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 [Avant le SGC] Mike Shirow

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Mike Shirow
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MessageSujet: [Avant le SGC] Mike Shirow   Ven 4 Déc - 15:12

Mai 2008.
Base aérienne Hickam de l’US Air Force, Honolulu, île d’Oahu, Hawaï.


Enfin le gigantesque C-17 toucha la tarmac brûlant des terres de Honolulu. Mike Shirow jeta machinalement un œil à sa montre et la retarda de deux heures du fait du décalage horaire : 15h38 heure locale. L’appareil avait quitté en fin de matinée la base de Moffet Field, Californie, où son unité (la 129e Rescue Wing) est rattachée.
La vocation de ce corps est la formation, la préparation et l’accomplissement de missions en temps de guerre de recherche et de sauvetage partout dans le monde. Déployée lors d’états de catastrophes au niveau national, le 129e l’était aussi à l’étranger, et Mike revenait récemment d’une mission de plusieurs mois au Proche-Orient, et bénéficiait d’une semaine de repos plus que méritée.
Ainsi après avoir passé plus de 5 heures dans cette carlingue vibrante et bien mal insonorisée il avait hâte non seulement de se changer les idées mais aussi de respirer l’air frais. Il y avait peu de place pour se dégourdir les jambes avec tout le fret et le temps lui avait paru bien long, vissé sur un strapontin étroit et peu confortable. Une soldat embarquée (plutôt jolie), membre de l’équipage, avait bien échangée quelques mots avec lui, mais il s’était le plus souvent employé à admirer d’un œil morne et somnolent les caisses de matériel qui encombraient le centre de l’appareil.

* Très enrichissant. Même pas placé près d’un hublot (ridiculement petits d’ailleurs).*

Mike avait embarqué sur ce vol militaire qui faisait une escale à Hawaï pour ravitaillement avant de repartir pour Kadena au Japon, pour voyager à titre privé aux frais de l’Etat américain. Pourtant, même si avoir un passager de plus dans cet énorme avion ne coûte pas plus cher à qui que ce soit, il avait fallu remplir des autorisations officielles pour qu’il puisse emprunter ce vol.


C’est donc après avoir remercié l’équipage pour cet agréable vol (et donné son numéro de portable à la jolie jeune convoyeuse) que son sac sur le dos, il sauta hors de l’avion et se dirigea d’un pas rapide vers la sortie de la base.
Ce n’est qu’une fois à l’extérieur qu’il se rendit compte qu’il n’avait prévenu personne de son arrivée. Heureusement la base aérienne Hickam a ceci de particulier qu’elle partage ses pistes avec l’aéroport international de Honolulu, les bâtiments des deux entités se jouxtant. Sur le fronton de l’aéroport un panneau lumineux indiquait en chiffres géants la température ambiante :
80.4°F, soit 27°C. Mike put immédiatement trouver un taxi devant l’aérodrome et s’y engouffra sans attendre, à l’affût de la fraîcheur de la climatisation.

Le chauffeur se rendit bien compte de l’arrivée d’un client dans sa voiture mais n’en manifesta cependant aucune expression. Il gardait son regard solidement rivé sur le journal posé sur le volant devant lui, concédant tout de même un marmonnement :

« Aloha. Bienvenue à Hawaii… »
*Ok, tu me prends pour un touriste…* s’amusa Mike de la situation.
Eclaircissant sa voix par un toussotement, Mike lui dit :

« Bonjour, 824 Kohou Street s’il vous plait. Et prenez le freeway hein, laissez tomber la route touristique… ».
Sur ces mots, le conducteur se retourna tout en laissant tomber son journal sur le siège à coté de lui. Il découvrit alors le jeune soldat, portant l’uniforme bleu marine de sortie de l’US Air Force, assis sur la banquette arrière, et sur son visage d’autochtone hawaïen trop nourri aux burgers que lui a apporté la culture américaine, on pouvait lire un mélange de surprise et de gêne.
« Oh heu… oui bien sûr monsieur. C’est partit. » balbutia-t-il en mettant le contact et il inséra son véhicule dans le trafic, non sans lancer quelques regards dans son rétroviseur. Mike le rassura par un sourire discret et porta son regard sur l’extérieur.

La ville qui l’avait vu grandir défilait devant ses yeux au travers de la vitre. Régulièrement il se remémorait des instants attachés à certains endroits que le taxi jaune croisait, de près ou de loin. Voilà un peu plus d’un an qu’il n’était pas revenu mais les choses semblaient ne pas avoir beaucoup changées.
Le conducteur était resté silencieux, et perdu dans ses pensées, Mike ne s’aperçu qu’il était arrivé à destination que lorsque le chauffeur stoppa son taxi.

