’était une chose qu’Evans n’était pas prêt d’oublier. A cet instant, il se promit que s’il en avait l’occasion il ferait tout pour protéger Michael, autant d’un point de vue physique que politique, car il ne s’en était sûrement pas rendu compte au moment où il l’avait rédigée, mais sa lettre allait sûrement avoir une portée capitale. En permettant au représentant du NID de s’entretenir en tête à tête avec le général O’Neill, il allait aussi permettre de concentrer à nouveau toutes les entreprises du SGC dans la lutte contre les Goa’ulds et les Réplicateurs.

- Eh bien… Je dois dire que je suis assez surpris… C’est sans aucun doute un homme sage et réfléchi…

Sans penser à l’hypocrisie qu’on pouvait prêter à ces paroles, Evans avait exprimé à haute voix un réel sentiment de reconnaissance qui ne le quitterait pas de si tôt. O’Neill reprit toutefois son discours sans prêter la moindre importance à ces quelques mots, et ce pour mettre en avant, tout d’abord la promotion qu’était en train d’acquérir le lieutenant, et ensuite LA raison qui avait bien pu pousser le docteur à soutenir le NID. Et plus que le soutenir, Evans en faisait dorénavant réellement partie, ce qui devait le classer en première position sur la liste des nombreux indésirables du général O’Neill… Aussi le docteur allait faire en sorte d’agir de façon tout à fait respectueuse et honnête. Et pour cela, il commença tout d’abord par prendre enfin place à la grande table des négociations : il s’assit dans le fauteuil en cuir faisant directement face à l’officier militaire, à l’autre bout de la table de réunion. Evans réfléchit, mesura bien le sens et le poids de ses futures paroles, et déglutit.
Les choses sérieuses allaient enfin commencer.

- Tout d’abord, général O’Neill, vous devez savoir que, quoique vous pensiez, le NID ne m’a pas eu « dans sa poche » comme s’il avait corrompu un honnête homme. En vérité, je n’ai subi aucun moyen de pression, n’ayant ni compagne, ni enfants, ni même proches parents. Je comprends que vous ne compreniez pas tout à fait mes agissements, ayant moi-même été torturé par une cellule externe du NID lors de mon retour sur Terre, après un an et demi passé sur le site Alpha. Je le comprends, parce que j’en ai longtemps voulu au capitaine Torn et à son équipe de m’avoir fait subir un enfer sur Leonis. Seulement voilà : cette affaire est du passé. Le capitaine Torn est aujourd’hui décédé, tout comme tous ses collaborateurs, dont le dernier en date est l’agent Gage, abattu en cours de mission en avril dernier.

Evans marqua une pause, laissant pour le moment toujours sa mallette noire à ses pieds, sans la toucher ni même la regarder.

- Il est fort probable que cette mission m’ait d’un certain sens changé. Mais il est aussi tout à fait certain que tous les hommes et femmes qui franchissent un jour la Porte des Etoiles en reviennent totalement bouleversés… Je ne suis pas une exception, et j’avoue avoir été considérablement influencé par cette affaire. J’en ai aujourd’hui encore gardé une profonde trace : elle m’a poussé à sans cesse vouloir changer le Monde, à l’améliorer de toutes les façons possibles. J’ai donc paradoxalement commencé par traquer le NID. J’ai ainsi enquêté à plusieurs reprises sur des activités pour le moins curieuses d’un certain nombre d’individus. J’ai vu le capitaine Kaïger être drogué. J’ai vu des hommes entièrement vêtus de noir être sur le point de nous tuer. J’ai vu un soldat du SGC être accusé de meurtre sur ses camarades. J’ai vu toutes ces choses, et j’ai voulu les combattre. Seulement, en parallèle, j’ai accompli d’autres missions pour le Pentagone : lorsqu’il a s’agi de délivrer deux membres du SGC, je vous ai aussitôt emboîté le pas vers Nebek. Lorsqu’il a s’agi de construire un successeur au Prométhée, je me suis aussitôt proposé pour mener à bien ce projet. Lorsqu’il a s’agi de tester de nouvelles technologies Asgardes, j’ai aussi accepté d’y participer. J’ai toujours voulu bien faire, général O’Neill ; seulement, au fur et à mesure que je comprenais le SGC et l’univers qui nous entoure, j’ai dans le même temps fait face à une réalité à laquelle on ne peut échapper : la menace Goa’uld, conjointe à celle des Réplicateurs. J’ai découvert dans cette réalité l’impuissance de certaines de nos méthodes. J’ai découvert dans cette réalité l’Humanité qui nous caractérise : nous commettons des erreurs. Mais si nous commettons des erreurs, nous avons aussi un problème récurrent dont tous les membres de ce Programme sont censés être prévenus : l’impulsivité. Nous agissons selon nos sentiments, pas de façon rationnelle. Et si cela est vrai pour n’importe qui sur cette Terre, un problème m’est vite apparu : c’est encore plus vrai pour les militaires de ce Programme. Dans ma carrière, général, j’ai eu l’occasion d’accomplir de nombreuses missions, certes moins que vous, mais suffisamment pour constater que les protocoles sont rarement respectés, que les officiers ne sont pas assez bien formés, et que la plupart du temps, les officiers agissent à leur guise. Je pense que c’est dangereux, général. L’univers est peuplé d’ennemis dont nous ne connaissons rien, et il s’avère que nous sommes extrêmement mal préparés à y faire face. Et il se trouve, général, que c’est aussi l’avis de la Commission Internationale de Surveillance. La coalition qui s’est formée n’est pas assez unie, et ce, je suis désolé de vous le dire, à cause de la corruption, la maladresse ou l’incompétence des personnes qui travaillent en ces lieux. Je ne vous blâme pas vous personnellement, général, mais j’ai jadis prêté un serment : celui de protéger la Terre et de préserver l’Humanité. Je me suis efforcé de soigner les individus ; c’était insuffisant. Je me suis donc engagé à sauver ceux qui, à votre manière, pénétraient les lignes ennemies ; cela n’a jamais empêché les balles de fuser. J’ai donc rejoint un Programme qui allait j’espère me permettre de sauver toujours plus de monde ; j’y ai découvert une brèche. J’ai essayé de la colmater en alertant les autorités compétentes ; on m’a ri au nez. Voilà comment j’ai rejoint le NID. Je veux protéger la Terre, général, et il se trouve qu’a priori la méthode la plus efficace consiste à surveiller et contrôler les personnes en charge de ce Programme. Contrairement à ce que vous pensez, je ne suis pas pour une politique du SGC plus dure et agressive : je suis pour une politique plus rigoureuse. Comprenez bien ceci : lorsqu’un individu est amené à être soigné, sa vie est déjà en danger. La meilleure médecine, c’est encore de prévenir toute effusion de sang.

