Mission Stargate
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 Mj Evolution by Jack

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Jack O'Neill
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MessageSujet: Re: Mj Evolution by Jack   Lun 7 Déc - 23:55

Fanny et Mike, 1ere partie :

Le Docteur Mclaine ne s’était pas laissé convaincre par les paroles de Stener, qui recula doucement, comme s’il avait été touché par quelque chose. Cela ne lui allait pas du tout. Comment cette nunuche pouvait lui refuser le droit de partir à la recherche de Davis ? Elle ne connaissait rien à ce domaine, elle n’avait pas le moral d’un militaire, aucune tactique, juste cette idée obsédante de vouloir garder tout le monde à portée de main pour être sûr qu’il ne leur arrive rien. Mais qui disait qu’ils étaient en sécurité sur ce vaisseau ? Qui pouvait leur garantir qu’ils pouvaient faire confiance aux asgards ? Ca n’était sûrement pas le docteur Mclaine ! Pendant un bref instant, Stener avait pensé à s’en aller, à courir dans les couloirs, sans se retourner, mais la question de Fanny lui en dissuada. Par réflexe, il se tient au repos, son Spas 12 baissé, s’efforçant de répondre à cette garce de manière à rester calme et inoffensif. Car cette situation imprévue avait été comme un déclic à l’intérieur du Caporal qui était à deux doigts de péter les plombs. Et le pire, c’était qu’il s’en rendait compte. Il savait qu’il était encore choqué par ce qu’il avait vu tellement c’était impensable et terrifiant. Il baissa le regard, un regard vitreux, tout en se remémorant la scène sur cette planète. Il commença enfin à s’expliquer avec une boule d’angoisse dans la gorge.

« Ca n’était pas humain… Ni naturel… Je n’ai jamais vu ça dans ma vie… C’était magnifique… Et terrifiant… » Il continua de fixer un point invisible au sol, prenant enfin son courage à deux mains. « Il n’y avait plus de terre, plus de ruines, plus de roches… Il y avait une plaine qui s’étendait à des kilomètres au moins, mais il n’y avait rien de naturel dans tout ça. Le sol était constitué de crabes, et il y en avait partout… Au bout de la plaine, il y avait une structure métallique en forme de pyramide. Je ne sais pas à quoi ça servait mais c’était grandiose, même à la distance où j’étais, c’était vraiment imposant… J’ai vu des sortes d’éclairs, comme de la foudre, qui frappaient sur les parois de la pyramide et qui étaient en train de créer quelque chose, mais je ne sais pas quoi… Tout ce que je sais c’est que ce machin doit être important pour les réplicateurs et c’est pour ça que je veux y aller. Peut être que Davis est là-bas, et puis de toute manière il est de mon devoir de protéger la galaxie. Je veux retourner sur cette planète et exploser ces réplicateurs ! On pourrait se servir du C4 pour détruire la pyramide car je suis persuadé que cette structure représente un grand danger… Docteur Mclaine, la situation nous dépasse, il ne s’agit plus de récupérer un simple échantillon, c’est bien plus grave que ça… »

Pendant ce temps, dans la salle de contrôle, Mike avait réussi à rassurer Gibbons. Le Sergent avait retrouvé un peu de bonne humeur et c’était l’essentiel. Il devait garder le moral s’il voulait retourner au SGC sans casser les pieds à ses coéquipiers avec ses remords. Car quand il fut attaqué par le réplicateur, il avait eu la peur de sa vie, craignant de mourir sur cette planète pourrie. La mission l’avait secouée et il avait besoin de repos. Soudain, une lumière bleuâtre clignota sur une commande du vaisseau, tout prêt de Thor, et émit un son aigu telle une alarme venant de s’enclencher. Le commandant asgard fit de gros yeux et derrière lui, une image s’afficha sur l’ordinateur principal. C’était une sorte de radar où le vaisseau de Thor était représenté par un gros point vert. Plus loin, il y avait un autre point bleu d’où s’inscrivaient des runes asgardes.

« Nous avons un problème. » Dit Thor avant de bouger une des pierres de contrôle devant lui. « Un vaisseau inconnu vient d’apparaître sur nos écrans. Il se dirige droit vers nous. » Thor releva la tête vers Mike tandis qu’une alarme commençait à retentir dans tout le vaisseau. « Venez m’aider, vite ! Vous voyez la console qui se trouve à côté de vous ? Bougez la pierre centrale sur votre gauche puis tournez-là. » Ordonna l’asgard tandis que lui s’occupait du reste : l’armement, la navigation, etc… Quand Shirow fit ce que son allié lui dit, il ne se produisit rien qu’il puisse voir de ses yeux mais Thor déclara : « Les boucliers sont à leur puissances maximales. Vous devriez prévenir votre équipe du danger qui nous menace. Je crois qu’il s’agit d’un vaisseau réplicateur… » Ajouta-t-il en étudiant sur son ordinateur la taille, la forme et la vitesse du vaisseau inconnu. « Et s’il nous attaque seul, c’est qu’il est capable de nous causer des dégâts. »

Après l’appel de Mike à la radio, le Docteur Mclaine et le Caporal Stener revinrent dans la pièce. Leur discussion avait pris fin brutalement quand ils avaient entendu qu’un vaisseau se rapprochait… Conscient du danger, Fanny prit sa radio et demanda aux deux scientifiques de l’équipe, Anderson et Thorsen, de revenir en salle de contrôle. Thor ne montrait pas son inquiétude, gardant un calme habituel malgré la situation.