« Voilà monsieur : 824 Kohou Street » lui dit ce dernier en se retournant vers son passager.
Sans faire mine de sortir, le regard du soldat s’attarda sur la façade du 824. Le restaurant de ses parents ne semblait pas avoir changé d’un pouce, avec cette peinture un peu défraîchie qui alimentait les implorations de sa mère pour qu’elle soit refaite. Toujours cette carte du menu vieillotte mais que son père trouvait toujours dans le coup. Mike souriais doucement, revoyant dans ce restaurant bien des moments de sa vie : les coups de main au service, des fêtes, des anniversaires, une petite fille courant entre les tables…
Le chauffeur failli dire quelque chose, mais Mike se rembrunit et lui dis finalement :


« Non, continuez jusqu’à Nuuanu Avenue, je vous dirai où vous arrêter. »
Le taxi hésita puis suivi sa consigne, remettant le compteur en route.

Mike paya sa course et regarda s’éloigner le taxi dans cette longue avenue bordée d’arbres, écrasée par le lourd soleil de mai, à peine importuné par quelques nuages épars. Mike desserra légèrement son nœud de cravate et fit courir son regard le long du muret blanc qui délimitait ce qui ressemblait à un jardin public. Il ramassa son sac, prit une lente inspiration et poussa le portillon en fer forgé. Sur le muret une pancarte blanche indique simplement en lettres bleues : « Oahu Cemetery ».
Aucune allée n’était dessinée, mais Mike traversa la pelouse rase, contournant tombeaux et calvaires de toutes tailles, vers une partie un peu à l’écart du cimetière, où certaines petites stèles portaient en ornement de petits anges sculptés. Il s’immobilisa devant une pierre funéraire dont les bords étaient volontairement taillés de façon grossière, donnant une impression d’inachevé. En son centre un rectangle poli portait une inscription gravée :