Voilà, il avait fini. Ou plutôt : son introduction était finie. Le général voulait des explications ; voilà qui devait répondre à ses principales interrogations. Evans s’était montré le plus honnête possible, sachant pertinemment que c’était la meilleure façon de faire avancer le débat. Pour trouver une solution, ils devaient échanger leurs points de vue, les comprendre et les respecter ; il n’y avait donc plus qu’à espérer que le général avait ce même schéma en tête…

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>> #771215


Anciennement Evans Dablord : Fiche / Dossier
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Jack O'Neill
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MessageSujet: Re: Une base sans âme [Pv Evans]   Dim 25 Sep - 16:01

Avant même d’écouter son plaidoyer, O’Neill avait dévié sur la machine à café à quelques pas de là. Il vérifia la température, qui se révéla être un peu trop haute, avant de s’emparer de la cafetière et de la ramener sur la table de briefing. Le manque de sommeil dû à la rébellion, à ses entretient téléphoniques incessants et à ses rendez-vous précipités pour justifier ses actes de "mutinerie", lui avait coûté en énergie physique et mentales. Un peu de café allait le remettre sur les rails… Et autant dire qu’avec Dablord en face de lui, ce n’était pas le train qu’il allait prendre mais bien le TGV. Il ne se servit pas tout de suite, attendant une légère baisse de chaleur et profitant pour prêter une oreille au discours de l’homme tout en prenant place lui aussi sur son siège habituel. Il se plongea au fond du cuir, les bras bien accrochés aux accoudoirs tel un roi qui venait de s’asseoir péniblement sur son trône…
Evans Dablord commença à faire un récapitulatif de plusieurs évènements qui l’avaient conduis inéluctablement dans cette situation. Paradoxalement, il avait été la coqueluche du NID et n’avait pas eu la vie facile avec eux. Il avait donc toutes les raisons de les détester. Cependant, Jack était trop habitué à ce genre de discours pour savoir que rien ne compte vraiment avant le "mais", que ce n’était que des paroles servant de vitrines ou d’introduction pour une suite pleine de rebondissements. Et celle-ci arriva peu après…


« Mais il est aussi tout à fait certain que tous les hommes et femmes qui franchissent un jour la Porte des Etoiles en reviennent totalement bouleversés… Je ne suis pas une exception, et j’avoue avoir été considérablement influencé par cette affaire. J’en ai aujourd’hui encore gardé une profonde trace : elle m’a poussé à sans cesse vouloir changer le Monde, à l’améliorer de toutes les façons possibles. »

Si tous les militaires des Etats-Unis décidaient de changer le monde à leur manière tel que lui, ca serait un sacré merdier. On ne pouvait pas jouer aux super héros sous prétexte d’avoir vécu des expériences traumatisantes ou avoir été témoins de certaines choses. Dablord était dangereux non seulement parce qu’il faisait parti du NID mais aussi parce qu’il était avant tout un idéaliste, sûr de ce qu’il croit et de ce qu’il peut voir. L’homme mentionna sa participation pour le projet Dédale et le Général se souvint cette époque, où il avait cru voir en Dablord tout le potentiel de la jeunesse et des technologies hybrides au service de la planète. Il avait cru pouvoir lui faire confiance… Une image qui avait maintenant complètement changé.

« Dans ma carrière, général, j’ai eu l’occasion d’accomplir de nombreuses missions, certes moins que vous, mais suffisamment pour constater que les protocoles sont rarement respectés, que les officiers ne sont pas assez bien formés, et que la plupart du temps, les officiers agissent à leur guise. »

« C’est que vous étiez toujours au mauvais endroit, au mauvais moment. » Rétorqua le Général d’un air las.

Evans continua à détailler plus ou moins avec précision ce qui n’allait pas dans cette base. Il parla du CIS, mécontent, de l’impuissance de la Terre en cas de grosse attaque goa’uld. Un discours qu’il avait mainte fois entendue quand il avait demandé des explications à ceux qui l’avaient trahi pour rejoindre les idéaux du NID. Il parla de maladresse, d’incompétence et de corruption… A entendre ce dernier terme, un léger sourire naquit sur les lèvres du Général qui se souvint d’avoir vu Dablord porter une mallette noire à son arrivée. Vêtu de son costume taillé sur mesure, il était digne d’un mafieux venant tout droit du New Jersey. Et quand il énonça le mot corruption, cela l’amusa.

« Je ne vous blâme pas vous personnellement, général, mais j’ai jadis prêté un serment : celui de protéger la Terre et de préserver l’Humanité. »

« Sachez que vous faites ça à merveille. » Ajouta ironiquement le commandant du SGC.

« Comprenez bien ceci : lorsqu’un individu est amené à être soigné, sa vie est déjà en danger. La meilleure médecine, c’est encore de prévenir toute effusion de sang. »

O’Neill posa ses mains sur la table, joua avec ses doigts avant de les enlacer autour de la poignée de la cafetière. Il se servit une goutte dans une tasse puis il poussa un peu le plateau pour le mettre en milieu de table.

« Servez-vous si vous en voulez. » Il n’aurait jamais cru inviter Evans à boire un café. Cela ne voulait pas dire non plus qu’ils n’étaient plus ennemis… Mais pour Jack, même des adversaires pouvaient se respecter de la sorte. Du moins jusqu’à certaines limites.

« Vous parlez avec sagesse, Evans Dablord. Mais derrière vos paroles se cache une naïveté alarmante. En plus, vous avez cherché à m’évincer et maintenant que vous avez échoué vous jouez la carte de la raison, mais j’en ai vu d’autres… » Jack avait un point faible avec les hypocrites et langues de bois : il était trop honnête pour les combattre. Il allait probablement perdre le débat face à un Dablord survolté et connaissant le règlement à la lettre, mais il dirait ce qu’il avait à dire sans se déshonorer.

« Il est vrai que peut être, nous avons besoin d’être encadré, d’être surveillé… Rodolph Layer était d’ailleurs là pour ça jusqu’à ce que vos nouveaux amis ne l’envoient dans un brancard. Je ne l’ai jamais dis publiquement mais je pense que son aide et sa participation nous a fait du bien. Je pense qu’il nous a soulagé d’un poids que moi et mes plus proches officiers avions depuis un certain temps. » Implicitement, Jack parlait de Nebek et des conséquences d’un tel moment sur son moral et celui de ses hommes.

« Mais vous savez aussi bien que moi que si les personnes qui travaillent ici devaient être parfait, blanc comme linge et remplir leur job tels des automates, aucun de nous n’auraient sa place ici et personne d’autre ne pourrait nous remplacer… Nous vivons des choses uniques, bien loin des querelles politiques qui animent notre planète. On a été choisi et maintenu à notre poste car on répondait aux exigences d’un tel programme… Car il ne suffit pas d’appliquer bêtement le règlement ou la loi pour toujours se sortir de certaines situations. Vous avez mentionné le cas de Paul Kaiger mais savez-vous combien de fois cet homme a-t-il servi nos principes ? Certes cet officier n’est pas parfait, il a des défaillances sur le plan humain… Mais c’est ce qui le caractérise et sans lui, sans ses qualités et sans ses défauts, nous ne serions pas là à ca stade et si vous en doutez je vous invite à relire attentivement les rapports ! Vous savez ce qui me rend hors de moi ? … C’est de savoir que lorsque l’équipe des Black Eagles est revenue de mission, ils ont été accueillis à froid, un peu comme des dangereux étrangers, et qu’ils ont été menacés de morts alors qu’ils revenaient tout justes de la frôler sur une autre planète. Lors de leur expédition ils ont même réussi à éliminer Svarog qui au passage, voulait agrandir son territoire en envahissant de nombreux mondes, dont la Terre… On a eu ses informations grâce à la Tok’ra, notre alliée, qui elle, s’est fait malmenée par Riedel et qui continue d’être insultée par la bouche de tous les partisans du NID, je n’ai aucun doute là dessus... Voilà quelque chose qui me met en colère et qui me rend si hostile envers vous, Evans Dablord ! » Il fit une pause, buvant une gorgée de café. Il reprit immédiatement après, agitant ses mains pour appuyer ses dires mais avec un peu de calme dans la voix.