« Ils nous tirent dessus. Un projectile va nous percuter dans dix secondes et je n’arrive pas à semer le vaisseau ennemi, il est trop rapide. C’est la première fois que je vois un tel vaisseau. » Dit Thot, qui montra cette fois un brin de stupéfaction dans la voix.

Sur les écrans de contrôle, l’équipe put voir en direct la position du projectile qui allait toucher l’arrière du vaisseau asgard. Tous retinrent leur souffle et s’accrochèrent à ce qu’ils purent, prêts à encaisser l’impact. Lentement mais sûrement, le tir ennemi traversa le bouclier d’une facilité déconcertante, avant de venir s’écraser contre la coque du Hammer…

Michael et Mikkel, 1ere partie :

Deux minutes plus tôt. Magni, le plus attentif des deux asgards en termes d’observation, avait lu un sentiment de malaise sur le visage d’Anderson tandis que Modi expliquait quelques points et fonctions du robot Remi-are 12. Thorsen était resté discret, ne sachant quoi dire pour qualifier la machine de combat qui se trouvait devant lui. Ce fut donc Michael qui mit de côté ses pensées et qui prit la parole, demandant quel pouvait être leur rôle dans tout ça. Magni s’était approché de lui pour lui répondre d’un ton amical.

« Nous souhaitions que l’un de vous deux aille dans la machine. » Dit-il en remarquant une nouvelle fois l’anxiété sur les traits de l’archéologue. « Docteur Anderson, quelque chose vous préoccupe, n’est-ce pas ? »

« Je crois qu’il a peur ! » S’exclama Modi. « Mais s’il est vraiment un scientifique, il doit savoir qu’une expérience importante se fait rarement sans risques. »

Magni regarda son frère biologique comme s’il avait décelé dans ses paroles une touche de provocation malsaine. Tout à coup, l’alarme du vaisseau résonna dans la pièce. Les deux asgards s’arrêtèrent de parler, se demandant ce que ça pouvait être. La radio des deux archéologues terriens grésilla et ils entendirent la voix de la recrue Shirow, déclarant qu’ils se faisaient attaquer. Peu après, c’est la voix de Mclaine qui leur parvint pour leur ordonner de rejoindre la salle des contrôles. La peur au ventre, Michael ne se fit pas prier car rien ne l’intéressait ici, pas même le robot qui lui faisait penser à un film effectivement très connu sur Terre. Lui et Mikkel sortirent du labo en premier. L’alarme résonnait toujours, accompagnant une atmosphère inquiétante qui régnait dans le sombre couloir. A peine ils marchèrent quelques mètres que la structure trembla brusquement. Le Hammer encaissa un impact si violent que Michael s’étala par terre, ne pouvant pas défier les lois de la gravité. Il en fut de même pour Mikkel qui fut plaqué contre le mur.
Loin derrière eux, une explosion inquiétante retentit, là où le projectile ennemi venait de créer une brèche… L’arrière du vaisseau venait d’être fortement endommagé, et ceci était l’œuvre d’un seul tir ennemi…


Paul, 1ere partie :

Loin de toute cette agitation, le Major Davis se réveillait avec un habituel mal de crâne. Il était encore fatigué. La première personne qu’il vit fut sa sœur… Angelica Davis était à son chevet, le visage serein. Derrière, le médecin examinait une nouvelle fois l’état de son patient. Paul eut du mal à trouver les mots à dire à sa sœur qu’il n’avait pas revu depuis quelques temps. Pourtant, il ressentait une étrange sensation, comme s’il s’attendait à voir Angelica autrement. Après tout, il était gravement blessé et elle ne semblait montrer aucune inquiétude en le voyant ainsi.

