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 MJ Sensations par Nathalie

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Nathalie Wells
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MessageSujet: MJ Sensations par Nathalie   Sam 26 Déc - 18:23

MJ Sensations par Nathalie Wells.
Bons premiers posts les amis. Juste Callan, ta partie équipement est fausse. Relie la fin de mon premier post. Ce n'est pas la tenue officiel que vous mettez. Et pas le droit au M4. Juste un pistollet (au choix). Wink


Cette chaire si tendre fondait presque entre leur dents, et le sang, encore tiède, leur réchauffait le ventre. En cercle autour de leur victime, ils arrachaient tous ce qu’ils pouvaient, ignorant le froid glacial qui régnait dans l’obscurité de la grotte. Nous, Terriens, pourrions comparer ce festin à un repas de noël en famille. Ils avaient chassé leur proie durant une bonne partie de la journée, échouant à de nombreuses reprises jusqu’au moment ou l’un d’eux avait réussi à planter ses énormes incisives dans le cou de leur butin. Soudain, un bruit terrifiant qu’ils avaient entendu plusieurs fois ces derniers temps, rompit le silence et résonna dans la grotte qui s’éclaira. Pétrifiés par cette chose qu’ils n’avaient qu’entendu jusque là, ils ne bougèrent pas lorsque de l’eau sortit des rochers. Se fut un soulagement commun lorsqu’ils virent que cette eau si spéciale restait fixe et ne les engloutissait pas. Mais lorsque des deux pattes en sortirent, se fut la débandade.

« On voit rien ici ! Quel merdier ! »
Il s’avança lentement et alluma une petite lampe torche qu’il avait sorti de la poche de son Jean. Les autres, qui venaient d’arriver, firent de même et les parois rocheuses, jusque là cachées par l’obscurité, furent visibles. Sorrens prit les devant sans perdre une seconde et leur ordonna de la suivre.
« Demandé si gentiment… »
Il emboîta le pas de la Tok’ra et ne manqua pas de remarquer les espèces de gros rats écailleux qui les observaient avec un regard de défit, mais aussi un semblant de peur. D’après le liquide jaunâtre qui recouvrait une partie du sol et le cadavre d’une bête semblable à une tortue sans carapace, il en conclut qu’ils les avaient interrompus durant leur déjeuner. Sorrens les prévint alors qu’il ne valait mieux pas les énerver, ou bien ils finiraient comme l’un des tok’ra qui n’avait pas prit garde à où il mettait les pieds : la figure déchiquetée, le ventre ouvert. Cela dit, de mauvais souvenirs refirent surface dans l’esprit de Sherman, et Vincent Turner perdit son euphorie d’être sur une autre planète.
« Je ne m’en fais pas, j’ai mauvais goût. En revanche, Sherman à l’air appétissant. » Il le regarda avec un regard vicieux et un petit sourire. « Et … quand est-ce que l’on sort de cette grotte ? On se pelle là ! »
Sorrens ne manqua pas de faire entendre son long soupire d’exaspération, gouttant au ‘C’est quand qu’on arrive’ terrien. Quelques minutes plus tard, des raies de lumière étaient visibles au fond du long couloir froid et humide. La chaleur augmenta lentement mais continuellement, et lorsqu’ils sortirent après avoir traversé un fouillis de buissons, la différence fut nette. Il faisait chaud, il faisait beau, et le paysage qu’ils avaient face à eux était splendide. C’était un immense vallon, remplit de verdure, avec en son centre un grand lac qui reflétait la lumière du soleil sur chacune des plantes qui l’entouraient, et celui-ci était alimenté par une petite cascade à leur droite qui faisait un bruit qui se mêlait parfaitement aux autres sons naturels.
« Splendide ! Mais… Sorrens, comment se fait-il que les habitants de cette planète n’aient pas monopolisé cet endroit qui est si magnifique ? »

« Eh bien … » Tous se tournèrent vers l’homme qui venait de parler à leur droite. Il n’était pas très grand, mais il avait une belle carrure et des traits sévères même lorsqu’il souriait. Ses cheveux bruns se fondaient bien avec son teint bronzé et ses yeux noisette. Il portait un bermuda et un simple gilet noir, ce qui permettait à tous de voir ses muscles saillant et ses poils virils. Sa voix était grave. « Cet endroit n’est pas si parfait. Les créatures qui habitent dans le coin sont terribles, et cela éloigne les touristes. Certes nous pourrions les chasser et créer une ville, mais les beaux paysages sont bien trop rares de nos jours pour que le gouvernement l’y autorise. Une chance pour vous ! L’anneau de métal reste un objet antique et inintéressant, que très peu de personnes ont vu. » Il s’avança, posa sa main gauche sur son cœur, et tendit l’autre vers eux. « Mon nom est Jotaro, je suis Adarian. Je serai vôtre guide durant vôtre expédition. »
« Je suis le Major George Haz… »
Il fut coupé net par Sorrens qui lui donna un coup de coude dans les côtes qu’elle justifia par un ‘pas de cette façon, Terrien !’. Elle reproduit alors le geste que l’homme avait fait pour se présenter, et se présenta elle-même. Sherman hésita un instant à faire pareille bêtise, tandis que Callan et Vincent furent prompts à obéir.
« Très bien ! Je suis enchanté de vous rencontrer. Suivez-moi, et ne faites pas attention aux bruits que vous entendez. Certains animaux amadouent leur proie par un chant idyllique. »
Les terriens comparèrent cela aux mythiques Sirènes, et Vincent, fin archéologue, se ressassa les nombreuses histoires mythologiques où les sirènes faisaient leur apparition. Le groupe progressa à travers un petit sentier à peine tracé, sans prononcer le moindre mot. Les arbres n’étaient pas très grands, mais absolument magnifiques : chacun d’eux portaient des fruits et des fleurs de toutes les couleurs qui se fondaient merveilleusement bien avec le vert pomme des feuilles. Lorsque des doux chants d’oiseaux se firent entendre, Sherman et Vincent engagèrent une conversation pour être sur de rester maître d’eux-mêmes. Différentes questions s’enchainèrent, et Callan ne tarda pas à se joindre à eux.
Le major Hazdot s’arrêta net et les autres lui rentrèrent dedans. Etonnés, ils regardèrent dans la même direction que leur chef de mission et virent les ossements d’un cadavre humain. Mais ils ne devaient pas rester là, et Sorrens leur fit remarquer. Pourtant … Ce cadavre avait intrigué le major, et encore plus Sherman. Leur intuition était bonne.


« Mon seigneur ! Nous avons trouvé un sentier ! Il longe la vallée et nous permettra surement d’en sortir. »
Ba’al : Très bien. Allons.
Les cinq jaffas encerclèrent leur Dieu, et le groupe se mit en route. Le chemin était long, et cela faisait plusieurs heures qu’ils marchaient sans prononcer la moindre parole. Ba’al avait trouvé des données concernant cette planète et sur une arme surpuissante se trouvant dans une vieille forteresse. Malheureusement, la civilisation qui peuplait cette planète était bien trop évoluée et venir avec ses vaisseaux aurait été trop risqué. Il avait donc décidé d’y aller par la porte des étoiles.
Un des jaffas s’écarta du groupe sans prévenir et Son Dieu avait beau l’appeler, il ne revenait pas. Soudain, il s’écroula et des centaines de petites bestioles semblables aux fourmis carnivores terriennes -mais beaucoup plus velues-, se jetèrent sur lui et dévorèrent toute sa chaire en quelques minutes. Le groupe de Jaffa ne put rien faire, et leur Dieu leur ordonna de se remettre en route… Il ne restait alors plus qu’un tas d’os de leur ancien camarade.


« Nous y voilà ! »
Jotaro montrait une plaque argentée qui avait la superficie d’un bon gros 4x4, sur laquelle se trouvaient plusieurs dessins étranges et de nombreuses figures géométriques. Il monta dessus et s’assit à l’avant sur une forme circulaire. D’un simple geste il indiqua aux autres de prendre place derrière lui et tous s’assirent sur les cercles qui étaient placés de façon symétrique. Une fois en place, Jotaro posa sa main droite devant lui et la plaque prit de la hauteur. Tous sentirent leurs fesses se coller au cercle sur lequel ils étaient assis, comme si elles s’étaient aimantées. Des écrans holographiques apparurent tout autour d’eux et le véhicule prit alors de la vitesse et continua à s’élever dans le ciel.
Lorsque l’engin arrêta son ascension, ils étaient à 200 mètres du sol et avançaient à environ 230 km/h ; pourtant ils ne sentaient qu’un très léger vent. Sherman et Vincent s’étaient assis dans une position assez inconfortable mais malgré cela, ce qu’ils voyaient les mettait de bonne humeur.

« Regardez vos pieds ! Et cette magnifique plaque !»
Tous la regardèrent avec un regard interrogateur. Elle était pratique sa plaque, mais pas spécialement belle. Ils étaient d’accord sur ce point. Quand soudain !
« Waoouh ! C’est quoi ce truc de fou ! »
la couleur argenté de la plaque ne fut plus. Elle était devenue transparente, ce qui provoqua un instant de panique chez les Terriens. Ils voyaient ce qui se trouvait au dessous d’eux comme si rien ne les retenait.
Un peu plus tard, ils survolèrent la première ville et n’étaient plus seuls dans les airs. Des milliers d’autres plaques les entouraient. A partir de cette Ville, ils ne virent plus la moindre zone Rural. Ils purent alors se décontracter car Jotaro diminua la puissance de l’étreinte fantôme des cercles. Sherman et Vincent changèrent de position, et le scientifique regarda de plus près les différents écrans et les symboles qui se trouvaient à côté de ses fesses. L’un ressemblait au dessin traditionnel des enfants pour représenter l’appareil génital mâle et cela l’intrigua. Avec précaution il appuya dessus.

« Vous. Voulez. Uriner… Mise. En. Place. Du. Système. » Une cavité s’ouvrit à l’arrière de la plaque et le cercle de Sherman se déplaça sur la plaque pour l’emmener jusqu’au trou. « Vous. Pouvez. Uriner. »
« Vous pouvez y aller si vous avez envie ! Ne vous inquiétez pas ! Vôtre urine ne tombe pas sur la tête des gens ! Elle est recyclée par l’Aladine. Aladine étant le nom de ce véhicule.»
« Pouvons nous parler d’autre chose que de l’urine de Monsieur Sherman ? »
Sherman hésita à se soulager….

Après 8 heures de vol et nombreux bavardages, ils arrivèrent dans la capitale de l’Adar.
Les rues étaient grandes et larges, et de nombreuses places étaient réservées pour garer sa plaque, ou plutôt son Aladine. Ils se levèrent une fois que l’Adarian eut fini son atterrissage.

« J’ai les jambes en compote ! Pas vous ? »
Chacun répondit et s’étira, même la Jolie Tok’ra.
« Suivez-moi. La façon dont vous êtes habillés ne va absolument pas. Désormais se sont les pécores qui s’habillent de cette façon ! Et les explorateurs ont une façon particulière de s’habiller de nos jours. »
Sorrens afficha un sourire remplit de bonheur, heureuse devant la perspective de pouvoir changer d’habits. La malheureuse ! Si elle savait ce qui l’attendait … Les hommes, eux, étaient dépités devant la perspective du ‘lèche vitrine’ mais suivirent Jotaro sans protester. Ce n’est qu’à cet instant qu’ils remarquèrent la beauté de la ville. Les bâtiments paraissaient jaillir du sol telles des plantes plutôt que d’avoir été édifiés bloc par bloc, ou être l’œuvre du vent et de l’eau plutôt que de mains humaines. Certains faisaient penser à des oiseaux prenant leur envol, tandis que des tours élancées, évasées à la base ou cannelées ou à spirales, étaient reliées entre elles à des dizaines de mètres en l’air par des ponts souvent dépourvus de garde-fous. Comment ne pas béer d’admiration devant une telle ville ?
Les rues commerciales étaient bondées de gens, et il ne leur fut pas aisé de trouver un magasin d’habits sans trop de clients. Mais une fois la chose faite, ils entrèrent et le vendeur –petit, blond, les yeux verts, la démarche efféminée, un gilet noir ouvert laissant la moitié de son torse nu, et un shorty en guise de bas laissait ses jambes imberbes à la vue de tous- s’avança vers eux. Un dialogue s’engagea entre lui et Jotaro.

« C’est pour qui ?
-Pour ces cinq là.
-Effectivement ! Quelle horreur ! D’où vient cette hideuse façon de s’habiller ?
-De la campagne …
-Quelle plaie ! En tout cas … Voyons voir … Pour celle-ci … Drôle de nez ! Mais se sera…
-Ce n’est pas pour la ville. Nous allons voyager.
-Ah ! Et bien une Salopette fera l’affaire pour le nez bizarre. Pour celui qui est un peu enrobé … disons… Un gilet noir grande taille avec un pantalon vert… Et pour les autres, pareilles, mais en plus petit. Et voilà !
-Très bien ! » Il se retourna vers les cinq autres en leur donnant les habits choisis. « Prenez en plusieurs pareils que ceux là. Le voyage va être long, et porter pendant plus d’une semaine les mêmes vêtements, c’est parfois dérangeant. »
Dans chacun des regards se lisait l’appel de détresse, et surtout dans celui de Sorrens qui se dirigeait vers les cabines d’essayage au fond de la pièce, ses salopettes vertes et noires à la main. Son symbiote la prévint d’un danger, mais elle n’arrivait pas à déterminer lequel. Lorsqu’elle ouvrit la porte qui séparait la partie magasin de celle des cabines, elle se figea, tout comme le major. Lui ! Ici ! Que faisait-il là ?! Comme une furie elle lui rentra dedans, le poussa dans la salle et entra dans l’une des cabines en refermant la porte derrière elle. Callan, Vincent et Sherman n’avait pas reconnu cet homme. Mais le Major leur expliqua qui il était, et tous se postèrent derrière la porte de la Cabine à attendre ce que ferait Sorrens …

Il lui fallut quelques secondes pour comprendre ce qu’il venait de se passer. Une Tok’ra ! Ici ! Et il était collé à elle dans une pièce d’un mètre sur un mètre. Il ne comprenait pas pourquoi il avait le droit à une malchance répétitive. Déjà, après avoir perdu son premier Jaffa, ils avaient mis un bon moment avant d’approcher de la sortie de la Vallée. Mais ses autres Jaffas avaient fini par eux aussi devenir fous et s’étaient eux aussi fait dévorer par ces bêtes immondes. Il avait du continuer seul, marcher durant deux jours pour trouver enfin un véhicule. Et pour le démarrer et comprendre comment il fonctionnait, il avait torturé son propriétaire. Il s’était alors dirigé vers la capitale et y était arrivé deux jours auparavant. Après cela, ce vendeur s’était moqué ouvertement de sa tenue, et lui avait donné des habits immondes ! Et maintenant, une Tok’ra lui tombait dessus ! Il devait trouver quelque chose à dire ou bien il allait mourir. Il se doutait de la raison pour laquelle elle était là, et il tenta alors de la convaincre qu’il avait des données cruciales pour rester en vie une fois dans la forteresse tout en développant sur d’autres points.

Sorrens savait qu’elle avait besoin de cette technologie … Qu’allait-elle faire ? Et les autres qui attendaient devant cette porte, que devaient-ils faire ?



Voilà. J’espère que vous aimez le post. Vous êtes libre, comme toujours. Durant les 8 heures de vol essayez de faire un dialogue : le premier qui post anticipe la réponse des autres. Vous pouvez aussi imaginer des symboles, ou des trucs qui passent sur les écrans holographiques, et développer dessus tout comme l’option uriner Very Happy . Je vous demanderai juste de ne pas parler de nourriture sauf si elle est à vous et se trouve dans vos poches =).
Ensuite en Ville, et bien les premiers qui postent peuvent imaginer la visite d’autres magasins ou vous avez pu faire des achats de vêtements, d’objets… [le moins banal possible ] Et en ce qui concerne les habits que vous donne le vendeur … Je n’avais pas d’idée pour vous les hommes. Donc si vous avez une idée plus sympa comme des vieux vêtements terrien drole à porter, hésitez pas Wink. Sorrens ! Salopette Obligatoire :p.
Et pour finir … Ba’al, je suis vraiment désolé, y a pas énormément sur toi. Mais le truc c’est que c’est le même décor que les autres, et je t’ai laissé de très très nombreux vides pour que tu puisses dire ce que tu veux. Tu racontes tes deux jours en ville, ton moment torture, comment sont morts les autres, comment tu as aimé le pilotage de l’Aladine … Bref.
Voilà ! Bonne chance et Ayez du plaisir ! C’est la base Wink. Je vous laisse 6 jours. Si vous répondez tous avant je répondrai moi aussi avant.
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MessageSujet: Re: MJ Sensations par Nathalie   Jeu 31 Déc - 16:20

« Ah ! Des rats !! » Furent les premières paroles de Sherman sur cette planète.

Après leur arrivée banale et presque décevante par la porte des étoiles, cette odeur d’humidité à couper le souffle et les plaintes du Major Pipelette concernant l’environnement, le docteur Cottle avait cru pouvoir supporter le plus difficilement supportable. En tout cas, la vue de ces rats libéra en lui un essaim de frisson désagréable en plus du manque de chaleur qu’il y avait dans cette grotte malodorante. Il ne s’était pas attendu à une telle scène après son arrivée par la porte et il se dit qu’il aurait du essayé de s’intéresser un peu plus au rapport du briefing pour éviter cette malheureuse désillusion.
Profitant de cet instant de faiblesse, le valeureux chef d’équipe ne manqua de lui faire une remarque puérile. Sherman le regarda sans vaciller et lui répondit finalement par un sourire forcé, avant de le traiter de gros naze à voix basse et de continuer à marcher. Sur le coup, le mauvais caractère de Sorrens était bien plus plaisant que l’idiotie d’un militaire en manque de copain. Heureusement, Sherman oublia vite cette blessure narcissique quand ils atteignirent la sortie et que la lumière du jour éclaira son visage blême. La vision des rats lui rappelant un ancien film d’horreur disparut aussitôt alors qu’il observait attentivement le paysage paradisiaque qui lui faisait face. Le Major posa une question inutile, tentant encore une fois de souder l’équipe et de ses faire des amis avec des remarques totalement futiles. Malgré tout, Sherman se surprit lui-même à hocher la tête pour dire qu’il était du même avis. C’était un endroit magnifique qui lui faisait oublier pendant un instant l’image traumatisante de Nebek, la planète mère d’Anubis.
Il observa la verdure, si claire et chaleureuse, et cette cascade d’eau qui lui donnait envi de se mettre en maillot de bain, de passer du bon temps et d’en profiter un max… Qui sait, peut être avait-il de la crème solaire dans son équipement. Cette pensée le fit sourire et il fut rempli de bonheur de vivre rien qu’en regardant le paysage. Il se souvint qu’il possédait un petit appareil photo dans sa besace. Lentement, ayant du mal à baisser les yeux pour chercher l’objet tellement il était fasciné par le décor, il fouilla dans ses affaires et en ressortit un petit appareil rectangulaire qu’il plaça horizontalement devant lui. Il prit quelques photos panoramiques du paysage avant de s’apercevoir qu’ils n’étaient pas seuls. Un inconnu vint répondre à la question posée par le Major juste avant, et Sherman en conclut que l’officier militaire allait peut être réussir à se faire un ami après tout.
L’homme déclara se nommer Jotaro. Cette information mineure fut vite écartée de l’esprit de Sherman car de toute manière, même en faisant des efforts, il allait oublier son nom d’ici une dizaine de minutes. L’archéologue terrien décida donc de le surnommer « Machin » jusqu’à ce que cette mission arrive à son terme.
Jotaro, ou Machin, utilisa le mot « touriste » et dès lors, une once d’intérêt chatouilla le docteur Cottle dont la curiosité avait rarement été mise à l’épreuve ces derniers temps. Tourisme ? Gouvernement ? Cela s’annonçait de toutes autres couleurs que ses dernières missions avec les indigènes assoiffés de sang ou les serpents voulant se faire passer pour des dieux. A côté de ce qu’il entendait, le massacre de Nebek semblait bien loin dans le passé maintenant. Cependant, Machin précisa que la porte des étoiles était une technologie inintéressante pour son peuple. Avaient-ils d’autres appareils plus sophistiqués et passionnants que la fameuse porte des étoiles ? Sherman en doutait. S’il avait eut l’occasion de corriger les paroles de l’homme, il aurait plutôt dit que la porte était une technologie incomprise par les Adarians. Quiconque qui reniait la création la plus importante des Anciens était soit inconscient soit complètement fou. Or Machin semblait disposer totalement de son esprit et de ses pensées. Il avait l’air intelligent et ce fut probablement pour cette raison que Sorrens décida de communiquer avec lui avec diplomatie. Elle renvoya le même signe étrange que leur soit disant « guide » avait fait, probablement pour les saluer, et Sherman hésita à en faire de même avant de se rendre compte que ce n’était plus très important. Sorrens semblait à l’aise pour manier les relations diplomatiques avec les autres peuples, ce qui était assez étonnant vu son mauvais caractère de femme tok’ra.