« Alors oui il faut nous encadrer mais jusqu’à certaines limites… Je n’accepterais pas que le NID s’intègre dans les affaires du SGC de manière à gagner du pouvoir. Je n’acceptais pas que vous vous serviez de nos faiblesses pour nous détruire comme Andy Riedel a voulu le faire et surtout, je n’accepterais pas que vous, Evans Dablord, vous vous sentiez supérieur à cause du fait que vous avez gagné en responsabilité et en autorité… Je sais très bien que vous allez me faire des offres, peut être me proposerez-vous un pot de vin, mais je ne partirais pas d’ici et je ne me laisserais pas intimider par vos talents d’orateur. C’est vrai qu’on a fait des erreurs… Que j’ai fais des erreurs. Mais la chance qu’on a, c’est de pouvoir profiter d’elles pour se corriger et continuer d’affronter notre ennemi commun en apprenant de ces erreurs passées. »

Il joignit ses mains sur la table, passant sa langue sur ses lèvres chauffées par la caféine. Dablord avait voulu parler raisonnablement, Jack en avait fait de même. Il était peu probable que l’homme se rende compte de cette situation et donne raison au Général mais au moins il aurait essayé et avait répondu avec son point de vue. La suite de cette conversation ne serait faite que de compromis ou de fausses promesses…

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MessageSujet: Re: Une base sans âme [Pv Evans]   Sam 1 Oct - 17:08

Pour toute réponse, le major-général O’Neill lui proposa simplement du café. Evans déclina poliment ; si en effet ce breuvage n’avait jamais aucune incidence sur lui - à part combler le volume libre de sa vessie -, il lui semblait judicieux de ne pas abuser de la courtoisie que pouvait encore montrer le haut gradé. Le débat allait peut-être s’envenimer ; aussi il valait mieux faire des concessions dès le départ pour que les deux hommes ne s’enferment pas dans un dialogue de sourds qui n’aboutirait à rien, si ce ne serait la fermeture pure et simple du Programme « Porte des Etoiles ». Le commandant de Cheyenne Mountain lança alors la contre-offensive, pointant du doigt l’apparente naïveté du médecin, soulignant furtivement sa subjective trahison, et mettant en avant ce que le général ne prenait que pour de l’aspiration au pouvoir. Puis, contre toute attente, il prit entièrement la défense de ce regretté Rodolph Layer, voulant sûrement raviver l’instinct protecteur du médecin et son éventuelle culpabilité. Pour l’instant Jack ne débattait pas sur l’efficacité de sa base ; il s’attaquait simplement à l’homme qui lui faisait face. Loin d’être étonné, le docteur Dablord ne dit cependant rien, redoutant de s’emporter à tort et de sacrifier toutes chances de sauver ce Programme. Alors il écouta silencieusement la suite : la nécessité de soldats qui ne seraient pas que des automates : l’erreur évidente qu’avait commise Andy Riedel en s’opposant dès le départ au retour des Black Eagle sur Terre ; l’incident diplomatique qui était survenu avec la Tok’ra - et que finalement Evans avait encouragé, même si ce fait n’était su que par très peu de monde - ; et enfin, la présentation cartes sur table de la stratégie à venir du général, c’est-à-dire l’opposition quasi-systématique à tout ce qui lui nuirait de près ou de loin.
Soit. C’était compréhensible.

- C’est vrai qu’on a fait des erreurs… Que j’ai fais des erreurs. Mais la chance qu’on a, c’est de pouvoir profiter d’elles pour se corriger et continuer d’affronter notre ennemi commun en apprenant de ces erreurs passées.

L’apprentissage par l’erreur. Evans se souvenait avoir lu plusieurs philosophes à ce sujet, mais impossible de remettre le doigt sur un nom. Sa mémoire n’était pas très littéraire ; dommage pour lui, cela aurait pu lui être utile.

- Sur ce point je suis tout à fait d’accord avec vous, général : il est toujours bon d’analyser correctement les erreurs commises pour ne plus les refaire. Mais le problème, justement, c’est qu’ici, de toute évidence, cela ne marche pas. Après tout, ce Programme existe depuis combien de temps ? Il me semble que ça se compte en années, non ? Alors au départ, vous avez fait des erreurs ; c’est tout à fait compréhensible puisque personne ici ne pouvait imaginer ce que vous auriez à affronter, seuls à l’autre bout de la galaxie. Et puis le temps a passé… Et aujourd’hui, en lisant les rapports qui se succèdent, les uns après les autres, il apparaît une chose : le nombre d’erreurs n’a absolument pas diminué. Pire, il semblerait même qu’il a considérablement augmenté. Et vous savez pourquoi ? Ceux qui étaient là dès le départ et qui ont gagné de l’expérience sur le terrain, ceux qui ont légitimement gagné leurs galons par leurs exploits et leur courage, tous ceux-là se croient dorénavant avertis, aguerris. Avec le temps, ils minimisent un danger qu’ils croient maîtriser, et vous savez aussi bien que moi qu’on ne maîtrise absolument pas ni les Goa’ulds, ni les Réplicateurs ! Les officiers du SGC, par les erreurs qu’ils ont commises, croient avoir vécu toutes les situations possibles et envisageables, et pour cela ils ne sont plus du tout aussi vigilants qu’auparavant ! Peut-être ai-je effectivement toujours manqué de chance, général, mais de toutes les missions auxquelles j’ai participé, pas une seule fois l’officier responsable n’a pris les décisions qui s’imposaient ! Et vous savez comment je le sais ? Les chiffres. Les chiffres, général, ne mentent jamais. Dois-je vous rappeler tous les morts qu’il y a eu depuis le début du combat contre les Goa’ulds ? Dois-je vous rappeler le nom de tous ces hommes et femmes que nous avons perdus ?

Evans se leva, reboutonna sa veste de costume et s’approcha du milieu de la table pour finalement se servir une tasse de café.

- Je ne le ferai pas. Je sais très bien que vous connaissez déjà tous ces noms, sans aucun doute beaucoup mieux que moi. Je ne suis pas venu ici pour remuer le couteau dans une plaie déjà béante, mais pour trouver des solutions. Avec vous. Alors pour cela, j’ai apporté quelques documents qui, je l’espère, nous aiderons tous deux à comprendre ce qui ne va pas.