Juliet Shirow
March 2000
April 2005


Mike se baissa, chassa deux feuilles d’arbre jaunies de devant la petite borne de pierre sur laquelle il posa la main doucement, telle une caresse.
« Salut ma belle… » chuchota-t-il avec un sourire fugace.
« Excuses moi de ne pas être revenu te voir plus vite… ».
Il ne put empêcher les larmes de lui monter aux yeux.


~~~~~~~~~~~~~



... A suivre ...
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Mike Shirow
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MessageSujet: Re: [Avant le SGC] Mike Shirow   Lun 7 Déc - 20:01

Mike poussa la porte du restaurant de ses parents en début de soirée, déclenchant deux notes discrètes d’un petit carillon. A part un couple attablé dans un coin de la salle, il n’y avait personne. C’était souvent le cas pour le service du soir, l’établissement faisant plutôt le plein à midi avec les employés des entreprises environnantes. Loin d’être un restaurant touristique, la cuisine comme la décoration, simples, ne rivalisaient pas avec celle des restaurants branchés de Honolulu, mais l’ambiance y était conviviale et les clients fidèles appréciaient cela, autant que les tarifs très bon marché d’une carte brassant spécialités locales, grillades et cuisine américaine. De plus, le chef, un hawaiien pure souche, préparait certainement le meilleur saumon lomi-lomi de l’île.
Une femme mince, élégante, aux cheveux blonds courts, dont les rides du visage trahissaient une cinquante d’années, sortit des cuisines. Lorsque son regard se posa sur le jeune homme en uniforme qui venait d’entrer, ses yeux s’agrandirent et elle se figea quelques secondes. Sa bouche entrouverte restait silencieuse, et se mua lentement en un large sourire.


« - Salut m’man » lui adressa Mike en lui rendant son sourire.
« - Mike ! » lui répondit elle en venant l’embrasser « Ca alors… Mais…depuis quand es-tu là ? Je veux dire à Hawaii ? Et… Mais que tu es beau dans ton uniforme, j’ai failli ne pas te reconnaître. Mais ne reste pas là, vient t’asseoir. Tu as mangé ? Comment vas-tu ? Quand même tu aurai pu donner des nouvelles plus souvent. Rhoo tu as l’air fatigué ? Tu aurai pas maigri ? Tu manges au moins là-bas ? »
Madame Maggie Shirow faisait tomber sur son fils une telle avalanche de questions qu’il ne pouvait même pas placer un mot. Mais il souriait, heureux de constater qu’elle semblait en forme et conservait toujours cette énergie qui la caractérisait tant. Entraîné par sa mère qui semblait ne plus vouloir lui lâcher le bras, il s’assit à une table près de l’entrée des cuisines.
« - Là. Bouges pas, je vais chercher papa » dit-elle, puis disparut par la porte de la cuisine d’où on pouvait l’entendre crier « Jason ! Viens voir qui est là ! Jason !!».
Poussé par la curiosité et par ces cris soudains, un visage carré, au nez épaté, d’un homme se glissa par l’ouverture de cette même porte. Dévisageant le soldat, sa moue interrogative laissa bien vite la place à un sourire dont la largeur dépassait celle de se grosse figure de natif hawaiien :
« - Bon Dieu ! Aloha Mike ! Comment tu vas ? »
« - Haha, salut Malo ! » répondit Mike en se levant pour serrer la main du cuisinier. « Ben ça va pas mal, merci. Et toi ? Toujours ici aux fourneaux alors ? ».
« - Oui ! Haha, tes parents ne me paient pas assez pour que je puisse quitter l’île» répondit en plaisantant le géant polynésien.
Malo était un de ces solides gaillards, aussi large que haut, comme seules les îles du pacifiques semblent capables d’en produire. Sous son aspect de brute épaisse, avec ses cheveux mi-longs attachés derrière la tête et ses tatouages maoris sur ses bras épais, il était cependant d’une gentillesse extrême, et plus que le cuisinier de ce restaurant depuis toujours, il faisait partit de la famille.

« - Comment ça va pour toi dans l’armée ? Pas trop dur ? » lui demanda-t-il en appuyant ses larges mains sur le dossier de la chaise face à Mike, redevenant sérieux.
Durant une seconde Mike perdit son sourire, ce qui n’échappa pas à Malo, revoyant en flash une évacuation difficile dans les montagnes arides afghanes.

« - Ca va. Content de revenir un peu au pays » répondit Mike avec un hochement de tête. Malo le fixa, fit une moue d’approbation et hocha également la tête. Il allait répondre quand le père de Mike fit irruption dans la pièce, sur les talons de sa femme portant deux coupes glacées. « J’arrive » glissa-t-elle à Mike en passant près de lui, puis s’éloigna d’un pas rapide vers le couple au fond de la salle.
« - Salut papa » articula Mike.
Comme l’avait fait sa mère, le père de Mike resta immobile un instant, hésitant entre rêve et réalité à la vision de son fils face à lui. Jason Shirow était grand, athlétique, et sa chevelure brun foncé ne montrait que quelques rares fils d’argent, ce qui le faisait paraître plus jeune que son âge. Il avança vers lui et, ignorant le public, prit son fils dans ses bras.

« Salut fils. Content de te revoir à la maison ».