« Je vais vous laisser. » Fit le médecin. « Vous devez avoir beaucoup de choses à vous dire. »

Ralph fit une dernière vérification puis sortit de l’infirmerie… Angelica se mit à parler à Paul d’un ton attendri. La conversation ne fut pas facile entre la sœur et le frère, ce dernier ayant encore quelques difficultés à parler correctement. En même temps, plusieurs souvenirs d’enfance affluèrent. Angelica n’avait pas changé, elle était comme dans ses souvenirs. Les minutes passèrent, et alors qu’il commençait à passer un bon moment avec elle, il eut un flash…
Il se vit, dans ses quartiers, assis sur une chaise avec un livret Simpson dans les mains. Puis il aperçut O’Neill, à côté de lui, avec une bouteille de whisky ouverte. Et surtout, il ressentit la douleur à sa joue au moment où il sourit…
Le flash disparut aussi vite qu’il était venu. Le visage d’Angelica parut préoccupé le temps de quelques secondes, avant que celle-ci lui demande ce qui n’allait pas. Le Major, encore troublé et en conflit avec sa propre conscience, répondit par un bégayement à peine compréhensible…


Dans une réalité bien différente, Premier se déconnecta de l’afflux d’énergies qui parcourait la structure et la vague de réplicateurs qui englobait le Major Davis. Son départ causa une perturbation du système qui fut traduit dans l’esprit de Davis sous forme de flashback, mais peu importait.
Premier s’avança au centre de la grande salle, où Troisième l’attendait patiemment. Même s’il n’avait rien d’humain, le réplicateur humanoïde avait de quoi être fier de ce qu’il entreprenait avec ses frères et ses sœurs. La plupart des peuples de la galaxie se battaient pour une cause ou un principe, que se soit pour un territoire ou pour leur honneur, pour un faux dieu ou pour leur survie… Sauf les réplicateurs… Ceux-ci n’existaient que pour semer mort et destruction sur leur passage et c’était exactement pour ça qu’ils vaincraient. Rien ne pourrait les arrêter. Un sentiment (ou quoi que cela puisse être) de satisfaction le traversa tandis que Troisième prenait la parole.


« Nous les avons repéré. Ca n’a pas était difficile. »

« Bien. » Répondit Premier. « Il est temps pour Numéro 4 de passer à l’offensive… Qu’il me ramène un nouveau sujet. »

Troisième hocha la tête sans se poser de question. Premier resta silencieux pendant quelques instants, puis il sourit.