Il but une gorgée de café et, le trouvant brûlant, reposa sa tasse non loin de son fauteuil. Ensuite il se baissa, prit sa mallette noire en mains, et l’étendit à l’horizontal sur la longue table de réunion. Il composa le code à cinq chiffres, déverrouillant ainsi le contenu, et ouvrit enfin la mallette, dont l’intérieur ne pouvait être visible depuis la place de Jack. Et enfin, le docteur Dablord sortit le premier dossier qu’il se devait d’évoquer.

- Commençons donc par ce qui fâche nécessairement : le comportement déviant et par conséquent intolérable du personnel de cette base, et par extension de l’équipage du DSC-304 Dédale. Ce dossier a été constitué par les divers éléments recueillis tout au long des deux dernières années, aussi bien par le NID que par la CIS et les officiers du Pentagone. Chapitre premier : soldat de seconde classe Nathan Hale ; LE cas le plus représentatif de cette base.

Habilement, comme s’il avait fait cela toute sa vie, Evans sortit du dossier un document résumant de façon concise la carrière et la vie de Hale, et le glissa sur la table en direction du général. En bas de chaque page : le tampon de toutes les agences affiliées au Programme.

- Un Navy Seal. L’élite de la Navy, normalement parée aux pires situations. Bilan : insubordination, désertion, coups et blessures sur des coéquipiers - ce qui constitue au passage dès à présent un crime, général -, et haute trahison - sans parler bien sûr du fait qu’il a ce même jour perdu son émetteur GDO et agressé puis abandonné un terrien en territoire ennemi. Vous connaissez ce cas, donc je suppose que vous savez déjà ce que je vais dire… A l’heure qu’il est, Hale devrait être en prison. Vous n’aviez pas à protéger un problème aussi grave, général, et cela a grandement joué en votre défaveur. Aujourd’hui encore, Nathan Hale représente un danger pour cette base. Au mieux, il devrait tout simplement être exclu de tout projet affilié au Programme « Porte des Etoiles ».
Chapitre second : officiers subalternes.


D’un mouvement aussi fluide que le précédent, l’agent du NID fournit au même instant plusieurs documents les uns à la suite des autres détaillant ce qu’il était en train de décrire.

- Le désormais « second lieutenant » Aleksandr Lekaterina - mais sergent au moment des faits - a, comme vous le savez déjà, largement trempé dans une affaire relativement douteuse. Cinq soldats de cette base ont été assassinés suite à des différents avec Lekaterina et deux autres hommes - dont Eversman au cas où vous n’auriez pas été tenu informé. Et quand je parle de « différents », je parle bien sûr des nombreux coups et blessures que les victimes ont reçus ante mortem. Cela a précipité leur mort qui, quoique non directement de leur faute, a permis par un habile jeu politique de semer des troubles à l’échelle internationale entre la Russie et les Etats-Unis. Si l’enquête ne relevait pas de la juridiction de cette base, le SGC a tout de même trouvé les preuves qui auraient pu innocenter Lekaterina sur-le-champ, et par conséquent éviter de dégrader une fois de plus les relations qui nous unissent à la Russie. Vous avez fermé les yeux sur cette option ; Lekaterina a fini en prison, et s’est finalement rendu coupable d’évasion et de meurtres. Bilan : malgré l’arrestation du groupuscule responsable de cette histoire, aucune analyse n’a été faite en profondeur, laissant ainsi Lekaterina, Eversman et le dernier complice s’en sortir sans avoir été punis vis-à-vis de leur bagarre de comptoir.
Mais le problème ne s‘arrête pas à Lekaterina et à Hale !


Hop : nouveau problème, nouveau document ! S’arrêtant une demi-seconde pour boire une gorgée de café - toujours aussi brûlant -, Evans laissa un petit instant au général pour prendre connaissance des informations avant de reprendre.

- Si les Black Eagle se révèlent effectivement particulièrement efficaces dans leur domaine, chacun des membres de cette unité a déjà montré un comportement qui ne peut être toléré au sein d’un Programme tel que celui-ci : le colonel Menchu Narah fait en permanence fi des consignes qui lui sont données et se considère tout le temps au-dessus des lois et des autres - un scientifique du nom de « Marvin Elund » pourra sûrement vous le confirmer -, sans parler de l’extraterrestre du nom de… « Almie », je crois, qui a étonnamment été autorisée à se déplacer librement ici malgré son comportement anarchique. Si on ne peut reprocher au colonel Boba Fett que son aptitude à suivre les déviances de son homologue et au soldat de seconde classe Léon Smith seulement de taire certaines « irrégularités », dirons-nous, il reste encore, une fois de plus, le sergent Matt Eversman. Impulsif au possible, il a participé à environ une demi-douzaine d’agressions en tous genres, autant sur des supérieurs que des subalternes. A ce qu’il paraît, même, sa liste de bavures s’est récemment allongée. Encore. Et si en mission j’ai découvert en lui un soldat sur lequel on peut tout à fait compter en cas de coup dur, il se trouve qu’il fait partie des hommes les plus problématiques de cette base. Vous avez essayé de les remettre, lui et Hale, sur le droit chemin en les obligeant à s’associer, et de ce qu’en dit le rapport du colonel Davis cela n’a pas franchement été une réussite, et ce parce que comme toujours vous prenez le problème à l’envers. Vous n’allez pas au fond des choses ; du coup, vous passez à côté du détail qui vous aurait permis de régler cette histoire relativement facilement. Par exemple, concernant Eversman, tout le monde sait qu’il n’apprécie pas les responsabilités : donnez-lui en, et il fera beaucoup plus attention à son comportement, croyez-moi.
Ensuite ! Capitaine Paul Kaïger : venu tout droit d’une autre réalité, il a été intégré à ce Programme sans aucune surveillance par rapport au fait qu’il avait toutes les raisons du monde d’être légèrement devenu « instable ». Ensuite drogué par des personnes peu scrupuleuses, il en est devenu dépendant. Aujourd’hui encore, aucune lumière n’a été faite sur son état mental, et il serait largement temps malgré toute la confiance que vous placez en lui. Être psychologiquement atteint par le travail accompli ici est une chose ; être mentalement instable par la prise délibérée de stupéfiants est un danger pour tous ses coéquipiers. Concrètement : mieux vaut faire équipe avec lui les jours où ça va à peu près, mais même de cette façon il existe toujours un risque relativement élevé qu’il diverge complètement en pleine mission !
Et cette liste n’est malheureusement pas exhaustive : soldat de seconde classe Lee Adama, qui connait à peine le fonctionnement des armes à feu ; docteur Alicia Becker Johansen, qui d’après le capitaine Sheppard assassine tous ceux qu’elle croise ; et plus récemment encore, le soldat de seconde classe Miles Quaritch, qui a, j’ai le rapport devant mes yeux, délibérément tiré sur Eversman en direction de sa tempe ! DE SA TEMPE ! Et d’où il sort, celui-là ? Des Forces Spéciales, ben voyons ! On croyait avoir atteint un paroxysme avec Hale ; non, nous avons tout de même trouvé PIRE !