Mike avait déjà eu son lot de larmes plus tôt dans l’après-midi au cimetière, mais la démonstration d’amour de son paternel lui humidifia les yeux plus qu’il n’aurait cru. Jason Shirow, bien qu’étant un père très affectueux, n’était pas spécialement démonstratif, surtout en public, si bien que ce geste avait surpris Mike autant qu’il l’avait ému.
Dégageant son étreinte, son père se remémora, presque gêné, la présence de Malo. Ce dernier, aussi agréablement étonné que Mike, souriait d’un air satisfait, et se proposa d’aller chercher quelque chose à manger pour le jeune homme, alors que madame Shirow revenait.

« - J’ai appelé ta sœur aussi, elle ne va pas tarder à passer. Bon, assieds toi, racontes nous un peu comment tu vas, tu ne nous dis rien ! ».

Mike raconta alors ses aventures d’infirmier militaire. Du moins une partie, celle qui n’inquièterait pas trop ses parents et qui n’entraient pas dans la catégorie « secret militaire ».
Ni ses parents ni Malo ne lui dirent qu’ils se fichaient un peu de savoir où il avait bien pu poser ses bottes, car ils étaient surtout ravis de le savoir en bonne santé, souriant, là, avec eux.
Au bout d’une heure de discussion, la porte du restaurant tinta à nouveau : une jeune femme de taille moyenne, svelte, aux cheveux châtain coupés mi-long et d’une trentaine d’année venait de faire son entrée. Elle portait un jean usé et un t-shirt étroit vintage
Hard Rock Café Amsterdam. Elle se jeta au cou de Mike qui s’était levé pour l’accueillir.
« - Mike ! »
« - Salut Carol. Ca va frangine ? » et il la serra a son tour contre lui.

La soirée s’avança, et les parents de Mike commencèrent la fermeture du restaurant, laissant leurs enfants discuter entre eux.


« - Tu sais, tu aurai pu écrire plus souvent. On s’est pas mal inquiété, reprocha doucement Carol à son frère.
- Oui, je sais. Mais j’ai pas toujours eu beaucoup le temps…
- Mouais, ou l’envie non plus ?
Mike sembla ignorer cette dernière remarque.
- Je n’avais pas grand-chose d’intéressant à raconter aussi, dit-il comme pour s’excuser. La vie de troufion n’a rien de passionnante, et puis je bougeai pas mal.
- Les parents se foutent de savoir si tu arrives à toucher des cibles avec un fusil, ils ont surtout peur que tu t’en serves pour te foutre en l’air ! lâcha presque malgré elle Carol.
A ces mots, Mike regarda ses parents, rangeant des chaises. Puis il retourna ses yeux vers sa sœur qui soutint son regard, attendant une réponse.

- Je ne me suis pas engagé pour ça. Mike était passé par des moments où il avait penser à en finir, mais il n’en dit rien.[/color]
- Pourquoi alors ? Tu ne m’as jamais vraiment expliqué ce qui t’avait pris !
Mike pesa en silence le regard presque implorant de sa sœur.
- J’avais besoin de me vider la tête, de voir autre chose. Je ne supportai plus d’aller bosser comme si de rien n’était, comme si la vie continuai normalement. Sans elle, plus rien n’était normal, je ne me retrouvai plus. Et puis ça n’allait plus avec Kate aussi…
- Ca a été dur pour nous tous Mike. On avait de la peine non seulement pour Juliet mais en plus pour toi. De te voir dans cet état… on avait peur pour toi. Et c’est toujours le cas. Partir pour oublier ne sert à rien : où que tu ailles, les soucis t’accompagnent.
Mike pouvait presque revoir Juliet courir dans ce restaurant. Durant toutes ces années, sa fille avait été sa lumière, la flamme de sa vie. Mais Mike s’y était brûlé tout entier avec l’épreuve de sa fatale maladie. Après son décès il lui semblait ne plus pouvoir exister si ce n’était au travers d’elle. Le couple qu’il formait avec sa femme, Kate, n’avait pas su s’en remettre, leurs chagrins respectifs se faisant écho, aucun d’eux n’était capable de soutenir son conjoint.
- Juliet était… Bref ça va. Mieux. Crois moi, dit-il en souriant. Je suis parti non pas pour l’oublier car elle m’accompagne à chaque instant, mais pour m’oublier moi.
A ces derniers mots, les sourcils froncés de Carol obligèrent Mike à s’expliquer.
- Je me sentais effacé. J’avais besoin de me sentir vivant, et pour ça j’ai décidé de monter au front en quelque sorte, de m’immerger dans le boulot.
- Prendre soin des autres pour ne pas avoir à s’occuper de soi, hein ? Je vois le concept. Tu aurai pu choisir de t’investir davantage là où tu bossai déjà, à l’hôpital de Honolulu ? Et comme ça cela aurait causé moins de peine aux parents…
- J’avais besoin de m’occuper de moi, de me retrouver, de changer d’air. Je n’en pouvais plus de traverser tous ces endroits ici si chargés de souvenirs. Et l’armée m’offrait cette double possibilité de partir et de m’immerger complètement dans autre chose.
Carol ne se souvenait pas que Mike se soit jamais confié à elle à un tel point. Héritant ce trait de caractère de son père, il avait toujours été très discret et peu expansif. Consciente de la fragilité de cet instant, Carol ne voulait pas que Mike se ferme définitivement et ne voulut pas le harceler davantage.
Après un silence, elle lui demanda tout de même :

- Tu es déjà passé voir Juliet ?
- Oui. Cet après-midi, quand je suis arrivé, répondit-il avec un sourire triste.
- Tu nous as manqués Mike.
- Vous aussi, avoua-t-il dans un souffle.
- Tu fais quoi demain ?