« Qu’il tue les autres. » Ordonna-t-il avant de se mettre à rire. Un rire puissant… Un rire qui n’avait rien d’humain. Un rire qui résonnait dans toute la structure et qui faisait trembler l’univers…

~~~~~~~~~~~

Mikkel et Michael, 2eme partie :

Thorsen fut le premier à reprendre complètement ses esprits. Il analysa rapidement la situation et l’état des lieux autour de lui. Il n’y avait pas de bruit, pas de feu, pas de décompression, mais l’alarme continuait de clignoter malgré tout. Pourtant, il se souvenait avoir entendu une sorte d’explosion avant d’être projeté contre la paroi. Il mit de côté ses interrogations et alla aider son confrère Michael à se relever. Celui-ci avait aussi été surpris par l’impact et restait quelque peu secoué. Mais alors, qu’en était-il des deux asgards ? Les terriens firent demi-tour après s’être remis de leurs émotions et rentrèrent dans le labo, là où ils avaient fait la connaissance de Remi-are 12, le robot asgard. La machine avait été décrochée du mur tellement le choc avait été violent dans cette partie du vaisseau. Mikkel chercha derrière les ordinateurs et y trouva Modi allongé au sol. Le scientifique asgard était lui aussi très secoué et le terrien tendit la main à la pauvre créature, fragile comme elle était, pour qu’elle puisse se relever. Magni, lui, eut moins de chance que son frère. Le regard de Michael fut attiré sur une sorte de caisson tombé par terre, sous lequel le corps de Magni était horriblement écrasé. Cette vision pouvait choquer n’importe quelle âme sensible étant donné la taille du caisson et la silhouette frêle de l’être qui était coincé en dessous. Michael se précipita et libéra doucement l’asgard, bougeant le caisson qui se trouvait être plus léger que ce qu’il en avait l’air. Magni ouvrit faiblement les yeux.

« Le… Le robot… Est-il endommagé..? » Parvint-il à demander avant de sombrer dans l’inconscience. Modi se rapprocha du corps de son frère.

« Il faut l’installer dans une capsule de survie, ici. » Dit-il en leur montrant une sorte de cercueil asgard un peu plus loin dans la pièce. « A l’intérieur de cet appareil médical, il sera maintenu en vie le temps que nous trouvions un moyen d’échapper à notre agresseur. » Il fit une pause, le temps que les terriens mettent le corps de l'asgard dans la capsule, avant de leur dire : « Retournez en salle de contrôle, c’est là-bas qu’ils auront besoin de vous en cas d’abordage. Je vais rester ici avec Magni. Je vous contact en cas de besoin. »

Ni une ni deux, l’asgard pressa les archéologues à décamper. Quand ceux-ci furent parti, il ferma la double-porte et la verrouilla avec l’ordinateur de contrôle qui se trouvait dans le labo. Michael et Mikkel se dirigèrent alors vers la salle de commandement du Hammer. Ils empruntèrent quelques couloirs, se rappelant du chemin qu’ils avaient pris pour aller aux labos, quand ils entendirent un bruit suspect venant du couloir de gauche…
Une dizaine de réplicateurs étaient en train de foncer droit sur eux…
Les deux scientifiques décidèrent de déguerpir tout en sortant une arme, prêt à tirer sur le crabe le plus proche d’eux. Mais alors que Mikkel prenait sa radio pour appeler de l’aide, une lumière blanche l’engloba et il disparut…
Michael était maintenant seul et derrière lui, une horde de réplicateurs le poursuivaient sans relâche. Où pouvait-il aller maintenant que des crabes lui barraient la route vers la salle de contrôle ? N’importe où… Que devait-il faire ? Fuir… ou périr.


Fanny et Mike, 2eme partie :

Le tir ennemi avait secoué le vaisseau mais le choc fut moins ressenti dans cette pièce. Ils furent secoués et Gibbons, à moitié réveillé, ne put s’empêcher d’émettre un petit cri de surprise. Heureusement, ils étaient toujours en vie bien que le fait qu’un seul tir ennemi puisse percer leur bouclier soit assez inquiétant. Thor fit rapidement un diagnostique de la situation tandis que Mclaine attendait une répondre radio d’Anderson ou de Thorsen.

« L’arrière du Hammer a été touché. Il y a une brèche dans la coque. Je vais verrouiller les compartiments endommagés pour éviter les décompressions mais il semble que les réplicateurs veuillent nous aborder et pas nous détruire tout de suite. Ils veulent le vaisseau pour eux et j’ai bien peur que le seul moyen de les en empêcher soit d’utiliser la force… Votre force, en particulier la puissance de feu de votre équipe, docteur Mclaine. »

Fanny comprit qu’elle devait partir casser du réplicateur à coup de P90 et d’autres armes automatiques, car les crabes étaient très vulnérables aux projectiles solides des terriens. Thor lui donna une pierre bleue, qui était un communicateur asgard, pour qu’ils puissent garder le contact.

« Vos amis et mes fils doivent sûrement être en danger. Allez les sauver avant qu’il ne soit trop tard. Pour ma part, je reste ici pour commander le Hammer… J’ai un vaisseau ennemi à détruire. » Déclara-t-il en se mettant au travail sans perdre de temps.