Redéboutonnant finalement sa veste, Evans ferma le dossier qu’il avait en main et le laissa tomber en bout de table, à côté de sa mallette. Il se tut une minute, le temps de se calmer suite à l’évocation de Quaritch et Hale, en qui il voyait les pires éléments de cette base, et reprit ensuite beaucoup plus calmement.

- Alors, au milieu de tout cela, il reste tout de même quelques bons éléments qui pour l’instant sont irréprochables sur leur comportement : premier soldat de première classe Mike Shirow ; caporal Anthony Lang ; soldat de seconde classe Jordan Lambert ; soldat de seconde classe Léon Smith ; colonel Boba Fett ; … . Cette liste est bien sûre loin d’être complète, mais la minorité qui sème le trouble au sein de ce Programme est par extrapolation une brèche dans la défense de la Terre.
Quant à la formation des officiers en elle-même…


Le sujet précédent à peine clos, le médecin sortit aussitôt un tout nouveau dossier, que cette fois-ci il donna directement dans sa globalité au général. Evans n’allait pas rentrer dans les détails, n’ayant franchement pas envie de passer une journée à débattre de ce qui allait suivre ; se contenter de quelques exemples suffirait sûrement amplement.

- En admettant seulement que le personnel de cette base est irréprochable du point de vue de la rigueur militaire, il semble que cela ne suffise pas à limiter les « dommages collatéraux », et ce pour une raison extrêmement simple : les officiers se sont jusqu’à présent montrés relativement incapables d’élaborer une stratégie de mission adaptée à la situation. Alors pour éviter de débattre sur des choses que je ne connais pas, je vais vous parler des missions que je connais, c’est-à-dire celles auxquelles j’ai participé.
Premièrement, la simulation à bord de l’U.S.S. Dédale. En omettant les erreurs de la programmation, heureusement que ce n’était qu’une simulation : le colonel Menchu Narah, qui menait la défense du vaisseau face à l’invasion Réplicateur, a divisé nos maigres ressources pour, d’une part, sécuriser la salle des machines de l’appareil, et d’autre part - ouvrez grand vos oreilles ! - pour sécuriser le mess ! LE MESS ! Alors, peut-être que c’est moi qui détiens les mauvaises informations, mais il me semble que le mess, justement, ne protège aucune technologie avancée… On a perdu un temps considérable à défendre une zone qui n’avait nullement besoin d’être défendue ! Au final on a perdu et le vaisseau, et l’équipage, alors vraiment : HEUREUSEMENT que ce n’était qu’une simulation ! Pire, le vaisseau aurait pu totalement rester sous l’emprise des Réplicateurs, et alors non seulement nous aurions perdu notre meilleur atout dans la guerre contre les Goa’ulds, mais en plus notre propre croiseur serait devenu une menace pour nous ! Oui, tout le monde fait des erreurs, mais celle-ci n’aurait jamais dû être faite ! CA, c’est inacceptable !
Ensuite, en passant l’aide précieuse que nous a fournie la Tok’ra en nous menant directement dans la gueule du loup sur une planète de Sokar, en passant aussi toutes les autres erreurs qui auraient pu être évitées, on va directement en venir à la pire mission qui ait jamais été effectuée au sein de ce Programme : Nebek.
Je suis obligé de l’évoquer, parce que ce jour-là nous avons perdu de l’effectif, nous avons perdu du matériel, et nous avons perdu ceux qui nous commandaient… Vous, général O’Neill, qui aviez alors pourtant plus d’expérience que quiconque ici, avez délibérément lancé une mission que vous saviez suicidaire sans aucune approbation du Pentagone ! On n’abandonne certes pas les nôtres, général, mais valait-il le coup de sacrifier autant de choses pour deux hommes ? Alors, bien sûr, je sais que chacun était libre d’accepter cette mission ou de la refuser ; soit. Cependant, le colonel Jason Turner a, lui réquisitionné un vaisseau, notre unique vaisseau, qu’il a cru sa propriété, pour au final complètement l’abandonner en territoire ennemi… aux mains de l’ennemi ! J’ai fait partie des derniers à évacuer l’appareil, alors je sais de quoi je parle : alors qu’il y avait d’autres possibilités de défense face à l’infiltration des Jaffas et des guerriers Kull à bord, le colonel Turner n’a écouté aucun des officiers qui le secondaient et a ordonné l’évacuation du Prométhée bien avant le stade de non-retour ! On pouvait sauvegarder l’appareil ; non, nous l’avons fait se crasher sur la base d’Anubis ! Nous nous sommes retrouvés pendant des mois et des mois SANS AUCUNE DEFENSE face à la menace que représentait et représente toujours Anubis ! Et mis à part les conséquences matérielles, il y a aussi eu les conséquences humaines : la perte de votre jambe a considérablement amputé le moral du personnel de cette base ; le docteur Frasier est mort dans cet assaut ; tout un tas de militaires et de civils ont péri dans cet assaut ! Et ça aurait pu être autrement ! Cet assaut n’était pas nécessaire dans l’immédiat, nous aurions pu prendre le temps de mettre au point un scénario autre « qu’envoyer quatre vaisseaux cargo vers les tirs ennemis en espérant qu’un d’eux passe en travers les mailles du filet » !


Soudain figé dans son réquisitoire, le docteur Dablord retrouva alors à nouveau soudainement son calme, préférant prendre une ou deux gorgées de café afin de passer à autre chose. Il enleva alors ensuite sa veste de costume crème, qu’il déposa sur le dossier de son fauteuil, et se rassit.

- Voilà, nous en avons à présent fini avec ce qui fâche. Je suis désolé d’avoir eu à nouveau à vous faire subir un tel bilan, mais cela me semblait nécessaire pour que vous voyiez où en est ce Programme aujourd’hui. Maintenant, je crois que c’est du passé, ou en tout cas que ça peut en être. La commission qui s’est réunie cette semaine est en effet d’avis que pour que le SGC retrouve toute sa vigueur d’antan dans le combat contre les Goa’ulds et les Réplicateurs, il est nécessaire de passer à autre chose.

Pour souligner ce point, Evans fit alors glisser les documents face à lui sur le bord de la table : métaphoriquement, il s’agissait de passer l’éponge.

- Autrement dit, le bilan qui a été fait de toutes ces années autour de la Porte des Etoiles a montré qu’on ne pouvait se résoudre à continuer nos querelles intra-planétaires et à sans cesse se chamailler sur ce qui, effectivement, est devenu du passé. Il faut aller de l’avant, que tout le monde reparte de zéro : c’est ce que proposent la CIS, le Pentagone, le NID, et surtout, le Président. Voici leurs recommandations…

Se relevant à nouveau, le lieutenant sortit un nouveau dossier de sa mallette, où figurait en capitales « CONFIDENTIEL », et le déposa en face du général O’Neill. L’invitant à l’ouvrir et à le lire, Evans se rapprocha des vitres donnant sur la salle d’embarquement et la Porte des Etoiles.