« Très bien ! Je suis enchanté de vous rencontrer. Suivez-moi, et ne faites pas attention aux bruits que vous entendez. Certains animaux amadouent leur proie par un chant idyllique. »

Et moi je séduis les miennes avec mon physique d’apollon… Pensa Sherman qui ne croyait pas une seconde aux bobards de Machin, dignes d’un conte fantaisiste pour enfant. Même Tolkien n’aurait pas osé écrire telles bêtises. Cela pouvait tout de même renvoyer à l’Odyssée et aux chants mortels (et magnifiques) des sirènes, mais cette légende perdait tout son charme sur cette planète, si éloignée des iles méditerranéennes… Quant à Ulysse le malchanceux, il ne faisait heureusement pas parti de leur équipe même si Sherman se demandait s’ils avaient hérité mieux en la personne du Major Hazdot, ou si au contraire, celui-ci n’avait pas l’occasion non plus comme le roi grec de parler à son propre cœur. Dans ce cas là, ça en reviendrait au même pétrin. Sherman repensa aux écrits philosophiques qu’il avait pu lire lors de son séjour chez les fous, et sa nature d’homme prudent lui conseilla de surveiller son supérieur, ainsi que la tok’ra qui ne semblait qu’en faire à sa tête. Quand elle l’avait regardé en salle de briefing, il avait ressenti comme du mépris à son égard. Le docteur Cottle n’était pas rancunier mais il avait bonne mémoire, en particulier lorsque ça concernait sa toute première mission sur une autre planète. Pour ses deux derniers collègues, il n’avait aucune idée de qui ils étaient mais l’un d’eux, le soldat, semblait être un faux-calme au caractère instable… un militaire quoi ! L’autre, qui était aussi un archéologue d’après ce qu’il avait compris, avait l’air assez sympa, surtout vu de dos où sa silhouette, avec sa belle chevelure, faisait penser à celle d’une élégante jeune femme baignant dans la chaleur de ce soleil d’été. Mais quoi qu’il en soit, ils les avaient tous à l’œil. Au moindre problème, il possédait une arme à feu dont il n’hésiterait pas à s’en servir.
Le docteur fut vite coupé de ses analyses quand ils traversèrent un étroit chemin dont l’esthétisme était absolument sublime. Le jardinage, magnifique, avait du être entretenu avec beaucoup d’efforts justement pour impressionner les voyageurs de cette planète. Cela lui fit penser qu’ils n’étaient pas vraiment là pour jouer aux touristes mais qu’ils cherchaient une arme contre les goa’ulds.

*Quelqu’un devrait prévenir notre nouvel ami du principal but de notre mission peut être…* Pensa Sherman avant d’entendre le chant des oiseaux et d’abandonner cette stupide idée.

Tel un asiatique découvrant pour la première fois le quartier Times Square de ses propres moyens oculaires, il marcha timidement, ses yeux allant de haut en bas et de gauche à droite, sans pouvoir s’arrêter, comme pour essayer de capturer un maximum d’image avant que tout ne disparaisse et que le docteur ne se réveille en sueur dans son lit. Mais ce n’était pas un rêve cette fois-ci, il en était certain. Il retrouvait les mêmes sensations qu’il avait ressenties lorsqu’il avait lu des rapports de mission, avant d’entrer au SGC. L’excitation de l’exploration planétaire l’envahissait de nouveau et il ne put éviter de mettre son côté archéologue de côté et d’observer en tant qu’être humain, tout simplement. L’exaltation était trop grande pour qu’il puisse réfléchir plus de quelques secondes. Chaque bruits… chaque sons… Chaque détail était complémentaire et coordonnait avec l’image finale du paysage.


« C’est très… artistique. » Murmura Sherman à l’encontre de son confrère archéologue. Parler l’aidait à reprendre clairement ses esprits et il ajouta :

« L’atmosphère de cet endroit est assez séduisante, je dois l’avouer. »

Il fit à peine attention à une quelconque réponse qu’il fut à nouveau captivé par la lumière et les couleurs de cet endroit. Mais le groupe s’arrêta assez soudainement, voire brutalement même. C’était comme si Sherman avait été réveillé au cours d’une activité onirique, ce qui le rendit d’assez mauvaise humeur sur le coup.

« Un corps… » Dit-il à voix haute sans le faire exprès alors qu’il regardait comme tout le monde le squelette d’un pauvre malheureux. Il se corrigea lui-même en utilisant le mot « cadavre », car il n’y avait plus de tissus biologiques à contempler et donc, plus de corps…

Le visage du docteur devint blême. Qu’est-ce que ceci venait faire dans un endroit aussi beau ? Etrangement, il associa cette vision d’horreur aux rats qu’ils avaient aperçus peu de temps auparavant, dans la grotte. Mais cela pouvait être aussi à propos de cette historie d’animaux au chant idyllique, car manifestement avec un tel paysage, cette idée ne semblait plus aussi ridicule que ça aux yeux de Sherman. Il décida de prendre une photo de ça aussi. C’était une décision bien morbide que de capturer cette image dans son appareil mais peut être que ça pourrait leur servir plus tard, sur cette planète ou au SGC. Peut être sous forme d’indice, qui sait ? Toutes les informations étaient bonnes à prendre maintenant. Sherman Cottle se sentait redevenir l’archéologue qu’il avait été autrefois et cela lui fit un immense bien.
Puis ils arrivèrent à leur moyen de transport. C’était une bien belle surprise que de constater l’existence de navettes touristiques sur cette planète, bien que celles-ci fussent différentes. Cette technologie est très avancée… Se dit le docteur alors qu’il suivait Machin et la compagnie à bord de la « soucoupe » volante. Avant le départ, Sherman prit quelques photos de l’appareil et des formes géométriques qui avaient été dessinées sur la paroi, puis il prit place comme les autres sur la plaque et attendit.
Le docteur Cottle ne put observer le geste de leur guide quand Machin mit en marche le véhicule. Ca ne pouvait pas être de la magie et pourtant, aucune explication ne venait émerger dans l’esprit du scientifique. Cependant, quand des écrans holographiques vinrent les encercler, il devina un peu mieux le fonctionnement de cet appareil et comprit pourquoi les gens de cette planète devaient trouver la porte des étoiles inintéressante après avoir conçu une telle technologie. Ils avaient de quoi être fiers. L’engin les emmenait en hauteur tandis que Sherman regardait les écrans holographiques.


« Il y a même la télé… Et plusieurs chaines en plus, c’est incroyable ! » Dit-il sans vraiment être sur que ce qu’il voyait pouvait être comparé à la télévision terrienne.

Avec le soleil bien haut dans le ciel, il voulut par réflexe mettre sa main devant ses yeux pour ne pas être ébloui par la lumière, mais cela s’avéra inutile. Les écrans, et probablement autre chose de non visible à l’œil nu, recouvraient l’engin et jouaient le rôle de pare-soleil holographique. Il n’y avait donc nullement besoin de sortir la crème solaire.
Puis soudain, Machin s’exclama subitement, ce qui fit oublier la position inconfortable dans laquelle Sherman était assise et il fit comme tout le monde : il regarda la plaque en se demandant ce qui allait se passer. Il se demanda si ça aussi, ça pouvait devenir « invisible » et faire profiter aux touristes une vue de haut sur le paysage. Et ce fut exactement ce qu’il se passa. Le vide se trouvait sous leurs pieds et l’archéologue remercia les dieux de ne pas avoir le vertige, car la vue le scotchait littéralement sur son « siège » circulaire.
Les arbres, les plaines, et les quelques animaux qui couraient par-ci par-là… C’était impressionnant. Pendant un instant, Sherman se demanda ce qui arriverait si leur engin venait à croiser la route d’oiseaux aux chants envoutants. Mais il n’y prêta pas plus d’attention lorsqu’il aperçut une ville. Cette fois-ci, ils entraient dans une agglomération dont l’indice de développement humain devait sûrement être aux alentours de 1. Géographiquement, cette ville semblait être un véritable réseau de communication, à en voir le nombre de navettes qui la survolaient. Sherman changea de position avant qu’ils ne sentent plus les os de ses fesses, et il remarqua que quelques minutes plus tard que la sorte de ceinture magnétique qui l’avait collé sur son siège depuis le début du voyage avait été desserrée. Il remarqua aussi un étrange symbole sur la plaque. Celui-ci ressemblait étrangement à un dessin bien connu qu’il s’amusait à reproduire sur les feuilles de ses voisins quand il était à l’école primaire. Par curiosité, il appuya dessus, se demandant avec beaucoup d’appréhensions si un gode géant allait sortir du trou sur lequel il était assis pour lui chatouiller l’orifice. Il avait beaucoup d’imagination et il le savait, mais jusque là tout semblait se passer comme dans un conte féérique et donc aucune chose habituellement étrange ne viendrait l’étonner.


« Vous. Voulez. Uriner… Mise. En. Place. Du. Système. » Fit la machine pendant que son siège se déplaçait vers les toilettes, apparemment.

« Vous pouvez y aller si vous avez envie ! Ne vous inquiétez pas ! Vôtre urine ne tombe pas sur la tête des gens ! Elle est recyclée par l’Aladine. Aladine étant le nom de ce véhicule. »

Sherman hésita un moment. Il l’aurait probablement fait, juste pour voir ce qui se passerait, si seulement l’autre Major n’avait pas ouvert la bouche. Il n’avait pas dit de sottises mais rien que le fait de l’entendre, cela poussa le scientifique à renoncer à cette expérience.

« Ca va aller. Jasmine va se retenir. » Rétorqua-t-il en appuyant sur le symbole qu’il devina comme étant le bouton OFF. « Mais merci quand même… » Il se retint d’ajouter « Machin » à la fin de sa phrase, mais il décida dorénavant qu’il le surnommerait Aladdin et plus Machin étant donné la ressemblance évidente avec le nom de l’appareil.

Le siège de Sherman se déplaça à nouveau et lors des prochaines heures, la seule occupation du scientifique fut d’observer la ville qui se trouvait en dessous d’eux, mais aussi les autres tapis volants en plein fonctionnement, ainsi que leur équipage. Il s’était attendu à voir des gens vêtus de robes fantaisistes, comme dans Star Wars, mais la population semblait apprécier la simplicité vestimentaire. Ce fut donc avec ses yeux fascinés qu’il observa attentivement les alentours, sans faire attention aux autres membres de l’équipe.
Il fut un moment où il eut un petit creux. Le voyage commençait à être long et il avait hâte de pouvoir remarcher sur la terre ferme. Ne possédant pas de sandwich fait maison dans son sac, il se contenta donc de barres de ration qui avaient le bon goût de n’en avoir aucun en particulier.
Puis vint le moment quasi interminable de l’atterrissage tant souhaité. Après avoir survolé une grande ville, aux quartiers et aux rues plus grandes encore, l’appareil se posa dans un parking à tapis volants. Pendant toutes ces heures de voyages, Sherman n’avait vu que ça comme paysage. Des zones urbaines et des véhicules volants. Malgré la fatigue et l’engourdissement des jambes, le voyage en valait le coup. C’était une expérience rare pour un membre du SGC et le docteur ne manquerait pas de détailler ce passage ci dans son rapport de mission, une fois rentré à la maison.


« J’ai les jambes en compote ! Pas vous ? »

Mince. L’arrêt du véhicule avait du réveiller le Major qui commençait déjà avec ses remarques totalement inutiles. Sherman s’en occupa à peine, se forçant d’hocher la tête et de sourire à pleines dents avant de rejoindre la Tok’ra Sorrens et de lui demander à voix basse :

« Euh, dites moi… C’est normal, tout ça ? » Il se racla la gorge, n’étant pas habitué à parler après ses huit heures de voyages dans les airs.

« Ne sommes nous pas ici pour trouver une arme goa’uld ? Bien que ce voyage au septième ciel, à vos côtés, ait été très… passionnant et… excitant. » Il se traita lui-même d’idiot tout en se disant que la prochaine fois, il ferait un peu plus attention au briefing et en particulier aux petits détails qui mentionnaient la nécessité d’un voyage aussi long au-delà des villes urbaines de cette planètes.

S’il avait su, il aurait prévu plus de nourritures… Sandwichs, salades, charcuteries, fromages… Bref, quelque chose lui disait que son régime tant attendu allait enfin prendre forme ici, sur une planète où même le Nutella n’existait pas. Ou tout du moins, il était peu probable. A la limite, la présence d’un Mcdonald pouvait être tolérée étant donné son expansion évidente au cours de ces dernières années.
Aladdin décida qu’il fallait changer de vêtement et sur le coup, le docteur Cottle regarda l’enthousiasme de Sorrens et se demanda si cette idée venait de la jolie tok’ra, qui n’avait pas aimé les vêtements des terriens. Il ne dit rien malgré tout et suivit le groupe d’explorateurs, appareil photo en main. Observer la ville de haut était une chose, mais vivre à l’intérieure d’elle était bien mieux. Les bâtiments et les tours avaient été magnifiquement conçus par quelques architectes fous. A côté de ça, la nouvelle mairie de Londres ne faisait pas le poids. D’ailleurs, Sherman s’interrogea un très bref instant sur l’impact écologique d’une telle avancée technologique et pensa que le peuple d’Aladdin avait aussi du prendre beaucoup de précautions pour l’environnement.
Enfin, ils arrivèrent dans un magasin de vêtements après avoir traversés un quartier commercial stimulé par le shopping, comme sur Terre. Le vendeur était sûrement un ami de leur guide que Sherman décida de surnommer « Abu » pour sa petite taille et sa fine silhouette. L’archéologue tendit l’oreille pour écouter ce qu’il se disait devant et lorsqu’il vit le regard du vendeur se poser sur lui, il entendit très clairement le mot « enrobé » et pendant quelques instants, la main de l’enrobé en question tremblait et menaçait de se claquer violemment sur la joue d’Abu. Au lieu de ça, ils furent conduis dans des sortes de cabines d’essayage où Sherman dut se résoudre à prendre un gilet noir et un pantalon vert, drôle de mélange, avant de commencer à regretter sa belle chemise terrienne. Il allait se préparer à se changer dans un lieu discret mais l’intervention de Sorrens l’alarma. La tok’ra s’était enfermée précipitamment dans une cabine avec un drôle d’homme que le scientifique n’avait jamais eu l’occasion de voir. Il hésita un instant, puis fit enfin quelques pas vers la porte de la petite pièce.


« Eh oh… On n’a pas le temps pour ces choses là ! »

Sherman ria quelque peu avant de voir le visage de son chef d’équipe. Tout portait à croire qu’il ne s’agissait pas de simples pulsions sexuelles envers un inconnu, mais d’une réaction bien vive à l’encontre d’un homme qu’ils connaissaient, elle et le Major.
Qui était-ce ? Le docteur s’éloigna doucement de la porte et attendit la suite, la main posée sur l’arme cachée dans son pantalon. Un beau pantalon qu’il allait devoir bientôt remplacer d’ailleurs… sauf si les évènements actuels venaient à perturber le cours normal de cette mission touristique…
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MessageSujet: Re: MJ Sensations par Nathalie   Lun 4 Jan - 23:31

[Vraiment désolé du retard, jai tout pleins de soucis avec le net !!]

La porte des étoiles était assez impressionnante à voir et a traverser. Callan s'était attendu à pas mal de choses en arrivant de l'autre côté mais surement pas à voir du sang et des rapaces sur pattes prêts à les dévorer. Sans parler, ils sortirent lentement de la grotte, escortés par Sorrens qui était devant.
La vue était magnifique, rien à dire au niveau du paysage, mais concernant les habitants qui n'étaient pas très actifs dans ce coin, c'était autre chose. Ne parlant toujours pas, Callan laissa son regard s'emporter sur la vue splendide. Rapidement, une voix vint interrompre ce petit moment. Un homme d'apparence assez banale se présenta à eux comme étant leur guide. Ils durent le saluer d'une manière un peu spécial. Callan posa son regard sur le binoclard, il était ringard à se tenir là comme ça.. Mais il était p't'être pas méchant. L'homme ajouta qu'il y avait ici quelques animaux qui « amadouaient leur proie par un chant idyllique ». Un champ quoi? Balivernes. C'était de la bonne et pure daube tout ça. Si au moins ils avaient pût manger quelque chose... Kobe aurait dût manger avant de traverser la porte.

Il s'avança lentement vers Sorrens, il aurait voulu entamer la conversation mais elle avait l'air emportée dans tout le reste, le paysage, le guide, et le reste de l'équipe. Détournant à nouveau le regard vers le paysage, on se serait cru dans le Seigneur des Anneaux avec les arbres verdoyants et leurs fruits et fleurs qui reflétaient chacun une couleur différente.


« On va pas tarder à rencontrer le lapin blanc voir même Alice a ce rythme là vu le paysage » dit il pour lui même.

Ils arrivèrent a une grande plaque de métal. L'homme s'installa sur un des symboles étranges, rien de bien intéressant. Il leur demanda ensuite de s'installer à leur tour, super. Callan prit place lentement aux côtés de Sherman. Sans prévenir, leurs cul furent attirés par le sol, et des écrans holographiques apparurent tout autour d'eux. Ils furent ensuite emmenés par l'engin qui venait de s'élever et prendre de la vitesse, beaucoup de vitesse. C'était vraiment stupéfiant. Ils volaient à plusieurs centaines e km/h et grimpaient assez haut, pourtant seul une légère brise venait effleurer leur visage. Callan ne pût s'empêcher de réprimer un petit sourire, cela commençait à devenir plus qu'intéressant. Il regarda la jeune Tok'ra, elle était vraiment canon surtout avec les cheveux dans le vent. Lorsque quelqu'un prononça quelques mots indistincts dans l'esprit du jeune soldat, celui ci posa les yeux sur le sol et eut un petit mouvement de recul ; ils volaient. La surface était devenue transparente, et ils volaient littéralement dans les aires.

« La vache ! Sa c'est de l'effet ! »

Quelques regards surpris se tournèrent vers lui, et son regard en croisa certains. Lorsqu'ils virent la première ville, Callan se sentit soulager de voir de la civilisation. Il se redressa et vit avec étonnement plusieurs plaques similaire voler dans les airs. Sherman qui eut peine à se relever, appuya apparemment sur un bouton qui lui demanda si il voulait pisser. Kobe voulu dire quelque chose, mais il s'y restreint. Le vol continua pendant plusieurs heures, et après un long silence qui commençait à devenir pesant, Callan s'approcha enfin de Sorrens. Il regarda la vue à ces côtés, avant de prendre la parole.

« Heu.. Dites. J'voulais savoir. Sa fait quoi d'avoir un.. enfin un alien dans le cou ? Sa doit pas être forcément évident tous les jours avec deux consciences dans le crane. » dit il avec un petit sourire ironique. Il attendit sa réponse avant de reprendre la parole. « Vous êtes l'hôte d'un Tok'ra depuis longtemps ? »

Il s'intéressait beaucoup à cette jeune femme qui l'intriguait depuis qu'il l'avait vu à la base. Il espérait qu'elle n'allait pas lui mettre des vents violents, sa soufflait déjà assez.
Le temps passa plus rapidement ensuite. Ils atterrirent enfin. Le voyage avait été long, et se dégourdir les jambes maintenant était une bonne chose. Callan n'aurait pas supporté de rester le cul posé encore longtemps, et pourtant il était patient. Les rues étaient grandes et larges, parfait pour une métropole. Suivant le groupe, il dût réprimer un rire qui en surpris certains lorsque l'homme leur annonça que les vêtements n'allaient pas du tout.