Mike apprécia que sa sœur change de sujet. S’adossant à sa chaise, il s’étira et répondit :
- Je surferai bien quelques vagues…
- Excellente idée, lui sourit-elle.

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MessageSujet: Re: [Avant le SGC] Mike Shirow   Lun 9 Aoû - 13:12

« Chaque chose vivante est une élaboration à partir d’un unique plan originel. En tant qu’êtres humains, nous sommes de simples rouages – une antique histoire d’ajustements, d’adaptations, de modifications et de bricolages providentiels remontant à 3,8 milliards d’années. Nous sommes encore étroitement apparentes aux fruits et aux légumes. Environ la moitié des fonctions chimiques qui s’effectuent dan une banane sont fondamentalement les mêmes que celles dont vous avez l’honneur d’être le siège.
On ne saurait trop le répéter : la vie est une. C’est l’affirmation la plue vraie en ce monde – et sans doute pour toujours. »
(Bill Bryson, Une Histoire De Tout, Ou Presque…)

Mike referma son livre et le lança négligemment sur son sac, près de lui.
Assis sur la plage, il laissa son regard vagabonder sur l’océan qui lui faisait face. Il ne semblait pas y avoir de limite visible, tant les reflets du soleil sur les flots se confondaient avec l’éclat azuréen du ciel.

* Et dire qu’on est en train de détruire tout ça… * se dit-il dans une moue perplexe.

Il jeta un œil sur la plage. A cette heure-çi en pleine semaine il y avait peu de monde, et c’est ainsi que Mike aimait cet endroit. Il ne comptait plus les fois où il avait foulé ce sable.
Enfant pour y jouer et découvrir l’océan. C’est là qu’il avait appris à nager avec son oncle. Jeune homme il y avait passé des heures insouciantes à surfer avec des amis, et aussi à partager de tendres moments romantiques. Plus tard, adulte, il y avait amené à son tour sa propre fille. Aux heures les plus reculées de ses nuits d’insomnie, il y avait aussi pleuré de douleur, les poings plantés dans le sable frais, avec la lune pour seul témoin silencieux. Cette bande immuable de sable clair l’avait vu grandir et changer. Elle faisait partie de sa vie, fidèle, complice, confidente de ses joies comme de ses chagrins les plus profonds.

Mike souleva furtivement les sourcils, expira un bref soupir et retira son t-shirt. Tout en se relevant, il attrapa sa planche de surf et se dirigea d’un pas sûr vers l’océan.
S’éloignant du rivage en glissant sur sa planche, il tourna le dos à cette vague de mélancolie qu’il savait pouvoir devenir un tsunami dépressif, et fit face aux vagues éternelles de l’océan Pacifique.

La matinée arrivait à son terme quand Mike sortit de l’eau. Une fois encore surfer quelques vagues l’avait aidé à se débarrasser de ses peines, et l’activité lui avait ouvert l’appétit. Après s’être rincé de l’eau salée sous une douche de plage, il se dirigea vers le vendeur de sandwichs le plus proche.
C’est quand il commanda un DrPepper frais que son regard se posa sur le tenancier du modeste établissement. De stature moyenne, avec une tendance à l’embonpoint, son visage carré souligné d’un bouc discret semblait accuser une bonne quarantaine d’année.


« - Excusez moi, demanda Mike en désignant l’homme d’un doigt hésitant, vous ne seriez pas le père de Jay Reeves ?

A ces mots, le marchand marqua un recul millimétrique de la tête, visiblement surpris.

- Heu oui… on se connaît ? répondit-il.
Ses sourcils froncés trahissaient l’état d’activation de sa mémoire afin de se remémorer Mike.
C’était bien ça, Mike avait vu juste. Alors infirmier à l’hôpital Queen Medical Center d’Honolulu, il s’était occupé du jeune Jay, âgé d’une petite dizaine d’années, suite à un accident de la route. Une relation particulière s’était tissée entre eux.


- C’était il y a quelques années... J’étais infirmier à l’hôpital, dans le service où était votre fils, expliqua Mike en désignant du pouce une vague direction vers le centre de la ville.

Mais malgré ses efforts pour remobiliser ses souvenirs, le vendeur ne semblait pas pouvoir se défaire de son état de perplexité.


- Désolé mais je… enfin je ne me rappelle pas de vous, s’excusa-t-il dans un sourire gêné.
- Pas grave, répondit Mike en cachant une légère déception derrière un large sourire et en balayant l’air de sa main. Combien je vous dois ?
- Oh. Euh un dollar s’il vous plait.

Mike régla et s’éloigna sur la plage après avoir remercié et salué le vendeur.
Ce n’était pas la première fois que Mike vivait ce genre de situation. Il ne comptait plus les fois où il avait croisé des personnes dont il se rappelait très bien mais ces dernières avaient du mal à se souvenir de lui.
Le jeune homme ressentait alors parfois l’étrange sentiment que rien ne tournait autour de lui. Un peu comme s’il n’était qu’un évènement furtif et anodin, bien vite oublié, dans la vie des autres.
Plongé dans ses pensées, Mike s’était rassis sur sa serviette, sans s’en rendre compte. Faisant face à l’océan, il avala une nouvelle gorgée de soda au goût d’amande amère, son regard perdu au-delà de la bande de sable.


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