Mclaine, Stener et même Mike, sortirent de la pièce pour aller repousser l’attaque des réplicateurs. Gibbons resta dans la salle des commandes, pas loin de Thor, en disant qu’il pouvait rester ici sans problème et qu’il pourrait protéger Thor si jamais des crabes parvenaient jusqu’ici.
C’est alors qu’il y eut une nouvelle secousse à l’arrière du vaisseau : la coque avait reçu un nouveau tir ennemi, ce qui signifiait une nouvelle vague de réplicateurs prêts à se répliquer dans ce vaisseau qui, pour eux, représentait un immense festin…


Paul Davis, 2eme partie :

Sa sœur était partie depuis quelques temps maintenant. Il s’était retrouvé seul, seul avec sa conscience. Il n’y avait pas de médecin pour l’endoctriner, ni d’autres présences indésirables. Il ferma les yeux une nouvelle fois et eut un vague souvenir de lui et O’neill dans ses quartiers, et surtout, sa blessure qui était bien là. Etait-ce un rêve éveillé ? Ses sentiments tendaient à lui révéler autre chose, mais quoi ? Lentement, il voulut se lever car il en avait assez de rester dans ce lit. Il avait mal à la joue, pas aux jambes.
Il commença à se redresser, prêt à marcher jusqu’à la sortie, quand le rideau se tira et que Ralph s’avança pour dire de façon machinale :


« Vous devez rester allongé. Vous n’êtes pas totalement rétabli. »

Paul Davis fit mine de suivre ses instructions. Il se rassit et lui demanda après un instant de silence s’il était un réplicateur… Il le fit avec beaucoup de difficulté mais le médecin avait bien compris. Il se mit à rire et à lui répondre :

« Est-ce que j’ai l’air d’être un réplicateur ? »

Ralph s’approcha et invita Davis à se rallonger dans son lit. Celui-ci s’exécuta en essayant de ne pas montrer ses émotions. En répondant ce qu’il avait dit, le docteur venait justement de dévoiler sa vraie nature au Major, sans vraiment le vouloir… D’effroyables doutes sur la réalité de ces évènements commencèrent à perturber l’officier du SGC qui, en silence, réfléchissait à un moyen de se débarrasser de Ralph (ou l’imposteur qui se prenait pour le docteur) et de s’échapper de cette prison, car c’était bien de ça dont il s’agissait. Un frisson le parcourut alors qu’il observait le visage glacial du médecin, qui se préparait à donner une nouvelle dose d’analgésique à Davis pour que celui-ci s’endorme et soit à nouveau prisonnier de ses rêves et de ses souvenirs…

Michael, Fanny et Mike, 3eme partie :

Les réplicateurs se déversaient dans les couloirs, grimpant sur les murs et bondissant en avant pour se rapprocher un peu plus de leur proie. Michael Anderson courut sans s’arrêter jusqu’à ce qu’il regarde derrière lui, ce qui eut pour effet de le déstabiliser. Il tomba par terre, goûtant une nouvelle fois à la dureté du sol. Derrière lui, le crabe le plus proche le prit pour cible et se prépara à se jeter dessus pour lui injecter son acide et lui entailler le visage. Michael prit son arme et son courage à deux mains et fit feu, dégommant la première créature. Deux autres suivirent rapidement et l’une d’elle fut suffisamment proche pour attaquer. Quand elle se prépara à se jeter au visage d’Anderson, elle explosa, détruite par le spas 12 du Caporal Stener.

« Bougez mon vieux, on vous couvre ! » Hurla le militaire.

Derrière lui, Mclaine et Shirow arrivèrent et se mirent en position de tir. Michael resta baissé et se replia tandis qu’une pluie d’acier passait au dessus de sa tête pour se déverser sur la masse de réplicateurs… Il rejoignit le reste de son équipe et leur annonça que Mikkel avait disparu, téléporté par un rayon. Il reprit ensuite ses esprits pour se joindre à la puissance de feu qu’offraient ses camarades, tandis que les crabes tentaient de les submerger et de les encercler en parcourant les murs autours d’eux et même le plafond… C’était maintenant ou jamais de venger le Major Davis, mais si à cet instant précis, le Hammer était bien parti pour devenir le tombeau de ce qu’il restait de l’équipe terrienne…


Mikkel Thorsen, 3eme et dernière partie :

Mikkel se réveilla d’un seul coup. Il était dans un lit, et il suait.
Il mit un temps avant de reconnaître le lieu où il était : sa maison, sur Terre…
Il n’y avait pas de réplicateur, pas d’asgard… Pas de danger… Toute cette histoire d’extraterrestre n’était qu’un vilain rêve ? Le SGC n’existait pas ? Mikkel en restait perturbé tellement il avait du mal à faire la distinction entre ce qui avait été réel, et ce qui ne l’était pas.
Il resta là à méditer, à douter, à se remettre en question… Que s’était-il passé ?



[Voilà pour ce gros post où je vous laisse une semaine pour répondre. Davis, tu es complètement libre d’imaginer la conversation que t’a avec ta sœur, et ce que tu veux faire pour sortir de ta prison « psychique ». Mikkel, je te laisse aussi développé. Si tu as des questions n’hésite pas à me contacter. Pour les autres, vous êtes aussi libre d’imaginer ce que vous voulez comme action concernant votre combat contre les réplicateurs, tant que ça ne soit pas du Rambo. Wink]

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MessageSujet: Re: Mj Evolution by Jack   Mar 8 Déc - 16:05

J’aurais dû me douter que la question que je venais de poser était la question piège à un million de dollars.