- Vous ne trouverez dans ces pages ni ultimatum, ni menace, ni pot de vin, ni quoi que vous redoutiez. Vous êtes absolument libre de refuser.

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MessageSujet: Re: Une base sans âme [Pv Evans]   Dim 2 Oct - 18:17

Jack resta impassible devant le discours d’Evans Dablord. Il contrôla ses nerfs, restant bien au fond de son siège dont le cuir était la seule chose physiquement agréable qu’il pouvait ressentir. Ses doigts restaient entrelacés, comme s’ils s’unissaient face au danger. Grâce à l’agent du NID, il avait le droit à un procès… Son procès, celui de ses échecs, de ses erreurs et de ses mauvais jugements. Mais le personnel, les hommes loyaux à O’Neill, avaient aussi le droit à leur quart d’heure de vérité et chacun y passerait, pointé du doigt comme des vulgaires soldats irresponsables. Il parla des officiers qui ne choisissaient jamais la meilleure solution, ouvrant un débat qui le surpassait largement, lui qui n’avait jamais connu l’expérience de commander des hommes en mission. Il sortit ensuite les chiffres pour pimenter le débat, les fameuses statistiques, qui démontraient que le nombre de mort avait considérablement augmenté ces derniers temps. Ne pouvant plus rester silencieux, le Général s’emporta quelque peu, n’aimant guère recevoir des leçons de morales et de combat d’un pauvre type qui ne connaissait rien aux conflits armés. Evans était à peine sorti de l’école que Jack avait déjà livré deux guerres différentes sur Terre et il n’avait toujours pas terminé alors que Dablord, lui… qu’avait-il prouvé pendant tout ce temps ? Qu’avait-il vécu si ce n’était les complots et les assassinats du NID ? O’Neill avait l’impression de s’adresser à un bébé…

« C’est une guerre, Dablord, tout simplement ! La guerre est une chose affreuse… Plus laide que je ne le suis. Et celle-ci en est une qu’on ne peut pas mener de manière propre, juste et comme on le souhaiterait. Certes nous avons eu beaucoup de pertes, il y a eu des sacrifices… » Jack pensa à plusieurs de ses anciens collègues et frères d’armes perdus. « Mais combien de goa’ulds, combien d’armées et de flottes ennemies avons-nous vaincus ? Vous qui aimez les chiffres, vous devriez faire le calcul… Je suis sur que pour un seul terrien tombé au combat, au moins dix jaffas ont été tués. Et encore c'est un minimum ! Tant que les pertes qu’on a subies ici sont beaucoup moins importantes que dans le camp ennemi, alors c’est une équation acceptable. »

Il avait répliqué ça pendant que son interlocuteur prenait une tasse de café et sortait quelques documents. Des dossiers ressurgirent concernant le Dédale, le cas Hale… Jack avait pensé que tout ça été réglé et que ça faisait parti du passé, et voilà que ce débile remettait tout sur la table. Un acte complètement irresponsable… Jack respira calmement, ne bougeant pas d’un poil. Il répliqua à nouveau pour se défendre.

« Le Soldat Hale a reçu une sanction, qu’il a purgé de manière satisfaisante. Il reste néanmoins sur la liste noire du personnelle et ce n’est pas à vous à me dire ce que je dois faire dans ce cas précis. »

Il soupira quand Dablord passa aux officiers subalternes. Il avait du temps à perdre ? Alors soit… On aurait dit un avocat ou pire, un journaliste en manque de clash. O’Neill but une gorgée de café et s’attendit à de nouvelles attaques, à de nouvelles humiliations… Il énonça Aleksandr Lekaterina et ses petits débordements qu’il avait eu avec Eversman par exemple.

« Faux, Lekaterina n’a plus le droit de passer la porte des étoiles. S’il est encore ici c’est uniquement parce qu’il représente son pays aux yeux du CIS, avec qui il travaille actuellement. Je ne l’envoi plus en mission et j’estime que c’est déjà assez. Renseignez-vous mieux la prochaine fois. »

Il continua à critiquer à tout va, ajoutant des jugements sur des personnes qu’il ne connaissait même pas. Même Jack, commandant de cette base, n’osait pas mettre autant de responsabilité sur des hommes qu’il commandait, qu’ils les connaissent bien ou non. Evans lui n’hésitait pas à jeter tous les malheurs du monde sur le personnel du SGC qui avait, justement, participé à la rébellion avec le Général. Il parla aussi du Capitaine Kaiger, un cas qu’il avait déjà mentionné et dont Jack ne releva pas. Pareil pour Johansen, Quaritch et d’autres…

« Le colonel Menchu Narah, qui menait la défense du vaisseau face à l’invasion Réplicateur, a divisé nos maigres ressources pour, d’une part, sécuriser la salle des machines de l’appareil, et d’autre part - ouvrez grand vos oreilles ! - pour sécuriser le mess ! LE MESS ! »

« Pour défendre des civils, peut être ? Et il me semble que Turner participait aussi à cette simulation, et qu’il donnait aussi les ordres. C’est donc avec lui qu’il faut voir ça, pas avec moi. »

« Oui, tout le monde fait des erreurs, mais celle-ci n’aurait jamais dû être faite ! CA, c’est inacceptable ! »

« Ca suffit, calmez-vous! Arrêtez de vous donner en spectacle où vous allez virer d’ici. »

Dablord dévia sur le sujet de Nebek, un moment de l’histoire que Jack ne connaissait que trop bien. Il commençait à en avoir marre de se justifier et de faire le passé avec cet agent du NID devant lui, qui dans ses grands airs, voulait refaire le monde à sa juste valeur. Il continua à critiquer, à regretter des décisions prises, à faire des jugements et à titiller l’honneur du Général grandement mis en cause ce jour là. Ce dernier garda des traits neutres mais marqués sur son visage. Il ne regardait plus Evans, son œil solitaire fixant un point flou derrière l’homme du NID. Ses lèvres s’entrouvrent à nouveau pour laisser passer une petite phrase, alors qu’il subissait à nouveau les critiques comme un acharnement où un procès qui aurait lieu à huit clos.