« On s'est fait chier à s'habiller comme des.. ploucs ; pour être polis ; pour les changer ici. J'veux pas ressembler à un pecnot du coin Major, s'il vous plait ne me forcez pas à mettre leurs fringues. »

Ce dernier ne répondit pas. Callan avait perdu, il allait devoir changer de fringues. Il suivit Jotaro et remarquèrent que les bâtiments étaient étonnamment bien foutus pour une ville. Sa donnait l'air d'être dans un jeu vidéo assez futuriste, c'était classe. Ils mirent du temps à trouver un magasin aux attentes du groupe et de Jotaro. Ce dernier eut une petite conversation avec le marchand du coin qui les dévisagea d'un simple regard, tel des clodos échappés des rues. Il sourit néanmoins lorsque le vendeur qualifia Sherman « d'enrobé ». Voyant que ce dernier allait peut-être lui sauter dessus comme un Buldog, il se recula d'un pas ; il voulait voir ça, mais rien ne se produit, Sherman se dirigea vers l'essayage. Reportant son attention vers le vendeur, il prit la parole.

« Sa va on est pas non plus des sans abris, j'ai vu pire dans vos rues. »

Se dirigeant vers la cabine derrière Sorrens, il lança un regard de défi au vendeur. Il avait cas répondre, il verrait. Lorsque Sorrens ouvrit la porte qui menait aux cabines, elle se figea, comme le Major. Callan regarda Vincent et Sherman qui avaient l'air assez perdus. Que ce passait-il ? Qui était ce mec qu'ils venaient de voir. Le Major leur expliqua brièvement qu'ils étaient en face d'un Goa'uld. Quelle chance ! Dans une cabine d'essayage ! Il avait une forte envie d'exploser de rire devant la situation qui n'avait rien d'hilarant. Il regarda la scène se prolonger, paré à toutes éventualités...
Il se promit de vérifier les poubelles dehors une fois ressortis. Les Jaffas étaient peut-être embusqués dans les ordures, attendant le moment propice pour attaquer les Terriens...
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MessageSujet: Re: MJ Sensations par Nathalie   Mar 5 Jan - 13:52

«Mon Seigneur ! Nous avons trouvé un sentier ! Il longe la vallée et nous permettra surement d'en sortir.»

Très bien. Allons.

Le voyage serrait long, mais Ba'al le savait. En venant sur cette planète par la porte des étoiles et en armée réduit, il espérait bien augmenté ses chances de trouvé l'arme. Une arme qui pourrait le mené à la tête de la galaxie, comment ne pouvait t'il pas y aller ? Le goa'uld aurait bien préféré venir en vaisseau, mais trop de défaite il a déjà subit depuis un moment et la victoire contre ce peuple n'est pas certains du tous. Surtout qu'ici, personne ne le reconnaitrais, le monde goa'uld est inconnu. Rien ne pouvait donc s'opposer à sa marche vers la forteresse.

Le Dieu avait tous de même prit la peine d'emmener avec lui, parmi ses meilleurs guerriers, cinq jaffas pour assurer sa sécurité, on ne sait jamais ce qui peut se passer. De plus, en cas de danger, il ne lui faudrait que quelques secondes pour avertir grâce à un émetteur, sa flotte, stationnant dans le système voisin, pour le téléporter et disparaître.

Avançant dans le sentier depuis plusieurs heures, Ba'al ne fatiguait pas mais sentait monté en ses jaffas de la confusion. Mais aucun signe le montrait, alors il ne dît rien. Rien ? Jusqu'à ce qu'un de ses jaffas quitta les rend pour avancé vers la forêt. A ce moment là, le dieu intervenu :

Jaffa, Kree !

Mais cela ne suffisait pas, le soldat ne se retourna même pas.

Reviens immédiatement ici, où je te fais exécuté !

Sur ses mots, les quatre autres jaffas préparèrent leurs armes, au moment où le cinquième jaffa tomba au sol et se fît attaquer pas des millions de petites bêtes. Ba'al ne voulait pas les attirés vers lui et ordonna aux jaffas restant de continuer chemin, laissant maintenant, un squelette dans la forêt.

La marche fût longue et douloureuse pour Ba'al. Non, il n'avait rien subit mais un à un, ses jaffas furent attirai vers la forêt, comme déboussoler et quelques secondes après, il n'en restait plus qu'un jaffa. Comment cela se fessait t'il ? Il n'en savait rien. Mais lui, se sentait protéger par son symbiote. Même si il se retrouva maintenant seul, il hésita un moment à partir, mais décida finalement de continuer. Marchant deux jours sur le sentier, le goa'uld finît par sortir de la vallée. Il arriva devant une sorte de parking, où se trouvait une étrange plaque. Montant dessus pour essayer de voir à quoi cela pouvait servir et surtout comment l'utilisai, un voix lui dît :

«Toucher pas à sa, vous ne serez pas vous s'en servir. Je peux vous conduire si vous voulez.»

Se retournant, il vît un homme. Cet appareil était donc un moyen de transport. Une chose intéressante. Mais il n'avait pas besoin d'un chauffeur. Il voulait y aller seul, il ne fessait confiance à personne. L'homme ne voulant pas lui expliquer le fonctionnement sur simple question, Ba'al décida de le torturé. Il manquait un peu de distraction et au bout d'un moment, l'homme cracha le morceau. Ba'al en finit avec la vie de ce pauvre homme et fit décoller la plaque.

Après pas mal de temps, Ba'al arriva dans une ville. De ce qu'il avait comprit, c'était la capital. Pendant deux jours, il c'était fait discret, essayent de trouvé des informations. Passant devant une boutique vendant des habilles, l'homme y travaillant, se moqua de ses vêtements. Si ce ne serrait pas devant tant de monde, le dieu lui aurait déjà ôté sa vie, mais là, il ne peut pas.
Entrant dans la boutique, se fessant discret en écoutant l'homme, il se dirigea vers une cabine pour enfilé les habilles qu'on lui avait donner. Sortant de la cabine, il ne comprit pas grand chose, mais se retrouva cloitré de nouveau dans une cabine, une femme face à lui. Il ne mit même pas une seconde à la reconnaître. Une tok'ra ici ! Et lui n'avait pas d'arme. Des tau'ris devaient surement être avec elle. Le goa'uld n'avait pas le choix. Il devait défendre sa peau.

On dirait qu'on cherche la même chose.

Sa vie contre des informations, cela ne pouvait être la seule solution. Lorsqu'il sera devant l'arme, il avisera.

J'ai des informations importantes sur l'arme et le moyen de la trouvé et déjouer les pièges dans la forteresse. Je pourrais vous aidez.

Bien qu'il ne supportait pas les tok'ras, il n'avait pas le choix. Sa vie était entre les mains de celle-ci. Une goute de sueur tomba le long de sa joue, il espérait qu'elle ferrait le bon choix, pour lui.

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MessageSujet: Re: MJ Sensations par Nathalie   Jeu 7 Jan - 1:48

Il venait enfin de sortir de ce tunnel lumineux. Il s’était cru dans une de ces attractions immenses que l’on trouve dans les foires américaines, bien sûre ce manège était beaucoup plus rapide… Cependant ce fut l’obscurité qui l’accueilli. Il alluma sa lampe torche et balaya la salle du regard. Soudain il entendit le scientifique s’exclamait… Eclairant des énormes rats. Vincent n’avait pas peur de ces rongeurs.. Il pouvait presque dire qu’il avait eu l’habitude il fut un temps dans voir constamment sur le site dans lequel il travaillait. Cependant cet vue ne lui était guère agréable c’est pourquoi il avança rapidement suivant le reste du groupe. Vincent observa avec curiosité le liquide jaune qui sortait du corps de l’animal.. Il se demandait bien comment cet sorte de tortue sans carapace pouvait s’appeler…
Le major eut alors la brillante idée de faire une blague, cela fit sourire le jeune archéologue. Apparemment le militaire avait trouvé sa tête de turc. Une tapota légèrement l’épaule de Sherman et continua son chemin à son tour.
Après quelques minutes, l’équipe SG arriva enfin a sortir de cette foutu grotte. Les muscles du jeune homme se détendirent légèrement grâce à la température qui augmentait progressivement. Une fois dehors le soleil était bel et bien présent. Vincent esquissa. En effet le paysage était vraiment splendide.
Le militaire posa alors une question qui coulait de sens… En effet pourquoi cette endroit était-il encore presque désert ? En effet sur terre les touristes auraient déjà tout envahis… Et des papiers de chocolat ou autres déchets traineraient négligemment sur le sol.
Soudain une voix sortit de nul par, tous se tournèrent vers l’homme qui venait de parler. Il se nommait Jotaro. Ce nom lui faisait pensait au mot javelot… Il le retiendrait alors facilement.. Surtout qu’il avait toujours le chic pour se souvenir des noms des personnes qu’il rencontrait. Vincent comprit
C’est alors que cet.. Alien ? Leur demanda de se méfier de ces magnifiques chants qui pouvaient être très dangereux. Il fit directement le lien avec les mythes concernant les Sirènes, surtout que le passage des sirènes dans Ulysse était l’un de ses passages préférés. Alors qu’il commençait déjà a ne plus faire attention réellement a ce qui l’entourait et qu’il écoutait le champ de ces animaux de malheurs, Sherman vient sans le savoir venait de le tirer d’un beau rêve.


« Oui vous avez raison, on aurait envie de s’installer sous un arbre et lire tranquillement… »

Soudain le groupe s’arrêta brusquement, tellement brusquement que l’archéologue faillit entrer en collision avec Callant. Une envie de vomir se déclara lorsqu’il vit le cadavre de l’homme a terre…
Ils passèrent rapidement leur chemin et arrivèrent enfin dans un moyen de transport qui ressemblait fortement à des véhicules de science fiction. Vincent observa avec attention les gestes de Jotaro. Soudain des hiéroglyphes apparurent autour d’eux. Aucun symbole n’était d’origine Gaould apparemment ce qui était une bonne nouvelle.
Soudain le scientifique fit quelque chose qu’il aurait du peut-être s’abstenir… Cette mésaventure avec l’urinoir de l’engin fit beaucoup rire Vincent. Puis durant tout le reste du voyage Vincent regarda attentivement ce que Sherman avait trouvé comme télé. Jonglant entre l’écran et les hi géoglyphes avec parfois des motifs bien étranges…
Ils arrivèrent enfin en ville après plusieurs heures de voyage. Vincent sortit du véhicule et s’étira longuement tout en observant cette nouvelle ville qui s’offrait à lui. Il ne comprit pas vraiment pourquoi Jotaro disait que leur vêtement était absolument pas convenable a la coutume d’ici… Et il comprit rapidement pourquoi lorsqu’il vit passer une jeune femme avec une robe jaune fluo et des bottes roses fluo également… Il espérait juste très fortement que ce n’était pas ce genre de vêtement là qu’il allait devoir porter… Vincent sourit amicalement a Callan… Il comprenait sa douleur.. Et était compatissant puisque lui aussi avait peur de ce qu’était la façon particulière de s’habiller de nos jours des explorateurs.
Ils entrèrent dans un magasin… La réaction du vendeur agaça profondément le jeune archéologue mais il ne dit rien… Il adorait ces vêtements là lui… C’est alors que le blondinet leur donna des vêtements à la mode d’ici… Il détestait les gilets … Le jeune archéologue soupira…
Tous se dirigèrent vers la partie cabine du magasin. Soudain quelque chose d’étrange ce produisit. Vincent ne comprit pas du tout la réaction de la jeune tokra… Elle venait de s’enfermer dans une cabine avec un type…

« Qu’est qu’elle fabrique ? C’est qui cet homme ? » demanda-t-il simplement. Après la réponse du major il comprit enfin la réaction de la jeune femme. Curieux, comme a son habitude, de savoir ce qui se disait dans cette petite pièce il posta devant la porte tendant l’oreille au moindre bruit.
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MessageSujet: Re: MJ Sensations par Nathalie   Lun 11 Jan - 0:37

La salle commune de l’auberge était brillamment éclairée avec, vu l’heure tardive, à peine le quart de ses tables occupées. Quelques serveuses, habillées un peu plus chaudement que durant la journée, portaient des chopes d’une boisson comparable à de la bière et circulaient parmi les clients tandis qu’un murmure de conversations résonnait en basse continue sous de douces notes de musique. Les clients, certains une pipe serrée entre les dents et d’autres occupés à jouer aux cartes, avaient l’allure d’officiers profitant d’une permission. Un feu brûlait avec entrain dans les longues cheminées aux deux bouts de la salle et pourtant, quand bien même il n’y aurait pas eu ces flambées, l’atmosphère aurait encore était accueillante. C’était la magie Tarédienne : l’aspect antique et fantaisiste de la citée qui se mêlait parfaitement avec l’avancée technologique du peuple. La patronne les attendait impatiemment.
Le brouhaha de la ville eut tôt fait de noyer le rire de Sherman –s’il s’agissait bien d’un rire–. Voilà une bonne demi-heure que lui, Vincent et Callan discutaient. Sorrens et Jotaro marchaient à l’avant du groupe, puis venaient Ba’al et le major. Les trois autres fermaient la marche. La nuit était tombée depuis un bon moment, et ils n’avaient toujours rien mangé.

« Excusez moi de vous reposer la question, mais … Où allons-nous ? On marche depuis une bonne heure, et vos habits ne sont pas très chaud…
-Je vos emmène dans une auberge ! Arrêtez de râler ! Et regarder ce qui vous entoure. La capitale est une ville nocturne. Certains l’appellent ‘la ville qui ne dort jamais.’ Sachez qu’en cette heure, malgré toutes ces personnes qui vous entourent, les rues sont dites vides, et que dans une bonne heure, la soirée va vraiment commencer. Et chacun des bâtiments sera éclairé de milles couleurs différentes. Certains disent que de l’espace on voit la capitale briller comme le soleil durant le cours de la nuit…»
Une nouvelle fois Sorrens se retint de tous les remettre à leur place. Cette mission empirait de minute en minute : les Terriens étaient des incapables, elle avait un Goa’uld sur les bras, et une salopette terriblement inconfortable. Elle ralentit son allure et se retrouva aux côtés de son ami intime, Ba’al. Après quelques minutes de tension, elle le regarda du coin de l’œil, et le symbiote Tok’ra prit la parole. Se fut d’abord des mots dignes, puis des avertissements, puis des insultes. Le faux-Dieu resta de marbre mais ne put s’empêcher de faire quelques commentaires.
« Du calme tout les deux. Les gens nous regardent bien trop à mon goût. »
Lors de leur sortie du magasin, le vendeur leur avait à nouveau fait comprendre qu’ils formaient un groupe cocasse, et que le petit gros était un drôle de gaillard. Il avait aussi lâché dans un murmure ‘La différence entre des sans abris et vous, c’est qu’eux, au moins, ne puent pas.’ a l’adresse de Callan. Depuis ce moment là, ils n’avaient que fait marcher à travers les immenses rues, toutes splendides et qui reflétaient les doux rayons du soleil couchant. Il était notable l’effort que faisait le gouvernement pour intégrer des touches de nature dans cette cité : parcs, cours d’eau, champs de fleurs et même des pousses d’arbre sur les façades des bâtiments… Ils étaient même passés au dessus d’un immense étang artificiel à l’aide d’une plaque qui servait de bac. Cet étang faisait ressembler une partie de la ville à Venise.
Certaines rues changeaient du tout au tout. L’on passait de bâtiments sculptés à de simples immeubles recouverts d’écrans holographiques. Jotaro leur expliqua que ces bâtiments étaient pour les personnes les plus démunies, et que ces quartiers n’étaient pas très surs lorsque l’on se baladait seul.

« Dire qu’en Alencia le trajet n’aurait duré que quelques minutes … » Ronchonnait Jotaro depuis une bonne heure.

L’Alencia était une sorte de fusée souterraine, dont le principe était le même que le métro terrien. Lorsque le groupe était entré dans la station, l’Adaria leur avait expliqué à plusieurs reprise le fonctionnement des bornes de passage : elles ressemblaient aux boites de départs dans les hippodromes et il fallait appuyer sur les portes avec les deux mains tout en disant une phrase absurde à voix haute –‘Je suis Adarian. J’aime l’Adar !’- pour qu’elles s’ouvrent. Lorsque Callan, Vincent et Sherman essayèrent, les trois vécurent la même déception. Au bout de la quatrième tentative, Sorrens et Ba’al eurent la même réaction et se mirent à les injurier en cœur. Une fraction de seconde plus tard, les trois hommes répondaient aux injures et la station se transformât en ring : Terriens contre symbiotes. Cinq fous au milieu d’un peuple paisible. Il ne fallut pas plus d’une minute pour que des forces de l’ordre arrivent. Dans un dernier regard de détresse, Jotaro versa une larme.
« Courrez … »
Alors, se fut la débandade et la course poursuite commença. Sherman esquiva plusieurs assaillants et bouscula plusieurs personnes, Vincent tenta de se fondre dans la masse et finit presque à quatre pattes, tandis que Callan courait comme un Jamaïcain s’arrêtant parfois pour donner des baffes.
Ba’al et Sorrens courraient côte à côte, prêt à tous moment à faire trébucher l’autre pour s’en débarrasser ; mais vint le moment fatidique où ils se retrouvèrent face à un mur. Les autorités n’étaient plus très loin. Ba’al, dans un geste de désespoir, prit la Tok’ra dans ses bras et fit mine de l’embrasser tout en se jetant dans la foule : ils réussirent alors à passer inaperçus. Sorrens recula alors brutalement et lui cracha presque ces paroles « Vous y êtes allé forts ! Misérable ! ». Avec un sourire, Ba’al répondit simplement « Les femelles me disent toutes cela… ». Ils se remirent en route.
Le Major Hazdot et Jotaro furent les premiers dehors, et au bout de quelques minutes, les autres arrivèrent.


« Vous m’en avez fait vivre des choses terribles … Mais voilà l’auberge. Enfin… » Il avait l’air exténué, et lorsqu’il sonna, il murmura « S’il vous plait, chers Dieux, faites qu’elle se dépêche. ». Ba’al, se sentant concerner par ces paroles, faillit s’avancer mais se retint en voyant le regard flamboyant de Sorrens.
Une enseigne se balançait au vent au-dessus de la porte de l’auberge aux murs enduits de blanc : on y lisait « Chez Jasmine ». La porte s’ouvrit et le major eut une bouffée de chaleur en voyant l’hôtelière. C’était une jolie femme pas très âgée, avec des yeux marron et des tresses couleurs de miel blond ; son voile ne cachant pas une bouche charnue en cerise. La jeune femme connaissait manifestement bien Jotaro. Avec des sourires accueillants pour Vincent, George, Callan et Ba’al, elle leur donna ses trois dernières chambre à un tarif inférieur à celui en vigueur. Le Major s’assura que lui et Callan aient celle au plus grand lit puisqu’ils allaient surveiller Ba’al. Sorrens se retrouvait avec Sherman, et Jotaro avec Vincent.
Jasmine fournit aussi un salon particulier dans lequel ils allaient enfin avoir le droit à leur repas. La salle était ovale et une table bien assez grande pour tous se trouvait en son centre. Les murs étaient blancs mais de nombreux motifs noirs et légèrement colorés le recouvraient. Au grand étonnement de tous, une aération se trouvait au dessus de la porte, et un autre au centre de la table.

« Prenez place mes amis. Nous allons entamer le repas. »
Jotaro prit place en bout de table et le major s’assit en face de lui. Les autres s’assirent au bonheur la chance. Vincent et Sherman demandèrent en cœur ce qu’ils allaient manger.
« Du Stefinois assaisonné de Lillais. C’est une viande des plus savoureuses … »
La bave coulait le long des bouches des Terriens. Soudain, un serveur et une serveuse, peu vêtus mais voilés, entrèrent et tous contemplèrent deux assiettes d’une sorte de rôti d’agneau bien fumant. Le serveur s’approcha de Sorrens et la serveuse de Sherman. Ils leur mirent les assiettes sous le nez durant quelques secondes et alors qu’ils allaient se jeter dessus pour les prendre, les deux Adarians se déplacèrent avec agilité vers les autres. Et se fut la même scène.
« Le plat vous plait-t-il ? » Demanda Jotaro une fois que tous l’eurent humé.
Un oui d’affamé fut l’avis général.