« Nous souhaitions que l’un de vous deux aille dans la machine. »

Bah pourquoi pas tant qu’on y ait ?! Une machine à interface neuronale pouvait être contrôlée par tout individu pensant, donc par un Asgard aussi bien qu’un Terrien ! S’ils croyaient qu’on allait jouer les cobayes pour tester leur gadget qui n’était visiblement pas au point, ils se foutaient le doigt (si on pouvait appeler comme ça les appendices squelettiques qui se trouvaient au bout de leurs membres supérieur) dans l’œil !
Je commençais à me demander si je ne préférais pas la brutalité franche de Modi à la gentillesse fourbe et manipulatrice de son frère.

« Je crois qu’il a peur ! Mais s’il est vraiment un scientifique, il doit savoir qu’une expérience importante se fait rarement sans risques. »

Non, finalement les deux se valaient. Il fallait croire que je n’étais pas un scientifique dans le sens qu’ils l’entendaient. Je suis archéologue bon sang ! Certes l’archéologie est une science, mais nos expériences ne comportent jamais de risques ! Ou presque… Il y avait bien une fois ou j’avais failli être enterré vivant dans une tombe sur la rive ouest du Nil à Louxor… Non, là ça ne comptait pas vraiment, la boisson offerte très gentiment par mon contremaitre quelques heures plus tôt, aux vertus hilarantes et débilitantes, m’avait fait faire une manipulation hasardeuse des petits explosifs que je transportais alors. J’avais bien respecté la proportion donnée dans le manuel, mais j’avais omis au dernier moment de retirer la caisse d’explosif de l'endroit à dégager… Oublions ça.

Revenons à nos moutons. Le problème dans le cas qui nous intéresse présentement est juste une question d’éthique. Les Asgards avaient créés une machine pour lutter contre d’autres machines… et ils n’avaient même pas le cran de la piloter eux-mêmes. Ils demandaient ça à une race qu’ils jugeaient inférieure et remplaçable à souhait… alors qu’eux se sentaient uniques et limités en nombre.
Mon visage s’allongea et je me préparais à répondre vertement mais de manière réfléchi à ce dictateur miniature lorsqu’une alarme vrilla nos tympans. Je regardais les deux Asgards dans l’expectative d’une explication rationnelle concernant cet odieux raffut, lorsqu’un grésillement dans la poche avant de mon gilet m’informa d’une communication radio entrante.
Il y en eut deux en fait. La première de Mike, nous expliquant la situation. Et la deuxième de notre nouveau chef d’équipe, nous demandant de revenir.
Je ne me fis pas prier. Je ne voyais aucunement en quoi je pouvais être utile à ces deux aliens qui m’étaient franchement antipathiques, de toute façon.

La peur et l’adrénaline qui l’accompagne commença à me gagner en de petites vagues d’appréhension. Que se passerait-il si les Réplicateurs arrivaient à créer une brèche dans le vaisseau et à entrer ? Comment pourrions-nous fuir ? Un sentiment de claustrophobie angoissant se mêla à mes autres craintes. Le film de ma rencontre avec le Réplicateur humanoïde, un peu plus tôt sur la planète me revint une fois de plus en tête. Je frissonnais.
Mikkel et moi sortîmes en trottinant de la salle, dans le but de rejoindre le plus rapidement possible la salle de contrôle où se trouvait le reste de l’équipe.
Une énorme secousse, ébranlant le vaisseau par sa puissance destructrice, me jeta contre la paroi à ma droite, puis me propulsa au sol. Ça y est, nous avions été abordés… Ce fut la dernière pensée qui effleura mon esprit avant de perdre connaissance…

Je repris rapidement mes esprits alors que Mikkel me secouait. Nous étions toujours vivants. C’était déjà une sacrée victoire en soit. Un coup d’œil circulaire suffit à m’assurer qu’il n’y avait pas de gros dégâts autour de nous et… que j’avais perdu mes chères lunettes. Je les trouvais très rapidement avec un indicible soulagement… jusqu’à ce que je me rende compte qu’un des carreaux avait explosé dans sa rencontre malencontreuse et inamicale avec le sol. Bah il faut toujours voir le verre à moitié plein et non à moitié vide. Il me restait au moins une des deux lunettes. Au pire je pourrais toujours m’en servir de monocle.

Il ne nous fallut qu’un regard en arrière à moi et à Mikkel pour nous comprendre. Les deux Asgards !

En quelques secondes nous étions sur place. Le robot tant chéri par ses maîtres était dans la même position que moi quelques instants plus tôt : couché face au sol. Thorsen se précipita vers le petit alien qui remuait faiblement à quelques pas de là, derrière les consoles, alors que moi je balayais la pièce de mon regard scrutateur à la recherche de son frère.

Un des caissons d’étude était tombé au sol. Une masse grisâtre semblait s’être coincée en dessous… Peut être un objet d’étude ou… Magni !
En moins de temps qu’il ne faut pour l’écrire j’étais auprès du petit Asgard et bandais mes muscles pour soulever le caisson. Le volumineux réceptacle se souleva aisément, à mon grand étonnement. L’abdomen du petit Asgard semblait enfoncé. Ses chances de survie promettaient d’être plutôt minces.


« Le… Le robot… Est-il endommagé..? »