« Qui êtes-vous pour me juger ainsi ? »

La voix du Général était tout aussi marquée par la haine, la souffrance, remplie de fiels et d’écœurements. Il avait été trahi, poignardé dans le dos par presque la moitié de ses hommes. Et il était abattu par cette conversation. Même après la victoire il continuerait de payer les frais. Il était seul, abandonné face à des responsabilités qu’il n’avait jamais vraiment souhaitées. Il regrettait l’époque où il était Colonel… L’ère du Général Hammond, celle où le NID était encore assez peu influent et où la Terre pouvait encore se faire toute petite aux yeux de la galaxie… Jack continua d’ignorer du regard son adversaire, préférant observer la porte des étoiles visible à travers la baie vitrée. C’est d’une voix grave qu’il répondit :

« Je ne répondrais plus à vos accusations, Monsieur Dablord. »

Celui-ci mit un terme au fameux « bilan » et proposa de passer à autre chose. Jack s’attendait à accepter des conditions difficiles. Même s’il n’avait pas toujours été personnellement la cible des critiques, le fait qu’il s’en prenne à son personnel et à ses hommes le touchait directement. Et après l’avoir piétiné et trainé dans la boue, Evans allait lui faire des propositions qui seraient forcément avantageuses pour le NID et qui leur ferait oublier, un peu, la défaite et la fin trop précipitée d’Andy Riedel. Un dossier lui fut remit et Jack s’accorda quelques secondes de repos, avant de poser sa tasse de café sur le côté. Il l’ouvrit ensuite et étudia attentivement la première page. Son regard parcourut les lignes, évitant les formules officielles et les phrases de courtoisies, pour s’arrêter sur les mesures concrètes qui avaient été décidé par tous les organismes supérieurs qui jouaient un rôle influent sur cette base. Il lut à voix haute la première recommandation.

« La nomination immédiate et unanime de Jack O’Neill en tant que commandant de cette base. » Il releva soudainement la tête vers Evans. « Je suis curieux de savoir… Pourquoi moi ? Je ne suis un pantin du NID. Et après tout le mal que j’ai apporté à ce programme… » Chose assez paradoxale... Il lut également que Rodolph Layer ne serait pas remplacé. Même si son état était stable, il ne reviendrait pas en poste ici et Jack disposerait donc du commandement de toute la base, comme avant, et non pas juste du personnel militaire.

Il y avait aussi d’autres choses intéressantes, comme l’abandon de toutes les charges qui pouvaient peser à l’encontre du personnel du SGC. Tout le monde serait blanchi, une sorte d’amnistie générale qui ramènerait tout le monde à la ligne de départ. Après tout le temps passé par Dablord à écraser l’honneur des gens qui faisaient vivre ce programme, le CIS décidait finalement de les garder en poste et de leur laisser une seconde chance tout en oubliant rapidement les erreurs qu’ils avaient pu commettre. Tout ça pouvait être considéré comme du positif. En parlant du CIS, le dossier réclamait aussi plusieurs mesures ou faisaient des rappels sur l’objectif de cette commission. Mis à part sa gestion financière du SGC, dont le budget sera apparemment réduit, et son influence sur le plan international, elle pourrait aussi mener des enquêtes internes sur tout ce qui touchait le programme Porte des étoiles, incluant aussi les engins spatiaux tel que le Dédale.

« Ca me semble… Correct. » Jack n’aurait jamais cru dire ça, mais un sentiment de soulagement s’empara de lui. Cependant, il n’avait pas encore tout lu.

Le dossier précisait qu’un agent de liaison du NID aurait un poste permanent au sein de la base. Ses missions seraient les suivantes : prendre la tête des opérations internes telles que les problèmes liés à la présence d’extraterrestres sur Terre, enquêter au sein du programme concernant les défaillances du personnel, s’assurer que les missions qui ont lieues soient bien en règle et respectent les protocoles de sécurité et de moralité… Enfin, il était aussi clairement noté que cet agent du NID pouvait suspendre de ses fonctions le commandant du SGC s’il n’agissait pas convenablement, s’il dévié de ses devoirs ou s’il n’était plus en état physique ou moral de prendre des décisions importantes. La seule bonne nouvelle était que cet agent ne disposait d’aucune autorité pour donner des ordres et intervenir sur des activités en cours.

« Bien, bien… » Commenta le Général. « Qui est l’agent du… »

Il ne termina pas sa question, son regard avait trouvé lui-même sa réponse à la page suivante du dossier. Evans Dablord serait cet agent… Comme par hasard. Ce petit merdeux allait surveiller O’Neill et le rappeler à l’ordre à chaque fois qu’il pisserait à côté. Un vrai petit toutou de la loi.

« Vous réussissez bien votre jeu… Je suppose que la condition qui autorise l’abandon des charges sur mes hommes vous concerne aussi ? Il faut dire que vous n’êtes pas très propre vous non plus… Je me souviens de cette fois où j’ai envoyé une équipe SG dans un laboratoire du NID mais qu’ils étaient tombés dans un piège… Je suis sûr que vous vous en souvenez aussi, il y a eu des victimes ce jour là… » Il quitta un peu le dossier du regard et se repositionna confortablement dans son siège.

« Très bien… J’accepte. Si vous étiez un homme de parole j’aurais bien fais une sorte de pacte de confiance avec vous, mais on va se la jouer très professionnel puisque c’est ce que vous voulez. Faites votre job en tant que… agent de liaison. Mais laissez-moi faire le mien. Sinon je n’hésiterais pas à… »

O’Neill serra les poings pour montrer sa détermination. Il n’en avait que faire si ce n’était pas l’amour fou entre les deux, ce qui l’intéressait avant tout c’était de satisfaire au CIS, au Pentagone et au président. Il allait devoir vivre avec le NID, faire table rase et continuer d’avancer avec le peu d’humanité qu’il lui restait. Il ne croyait plus en grand-chose, complètement dépassé par les ambitions politiques et le déchirement des organisations secrètes de ce pays. La seule chose qui le faisait encore tenir à ce poste aux hautes responsabilités, c’était cette base, c’était ses hommes, et son devoir de défendre la planète.
C’était plus qu’une simple obligation, plus qu’un devoir… C’était un serment.
Et tant qu’il vivrait, il ne prendrait jamais fin.

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MessageSujet: Re: Une base sans âme [Pv Evans]   Sam 8 Oct - 12:52

Debout face à la Porte des Etoiles, le docteur Dablord écoutait les murmures d’étonnement, d’approbation ou de réprobation du général O’Neill. Au fur et à mesure de sa lecture, le commandant du Stargate Command semblait de plus en plus satisfait… si l’on omettait bien sûr le dernier détail. La dernière mesure, prise par la commission qui s’était réunie après les tragiques événements liés à la prise de pouvoir d’Andy Riedel, concernait directement le lieutenant : un nouveau poste serait créé au sein de la base, et ce serait au médecin de l’assurer. Le docteur Dablord serait l’agent de liaison du NID, et bien entendu ce n’était pas tout à fait au goût du gradé. Evans s’y était attendu, tout comme il ne fut pas le moins du monde surpris que Jack acceptât malgré tout : ayant pu incarner une des nombreuses voix qui avaient décidé du destin du SGC, le toubib avait fait en sorte que la nouvelle organisation du Programme soit la plus équitable pour tous. En outre, en permettant au général de retrouver un poste qu’il avait depuis longtemps perdu et en abandonnant toutes les charges portées à l’encontre de son personnel, O’Neill ne pouvait qu’accepter. C’était certes avantageux pour Evans et pour le NID, mais en fait c’était tout aussi avantageux pour le SGC et la CIS. Celle-ci, réfrénée par l’agression contre Rodolph Layer, préférait tout autant laisser quelqu’un d’autre se charger de la surveillance de la base ; cela lui permettrait de garder le contrôle sur le Programme sans courir aucun risque. Voilà les compromis pour lesquels toutes les têtes pensantes du Programme « Porte des Etoiles » s’étaient engagées.