« Alors soit. Posez les plats s’il vous plait. »
Comme demandé, les plats furent placés au centre de la table, au niveau de la grille. Une ventilation s’alluma sous cette dernière une fois que les serveurs eurent fermé la porte et l’odeur de la viande se répandit dans la salle.
« Régalez vous. » Personne ne comprit. Où étaient les couverts ? Etait-il fou ? La question tomba de la bouche de Callan. Comment devait-il manger ? « Et bien voyons ! De façon olfactive ! » Blanc … « Nous ne mangeons que très peu à l’aide de nôtre bouche. Voyez vous, les animaux se font rare sur cette planète et cette manière de manger nous permet de les préserver le plus possible. Et c’est très nourrissant. » Blanc. « Cela a d’ailleurs régler le problème du poids. » Blanc, et regard indéchiffrable de Sherman.
Soudain chacun ressentit une drôle de sensation. Ils avaient l’estomac vide, et pourtant leur corps disait clairement qu’il était repu. Le goût de la viande imprégnait leur bouche, leur narine, et étrangement, quelque chose dans ce qu’ils humaient les rendait d’humeur joyeuse. Même Sorrens transforma son hideuse grimace de mécontentement en un magnifique sourire et entama une discussion avec Callan Kobe. Cette façon de manger leur permettait de reprendre des forces tout en discutant et gesticulant.

Lorsqu’ils revinrent dans la salle commune, rien n’était pareil. Elle était pleine alors qu’ils étaient désormais en plein milieu de la nuit et la musique résonnait dans toute la salle. Les tables avaient été déplacées, et les âtres éteints. La bière coulait à flot, les gens buvaient, sautaient, dansaient, rigolaient, la lumière jaillissait des murs sous de multiples nuancés de couleurs splendides. Une boîte du futur. Chacun fit comme il le sentit, et même Sorrens se lâcha. Elle savait que Ba’al avait bien plus besoin d’eux, qu’eux n’avaient besoin de lui. La major fonça droit dans la foule et chercha de belles fesses au milieu des 70 personnes qui les entouraient.


« Et vous ? D’où venez-vous ? Pourquoi êtes-vous entré dans le programme porte des Etoiles ? »
Cela faisait une heure qu’ils avaient regagné les chambre et depuis une demi-heure Ba’al ronflait comme un porc et non à la façon raffinée des Dieux. Callan et George avaient décidé d’entamer la discussion. Surtout que d’après Jotaro ils auraient tout le temps de dormir le lendemain dans l’Aladine durant le trajet. « Vous avez de la famille ? »
Dans la chambre d’à côté, Sorrens et Sherman se trouvaient dans le même lit. Ils avaient essayé de savoir qui dormirait dans le fauteuil, mais aucun des deux n’avait lâché prise. Bien qu’ils fussent à l’opposé l’un de l’autre, ils discutaient de tous et de rien.
Vincent était le seul Terrien à dormir. Il était avec quelqu’un qui n’était pas Jotaro –qui lui était allé rejoindre Jasmine–. Cette personne avait une jolie poitrine, qui lui servait actuellement de coussin, de jolis cheveux blonds et de beaux yeux bleus. Il avait testé un nouveau modèle de préservatif tellement plus agréable… Il dormait comme un bébé.

Sur Tareda les journées n’étaient pas de 24 heures mais de 34 heures. Les Terriens furent les premiers debout et Jotaro ne se leva qu’après 12 heures de sommeil. Le major fit d’ailleurs un léger commentaire là-dessus à son équipe.

« Faut dire que lui il a eu de la compagnie au lit … Le veinard … »
Vincent sourit.
Le déjeuner se passa de la même façon que le diner. Mais cette fois l’odeur, qui ne plaisait pas à tous, n’était comparable à aucun mets Terrien. Pourtant, elle les mit à nouveau de bonne humeur et les discutions fusèrent.
Jasmine leur confia un Aladine encore plus grand que le premier dans lequel ils avaient voyagé. Il y avait même un coffre à l’arrière, dans lequel il y avait des armes et de quoi subvenir à tout durant le voyage. Cette fois, Jotaro ne prit pas place à l’avant, mais derrière le siège du conducteur. Ba’al lui demanda qui allait conduire, et dans un sourire empli de joie de vivre, l’Adarian répondit :

« Vous tous. Vous allez tourner. Vous êtes sur ma planète, autant vous habituer à nos coutumes. Et puis si quelque chose tourne mal, il faut que vous puissiez revenir par vos propres moyens. »
Un sentiment de malaise mais aussi d’excitation se fit ressentir chez les Terriens. Le premier pilote serait Sorrens qui avait enfin perdu toute sa mauvaise humeur et qui devenait rayonnante, et d’autant plus craquante.
« Alors. Le pilotage se fait en majeur partie à l’aide des mains et des écrans holographiques. D’abord mettez les gants qui se trouve devant vous, et qui vous relieront à l’Aladine. Ensuite, ce que vous devez savoir c’est que pour régler l’altitude c’est avec la main droite, pour se diriger c’est à l’aide de la main gauche, et pour régler la vitesse, c’est les deux mains ou en gérant les écrans holographiques. A vous de voir. Sur les écrans holographiques, vous gérer aussi tout ce qui concerne l’Aladine ; par exemple la force d’attraction des sièges. Une fois que vous maitriserez l’appareil je vous apprendrai à faire des galipettes, mais cela demande une très bonne coordination. Si tout le monde a compris, on y va ! »
Jotaro mit de la musique et chacun s’assit sur l’Aladine. La Tok’ra décolla lentement mais surement. Etrangement tous croisaient les doigts, et même Ba’al priait. Une fois dans les airs, Sorrens faillit entrer en collision avec de nombreux autres appareils et elle ne faisait qu’accélérer et ralentir. Il lui fallut dix bonnes minutes pour commencer à prendre le coup de main. Le voyage débuta alors. Chaque demi-heure ils tournaient. Le major prit la suite de Sorrens et évita de justesse un bâtiment, puis se fut Sherman qui fut plus doué que les deux autres et qui tenta même de petites expériences folles sous les insultes de Sorrens, qui … souriait : Peut être les deux étaient devenus légèrement complices... Vincent, fut le plus près du désastre, mais une fois qu’il fut au point, il se sentait animer de milles feus. On sentait dans la conduite de Callan l’homme assuré, et l’envie de s’éclater. Ba’al avait déjà conduit un de ces engins, mais il prenait un grand plaisir à le conduire. Et durant sa demi-heure de vol, il réussit à oublier qu’il était avec une Tok’ra et des Terriens.
Durant le trajet, les questions fusèrent –Et Jotaro tâchait de répondre à toutes les questions qu’on lui posait !–, les jeux débiles s’enchaînèrent, et la discussion ne manquait pas.


Voilà… Comme toujours j’espère que le post vous plait. S’il y a des descriptions qui vous restent obscures, demandez-moi Wink. En revanche si c’est des conditions sociales, ou des raisons du comportement du peuple ou … Je ne sais pas … Demandez à Jotaro ! C’est le but ! Je pense aussi que vous avez remarquez que dans ce post j’insiste sur le fait qu’il y a des Dialogues, alors allez-y ! Parlez !
Ensuite, n’hésitez pas à mettre plein de choses personnelles. Je me répète, mais moi je plante le décor. C’est tout. Par exemple si durant la fête vous voulez faire des rencontres, faites-le. Tant cela vous sauvera la vie vers la fin de la mission si vous repassez dans la ville et que vous êtes poursuivis ! C’est votre mission, c’est mon décor.
Voilà ! Bonne chance et Ayez du plaisir ! C’est la base Wink. Je vous laisse 6 jours. Si vous répondez tous avant je répondrai moi aussi avant.


Dernière édition par Nathalie Wells le Sam 16 Jan - 17:51, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: MJ Sensations par Nathalie   Sam 16 Jan - 3:12

Ils avaient enfin terminé leur nouvelle emplette. En effet après quelques heures de recherche de quelque chose qui convenait à tout le monde, ils sortirent du magasin en compagnie de deux serpents... Un Goauld et une Tokra... Etrange combinaison. Vincent regarda autour de lui... Il faisait vraiment une drôle d'équipe...Il se retrouva ensuite à côté de Callan avec lequel il décida d'engager une nouvelle conversation avec le plus jeune de militaire. Il apprit alors qu'il s'appelait Callan Kobe.

"Alors dites-moi tout ! Vous avez de la famille ? Des amis ? Une petite amie ? C'est votre première mission à travers la porte ? "

Les questions s'enchaînaient et les plaisanteries également. Apparemment les deux hommes s'entendaient à merveille. La nuit commençait à tomber, le soleil disparaissait derrière les grands bâtiments. Bientôt il fit nuit entièrement. Vincent marchait sans broncher, il aimait la marche après tout. Soudain le major perdit sa patience, à noter qu'il n'en avait pas beaucoup. Jotaro répondit avec agacement ce qui fit sourire le jeune archéologue. L'alien leur annonça alors qu'ils se dirigeaient vers la grande capitale. Lorsqu'il la décrit de nombreux souvenirs remontèrent aux yeux du terrien. " La ville qui ne dort jamais" ... Cela lui faisait penser à la magnifique New-York City. Il avait vécu des moments magiques là-bas, il y retournerait surement avec son meilleur ami, faire de nouvelles folies. Le pauvre archéologue fut alors sortit de ses rêveries part une dispute qui avait éclaté entre les deux symbiotes... Vincent soupira agacé et remercia mentalement le major de leur faire cesser leur chamaillerie.

Vincent observa avec attention autour de lui, tout était vraiment très beau. La lumière du soleil donnait une aura très particulière à la ville. Leur marche déboucha sur un magnifique point d'eau. Les rayons y étaient reflétés et de nombreuses lueurs colorées dansaient sur l'eau. C'était simplement splendide. Venise... Ce fut l'une de ses prochaines pensées, tout cela ressemblait tellement aux lumières de la magnifique ville de l'Italie. Il y avait pensé quelques mois là-bas et c'était l'un de ses plus beaux voyages. Vincent accéléra le pas pour se retrouver auprès de Jotaro.


" Jotaro dites moi... Y a-t-il plusieurs langages dans vos villes ? " demanda-t-il par curiosité.

Par la suite l'alien nous expliqua que l'Acencia était une sorte de métro. Vincent trouva réellement ridicule la petite phrase qu'il fallait dire pour pouvoir entrer dans le transport... Il s'avança vers la porte et posa ses deux mains dessus et dit la phrase.


"Je suis Adarian. J'aime l'Adar !"

Il fut horriblement déçu de ne pas voir les portes s'ouvrirent à ses paroles... Comme dans Aladin... Son petit rêve de garçon venait de se briser... Il se recula et croisa les bras en sentant sa mauvaise humeur monter doucement en lui. Il détestait que la technologie, qu'un robot, lui résiste. C'est pourquoi, dés que les deux serpents s'énervèrent contre les terriens, d'une même voix, Vincent se retourna vers eux, le regard noir. Puis se laissant emporter par la fugue des autres terriens, il se laissa également aller à quelques insultes.

" Si vous vous croyez si malin vous m'avez cas essayez vous-même espèce d'imbécile !"

La voix, apparemment peinée, de Jotaro vint jusqu'à ses oreilles.. Il regarda autour de lui.. Il avait compris.. Il était allé beaucoup trop loin.. Ce qui semblait être les forces de l'ordre pointait leur nez...

*Merde...*

Il se fit alors a courir, après avoir lancé un regard au major comme pour se donner rendez-vous à la sortie. Il s'éclipsa, essaya tant bien que mal dans la masse. Heureusement qu'il avait ces nouveaux vêtements, car bien qu'il ne les aimait pas du tout il devait avouer que c'était bien à la mode de la ville. Il sortit enfin de cette affaire, lançant au passage un regard noir aux deux serpents... Il sentait que le voyage allait être pénible, plus qu'il ne le pensait.
Ils continuèrent de marcher quelques minutes, racontant chacun leur péripétie. L'équipe arriva enfin de l'auberge dont parlait tant Jotaro.


*Chez Jasmine.. Ca promet on se croirait dans Aladin...*

Son désenchantement fut de courte durée lorsqu'il vit la magnifique jeune femme ouvrit la lourde porte de l'auberge. Elle était plutôt jolie, son visage était fin et candide, ses yeux étaient d'un jolie chocolat-noisette. Sa bouche semblait délicieuse et douce, de plus que ses cheveux encadré avec grâce son doux visage. Ils entrèrent un part un saluant la jeune fille. Vincent lui fit un de ses sourires ravageurs et la jeune fille rougit avec un fin sourire se dessinant sur ses lèvres.L'équipe loufoque se sépara en binôme pour les chambres. Vincent fut heureux de constater qu'il était avec Jotaro. Il pourrait enfin lui demander de lui instruire la signification des symboles qu'il avait remarqués. Une fois qu'ils furent installés Vincent s'avança vers l'Adarian et engagea une discussion. Après une petite heure ils décidèrent de descendre dans le petit salon que la jolie Jasmine leur avait gentiment prêté et finirent par déclarer que c'était l'heure de manger.
En effet le jeune archéologue avait vraiment faim c'est pourquoi il s'empressa de demander ce qui leur avait été préparé. Lorsqu'il se rendit compte qu'il l'avait demandé en même temps que Sherman il se sentit légèrement ridicule.

On leur présenta par la suite des plats, que tous acceptèrent avec impatience. Vincent se demandait cependant à quoi pouvait ressembler un Stefinois... Les plats furent placé au centre de la table. Tous attendaient avec impatience le début de ce festin. Après que les serveurs furent sorti de la salle et eurent fermé les portes, une sorte de ventilateur démarra. Imprégnant la pièce de la douce odeur de cette viande. Lorsque Jorato leur dit avec bonne humeur de se regarler alors qu'il n'y avait ni couvert, ni assiette, Vincent ne bougea pas d'un pouce. Il ne comprenait pas ce qu'il ce passé.. Comment devaient-ils manger ? Ce fut Callan qui posa la question et Vincent lui en fut gré.
L'archéologue resta bouche bée... Manger de façon olfactive ? C'était quoi encore que cette idée étrange... Alors qu'il commençait à s'inquiéter pour son petit ventre qui n'allait pas être nourri dans le sens terrien du terme.. Il ressentit alors une drôle de sensation... Il n'avait pas prit une seule bouchée de cette viande et pourtant.. La faim, qui était il y avait encore quelques minutes, avait disparu... C'est alors que Vincent fit le rapprochement... Cela était une façon de manger magnifique.. Il se demandait si sur terre c'était possible à mettre en place... Cela ferait disparaitre la famine de tous les pays du monde ! Et empêcherait le nouveau syndrome de l'obésité de se répandre sur la terre... Le jeune garçon ne savait pas du tout comment tout cela marchait, mais il était fasciné...

Lorsqu'ils revinrent enfin dans le salon après un diner pas comme les autres, la salle était pleine à craquer. Les coeurs étaient à la fête. Vincent salua ses compagnons d'un sourire et se dirigea vers le bar gouter la boisson qui ressemblait a de la bière. Accoudé au bar il observait avec le sourire toutes les personnes dansant des danses qu'il ne connaissait pas du tout... Tout cela était si magique qu'il avait peine à croire que tous ceux -ci n'était pas un rêve... Soudain une jolie voix retentit à ses oreilles. C'était une magnifique jeune femme aux cheveux de blé et au regard saphir


" Bonsoir " Dit-elle avec un immense sourire. Vincent lui souria à son tour, levant son verre vers elle.
" Vous êtes un voyageur ? " demanda-t-elle toujours aussi souriante et resplendissante.
"Oui je viens de très trés loin ! " réponda-t-il avec enthousiasme. " Je me nomme Vincent et vous ? "
"Je m'appelle Océane "

Ils discutèrent durant longtemps de rien et de tout. Vincent fixait avec intêret les danseurs sur la piste. Soudain la jolie blonde se leva, elle tituba légèrement, les boissons qu'ils venaient de boire lui avaient un peu monté à la tête.

"Allez ! venez !on va danser !" dit-elle lui tendant la main vers lui. Vincent fut surpris et ajouta immédiatement.

" Je ne connais pas du tout ces danses et je risque de..." Océane le coupa dans son élan d'explication.
[color=violet]
" Vient."[color] Dit-elle lui attrapant le poignet. " Je vais t'apprendre ne t'inquiètes pas."

L'archéologue sourit. Il finissa rapidement sa boisson et se laissa guider. Il essaya de comprendre la danse que lui expliquait la jeune et jolie Océane.
De file en aiguille ce qui devait arriver arriva. Ils venaient de s'embrasser. d'accord avec timidité puis avec beaucoup plus de sensualité. Ils savaient tout deux que c'était l'histoire d'une nuit. Ils savaient également que l'alcool qu'ils avaient bu et la fièvre de la fête ne les aidaient pas a garder leur self control. Mais ils s'en fichaient tout les deux. Ils étaient juste deux personnes qui s'étaient trouvé, qui s'étaient plutôt bien trouvé.
Océane lui prit la main et le guida dans sa chambre. Une fois a l'interieur, elle ferma la porte derrière elle. Ils entendaient tout les deux les deux clics qui spécifié que la porte était maintenant fermé a double clef. Vincent souria et s'avança vers la jeune fille qui était toujours dos à la porte. Il l'embrassa avec fougue et elle fit de même commençant lentement a enlever leur vêtement respectif. Ils firent l'amour durant toute la nuit, passant de la douceur à la violente passion. Ce fut une nuit remplit de plaisir de nouvel horizon.

Le lendemain matin Vincent se réveilla avant sa belle. Il la regarda alors avec un sourire attendri. Elle était allongée sur son torse et ressemblait à un ange. De plus les rayons de soleil naissant venait éclairé délicatement sa douce chevelure dorée.
Le terrien regarda sa montre, il devait se lever et se préparer, c'était bientôt l'heure du départ. Il se déplaça délicatement la jeune femme de son corps et se dirigea vers la salle de bain. Dés qu'il fut sorti de la salle d'eau il la vit, elle l'attendait avec un sourire.


" Tu t'en vas ?" demanda-t-elle innocement.
" Il le faut bien ils seraient capable de partir sans moi." dit-il avec humour. Il caressa délicatement la joue de la jeune fille.
" Aurevoir dans ce cas " dit elle offrant ses lèvres. Vincent y déposa alors un tendre baiser.
"Aurevoir" dit-il à son tour. Il lui sourit, se leva et juste au moment de passé la porte Océane l'appela par son prénom. Il se retourna et l'écouta.
" Si jamais tu repasses par ici. Pense à moi." Elle lui lança alors quelque chose qu'il attrapa au vol. C'était un pendentif, avec inscrit dessus quelque chose avec ses étranges symboles.. Vincent sourit.
" Amuse toi bien a décoder tout ça. Et bon courage pour le reste" dit-elle. Vincent s'avança de nouveau vers elle et l'embrassa tendrement. Leur deux regards saphir se mélèrent.
" Ne t'inquiètes pas Océane. Je ne t'oublierai pas" sur ce il sortit enfin, fermant la porte derrière lui. Il enfila alors le pendentif autour de son cou et cacha sous ses vêtements. Ce n'était pas une histoire d'amour entre eux.. Ils ne s'aimaient pas réellement ce connaissant à peine.. C'était juste une promesse de ne pas oublier cette quasi-inconnue avec qui il avait passé l'un des meilleures moments de sa vie.

Toute l'équipe était déjà présente lorsque Vincent descendit à son tour. Devant la petite remarque du major, Vincent sourit et se gratta légèrement l'arrière de la tête. Ils allèrent ensuite tous déjeuner ensemble, racontant chacun les decouvertes qu'ils avaient fait la veille.


Tous remercirent avec un immense sourire et un immense merci la douce Jasmine qui les avaient logés, nouris et confié un Aladine. D'ailleurs, l'archéologue put remarquer que celui-là était plus espacé. Ils s'installèrent tous à l'arrière ainsi que Jotaro... Ce qui surprit l'équipe.
L'Adarian avait décidé de leur apprendre la technologie de leur pays.... Vincent préssentait déjà la catastrophe... Ce fut Sorrens qui fut désigné pour le premier essai.. Tout le monde était raide... Ils allaient avoir un accident avec ces bétises... Enfait une fois dans les airs, une autre "voiture" faillit entrer en colision avec eux...Bientôt se fut son tour.. Le jeune homme se plaça donc à la place du conducteur... Des qu'il toucha l'engin tout trembla... Il appuyait apparemment sur le frein en même temps qu'une sorte d'accélérateur... Il faillit les faire tuer plusieurs fois... Evitant de justesse les batiments et autre Aldine.. Ce ne fut que les 5 dernières minutes que Vincent prit un peu plus d'assurance et que cela se déroula.. plus ou moins bien.
Dés qu'il était sur le siège arrière Vincent ne pouvait s'empecher de poser de nombreuses questions. Tout d'abord sur les nombreux signes qu'il voyait mais pas seulement.