Si une simple chute pouvait l’endommager, cela expliquait maintenant la raison pour laquelle ils souhaitaient que ce soit un humain qui le pilote.
Nous primes délicatement, Mikkel et moi, le petit Asgard, et à la demande de son frère il fut placé dans un module de stase.

« Retournez en salle de contrôle, c’est là-bas qu’ils auront besoin de vous en cas d’abordage. Je vais rester ici avec Magni. Je vous contact en cas de besoin. »

« Merci beaucoup messieurs de nous avoir sauvé mon frère et moi alors que vous aviez ordre de retourner en salle de contrôle. » Voilà ce qu’il aurait dû nous dire. Au lieu de ça, les Asgards nous traitaient une fois de plus comme une sous-race, à peine assez évoluée pour être leur esclave.

A grandes enjambées, nous prîmes la direction de la salle de contrôle. Nous avions eu tout notre temps pour mémoriser le chemin par lequel nous étions venus si lentement un peu plus tôt.

Un grondement métallique monta crescendo à notre gauche. Les Réplicateurs nous coupaient le chemin ! Je sortis mon pistolet et tirais dans le tas, sur les premiers arrivants.


- Mikkel, je les retiens ! Récupère ta radio !

La cadence d’un pistolet automatique face à une véritable crue d’engins reproducteurs laisse grandement à désirer. Une lueur apparue alors autour de moi. Mais je n’avais pas le temps de penser à la signification de la chose car les Réplicateurs s’approchaient de plus en plus. Mon collègue, ne semblant pas se rendre compte de la situation, n’émettait pas le moindre bruit attestant qu’il avait bien compris le sens de mon dernier propos.
Il fallait partir maintenant ou rester ici à jamais. Je me retournais alors pour dire à Mikkel ce que je pensais de son comportement :


- Mikkel, qu’est-ce que tu… ?

Il avait disparu.

Je me remémorais alors le flash lumineux que j’avais entraperçu plus tôt… Il avait été téléporté.
Si cela venait de ces satanés Asgards ils auraient tout de même pus m’amener aussi !
Tout en jurant intérieurement à l’égard de ces petits êtres pernicieux, je pris mes jambes à mon cou.

Le bruit métallique semblait appesantir l’air autour de moi. Ils venaient de partout. J’étais tout seul désormais, sans personne à qui me confier ou sur qui me reposer. Seul face à mes peurs les plus irrationnelles. La claustrophobie… l’entomophobie… l’agoraphobie… Mon rythme cardiaque s’accéléra de manière significative, et une quantité de sueur froide considérable envahit tout mon corps, collant les vêtements sur ma peau. Cette sécrétion corporelle était tellement abondante, que mes sourcils ne pouvaient plus faire correctement leur travail. Enlevant mes lunettes (ou devrais-je dire ma lunette ?) j’essuyais régulièrement le liquide saumâtre qui me brulait les yeux.

J’avais beau courir le plus rapidement possible tout en tirant derrière moi à l’aveugle, le bras droit braqué vers l’arrière en une position plus qu’inconfortable, les Réplicateurs se rapprochaient.
Les tours et les détours que je faisais pour trouver une voie en direction de la salle de contrôle, ne servaient qu’à laisser gagner petit à petit un peu plus de terrain aux insectes métalliques répugnants qui ne pensaient qu’à se dupliquer et à détruire tout ce qui leur tombait sur les pattes. Alors que je tournais la tête pour avoir connaissance de la position de mes ennemis, je trébuchais et tombais lourdement au sol. Cela signait ma perte, je le savais. Mais je ne comptais pas partir tout seul.

Le premier Réplicateur assoiffé de sang qui me sauta dessus en fit les frais. Celui-là n’aurait plus la chance de lâcher son acide dévastateur sur quoi que ce soit. Un autre apparu bientôt et j’appuyais sur la détente, me délectant par avance de la mise en pièce de ce nuisible… Le chargeur était vide et je n’avais plus le temps pour en récupérer un autre dans mon sac à dos. Je jurais intérieurement et fermais les yeux, espérant que tout se finisse rapidement.

Mais au lien d’entendre le bruit gargouillant de ma chair rongée par l’acide, ce fut un coup de feu que mon oreille capta.


« Bougez mon vieux, on vous couvre ! »

Sauvé par le bang ! Je rejoignais mes camarades en rampant, les balles sifflant au dessus de ma tête, tout en remerciant intérieurement l’instructeur qui m’avait fait refaire si souvent la partie accroupie du parcours du combattant.

-« On peut dire que vous tombez à pic. Je commençais à manquer de munitions et Thorsen c’est volatilisé. Je pense qu’il a été téléporté »

Je saisis une recharge dans mon sac et participais autant que faire se peut à l’effort de guerre, tirant sur tout ce qui bougeait, dos à dos avec le reste de l’équipe. L’ondée des Réplicateurs se fit bientôt marrée et la marée menaça rapidement de nous submerger en un raz puissant...

Qu’est ce que je n’aurais pas donné pour me retrouver bien au chaud dans mon lit, me gaussant de ce cauchemar puéril qui venait de prendre fin à mon réveil ? Au lieu de ça les douilles vides s’entassaient à nos pieds et les Réplicateurs continuaient d’affluer…

_________________





Dossier de Michael Anderson

«La capacité d'apprendre est un don ;
La faculté d'apprendre est un talent ;