Les mains dans les poches de son pantalon, Evans se retourna. Alors que Jack faisait mention des quelques « zones d’ombre » de son dossier, le docteur regagna son fauteuil sans rien répondre à ce sujet. Le médecin savait en effet pertinemment que toutes ses actions n’avaient pas forcément été légales, et ce, à terme, pour faire retrouver au SGC toute sa rigueur supposée passée ; cependant, en bon politicien qu’il avait appris à être, il savait aussi que s’il ne fallait pas mentir, il ne fallait pas non plus toujours révéler toute la vérité. Ainsi, durant cet entretien, l’agent du NID n’avait à aucun moment menti, mais en ne mentionnant jamais les missions qui auraient pu le mettre en cause, il était sûr qu’on ne pouvait toujours que faire des reproches au SGC. Ses intentions étaient sincères ; ses précédentes méthodes à la frontière de la totale illégalité. A présent, avec le poste qu’il allait occuper, il aurait suffisamment de marge de manœuvre pour n’avoir jamais à franchir cette frontière une fois de plus. Et tant qu’il se montrerait efficace dans son travail – ce qu’il s’était toujours efforcé de faire –, tant qu’il respecterait les protocoles – et tant qu’il serait en vie, bien entendu –, ni la CIS ni le NID ne le relèveraient de ses fonctions. Pour lui l’enjeu était de taille, mais il comptait bien se servir de cette influence pour redorer non seulement le blason du SGC, mais aussi celui du NID.

- Faites votre job en tant que… agent de liaison. Mais laissez-moi faire le mien. Sinon je n’hésiterais pas à…

- N’ayez crainte
, répondit Evans du tac-au-tac. Comme je vous l’ai dit, je n’ai pas l’intention de vous mettre des bâtons dans les roues plus que nécessaire. Au contraire, je veux que tout se passe pour le mieux entre nous, car nous savons tous deux très bien qu’un commandement divisé est une armée décimée. Aussi, si tout se passe bien ici je peux vous soutenir à Washington et vous permettre de retrouver une réputation devenue quasi légendaire. Mais ce n’est pas gratuit : si et seulement si vous soutenez mes décisions à l’intérieur de cette base, je soutiendrai les vôtres en-dehors. C’est aussi simple que cela.

Une fois de plus, Evans préféra quitter son fauteuil et se lever. Sentant cette pointe d’adrénaline à l’approche de sa nomination officielle, tremblant intérieurement d’excitation en sachant que le Programme allait enfin reprendre comme avant Nebek, le docteur Dablord ne pouvait que bouger ; sans cesse bouger pour évacuer toute cette pression qu’il s’était imposée afin d’accomplir son devoir du mieux qu’il le pouvait.

- Le NID et le SGC ne peuvent plus sans arrêt débattre de leurs accréditations respectives. Il va falloir collaborer, car c’est notre seule chance de vaincre un jour les Goa’ulds. Et si c’est moi qui représenterai le NID dont je vous parle, général, c’est pour une bonne raison : je suis encore, dans l’âme, médecin militaire. Je sais ce que ressent un civil dans un tel Programme ; je sais à quoi doit faire face un militaire sur une autre planète. J’ai soigné ; j’ai tué. Et enfin, j’ai travaillé dans à peu près tous les projets liés à ce Programme – mais heureusement j’ai été muté du site Alpha avant son anéantissement. Bref : j’ai été nommé parce que tout le personnel de cette base saura retrouver une partie de lui en moi. Par conséquent, de tous ceux qui auraient pu occuper ce poste, je suis sans doute le plus objectif, et par extension le plus enclin à vous soutenir, vous et vos hommes. J’appartiens à une organisation qui a plus d’une fois semé le trouble au sein de ce Programme, mais je vais devoir représenter l’unité : pour cela, j’aurai incontestablement besoin de votre soutien. Si vous vous présentez dès le départ comme mon opposant, vous créerez à nouveau deux catégories d’hommes : les « pro-NID », et les autres, et ainsi divisés nous ne pourrons jamais avancer. Ceux qui vous suivront continueront alors de défier les protocoles et la hiérarchie, et la seule façon de rétablir l’équité sera de les faire passer en cour martiale. Et vous savez comment ça va se finir ? Entre-temps, les Goa’ulds arriveront, et nous ne serons pas prêts.

Ce scénario catastrophe était pourtant plus qu’envisageable. Avec le temps qu’avait perdu la Terre dans ses conflits internes, les Goa’ulds avaient eu tout le temps de faire ce qu’ils voulaient. A présent, ils pouvaient être n’importe où…

- La solution paraît donc évidente, reprit l’agent gouvernemental en fouillant dans sa mallette, pour finalement en ressortir un stylo noir. Nous devrons en permanence paraître d’accord, et ce même si c’est loin d’être le cas. Si nous sommes unis, le SGC sera uni ; peu importe ce qu’il s’est passé récemment.

Tendant le stylo au général, Evans pensa furtivement à l’éventualité où O’Neill ne ferait aucun effort. Pire : et s’il le discréditait complètement dans son dos ? Dans ce cas il n’y aurait sans doute qu’une solution : la surenchère d’autorité, et dans ce domaine le lieutenant avait parfaitement en tête son droit de suspendre O’Neill s’il mettait plus ou moins directement en danger le Programme. Ce n’était qu’une solution de dernier recours, mais c’était une solution envisageable. Malgré tout, Evans espérait profondément que le général le soutiendrait : c’était en effet le plus apte à rassembler le SGC ; plus apte que quiconque pourrait être nommé à sa place du Pentagone par le Président lui-même.

Le général O’Neill finit tout de même par signer, ratifiant une par une toutes les pages que son nouveau « collègue de bureau » lui indiquait. A présent le SGC ne pouvait plus revenir en arrière, mais cela serait sans doute une bonne chose pour tout le monde. C’était le moment d’oublier le passé et de se tourner vers l’avenir, le moment de tirer un trait sur toutes les divergences terriennes et d’enfin reprendre le travail. Lorsque tous les documents furent remplis, Evans laissa un des cinq exemplaires du dossier sur la table de briefing, à l’adresse du général. Il rangea alors le tout dans sa mallette, comme avant, et remit sa veste de costume.

- Je prendrai mes fonctions ici dans une semaine. En attendant tâchez de ne pas faire exploser de système solaire…

Sur cette légère note d’humour, le docteur Dablord serra la main de l’officier supérieur malgré ses réticences vis-à-vis de ces changements. Ils étaient encore en huis clos ; c’était donc le parfait moment pour commencer à se respecter mutuellement.

- Général O’Neill.

Se souvenant alors de cette fameuse fois où les deux hommes avaient d’un commun accord rejoint ensemble la zone 51 pour la mise en place du projet « X-304 », Evans quitta la salle de briefing pour retrouver ses deux ‘gardes du corps’. A présent : direction Washington.

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Une base sans âme [Pv Evans]

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