"Vous avez toujours mangé de cette façon olfative ? Comment avait vous fait pour passer de la façon la plus primaire a cette nouvelle ?"
" Dites moi Jotaro... Vous avez un régime politique ?"
"Comment marche vos institutions pour l'école des enfants ? "


La machine a question Turner était lancée... Vincent proposa alors un jeu qui semblait être une sorte de Jungle speed. Un jeu de carte, ou des que les cartes étaient semblables il devait appuyer le plus rapidement sur un bouton. Vincent était trés fort à ce jeu, la rapidité était son atout et il identifiait facilement les détails des cartes qui étaient différents.



[désolée pour les fautes d'orthographes qui sont surement encore plus présente que d'habitude mais je n'ai pas pris le temps de relire... Je ferais ça ce soir =) ]
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MessageSujet: Re: MJ Sensations par Nathalie   Sam 16 Jan - 15:42

L’humeur de Sherman avait radicalement changé. Cela venait probablement du fait de la longueur de cette journée. Bien qu’il se fiait toujours à sa montre à aiguilles et ne savait pas encore qu’une journée durait 34 heures sur cette planète, il avait ressenti le poids de la fatigue au cours du trajet, ses yeux picotant et menaçant de se détacher de leurs orbites. Il n’était pas un très grand sportif et ce voyage commençait à l’épuiser, d’autant plus que son ventre se mettait à gargouiller assez bruyamment. Mais depuis qu’ils avaient quitté le magasin, l’excitation provoquée par l’exploration avait diminué en lui. Malgré tout, l’archéologue ignorait les besoins nécessaires au bon fonctionnement de son corps et continuait à marcher avec les autres, sans oublier leur nouvel invité qui avait tapé l’incruste. C’était un goa’uld et si ça ne tenait qu’à lui, Sherman lui aurait défoncé sa boîte crânienne, dont le serpent qui logeait à l’intérieur, avec la crosse de son pistolet. Il avait du se contrôler pour ne pas faire de bêtise, Sorrens voulant le garder en vie. Ba’al, tel était son nom bien connu dans les royaumes goa’ulds, pouvait les aider à trouver ce qu’ils cherchaient. Du moins en partie… Le Docteur Cottle n’était pas satisfait par cette excuse mais il accepta tout de même la décision de la jeune tok’ra, car étrangement, il l’aimait bien. Jusqu’ici elle n’avait pas fait de coup foireux. Et puis la fatigue se faisait beaucoup ressentir, ajouté à cela un ventre vide et ça suffisait pour rendre inattentif Sherman Cottle. Il suivait son équipe sans dire un mot, repensant à l’épisode de l’Alencia quelques temps avant. Ils avaient été contraints de fuir pendant un moment après qu’ils se soient tous légèrement disputés pour une idiotie. Pour sa part, l’archéologue terrien n’avait lâché qu’un « pauv’ con ! » à l’encontre de Ba’al, mais il se sentait coupable malgré tout de leur situation actuelle, à vagabonder dans les rues sombres d’une ville si merveilleuse, après avoir été pourchassés par des forces de l’ordre pour le moins terrifiantes. A ce sujet, la réaction de leur guide, Aladdin, avait été très saisissante. Les gens craignaient beaucoup les défenseurs de la loi, et Sherman y vit là une vision hypothétique de l’avenir sur Terre. Ce pays était développé, la population était charmante, mais toute cette atmosphère merveilleuse dégageait justement un drôle de malaise. Il devait sûrement y avoir des points négatifs dans cette société, et son intuition lui disait que les prisons devaient être remplies, ou pire… Peut être qu’ils ne prenaient pas la peine de les enfermer.
Enfin, tout ceci fut qu’un mauvais souvenir lorsqu’ils entrèrent dans une auberge où ils y passeraient la nuit. Leur guide murmura quelque chose d’intéressant en parlant de « dieux » au pluriel. Une religion polythéiste avait-elle imprégné le cœur de gens si évolués technologiquement ? C’était étrange, mais pas impossible. Le docteur mit cette de pensée de côté et entra à la suite des autres. Une fois à l’intérieur, il y avait une ambiance chaleureuse avec un style assez fantaisiste. Sherman préférait plutôt le genre d’un western mais du moment où il y avait de quoi manger, il n’irait pas se plaindre. Leur hôte répondant au nom de Jasmine, la coïncidence était si forte avec le surnom qu’il donnait à leur guide qu’il se demanda pendant un instant s’il n’y avait pas une technologie quelconque dans les parages qui permettait de lire dans ses pensées. La jeune femme était assez séduisante, et Sherman se passa la langue sur ses lèvres, ne sachant plus trop quel genre d’appétit il voulait assouvir. Il fut rapidement ramené à la raison lorsqu’ils prirent le repas dans une salle prévue spécialement pour ça, après avoir pris les dernières chambres de l’auberge. D’après ce qu’il avait compris, Cottle allait devoir passer la nuit avec la Tok’ra. Enfin, façon de parler… Jamais il n’oserait la toucher ! Du moins, pas sans sa permission…
La décoration de la salle était assez originale mais à vrai dire, l’archéologue s’y intéresserait très peu. Il n’était pas là pour commencer à faire des analyses, même si la présence d’aérations l’intriguait. Il reporta finalement son attention sur la table et sur leur guide.


« Prenez place mes amis. Nous allons entamer le repas. »

« Bien, c’est une bonne chose ! » Répondit Sherman avec un grand sourire, tapant sur l’épaule d’Aladdin pour montrer son enthousiasme à l’idée de se remplir l’estomac. « Et c’est vous qui payez l’adition ? Vous êtes vraiment sympa ! Que mange-t-on ? »

Ni une ni deux, il s’assit sur une chaise et se rapprocha de la table, posant ses deux mains devant lui et attendant patiemment l’arrivée d’une serveuse à la petite culotte rose paillette… Oui, Sherman avait toujours l’œil pour ça… Les plats arrivèrent, et la viande avait l’air d’être appétissante, sans aucun doute. Lorsque la bonne pitance bien parfumée passa devant le nez du docteur, ses lèvres décrivirent un grand sourire et ses joues reprirent des couleurs. Son estomac, lui, réagissait en conséquence en se faisant remarquer une fois de plus. Sherman ne pouvait pas se retenir devant un tel festin, au point qu’il en oublia les jolies fesses de la serveuse juste à côté de lui. Quand Aladdin demanda si le plat plaisait, l’archéologue lui lança un regard assassin et hocha finalement de la tête en restant calme. Puis la serveuse posa finalement le plat devant lui, une seconde plus tard et il aurait probablement fait un meurtre. On ne faisait pas attendre Sherman Cottle quand il s’agissait du dîner, jamais ! S’ils en avaient été assez conscients à l’asile pour le savoir, alors ici. C’était une question de bon sens et de respect entre humain développé. Mais le hic arriva juste après lorsqu’effectivement, il n’y avait ni couvert ni autres instruments culinaires fantaisistes sur la table.

« Et bien voyons ! De façon olfactive ! » Blanc … « Nous ne mangeons que très peu à l’aide de nôtre bouche. Voyez vous, les animaux se font rare sur cette planète et cette manière de manger nous permet de les préserver le plus possible. Et c’est très nourrissant. »

A cet instant précis, si Sherman n’avait pas aussi faim, il aurait probablement eu assez d’énergie pour laisser son imagination débordante prendre le dessus sur ses actions réelles. Il se serait vu sortir son arme, tel un cow boy dégainant son colt, et aurait explosé la cervelle de tous les indigènes présents dans cette pièce avant de se nourrir de leur propre matière grise. Il fallait donc humer la nourriture, ce qui paraissait ridicule et frustrant. Le docteur se refusa tout d’abord à participer à cette farce. Les bras croisés, il ne bougea pas, bien que l’envie de partir d’ici était assez grande… Il ne sut pas ce qui le retint mais étrangement, il se sentait bien ici, finalement… Il resta donc là à écouter ses coéquipiers, et même s’il se rassasiait et qu’au fond de lui il savait que c’était grâce à l’odeur parfumée de la viande, il se refusa à l’admettre et resta obstiné sur le fait qu’il fallait manger la nourriture pour pouvoir regagner des forces, et non pas la sentir. Malgré la pertinence de cette mauvaise foi, il sourit et sa bonne humeur revint petit à petit au galop…

Plus tard dans la salle commune, c’était la fiesta. L’ambiance boîte de nuit avait remplacé celle d’une auberge antique. Certains membres de l’équipe n’hésitèrent pas à aller rejoindre la foule qui dansait. Fallait dire que la musique était entrainante et qu’après le « repas » de tout à l’heure, ils avaient tous gagné des forces. Sherman s’en alla seul, en solitaire, traversant la masse d’hommes et de femmes qui ne cessait de virevolter et de sautiller sur place. Il put remarquer les déhanchés de certaines coquines, les mains glisser sur les fesses des voisins et la bouche articuler les paroles de la chanson sans pour autant se faire entendre dans ce brouhaha général. Rapidement, l’archéologue se joignit à cette mêlée, bien qu’il ne savait pas danser. Il improvisa, regarda autour de lui et remarqua Vincent au bar. Il voulut partir le rejoindre mais quand il arriva à quelques mètres, son confrère scientifique était parti sur la piste de danse avec une charmante jeune femme. Sherman lui prit sa place et commanda un verre de bière, pas bien différent de celle qu’on trouvait sur terre. Faut avouer que sa composition restait assez simpliste en même temps…


« Salut beau gosse. » Sherman se tourna et vit une belle créature arriver sur sa gauche et prendre place sur un tabouret libre.

« T’es nouveau dans le coin ? Je ne t’ai encore jamais vu. » Demanda-t-elle avec un sourire assez craquant. Sa chevelure était blonde et sa poitrine généreuse. Elle était assez musclée, comme Sherman pouvait aimer. Ce dernier rougit et répondit.

« Je… Je suis un touriste. »

Elle sourit de plus belle. Lui aussi. Le barman lui donna sa bière mais il ne la lâcha pas pour autant du regard….


Deux heures plus tard, Sherman se retrouvait dans ses quartiers, choqué et frustré. Cette soirée avait vraiment été spéciale. D’abord cette rencontre avec cette jeune femme… Ce qu’ils s’étaient dis… Ce qu’ils avaient failli faire… Et ce qu’il avait découvert… Cette planète semblait être un monde idéal depuis le début de la mission et pourtant, il y avait bien des revers bien moins plaisant. Ce qu’il avait vécu ce soir au bar avec la dame lui prouvait une fois de plus que cette société ne pouvait pas être parfaite.
Assis sur le lit, il dut se résoudre à s’allonger et à dormir aux côtés de la tok’ra. Sorrens était certes attirante et charmante mais son expérience de tout à l’heure… Ca le chamboulait complètement. Il n’était plus vraiment excité et la fatigue lui revenait, mais allait-il réussir à fermer l’œil ? Pour s’aider, il commença à parler à Sorrens, à voix basse, oubliant la confrontation qu’il avait eue avec elle concernant la place du canapé ou du lit, et laissant son esprit vagabonder dans le néant… Elle avait éteint la lumière et il dormait sur le côté, fixant le mur de la chambre d’un sentiment dédaigneux.


« C’est une autre drôle de planète tout de même… C'est pas tous les jours qu'on voit ça, hein ? » Fit-il en enlevant ses lunettes pour les poser sur une petite table à côté. « ‘sont étranges… tous ces gens… »

Puis sans prévenir, il s’endormit.
Le lendemain, Sherman et tous les autres étaient debout d’assez bonnes heures. La manière de manger fut identique que celle de la veille, et même si ça rendait étrangement de bonne humeur, il ne cessait de se dire que quelque chose clochait et que ce voyage avait des faux airs d’un monde merveilleux qui cachait ses gros défauts. La soirée d’hier, avec la femme qu’il avait rencontrée, l’avait perturbée au plus haut point. Toutes les cinq minutes, il se rappelait de ses paroles, de ses gestes… Il y avait ce genre de femmes sur Terre mais il ne s’attendait pas à en voir ici, d’où sa grosse préoccupation. Il fit cependant mine de rien et suivit l’équipe pour reprendre le trajet vers… il ne savait pas où. Ca allait la surprise de la journée !
Pour le moyen de transport, ils en avaient hérité d’un plus gros que celui de la journée précédente. Ils remercièrent leur hôte puis se préparèrent à partir, et c’est eux qui allaient piloter cette fois. Sherman n’était pas sur que ça soit une bonne idée mais ne dit rien si ce n’est, avant de monter à bord :


« Au revoir Jasmine, bonjour Jafar ! »

Il avait un mauvais pressentiment sur le reste du voyage et la suite des évènements mais il restait bien calme, probablement à cause de l’odeur de la nourriture humée au déjeuner. Une fois dans les airs, chacun eut son moment de gloire, pour ainsi dire. Sorrens manqua de percuter d’autres appareils volants et le Major… n’en parlons pas. Ne pas savoir esquiver des objets volants en mouvement était une chose, certes assez difficile, mais éviter des buildings immobiles en était une autre… Pas besoin d’être gradé Major pour savoir faire ça. D’ailleurs, ce fut au tour de Cottle de s’installer à la place du pilote et il se décida de les impressionner, bien qu’il n’avait jamais conduis ce machin, il avait confiance en lui et c’était là la clef de sa réussite depuis toujours. Une fois en place, il fit craquer ses doigts et essaya d’identifier les différents symboles pour savoir lequel servait à quoi. Vous croyez qu’Aladdin aurait pris le « volant » ou aurait donné une notice ? Bien sûr que non, fallait se débrouiller ! Heureusement, le petit déjeuner matinal l’avait rendu de bonne humeur et Sherman ne craignait pas grand-chose, d’autant plus qu’il était dur de faire pire que ses camarades. Après un temps d’adaptation où il eut un peu de mal, confondant quelques commandes inverses (il accélérait au lieu de freiner et perdait de l’altitude au lieu d’en gagner), il se mit à l’aise pour conduire ses collègues au fin fond de cette planète bien que cela dura que trente petites minutes. Arrivé à la fin, un sentiment de liberté envahit le scientifique fou, qui tenta plusieurs expériences acrobatiques mais qui fut vite la cible des insultes du reste de l’équipe.

« Vers l’infini et l’au-delàààààà !!!! » Hurlait-il, mélangeant l’histoire aventureuse de Buzz l’éclair avec la magie du monde d’Aladdin, mais il n’en avait pas conscience lors de ses passages sous les ponts et zigzaguant entre plusieurs bâtiments imposants. Le délire s’arrêta quand Vincent se mit en place, et lui aussi du s’habituer tout seul à manier certaines commandes.

Il vint un moment où l’équipe organisa un jeu avec des cartes. Sherman y participa à moitié, sentant sa motivation baissée pour laisser place à sa paranoïa habituelle, avant d’abandonner le fil du jeu et de rester sur le côté, seul et silencieux… Trop silencieux peut être.
Durant une bonne partie du voyage, il repensa à la scène d’hier soir avec la fille et aussi à toute cette mission. Le voyage, ce peuple, cette société, le goa’uld avec eux… Tout semblait si irréel qu’il se demanda s’il allait bientôt se réveiller dans son lit, chez lui…
Rien n’était moins sûr.



[Hrp: pas beaucoup de dialogue pour ma part, sorry... Manque de temps et de motivation.]
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MessageSujet: Re: MJ Sensations par Nathalie   Sam 16 Jan - 20:24

La marche fût longue, et durant celle ci le groupe appris à faire connaissance les uns les autres, en papotant de tout et de rien au fur et à mesure que la nuit tombait, et qu'ils avançaient vers leur objectif. Callan entama la discussion avec Vincent, mais celle ci fût brève, de courte durée, et bien trop inintéressante pour continuer. Il esseya ensuite de parler avec le Major, mais celui ci avait les yeux rivés sur Ba'al, qui était assoiffé de pouvoir rien qu'a voir son expression. Il vit Sorrens ralentir quelques secondes, pour arriver au niveau de Ba'al, qu'elle regardait avec mépris. Celui ci, avec un habituel sourire prit la parole, et ils commencèrent à se parler de leurs voix graves.
Préférant ne pas s'immiscer dans ces conflits galactiques qui le dépassaient de loin, le soldat Kobe regarda les bâtiments qui les entouraient, et qui d'après leur hôte, allaient s'illuminer de milles feux.
La voix du vendeur revint aux oreilles de Callan, qui cru le revoir en face d'eux, le confondant avec un passant ordinaire, qui les regardait néanmoins. Il avait insinué qu'ils puaient... Heureusement que le Major avait posé une main amicale sur Callan qui l'avait dissuadé de coller son poing dans la gueule de ce mec, et ainsi foutre cette mission en l'air.

A force de marcher, les décors devenaient de plus en plus différents, des écrans s'alignaient sur les bâtiments, pour ensuite revenir au temps du Moyen age 3 rues plus loin. Très inhabituel, mais assez bien structuré dans l'ensemble des choses. Callan ne pût que réprimer un léger sourire lorsqu'il entendit que ces rues n'étaient pas très sûres la nuit, tout seul. Sa pouvait pas être pire que chez lui, dans son pays natal la bas en Afrique, ou tu n'était même pas sûr de survivre la journée seul dans la rue.


« Si ici c'est pas sûr, les noirs américains savent pas jouer au Basket » dit il avec un sourire dans un petit sifflement à peine audible pour les personnes lointaines.

Jotaro parla de « l'Alencia », et Kobe ne pût s'empêcher de ce demander ce qu'était ceci. Il découvrit bien vite la réponse, et commençait à croire que ce peuple avait vraiment des idées bizarres, et des loies assez étranges ainsi qu'une notion du civisme quelque peu déplacé pour des citoyens si « parfaits ». Après que ce truc les ai rendus barjot, ils commencèrent à insulter l'engin, et la situation ne fit rien pour les aider : au loin les forces de l'ordre arrivaient en courant et en sifflant. Jotaro leur dit de courir le plus vite possible, ce que fit Callan sans se faire prier.
A l'entrainement physique du SGC et depuis sa plus tendre enfance il avait un don pour la course à pied. Il courait comme tout bon Africain digne de ce nom, et ils n'étaient pas prêt de le rattraper. Le seul soucis étaient ceux qui arrivaient devant, et non derrière. Emporté par son élan il sauta de quelques centimètres du sol pour retomber main en avant vers un officier de l'ordre. La claque fût brutal, et l'homme tomba lourdement sur le sol, sans se rendre compte de ce qui venait de lui arriver.


« Un bon souvenir des Éléphants du-con ! » dit il en riant, tout en continuant à courir.

Callan sortit enfin pour revenir dehors et y trouva quasiment tout le monde. Il avait dût prendre un petit détours vu les mecs qui s'affalaient pour les attraper, il avait faillit tomber entre leurs griffes, mais il était de retour.


« Sa gueule beaucoup mais sa cours pas vite ici » acheva t-il avec son habituel rire.

Ils finirent enfin par voir l'auberge se dessiner devant leurs yeux à moitié fermés par la fatigue. « Chez Jasmine ». Il manquait plus que le p'tit singe et le Génie et les Terriens étaient aux portes du monde de Disney. Une jolie créature les accueillies, mais Callan fût assez déçu lorsqu'il apprit qu'il partagerait sa chambre avec le Major pour surveiller Ba'al. Il se rappela alors qu'il n'était pas en vacances, mais en mission. Il acquiesça d'un signe de la tête, en se faisant plaisir d'un simple regard posé sur leur hôtesse, puis sur Sorrens qui partagerait sa chambre avec l'autre bigleux...

« Putain... toujours les même qui en profitent » ajouta t-il en suivant le Major.
Vint ensuite l'heure du diner. Ils se posèrent dans une petite salle assez confortables, ou on leur apporta des aliments assez similaires au manger sur Terre. Ils dirent quelques mots assez lointains pour Callan qui ne voyait que la nourriture. Lorsqu'il annonça qu'ils pouvaient commencer, il se précipita sur ses couverts normalement situés à chaque côté de l'assiette, mais ses mains n'y trouvèrent rien.

« Et... comment sa se mange votre truc là? » dit il en regardant à nouveau le plat, puis les serveurs.

Une réponse lui vint aux oreilles, et ceci ne le réjouit guerre. Il commença à s'énerver intérieurement ; de façon olfactive ? Sa voulait dire quoi ça encore ? Si en plus ils ne pouvaient pas manger, ils iraient pas bien loin ! Cette simple pensée s'effaça lorsque l'estomac de Callan sembla se remplir de lui même en quelques secondes. Le simple fait de sentir l'odeur avait semblé le gaver. Incroyable. Il était impressionné, réellement impressionné pour la première fois depuis qu'il était sur la planète. Se tournant vers Sorrens, il commença à lui parler de tout et de rien. Il était content de partager ce moment avec elle, et il espérait qu'elle aussi appréciait cet instant. Regardant Sherman qui n'avait pas l'air ravi de la tournure du repas, il lui accorda un grand sourire, reniflant une fois de plus cette belle nourriture.
Après le repas, tout changea. Revenants dans la salle commune, une vrai fiesta était organisé. Ils passèrent ensemble une bonne soirée, de bons moments d'échange, tout en appréciant le moment présent passé ensembles. Callan ne s'attarda pas trop, il avait sommeil, et voulait être en forme pour le lendemain. En temps normal il serait resté des heures à danser à draguer, mais pas ce soir.
Grimpant dans la chambre, il s'assit dans un fauteuil, réfléchissant à la situation et à son avancement au sein du SGC. Il fût vite rejoint par le Major qui s'assit à son tour sur le lit, et ils entamèrent une conversation après quelques brèves paroles d'un supérieure à son sous-fifre.


« Et vous ? D’où venez-vous ? Pourquoi êtes-vous entré dans le programme porte des Etoiles ? Vous avez de la famille ? »

« Je viens de Côte d'Ivoire Major, je ne suis pas resté longtemps la bas. Mon père est mort un beau jour, et on ; mes sœurs, ma mère et moi ; à fuit vers les États Unis ou je vit depuis ma jeune enfance. J'ai rejoint le SGC par un pur hasard. Ce.. enfin c'est pas très convivial d'en parler comme ça, mais le fait est que j'y suis non? » acheva t-il avec un sourire amical à son supérieur. Ils parlèrent ainsi pendant quelques heures, avant de trouver enfin le sommeil.

L'aube arriva bien vite. Les militaires furent les premiers debout, suivit par les autres Terriens et enfin les aliens. Assez tôt dans la matinée (si on pouvait appeler ça comme ça vu le nombre d'heure par jour sur cette planète), Jasmine leur confia un nouvel engin volant, plus grand, et plus spacieux. Sorrens allait piloter la première. Callan allait pouvoir lui parler tranquillement, sans pour autant la déconcentrer. Elle prit quelques rapides cours de pilotages, et Callan écouta attentivement le plus discrètement possible ; cela n'était pas perdu.
Le décollage fût rude et rapide, et Sorrens n'était pas vraiment habituée à ce genre d'engins volants. Plusieurs jurons sortirent de la bouche de Callan lorsqu'il voyait arriver droit sur eux un autre engin, mais Sorrens les esquivait toujours. Il lui fallut plusieurs minutes pour qu'elle parvienne enfin à maitriser la chose. Ils se passèrent les commandes au fur et à mesure, et Callan n'hésita pas à foncer comme un malade en restant droit dans sa conduite, et tout en gardant le manche bien précieusement à l'abri des envieux qui voulaient conduire. Il donna ensuite les commandes à Ba'al, envers qui sa rancœur ne baissait pas malgré l'amusement général qui s'était installé au sein du groupe.


« Hé, Jotaro ! Sur quoi est basé votre technologie ? J'veux dire vous fonctionnez à l'alcaline ? Au solaire? Au nucléaire ? » demanda Callan, qui s'intéressait à ce qui l'entourait, malgré le fait qu'il soit un bon soldat pur et dur.
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MessageSujet: Re: MJ Sensations par Nathalie   Dim 17 Jan - 1:21

Un léger picotement au bout des doigts ... Voilà le petit souvenir que la porte avait laissé dans son corps. Depuis le temps qu'elle traversait cet anneau de pierre, elle avait cessé de compter depuis des dizaines d'années. L'environnement était sombre et de petits bruits stridents venaient l'accueillir. Puis une lumière apparu, c'était un des tau'ris avec un objet dans une main qui projetait de la lumière jaune. Ils purent alors voir des petits rats. Tout le monde était arrivé et la lumière bleuté et fluide disparu, ne restait que le petit rayon jaunâtre.

"Suivez-moi et ne vous approchez pas de ces bêtes, elles sont rapides et vivaces."

D'après ce qu'elle avait pu en retenir, il fallait continuer dans la grotte et ils arriverait sans trop de péripéties à la sortie. Les autres parlaient derrière elle mais elle n'y faisait pas attention, son objectif était d'acquérir l'arme le plus vite possible et de rentrer au bercail. Le rapport expliquait qu'un homme attendrait à la sortie de la grotte pour les amener à la ville la plus proche, mais que le temps de voyage était assez long. Après quelques minutes de marches, une lumière blanche apparut au loin devant eux et Sorrens força un peu le pas afin de sortir de cet endroit le plus rapidement possible. C'est ainsi qu'assez vite, le groupe se retrouva à l'entrée de la grotte et ils s'arrêtèrent tous pour contempler le paysage qui s'offrait à leurs yeux.

C'est alors qu'une voix inconnue répondit à la question de l'un des tau'ris et Sorrens se retourna d'un coup vers l'origine de cette voix. A priori, il s'agissait de leur contact et Sorrens laissa alors la place à Xiao Hong après avoir interrompu le tau'ri. Un sourire s'affichant soudainement sur son visage, la jeune femme s'avança vers l'indigène et répéta minutieusement les gestes qu'il avait fait lors de sa présentation.


« Enchantée de vous connaître et merci de votre aide. Je suis une Tok'Râ, vous avez dû rencontrer l'un de mes frères. »

Sa voix était d'une douceur extrême et son visage rayonnant. Xiao Hong était une experte en diplomatie et elle mettait en scène son art à chacune de ses interventions. Une fois le cortège en route, Xiao Hong laissa la place à Sorrens. Elle préférait rester en retrait et observer car la spécialité de Sorrens résidait dans sa capacité de réactivité. C'est pourquoi la plupart de leur contact ne connaissait uniquement Sorrens. Le chemin en forêt fut assez tranquille, à part la rencontre avec un squelette à moitié décomposer. Les Tau'ris étaient tellement sensible …. Elle en avait tellement vu qu'un de plus ou de moins … Rapidement, elle leur somma de continuer le chemin et c'est ainsi qu'ils finirent par arriver à cette plaque. Leur guide leur expliqua sommairement le but de cette plaque et ils s'installèrent tous aux endroits indiqués. A peine installée, un des Tau'ris se tourna vers elle. Ce jeune homme qui avait une fore apparence de jaffa eu des propos qui irrita l'oreille de la Tok'ra et fit rire celle de la femme. De sorte qu'une fois ces questions posées, Sorrens, énervée, illumina ces yeux et laissa la place à Xiao Hong. Une fois ces yeux ouverts, son visage se radoucit et un sourire amusé apparut.

« Excusez Sorrens, elle est assez susceptible. Pour vous répondre, je ne trouve pas que cette cohabitation est étrange, mais c'est sans doute parce que j'ai recueilli Sorrens il y a environ 110 ans maintenant. J'ai eu le temps de m'habituer à sa présence. »

Le voyage prit alors un rythme de croisière assez soporifique par la suite, alors la Tok'Ra décida de se mettre en méditation afin de reprendre des forces et de trouver le temps moins long. C'est ainsi que les 8h passèrent et Sorrens sortit de sa léthargie un peu avant d'atterrir en pleine ville. Une fois la plaque posée sur le sol, Sorrens se redressa et s'étira dans tous les sens possible et inimaginable, comme l'aurait fait un chat, pour réveiller tous ces muscles et les mettre aux aguets. En effet, ils arrivaient en terrain inconnu et Sorrens se tenait tout le temps prête à réagir à n'importe quelle situation. L'heure était venu de parcourir la ville pour entamer les recherches mais leur guide en décida autrement. En effet, leur tenue ne convenait pas. Après avoir du supporter ces horribles vêtements, la Tok'Ra entendait une nouvelle qui la ravissait et s'imaginait déjà avec un ensemble plus dans son style habituel. Le groupe entama alors leur chemin au travers des rues. Néanmoins, ce détour imprévu poussa l'un des Tau'ri à venir la voir. Sherman était un homme pleutre aux yeux de Sorrens mais intéressant à ceux de Xiao Hong. Sorrens, légèrement ahurie par la remarque du jeune homme, répondit à sa question fermement.

« Nous sommes, certes, ici pour trouver quelque chose de précis mais si c'est le faire avec la population sur notre route, cela va être une mission insurmontable. Alors, si il faut s'habiller en clown pour passer inaperçu, c'est ce qu'on fera. »

Elle avait entendu le mot clown dans les couloirs du SGC avec des rires moqueurs, c'est pourquoi elle avait ressorti ce mot qui ne voulait rien dire pour elle. Ils continuèrent leur chemin et finir par arriver à une petite boutique de quartier. A peine arrivée, Sorrens détesta les propos du vendeur, pris le vêtement à contre-cœur et s'engouffra dans une cabine d'essayage. Elle y resta une bonne dizaine de minute, le temps de trouver les endroits les plus confortables pour sa dague, ses petits couteaux et quelques petites autres choses dont elle ne se séparait jamais. Une fois assez satisfaite, elle ouvrit le rideaux mais le reflet qu'elle aperçut dans un miroir la fit réagir très violemment et elle s'engouffra de nouveau dans une autre cabine.

« Enfin tu es à ma merci, le rêve de chaque Tok'Ra ... »

Une dague sous la gorge, l'avant bras en avant, le bloquant contre le mur, Sorrens tremblait presque d'excitation. Un seigneur Goa'uld, là, qu'elle se ferait un plaisir d'égorger et garderait avec fierté cette hideuse tenue ensanglantée. Mais soudain, il se mit à parler … Apparemment, il était là pour les mêmes raisons qu'elle … Elle eut un sourire de dégoût lorsqu'il lui proposa ces services, comme quoi un seigneur sans armes ni jaffas n'est rien. Sorrens elle voulait le faire souffrir mille tourment, Xiao Hong voulait exploiter cette opportunité. Finalement, la seconde eut le dernier mot.
Le reste de cette mission allait être riche entre désir destructeur et de vengeance.

L'après-midi fut haute en couleur, entre la découverte de la cité, l'altercation vaniteuse entre elle et le Goa'uld, la course poursuite dans les sous-terrains et l'envie irrépressible de meurtre. Mais la faim et la fatigue vient à bout de tout esprit et bien vite, les tau'ris demandèrent à se restaurer et se reposer. Le guide les emmena alors vers une auberge. Bien qu'elle savait que leur temps était désormais comptés, Ba'al ne devant pas être venu seul, Sorrens apprécia cette « pause ». Bien vite, ils furent emmener dans une grande salle ovale et malgré un entrainement de choc sur la survie, Sorrens attendait avec une légère impatience, le repas. Se rendant compte que Ba'al ne poserait pas de problème, Sorrens laissa la place à Xiao Hong. Son visage se dérida alors et sa voix se fit plus douce. Elle était assise à côté du tau'ri ressemblant à un jaffa et ce dernier commença à lui parler amicalement. Xiao Hong, trouvant en ce jeune homme, une agréable compagnie, finit par retenir son nom. Leur système d'alimentation était certes étrange, mais néanmoins efficace. Mais quelque chose titillait l'esprit de Xiao Hong et pendant un instant, elle resta fixer les grandes aérations. Les senteurs venaient-elles uniquement de ces morceaux de viandes ou rajoutaient-ils des substances dans l'air ?

Mais bien vite, comme enivrée, Xiao Hong se laissa emporter par la soirée. Toutefois, et parfois c'était vraiment utile, Sorrens veillait et intima l'ordre à Xiao Hong de cesser ces débordements et de plutôt aller se reposer dans la chambre. C'est à ce moment là qu'elle prit conscience qu'elle était avec Sherman et qu'il n'y avait qu'un seul lit. Sorrens prit alors le contrôle. Vu le peu de fois qu'elle avait l'occasion d'avoir une couche descente, elle n'allait pas rater celle là. Quand Sherman vint la rejoindre, elle usa de toute sa force de persuasion afin de récupérer le lit mais son compagnon de chambrer ne voulut pas démordre et, tous les deux têtus, finirent par dormir chacun de leur côté dans le lit. Étrange aspect par la suite, Sherman se mit à parler dans un demi-sommeil et Sorrens lui répondit quelques mots. Mais bien vite, ce dernier s'endormit et Sorrens ne tarda pas à en faire de même.

Le lendemain, regonfler à bloc par cette nuit exceptionnelle de repos, Sorrens fut l'une des premières à se lever et alla assez vite vérifier que leur « prisonnier » était toujours là. Elle découvrit alors Callan Kobe et le major au saut du lit et eu une pensée pathétique pour le spectacle que donnait Ba'al, à moitié allongé dans le lit, de la bave sécher sur l'oreiller. Avant de sortir de la chambre, Xiao Hong regarda furtivement le tau'ri à la peau chocolaté et Sorrens soupira en fermant la porte.
Ne connaissant pas les us et coutumes de cette société, Sorrens fut surprise du temps de repos de ses habitants. Plus qu'à attendre … Sorrens s'enquit alors d'étirements et de mouvements qui ressemblaient fortement aux arts martiaux terriens. Enfin, l'heure fut venu du départ et leur guide leur proposa une petite expérience. Pourquoi, elle n'en savait rien mais sa curiosité l'emporta. Prenant en main les différents ustensiles et choses sur le panneau de commande de la plaque, Sorrens, avec beaucoup de dextérités, fit s'élever l'engin et après beaucoup de fausses manœuvre, compris le mécanisme. Elle avait hâte d'arriver à destination, cette arme représentait tellement pour son peuple ...
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Jason Turner
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MessageSujet: Re: MJ Sensations par Nathalie   Jeu 28 Jan - 1:17

[Sa en est ou cette mission ? Aucune nouvelle de Nath, je suppose qu'elle à dût avoir un problème. Sa fait presque 2 semaines, j'éspère que sa ne tardera plus trop ou va falloir voir avec le Staff :s On vous tiens au courant !]

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MessageSujet: Re: MJ Sensations par Nathalie   Lun 1 Fév - 22:52

Les ombres de l’aurore rétrécirent et pâlirent tandis que deux hommes traversaient d’un pas de course alourdi le fond aride de la vallée encore plongée dans l’obscurité, laissant derrière eux la civilisation qu’enveloppait le brouillard. La brise légère leur semblait fraîche sans leur chemise mais cela ne durerait pas, le plein jour darderait bien assez vite sa brûlure sur eux. Ils se hâtaient de leur mieux dans l’espoir de devancer la chaleur, toutefois ils n’avaient pas l’impression qu’ils y réussiraient. Leur mieux n’était pas très rapide.
L’un d’eux avançait en traînant péniblement les pieds ; De temps en temps, il effleurait délicatement la large meurtrissure au niveau de son bras droit, presque noire maintenant, en grommelant entre ses dents. « J’aurai ta peau ! Monstruosité ! Attaquer un homme du Tarador … J’aurai ta tête ! Et je te ferai ravaler ta fierté ! Je te boufferai ! Je te chierai ! Tu me le paieras ! »

Les heures passaient, et la fatigue se faisait ressentir. Malgré l’avancée technologique des Adarians, le confort rustique des sièges rendait les longs voyages désagréables. Neuf heures de voyages cette fois-ci, et l’une des seules occupations des terriens était d’attendre leur second tour de conduite. Jotaro leur proposa de nombreuses activités comme des jeux débiles auxquels Sherman prit grand plaisir à jouer avec Sorrens et Callan. Vincent et le major discutèrent avec l’Adarian tandis que Ba’al restait pensif dans son coin.

« J’ai effectivement toujours mangé de cette façon, sauf à quelques occasions bien spéciales. Cette méthode de se nourrir a été découverte il y a de ça 453 ans. Lorsque les villes ont pris trop d’ampleur d’immenses famines ont ravagé la planète et ont tué un milliard de personnes. Nous pensions tous y passer lorsqu’un homme, Dopey, a découvert la façon de nourrir nôtre corps de manière olfactive. Au début de nombreuses personnes étaient réticentes, mais peu à peu, la manière s’est installée et désormais nous ne mangeons avec nôtre bouche que lors de fêtes. Et … je ne suis pas un expert en la matière, mais toutes les bêtes ont été légèrement modifiées génétiquement avant la naissance et cela leur permet, lorsque leur chaire rentre en contact avec un gaz spécial, de dégager tout ce dont nôtre corps à besoin. Le plus important dans cela, c’est que la même pièce de viande peut servir pour bien plus de personne et qu’elle peut être réutilisée à de nombreuses reprises. »
Jotaro voyait en Vincent Turner un homme intelligent et il n’était pas sur d’être le mieux placé pour répondre à ses questions. Avant de répondre à sa seconde question, il s’excusa un instant et appuya sur le bouton que Sherman avait testé la première fois. Tous le regardèrent. Son siège se déplaça jusqu’au fond de la plaque dans le coin droit où un trou avait fait son apparition.
« Excusez moi, mais je n’y arrive pas lorsque des gens me regardent … » Dit-il sur un ton semblable à celui qu’il aurait pris s’il avait parlé de la pluie et du beau temps. Il appuya sur une commande se trouvant sur la plaque et une paroi holographique noire apparut dans son dos. Le silence était encore plus dérangeant et Jotarô remit de la musique.

«Nôtre régime politique est très spécial car très complexe et instable. En réalité, nous avons longtemps été sous la direction d’une seule et même personne, qui était surveillée de près. La plus part de ces dirigeants ont mis fin à leur vie car la pression était trop grande et il n’avait pas le droit de se délier de leur fonction.
Bref. En faisant court, de nos jours nous avons 5 Seigneurs et 3 Dames à nôtre tête. Nos Dames s’occupent de l’économie et de la culture tandis que les Seigneurs gèrent tout le reste. Ils sont aidés par les Fils du Pays qui ont une grande influence sur les 8 dirigeants. Cette influence est loin d’être bénéfique, en effet, les Fils du Pays sont souvent assassinés lorsqu’une loi ne plait pas à tous puis remplacés. »

Il n’avait parlé que d’un cinquième de leur gouvernement. Mais comment une espèce aussi jeune pourrait-elle comprendre. Il sourit poliment lorsque Callan lui posa sa question.
« Je vous explique cela lors du retour si vous m’y faites penser cher ami. Nous sommes arrivés. »

Une fois posé, tous se levèrent et firent quelques pas dans tous les sens pour se décontracter. Il n’y avait pas la moindre trace de civilisation à moins de 10 km, et ils étaient entourés d’énormes rochers. Le sol était constitué d’un sable de teinte orangée. Chaque homme alla se soulager derrière un rocher différent ; fort dommage, le major aurait bien joué à ‘qui pisse le plus loin ?’.
Sorrens, quant à elle, fit ses besoins dans la plaque à son grand désagrément.

« Très bien. Nous avons 2200 enjambées à réaliser avant d’utiliser un nouveau moyen de locomotion. Restez près les uns des autres, et ne vous éloignez pas où vous ne vivrez plus demain. Callan Kobe, prenez le sac à eau, et vous Vincent Turner, le sac à nourriture. Je me charge des armes. »
Sur ces mots rassurants, l’équipe se mit en route. Jôtaro ouvrait la route, suivit par les autres qui marchaient sans organisation notable. Chacun parlait avec son voisin, et les sujets fusaient. A chaque pas, la chaleur semblait augmentait de 10 degrés, et bientôt ils suèrent comme des porcs. Les uns après les autres ils se plaignirent, et Sherman faillit s’arrêter et rebrousser chemin.
« Arrêtez de vous plaindre ! Nous y sommes. »

Ils avaient en face deux une grande bâtisse semblable à une ferme. Lorsque Jôtaro ouvrit la clôture, son attitude changea du tout au tout.
« Que c’est-il passé ici ?! »
Il se mit à courir vers une grange d’où sortait de drôles de bruits. Il ouvrit les portes et fut renversé par une énorme bête affolée. D’un geste habile il se remit sur ses jambes et courra droit sur ce monstre comparable à un gryphon. Il lui attrapa le cou violemment et murmura quelques mots. La bête se calma en un instant et Jôtaro lâcha prise.
[color=olive] « Voici un Phieso. Ils sont normalement très calme, sauf quand … » Il regarda dans la gueule de la bête et en sorti un bout de chaire. « Sauf quand ils mangent de l’homme. Je ne sais pas ce qu’il c’est passé ici, mais un idiot a essayé d’utiliser mes magnifiques bêtes. »
Tous affichaient un visage exaspéré. ‘Ses magnifiques bêtes’… Juste des Gryphons avec un groin à la place d’une belle gueule de fauve et recouverts d’écailles à la places de plumes. Sherman posa alors une question qui les intéressa tous. Allaient-t-ils utiliser ces choses pour continuer leur voyage ?
« Bien sur. »
Sorrens lui demanda alors pourquoi ne pas utiliser la plaque.
« Et bien, la Dévastation est un lieu très surveillé par les autorités, et de nombreux malfrats ont leur repère dans le coin. Se serait donc bien trop dangereux. Et marcher dans ce lieu est suicidaire. Ainsi donc nous allons utiliser ces animaux, qui volent à une vitesse ahurissante, pour rejoindre la forteresse. »
Se fut autour de Vincent de poser sa question.
« Non elles ne sont pas dangereuses. Il faut juste les respecter et être doux avec elles. Une fois en selle, vous n’avez plus rien à craindre… Bref. De toute façon nous allons nous reposer maintenant, et dormir un peu. Nous partirons à la tombée de la nuit. »

Tous rentrèrent dans la bâtisse. La pièce centrale occupait presque tout l’espace, et celui restant était réservé pour des cabèches et une douche. Bien qu’il faisait plus frais à l’intérieur, Ba’al et Callan se mirent torse nu, et s’assirent au centre.
Au bout d’une demi-heure le repas fut servi, et une heure plus tard, chacun avait trouvé sa place sur un amas de paille et se reposait.


« Allez, debout… » Les légères secousses réveillèrent Ba’al. « Réveillez les autres. Je prépare les bêtes. »
Dehors, la température était idéale. Sherman fut le premier dehors, la tête dans le cul. Lorsque Callan et Vincent sortirent, ils eurent la même réaction, et restèrent sidérés. Ils regardaient tout deux un ciel resplendissant : des centaines de milliers d’étoiles, toutes sublimement lumineuses. Lorsque le scientifique leva la tête, son air mécontent se transforma en un léger sourire.
« Bon. Ecoutez bien, ou vous mourrez. » Le moment idyllique perdit son piédestal. « Ces bêtes sont craintives. Il vous faut donc vous en approchez avec gentillesse. Mais ! vous ne devez pas non plus avoir peur, ou bien ils vous sauteront dessus pour s’amuser avec vôtre tête. Bonne chance ! »

Il recule d’un pas et s’approcha de l’une des bêtes. En s’aidant des mains, il monta sur le dos du Phieso. Dernier regard. Il donna un coup de talon, s’accrocha à la bride, et la bête s’envola en un instant en utilisant que quelques mètres pour prendre son élan.
Tous regardait le ciel, et observait cette forme volait au milieu des étoiles.

« Et bien ! Qu’attendons-nous ? »
Le Major s’avança vers l’une des bêtes.


Bon… Tout d’abord je voudrais m’excuser de ne pas avoir répondu durant ces deux semaines. Je n’ai plus eu accès à l’ordinateur en raison de ma fainéantise vis-à-vis du TPE. Quoi qu’il en soit, ce post Mj vous propose peut de consistance, mais je ne pouvais pas continuer plus loin, et la reprise après deux semaines est assez dur.
Vous avez en revanche la possibilité de dialoguer ou de parler d’énormément de chose à côté de ce que je fixe. Je ne me suis pas attardé non plus sur la description de la bâtisse, car ce n’est pas un moment très important à mon sens. Mais si vous voulez en faire le tour, vous êtes libre. Enfin, pour terminer vôtre post, et bien essayez d’amadouer ces jolies bêtes. Adviendra ce qui devra ! Very Happy
Voilà. Encore désolé pour la longue absence.
Vous avez 4 jours pour répondre. Si vous avez besoin de plus, grand max Samedi 5 heures Wink.
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MessageSujet: Re: MJ Sensations par Nathalie   Dim 14 Fév - 14:32

Le voyage était très long, voire trop long. Il avait perdu un peu de son charme et le docteur Cottle était bien conscient que ce n’était pas un rêve. Il se trouvait là, sur cette planète envoutante, voyageant sur une plaque volante et écoutant un indigène raconter l’histoire culinaire de son peuple. Il n’était plus aussi excité que lorsqu’il avait passé la porte des étoiles, cependant, ça le passionnait toujours autant… Après la longue journée d’hier, il faisait du bien d’être dans le calme en cette si belle matinée et il profita pleinement du voyage pour rester silencieux, même quand il alla jouer aux jeux simplistes de Jotaro avec les autres. La petite musique du véhicule arrivait à ses oreilles et en ressortait aussi rapidement tellement l’archéologue faisait le vide dans sa tête et ne pensait à rien, une de ses activités favorites. Il ne se rendit donc pas vraiment compte que Jotaro avait utilisé les toilettes, tout ce qu’il regardait était le paysage qui les entourait…
Leur guide fit un exposé sur le gouvernement de sa planète et le fait que trois femmes aient une place dans la haute hiérarchie de la société prouvait déjà que ce peuple accordait une égalité des droits entre hommes et femmes. En tout cas ce n’était qu’une simple déduction. Les peuples qui jugeaient les femmes d’inférieures étaient souvent soit très peu civilisés, soit totalement inconscient de l’importance de la femme au sein de la société. Dans tous les cas, celui de Jotaro semblait ne pas être de ceux-là. Une alliance avec la Terre pouvait-elle être possible ? Pourquoi ne pas tenter le coup ? Ils avaient tant de chose à apprendre d’eux…
Sherman devrait se rappeler d’en toucher deux-trois mots avec le Major à ce sujet. Enfin une bonne raison d’aller lui parler à celui-là.


« Je vous explique cela lors du retour si vous m’y faites penser cher ami. Nous sommes arrivés. »

« Déjà ? » Fit le docteur en sortant rapidement du véhicule. Il n’avait pas vu le temps passer contrairement aux autres qui étaient engourdis dans les jambes. Sherman repéra tout de suite la couleur du sable et demanda :

« Elle est où la plage ? »

Puis il fit comme tout le monde : il se soulagea derrière un petit rocher avant de revenir sur ses pas et de poser un genou au sol. Il chercha dans son sac de voyage un petit tube, dont il se servit pour y mettre un peu de sable orangé. Ce n’était pas pour en effectuer une étude géologique au SGC, mais juste un souvenir qu’il exposerait sur son étagère ! Il fit tout cela discrètement. On sait jamais, peut être que cet endroit était sacré et/ou rare, et que Jotaro le prendrait mal s’il le voyait faire ça…
Ensuite ils durent parcourir 2200 enjambées. Voyager dans un véhicule volant pendant des heures était une chose, marcher en était une autre ! Heureusement, Sherman fut privé de corvée de sac. Tout le long de leur odyssée, il dut nettoyer ses lunettes ou essuyer la sueur sur son front. La température allait avoir raison d’eux d’ici la fin de la journée !


« C’est pénible, pourquoi on a pas pris les plaques pour continuer ? Je ne suis pas contre pour faire un peu de sport mais là ça craint ! Ils auraient pu construire plus de parkings… »

Jotaro le remballa vite fait et Sherman préféra ne rien répliquer, ne voulant pas attirer les ennuis ni lancer une dispute au sein du groupe. Pour une fois, il ne cherchait pas les embrouilles ! Ils arrivèrent à destination juste après et le scientifique se maudit à l’intérieur de lui pour ne pas avoir vu la grange vers laquelle ils se dirigeaient. Jotaro parut perplexe dans un premier temps mais Sherman, assez épuisé, ne s’en préoccupa guère. Un homme avait voulu entrer par effraction et avait été dévoré par des bêtes.

« Ca me rappel Alien. » Avait commenté l’archéologue.

Mais ce n’était pas des bêtes qui vous explosaient le ventre, ce n’était pas des créatures aux longues queues tranchantes et au sang acidifié. Mais c’était des sortes de gryphons mutants qui avaient perdu leur regard de prédateur et leur férocité, du moins c’est ce qu’il semblait.
Sherman observa bien l’animal et une question le frappa aussitôt.


« On… On va monter sur ça ? »

« Bien sûr. »

« Oh… Bien, d’accord. »

Jotaro leur expliqua quelques petites choses et déclara qu’ils partiraient à la tombée de la nuit. Quoi de mieux pour passer inaperçu ? Sherman partit alors à la recherche d’un coin potable pour dormir un peu, mais le sommeil se fit grandement désiré. Malgré le voyage et le pique-nique juste avant, le docteur ne se sentait pas capable de faire un somme maintenant. Il prit son appareil photo en main et se remémora tout depuis le début de la mission, avant de finalement s’assoupir sur de la paille… Les lunettes quittant lentement le bout de son nez, il rêva plusieurs fois de cet instant dans le bar de la ville.

~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

*1… 2… Cha-cha-cha*

Les lèvres de Sherman bougeaient au rythme de la musique, faisant danser la cigarette qui s’y trouvait coincée par la même occasion. Il rangea son briquet et la dégusta, bien content de voir qu’il n’était pas interdit de fumer dans ce lieu public. La société de cette planète avait quelques point positifs finalement, hormis son côté technologique.

« Salut beau gosse. » Sherman se tourna et vit une belle créature arriver sur sa gauche. Celle-ci prit place sur un tabouret libre.

« T’es nouveau dans le coin ? Je ne t’ai encore jamais vu. » Demanda-t-elle avec un sourire assez craquant. Sa chevelure était blonde, sa poitrine généreuse et elle était assez musclée, comme Sherman pouvait aimer. A vrai dire, il réalisa bien vite qu’il se trouvait juste devant son idéal féminin. C’est pour cette raison qu’il y eut une augmentation significative de sa pression sanguine, ses joues virant au rouge et sa bouche tremblant légèrement par la nervosité.

« Je… Je suis un touriste. » Répondit le scientifique terrien après avoir commandé deux bières au barman, une pour lui et l’autre pour la demoiselle inconnue.

« Ca se voit. Très peu de personne viennent en ville, et surtout ici, pour fumer et boire… Quand c’est le cas, c’est soit qu’il veut être seul, soit qu’il est étranger à notre société et qu’il est trop timide pour aller parler avec les gens du coin. Vu ce que vous fumez, j’aurai parié sur la deuxième hypothèse. »

« Vous êtes intelligente. » Ne put que rétorquer le terrien. Il prit une gorgée de cette bière locale, franchement pas mauvaise, et reporta son attention sur l’inconnue.

« Et vous, qui êtes-vous ? »

« Je préfère rester anonyme. »
Dit-elle en lui faisant un joli clin d’œil.

« Même pour un touriste solitaire comme moi ? »

« Pas besoin de dire son nom pour s’amuser avec les autres. »


Ils échangèrent un rire complice et timide. Sherman continuait de faire semblant d’être plus attiré par son verre et par le bar devant lui que par la jeune femme à sa gauche. Celle-ci s’était donc rapprochée pour mieux parler tandis que lui, ne savait plus trop où se mettre…

~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

« Allez, debout… »

Sherman se réveilla en sursaut et cria :

« AhaaaahhhhH ! » Il calma sa respiration alors qu’il se demandait où il était. « J’ai… j’ai dormi ? »

Lui qui n’avait pas sommeil s’était quand même endormi un peu et le réveil fut brutal. Il était temps de partir et le scientifique se força à se lever et à sortir prendre l’air, pour ainsi dire, car la température dans la grange et dehors était pratiquement la même. Une température qui avait légèrement baissée à son plus grand bonheur… Son regard se dirigea alors vers le haut… Une flopée d’étoiles régnait dans ce ciel magnifique, et Sherman ne put retenir un « Waouh… » devant ce spectacle. Kobe et Turner arrivèrent derrière lui, il les entendit mais ne les regarda pas. Il dit :

« Vous croyez que c’est laquelle qui représente la Terre ? »

Sa question était probablement idiote. Il savait que parmi tous ces corps célestes visibles, la planète bleue des terriens n’en faisait pas parti, trop éloigné… Sherman se demanda alors s’il aurait l’occasion de visiter un jour toutes ces planètes. C’est alors que Jotaro arriva et leur fit un petit topo sur ses monstres domestiques.

« Ces bêtes sont craintives. Il vous faut donc vous en approchez avec gentillesse. Mais ! Vous ne devez pas non plus avoir peur, ou bien ils vous sauteront dessus pour s’amuser avec vôtre tête. Bonne chance ! »

Le Docteur Cottle était plus que douteux et craintif à ce sujet. Il décida de fumer une cigarette, qu’il sortit de sa poche, afin de se décontracter avant d’aller au septième ciel avec la demoiselle. Enfin, il n’avait pas vérifié si son animal était un mâle ou une femelle mais ce n’était pas le plus important. Lorsqu’il s’approcha de sa monture en essayant d’avoir le plus d’assurance possible en lui. Son gryphon était plus petit mais plus gros que les autres, comme par hasard. Il avait des écailles argentées et une langue bien rose, bref, tout pour faire fuir !

« Eh bien… T’a un super look toi. »

Il le toucha avec sa main et voulut le caresser le dos mais l’animal recula vivement. Le regard meurtrier de la bête aurait pu méduser n’importe quelle fripouille, et Sherman dut penser à bien d’autres choses pour ne pas succomber à la peur. Il se rendit compte alors que c’était la fumée de sa cigarette qui gênait. Sherman le regarda d’un air surpris.

« Tu… Tu n’aimes pas mes Lucky ? »

La bête émit un drôle de bruit. C’était le genre de son qui faisait savoir qu’il fallait mieux se tenir à carreau et à obéir à l’exigence de l’animal. Cottle se résolut alors à jeter sa cigarette par terre et à l’écraser, et la monture de montra tout de suite plus amicale.

« Voilà, t’es content ? Maintenant fais pas chié… » Commença-t-il à dire en montant sur son dos.

« J’te préviens, je viens de manger alors vas y mollo… »

La bête émit un petit rugissement. Essayait-elle de lui parler ? Sherman continua de prendre place sur elle dans une position qui serait la plus confortable. Il leva une jambe pour la faire basculer de l’autre côté du corps de l’animal tout en s’accrochant bien à ce qu’il pouvait. En sentant la respiration d’animal, rien ne le rassurait.

« Ne bouge surtout… »

La bête rugit et le temps d’une demie seconde, elle s’envola dans les airs à toute vitesse.

« paaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaassss ! »

Malgré le vent à contre sens, elle rejoignit la monture de Jotaro, transportant un Sherman Cottle pissant dans son froc et dont le cri continua de raisonner longuement dans les airs. Puis, petit à petit, ses braillements et ses frissons de peur se transformèrent en excitation et en extase totale…

« C’eeestt chouetteee !!! » Hurla-t-il tout en cherchant à garder le contrôle de l’animal et à ne pas perdre son sac dans le vide, pas facile avec tout ce vent !
Pendant plusieurs instants, il ne cessa pas de s’amuser à faire des tours dans le ciel avec la bête, oubliant complètement l’objectif principal de cette mission durant ce moment intense et vivifiant…
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MessageSujet: Re: MJ Sensations par Nathalie   Mer 3 Mar - 13:02

Il faisait très frais mais la chaleur dégagée par le Phieso ajoutée à l’exaltation les rendait résistant au froid. Avec plus ou moins de difficulté, chacun avait réussi à monter sur sa bête et avait décollé dans un hurlement de surprise. Jôtaro tournait autour du groupe, attendant que tous contrôle leur Phieso.
« Très bien. Lorsque nous partirons, vous n’aurez pas grand-chose à faire, car vos destriers me suivront. Ne craigniez pas d’être éjecté de la selle. Posez vos mains devant vous, mettez vous bien sur l’avant, et… vous verrez. » Il leur fit un grand sourire. « Carai an Caldazar ! »
A peine eut-il achevé son dernier mot que les Phieso s’élancèrent à une allure folle. Les terriens, la Tok’ra, et le Goa’uld faillirent être laissés sur place, mais une chose étrange s’était produite : leurs mains et leur jambes avaient été relié à la bête par une fourrure sortie de nulle part. En cet instant ils ne faisaient qu’un avec la bête. Pour se protéger de la prise d’air, chacun pouvait se cacher derrière l’imposante tête des créatures qui volaient d’une façon surprenante : elles bâtaient des ailes d’une façon reposée, et pourtant la vitesse à laquelle ils allaient était ahurissante.
Sous leur pied l’obscurité était totale, tandis qu’au dessus de leur tête ils voyaient des dizaines de milliers d’étoiles scintiller qui côtoyaient quelques nuages. La lumière blanche et douce de deux lunes passait à travers de petites nuées. C’est d’ailleurs dans l’un des nuages que Jôtaro les emmena quelques minutes, avant de redescendre en piquet. Que de sensation durant cet instant… Les Phieso avaient enroulé leurs ailes autour de leur corps pour prendre plus de vitesse et pour protéger les hommes qu’ils portaient sur leur dos. Sherman, Vincent, Sorrens, Callan, Ba’al… chacun avait le cœur encore dans le nuage au moment où leur monture stoppèrent cette descente folle à quelques mètres du sol.
Ils avaient à peine récupérer leur esprit lorsque ils virent face à eux une magnifique étendue d’eau reflétant les milles lueurs nocturne d’une façon idyllique. Ils auraient le droit à vivre la même chose qu’Harry Potter. Les montures se rapprochèrent lentement de l’eau jusqu’à ce qu’elles aient leur pattes entièrement submergée. A ce moment, les liens qui leur liaient les mains se défirent et un instant plus tard le Major Hazdot avait les bras ouverts, et criait à plein poumon.
Devant Jôtaro. Derrière, sur une ligne bien propre, Ba’al, Sorrens, Vincent, Callan, George, Sherman. Leur passage créait un magnifique sillage dans cette eau calme.

Au cœur de la cité de Caldazar, Jôtaro regardait dehors par une fenêtre haute ; peut-être un jour avait-elle été vitrée, mais le verre en avait disparu depuis longtemps. Les ombres en bas s’allongeaient en oblique vers l’est. A peine la sueur perlait sur son visage qu’elle s’évaporait. Son gilet noir, humide entre les épaules, pendait ouvert dans une vaine tentative pour avoir de l’air. Dans la Dévastation, la nuit amenait un froid glacial, mais pendant la journée, même du vent n’apportait pas de fraicheur.
Caldazar s’étendait au dessous de lui, desséchée par un soleil impitoyable alors même qu’il baissait en direction de montagnes escarpées, mornes, avec à peine des traces de végétation. Qui pourrait croire que cette cité avait été jadis l’une des plus grandes ? Ses constructeurs n’avaient jamais achevé leur œuvre. Des bâtiments d’une hauteur invraisemblable parsemaient cette ville, des palais en gradins ou aux parois verticales qui se terminaient au bout de huit ou même dix niveaux non par un toit mais par la maçonnerie irrégulière d’un autre étage à moitié édifié. Les tours s’élevaient encore plus haut, mais s’arrêtaient le plus souvent tout à coup selon un profil dentelé. A présent, un bon quart de ces hauts édifices, avec leur colonnes massives et leur immenses verrières, gisaient en tas de décombres dans les vastes avenues qui comprenaient en leur centre de larges bandes de terre dénudée, de la terre qui n’avait jamais nourri les arbres pour lesquels elles avaient été prévues. Les fontaines, merveilleuses, restaient sèches comme elles l’étaient depuis des centaines et des centaines d’années. Avec un soupir, il se détourna de la fenêtre vers une grande pièce avec de hautes fenêtres sur deux côtés, et un plafond en forme de coupole recouvert d’une mosaïque fantastique d’animaux et d’hommes ailés.

« Le problème de ce pays était son orgueil. Bref. Cette nuit, nous entrerons dans la forteresse. Encore une petite heure donc. »
En arrivant dans la cité, en plus de la chaleur, Jôtaro ne voulait pas être vu. Ils avaient donc attendu dans une pièce d’une vieille bâtisse en hauteur durant neuf bonnes heures. Chacun avait trouvé son occupation.

La forteresse n’était pas très grande par rapport au reste de la ville mais restait néanmoins imposante. Son architecture était comparable à celle des grand palais Chinois des années 1400. L’entrée centrale était d’une taille si imposante que 15 hommes auraient pu la traverser de front ; mais les portes en bois se trouvaient sur le sol, détruites par le temps.
Le petit groupe entra alors dans ce bâtiment. L’obscurité les entourait et le peu de lumière que procuraient les lampes et les lunes ne permettait de voir qu’une toute petite partie de l’immense salle. De grandes colonnes, taillées dans une roche que l’usure n’avait pas atteint, la parcouraient de façon symétrique et toute trace d’aménagement avait disparu : a cause du temps ou des pillages. A pas de loups le groupe s’enfonça de plus en plus profondément, et laissa la lumière des lunes sur leurs pas.

« Restez bien groupé. Cet endroit est hanté … »
De quoi mettre de bonne humeur tout le groupe. Sorrens marchait aux côtés de Jôtaro et de Hazdot. Les autres suivaient sans place fixe dans le rang et discutaient à voix basse. Le premier couloir qu’ils atteignirent était assez large mais pas très haut, et les murs étaient recouverts de vielles sculptures qui avaient sans doute signifiaient quelque chose, jadis.
« Il est dit que la mort est enfermé au plus profond de la forteresse. Je pense que nous ne sommes pas les seuls ici ; loin de là, et que d’autre ont déjà débuté les recherches. »
Ba’al s’avança d’un pas peu assuré, sous le regard méfiant de Sorrens. Il expliqua alors qu’il avait lu quelque part qu’avant de mourir, le Roi avait écrit dans ses mémoires qu’il dormirait à jamais avec la mort.
« Lors des premières fouilles, une personnes en a réchappé, et elle a confirmé qu’ils n’avaient rien trouvé dans le lit du roi mis à part son cadavre. Mais vous avez raison, pourquoi ne pas tenter de faire des recherches dans sa chambres ? » Il prit la pose du penseur. « Soit. Prenez vos armes, nous aurons surement de la compagnie. »
Il prit en main une arme bien étrange. Une bague. Une grosse bague avec d’un côté une petite sphère et de l’autre un genre de petite languette qui venait se caler dans la paume de la main. Il avait expliqué aux Terrien comment s’en servir [serrer le poing pour tirer] et les avait avertis de la puissance de cette arme. Chacun passa la sienne au majeur de leur main droite et le groupe reprit sa marche vers la chambre du Roi.
La tension était palpable, et Jôtaro ne semblait pas savoir réellement où il allait, mais personne n’osa lui poser la question. Ils traversèrent plusieurs autres grandes salles avant de tomber sur un petit campement. Des rires, des ronflements et une odeur de diner : voilà ce qui en réchappait. Sherman nota alors un gros défaut dans cette façon de manger de manière olfactive : On y participait même lorsque l’on n’avait pas faim.
Après avoir éteint toutes les lumières, le groupe avança pas à pas en longeant le mur. Lorsque Vincent trébucha, tous retinrent leur respiration et s’immobilisèrent dans des positions bien étranges. En fin de compte, ils réussirent à passer inaperçu et ils reprirent un rythme normal de marche.
Au bout d’un bon quart d’heure ils arrivèrent à la chambre, qui, au dépit du groupe, était éclairée. Les voix et les bruits, qui en sortaient, indiquaient clairement que deux hommes étaient entrain de chercher le moindre indice.

« A trois … » Murmura Jôtaro en montrant son poing, et donc sa bague … « Trois !! »
La manière de compter de l’homme les prit tous par surprise, et, avec du retard, ils s’élancèrent à sa suite dans la salle. Comme prévu deux hommes s’y trouvaient. Sauf qu’eux, en plus de faire bien plus peur que Sherman, portaient une bague sur chaque doigt. La chambre du Roi était spacieuse, et d’après ce qu’il restait de l’ameublement elle avait du être luxueuse. Des fresques, qui avaient été colorées, recouvraient les murs et le plafond ; elles représentaient un personnage duquel partait tout un environnement bien spécial. Deux grandes fenêtres se trouvaient aux extrémités de la salle.
« Ouvrez les mains ! Vous n’avez pas la moindre chance. Nous sommes bien plus nombreux. »
« Et bien moins équipé. Et vu la tête que tire la moitié de vôtre groupe… Vous n’avez pas l’air d’avoir le dessus. »
La moitié … Jôtaro savait que cela était vrai. Il s’apprêtait à prendre la parole sur un ton plus calme, lorsqu’il vit le bras de l’homme qu’il avait face à lui.
« Fils de Sharak ! C’est vous qui avez tenté de voler mes bêtes ! »
« Vos bêtes ! Je le savais que j’aurai ma revanche ! Après avoir tué le maître je tuerai la bête. »
La tension était à son comble lorsque l’autre homme et Sherman s’avancèrent dans le même temps pour calmer le jeu. Chacun regarda l’autre comme s’il lui avait tendu un piège. Sur la prise de parole se fut Sherman qui fut le plus rapide et il exposa un fait que tout le monde acquiesça : Ils recherchaient la même chose, et mourir inutilement n’était pas nécessaire.
« Soit. Nous règlerons nos comptes plus tard … » [i]Tous ouvrirent leur main, et la baissèrent.

« Avez-vous trouvé quelque chose ici ? »
« Nous venons d’arriver. Mais nous sommes persuadés que c’est ici… » L’homme qui parlait était grand et large d’épaule. La froideur de son regard était accentuée par la couleur brune foncée qu’ils avaient et ses traits étaient ceux du misanthrope de base. « Lui, il désignait son collègue qui était tout autant imposant mais qui affichait un visage plus amical avec ses yeux bleus et ses cheveux brun, c’est Glenn. Et moi c’est Maid. Mais appelez moi Monsieur ou ne m’appelez pas. Sous risque de vous prendre mon pied aux miches, ou carrément de vous ramasser une tarte. » Un silence de mort suivit cette annonce. « On bouge son cul de pucelle ! On a du pain sur la planche ! »
Le silence suivit de nouveau, mais cette fois les recherches débutèrent.
Durant une bonne heure tous fut retourné, déplacé, jeté et rien ne fut trouvé mis à part de grosses araignées et d’énormes bestioles semblables à des punaises avec des antennes de cafard.
Soudain, Sorrens fit signe à tous de la rejoindre et demanda à ce qu’on lui prête une lampe torche. Sous le lit, une dalle avait attiré son attention. Au milieu de celle-ci était gravé un Phieso, les ailes déployées et les serres tenant un homme inconscient. Le symbole du roi. Maid joua des épaules pour passer devant tout le monde, et il enleva toutes ses bagues sauf une.

« Reculez-vous. » Il pointa le ciment qui liait cette dalle aux autres, et doucement découpa tout le tour. Une fois ce travail achevé, la dalle s’enfonça doucement avant de tomber violemment. « Et voilà. Honneur aux Dames pour l’antre de la mort. »
Il fit un sourire qui le rendait encore plus vicieux à l’adresse de Sorrens. Après que Jôtaro aie lancé un tube fluorescent, elle sauta dans le trou, légèrement frustrée de na pas savoir ce qui l’attendait. Les autres suivirent et seul le major resta dans la chambre.

Le couloir était étroit, et ils devaient marcher les un derrière les autres.
« Marchez dans les pas de celui qui vous précède. Il y a surement encore des pièges actifs… »
De quoi tous les rassurer… Maid s’assurait à chaque pas, à l’aide d’un bâton, que les dalles sur lesquelles il allait poser ses pieds n’était pas piégée. Soudain la dalle sur laquelle il appuyait s’enfonça. « B’ssez vous !!!! » Il se laissa tomber à terre et tous firent de même l’instant qui suivit. Une flèche leur rasa la peau du crane.
Après le couloir piégé vint la salle où se trouvait en son centre l’objet de leur convoitise. Elle était assez petite et terriblement vide. Doucement ils s’approchèrent. Sherman déclencha un piège, et heureusement pour lui, la lance qui sortait en direction de sa tête se brisa à peine sortie tellement elle était vieille. Il se remit de ce choc durant lequel il avait faillit s’uriner dessus avant de se remettre à avancer. Une fois que tous furent devant l’autel, ils ne virent rien d’autre qu’un bloc de pierre. Sur la droite il y avait un une empreinte de main, avec écrit quelque chose en ancienne langue.

« Il faut surement poser sa main dessus … » Mais qui allait le faire ? Chacun se posa la question. Glenn s’avança et sans réfléchir, posa sa main sur l’empreinte.
Un rictus parcourra son visage, et il poussa un cri d’horreur qui crispa tous les cœurs présents. Certains avaient même accompagné le cri de leur compagnon dans cet instant d’angoisse. Le silence régna alors, et Glenn partit dans un éclat de rire.

« Je vous ai bien eu ? » Il avait posé cette question sur le même ton qu’aurait employé un enfant. Son visage était si innocent… De la roche sortirent des attaches qui se fixèrent à sa main. Tous affichèrent un regard étonné, qui se transforma en regard effrayé lorsqu’un pieu tomba du plafond au centre même du dos de sa main. Le sang ruisselait sur la pierre et le cri de douleur retentit dans la pièce.
La dalle, elle, s’ouvrit. Il leur était maintenant possible de voir à quoi ressembler l’arme qui avait décimé une bonne partie de la planète. C’était un appareil de la taille d’une main sur lequel s’affichaient des milliers d’informations. Seul Sorrens aurait pu en comprendre des rudiments, mais pour le moment ils étaient tous occupés à essayer d’aider Glenn. Rien ne pouvait ouvrir les attaches.

« Il faut te couper la main ! »
« Non ! Non et non ! Je me serai vidé de mon sang bien avant d’être arrivé à la sortie ! Et vous m’aurez comme poids ! Prend cet objet et va-t-en ! »
En disant ces paroles il avait attrapé l’appareille et l’avait fourré dans les bras de son camarade. L’effet de surprise ne fut pas de la partie lorsqu’un instant plus tard, les murs se mirent à trembler.
« Espèce de trou du cul ! Pourquoi t’as fait ça ! »
Glenn l’attrapa au col.
« Sauve ta peau frérot. »
Durant quelques secondes, il était visible sur le visage de Maid qu’il se posait toutes les questions, qu’il envisageait tout, et qu’il n’arriverait pas à faire son choix. Ce n’est que lorsque Glenn le poussa vers le couloir de sorti, qu’il écouta ses jambes et continua sur sa lancée.
L’équipe laissa là cet homme. Ses yeux bleus brillaient. Des larmes perlaient sur ses joues. Sa fin était déjà arrivée. Il y avait tant de chose qu’il aurait voulu faire. Et ses fils … Qu’allaient devenir ses fils … Ils s’en sortiraient. Il le savait. Il les aimait. Il n’était pas prêt. Il s’écroula, la main toujours accrochée, et pleura.

Le major était sur le qui-vive et les attendait nerveusement. Lorsqu’il les vit, il les aida à sortir, et sans attendre une seconde le groupe se mit en route. Il ne posa pas de question sur Glenn. Voir le visage de Maid lui avait donné une réponse claire. C’était un visage que tout bon soldat qui se respecte connaissait.
Ils courraient dans les couloirs qui eux aussi tremblaient de plus en plus fort. La forteresse n’allait surement pas résister à ces secousses. Le campement qu’ils avaient croisé plus tôt dans la soirée était maintenant vide. Tous fuyaient à l’extérieur.

« Préparez vous à combattre. Dehors il va y avoir du grabuge. Tout le monde sera suspecté d’avoir la technologie. »
Et ce qu’il venait dire s’avéra vrai. Dès leur premier pas à l’extérieur, en plus de la fraicheur extrême de la nuit, des centaines de personnes étaient entrain de se taper dessus.
Le groupe essaya doucement d’éviter le gros du rassemblement en les contournant. Au début cela marcha, mais lorsqu’un homme bien enrobé les vit s’éloigner à petits pas, il les dénonça sans plus attendre. C’était eux… Tout le monde le savait. Une course poursuite s’engagea alors dans Caldazar.

« Allez !! Courage ! Une fois que nous auront atteints les Phieso nous serons hors de danger !! » Les Phieso n’étaient pas tout proche malheureusement, et la foule qui les poursuivait était de plus en plus conséquente. Le vrai problème se présenta lorsqu’un premier tir leur rasa les poils du cul. Mais pas le choix ils devaient courir sous le feu ennemi…
Lorsque les bêtes volantes furent à portée de vue, Jôtaro et le major s’arrêtèrent après avoir récupéré les bagues de Sherman et Vincent. Ils se positionnèrent derrière une pierre et ouvrir le feu dans le tas.

Ce qui restait du groupe arriva au niveau des bêtes. Maid fut tout d’abord mal accueilli, mais ces bêtes qui avaient déjà montré à de nombreuses reprises leur grande intelligence, la prouvèrent une nouvelle fois en comprenant la situation juste en voyant leur regard.
Sorrens fut la première en selle et décolla sans perdre une seconde.

Les tirs raflaient leurs membres, et de nombreuses entailles parcouraient leur corps. Chacun avait dit à l’autre de partir, mais chacun restait là. La situation allait de mal en pis et leurs adversaires n’étaient plus qu’à quelques mètres. Le major se fit alors transpercer au niveau de l’épaule droite. La douleur fut si intense qu’il s’effondra.

Le groupe volait haut dans le ciel, et voyait des rayons fuser sous leurs pieds. Callan avait une envie folle de redescendre, mais à quoi bon, si ce n’est faire une victime en plus… Ba’al avait suivi ces humains, et ne sentait pas concerné… Il avait été là sans être là… Et il s’en tirait bien. Il cherchait déjà comment récupérer l’appareil. Sherman et Vincent était béat devant tout ce qu’il s’était passé en si peu de temps. Toutes ces choses magnifiques… et toutes ces choses horribles…

Lorsqu’il rouvrit avec peine les yeux, il tenta de se relever. La douleur au niveau de son épaule était intense, mais il devait aider Jôtaro ! Il le devait. Au moment où il allait se remettre sur ses jambes, quelque chose passa juste au dessus de son nez. Qu’est ce que sa pouvait bien être ? Il hallucinait ? A nouveau il tourna de l’œil et s’écroula.
Ses ongles faisaient saigner ses paumes tellement il serrait fort le poing. Il allait donc mourir ici… Il savait qu’il avait eu une vie agréable, mais il aurait aimé refaire l’amour avec Jasmine… Il aurait voulu avoir un enfant avec elle… Un tir lui arracha une partie de la joue, et pourtant aucun cri de douleur ne sorti de sa bouche. Son visage devait être déjà bien amoché. Ses jambes allaient flancher …
« Pas maintenant ! Bats-toi ! Carai an Ellisande ! » Ah cet instant, alors qu’un tir allait l’atteindre en plein visage, son Phieso s’interposa, les ailes déployées. La bête les rabattit si violemment que les hommes les plus proches furent propulsés sur plusieurs mètres. « Ma splendeur… Approche… Approche. » L’animal se tourna vers son maitre mais garda un œil sur le moindre humain qui s’approchait. « Prend cet humain, et amène le. Amène-le. Ensuite, reprend ta liberté. Comme avant. Reprend ta liberté. »
La bête et le maître échangèrent un regard à travers lequel ils se communiquèrent tout ce qu’ils avaient besoin de dire à l’autre, et l’instant d’après, le Phieso était dans les air, poussant un dernier cri d’amour pour son maitre.
Le major se sentait en sécurité.
Jôtaro se releva dans un hurlement, il n’eut pas l’occasion de tirer à nouveau. Un homme venait de poser sa bague sur sa tempe.
« Profiter de chaque instant. Voilà la philosophie de ces merveilleuses bêtes. » Il versa sa dernière larme.

Cette fois le voyage fut moins radieux. Chacun se remémorait tout ce qu’il s’était passé en une nuit. Plus personne ne faisait attention à ce qui l’entourait. Lorsque le dernier Phieso les rejoignit, les destriers volants chantèrent la mort de leur maitre.
Cela fait, leur vol reprit l’aisance et la fierté de celui de l’aller. Cette fois ils ne rasèrent pas l’eau calme et reposée, mais ils volèrent dans l’éclat de la lune, et il était possible de voir leurs ombres dans l’éclat lumineux lunaire. L’une d’elle attirait plus l’attention. D’ailleurs ce voyageur inconnu la reconnu. Le cigle du Meurtrier des Siens. Un Phieso grand et fier, portant un homme inconscient.


L’entrée de la grotte était lugubre. Comme à leur arrivée. Ba’al n’avait pas réussi à récupérer la technologie recherchée. Ni les Terriens d’ailleurs. Elle avait détruite lors de leur arrivée dans la capitale.
Mais, chose que personne ne savait, Sherman avait réussi à en extraire pas mal de données pendant le voyage de retour sur l’Aladine. Peut-être serait-ce suffisant pour réaliser un poison anti-goa’uld ?
Sorrens ne savait pas encore ce qu’avait fait Sherman, et elle était encore plus déprimée que le major, que Vincent et que Callan. En effet, les Adarians les obligeaient à laisser Ba’al repartir là où bon lui semblait. George n’avait pas prononcé le moindre mot depuis qu’il avait été soigné. Il attendrait son retour sur la base, où son deuil prendrait fin, et, comme il l’avait ressentit à travers le phieso, il vivrait ‘Carpe Diem’.

Cette mission se termina presque comme elle avait commencé.
Cette chaire si tendre fondait presque entre leur dents, et le sang, encore tiède, leur réchauffait le ventre. En cercle autour de leur victime, ils arrachaient tous ce qu’ils pouvaient, ignorant le froid glacial qui régnait dans l’obscurité de la grotte. Nous, Terriens, pourrions comparer ce festin à un repas de noël en famille. Ils avaient chassé leur proie durant une bonne partie de la matinée, échouant à de nombreuses reprises jusqu’au moment ou l’un d’eux avait réussi à planter ses énormes incisives dans le cou de leur butin. Soudain, un bruit terrifiant qu’ils n’avaient plus entendu depuis un bon bout de temps, rompit le silence et résonna dans la grotte qui s’éclaira. Ils avaient déjà vu ce phénomène, mais cette fois les deux pattes étaient déjà là. Quelles créatures étranges ! Un certain nombre d’entre eux s’y engouffra. Une seconde fois l’eau apparut, mais cette fois, il n’y eut qu’un homme qui s’engouffra dedans.


Bon bah voilà. Navré que cette mission n’ait pas mieux marché. Vous pouvez voir dans ce post MJ qu’il y avait quand même de quoi faire des trucs sympathoche. Cela mis de côté, concernant ce post :
Vous avez pu voir que je parle très peu de vos personnages. En effet, je voulais finir la mission avant tout donc j’ai un peu passé sur ces détails. J’ai par contre tenté d’installer au plus possible les décors : donc tenter d’y intégrer vos personnages au maximum, de développer leurs réactions personnelles, et ceux qu’ils en retirent. Je pense que là c’est la meilleure chose à faire [Et pour ce qui est des émotions et des réactions, je pense que vous avez de quoi faire Wink].
A certains moment je passe assez vite [J’espère que vous comprendrez la raison principale : ce post est le résumé de 4.]. Par exemple le moment où vous cherchez dans la chambre, et bien vous pouvez dire que mis à part des cafards, vous trouvez un truc sympa ou je ne sais quoi. Idem pour les heures d’attentes dans la pièce. Comme je les dis à de nombreuses reprises, tentez un dialogue ET n’hésitez pas à utiliser les PNJ qui sont là ! Pourquoi ne pas entamer un dialogue avec Maid. Vous avez compris plus ou moins son caractère donc allez y … Surtout prenez du plaisir.

Enfin voilà. J’espère que vous aurez aimé ce post qui ne m’a pas pris cinq minutes =).
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MJ Sensations par Nathalie

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