La volonté d'apprendre est un choix.»


Frank Herbert


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MessageSujet: Re: Mj Evolution by Jack   Mar 8 Déc - 18:22

Gibbons allait un peu mieux, tant du point de vue physique grâce à la morphine que psychiquement suite à notre discussion. Par acquis de conscience et afin de combler le temps qui me semblait horriblement long en l’absence du reste de l’équipe, je contrôlais à nouveau ses constantes.
« Ok Gibbons, votre tension est stable, on va p… » mais un inquiétant son aigu m’empêcha de terminer ma phrase. Je me retournai, cherchant quelle pouvait en être l’origine, et découvris un Thor s’affairant sur ses consoles, bien plus nerveux qu’à l’habitude. Derrière lui un écran déversait un flot rapide d’informations en runes asgardes. Je compris vite que quelque chose de mauvais se préparait.
* Alarme + pleins de trucs sur un écran qui clignotent + Asgard nerveux…. On se croirait en salle d’urgences quand un patient décompense super vite sans prévenir… Ca pue !*


« Thor ! Qu’est ce qui se passe ? »
demandai-je à l’Asgard tout en m’approchant de lui.


« Nous avons un problème. » Dit Thor, s’activant sur sa console. « Un vaisseau inconnu vient d’apparaître sur nos écrans. Il se dirige droit vers nous. »
Après la console, ce fut tout le vaisseau qui se mit à hurler sa détresse par le biais d’une alarme.
« Venez m’aider, vite ! Vous voyez la console qui se trouve à côté de vous ? Bougez la pierre centrale sur votre gauche puis tournez-là. » même la voix de Thor sonnait comme une alarme. Suivant son ordre sans réfléchir, c’est seulement une fois face à la console qu’il m’avait assigné que je me souvins que je ne savais pas lire l’Asgard. Retenant ma respiration, je suivis cependant les consignes.

* Pierre centrale… vers la gauche… et tourner… Tourner ? Vers la gauche ou la droite ? *

La logique me hurlait… rien en fait, ça n’avait rien de logique de bouger des cailloux sur une vitre lumineuse. Seul mon instinct me commanda de tourner dans le sens des aiguilles d’une montre, comme on allume un appareil. Mais rien ne se passa, pas un son, pas une lumière, rien. Je levai alors des yeux ronds vers Thor, comme un enfant redoutant l’engueulade après une bêtise. Mais Thor déclara :
« Les boucliers sont à leur puissances maximales ».

Nouveau record : premier infirmier terrien à mettre des boucliers asgards au max. Classe. Un demi sourire satisfait sur le visage, je pouvais reprendre ma respiration.

« Vous devriez prévenir votre équipe du danger qui nous menace. Je crois qu’il s’agit d’un vaisseau réplicateur… Et s’il nous attaque seul, c’est qu’il est capable de nous causer des dégâts. » dit-il presque calmement.

Reprise de l’apnée.
* Non mais c’est quoi cette technologie asgard ? A part des cailloux qui brillent et des cercles dans les champs de blé, ils savent faire quoi d’efficace ? * pestai-je contre nos hôtes tout en attrapant mon talkie-walkie en me rapprochant de Gibbons.


[Radio]« Docteur McLaine ! Toute l’équipe ! Ici Shirow; ---Kchhht--- Gros soucis à l’horizon d’après Thor: un vaisseau réplicateur viens d’apparaître proche de nous, prêt à nous attaquer. ---Kchht--- »

Relâchant le bouton de ma radio, je demandais à Thor : « A tout hasard, vous auriez pas des renforts pas loin ? » Je me rappelais avoir lu dans des rapports de missions précédentes que plusieurs vaisseaux mères Asgards avaient déjà mis en fuite des vaisseaux réplicateurs.
A ce moment nous rejoignirent le doc et Stener.


« Ils nous tirent dessus. Un projectile va nous percuter dans dix secondes et je n’arrive pas à semer le vaisseau ennemi, il est trop rapide. C’est la première fois que je vois un tel vaisseau. » Dit Thor, qui montra cette fois un brin de stupéfaction dans la voix.

La stupéfaction nous gagna et incrédules, nous fixions l’écran, spectateurs de notre propre mésaventure. Un petit point agressif filait inexorablement vers notre position.

« Accrochez-vous ! » conseillai-je en tournant mon regard vers Gibbons, mais cela s’adressait à nous tous.
Et ce fut le choc. Assez fort pour nous secouer tous. J’aurai peut-être du tourner un peu plus le caillou tout à l’heure…

« Les boucliers ont été efficaces ? » demandai-je à Thor, doutant à nouveau de l’efficacité de ma manipulation de galet.

« L’arrière du Hammer a été touché. Il y a une brèche dans la coque. Je vais verrouiller les compartiments endommagés pour éviter les décompressions mais il semble que les réplicateurs veuillent nous aborder et pas nous détruire tout de suite. Ils veulent le vaisseau pour eux et j’ai bien peur que le seul moyen de les en empêcher soit d’utiliser la force… Votre force, en particulier la puissance de feu de votre équipe, docteur Mclaine. »

Je compris alors que le projectile qui nous avait heurté n’était autre qu’une espèce de barge de débarquement pour pleins de réplicateurs, avides de s’emparer du vaisseau asgard.
Thor confia un communicateur au docteur McLaine, nous demandant d’aller chercher ses fils et nos compagnons.
Levant le cran de sécurité sur mon P90 et vérifiant mes munitions, je me rapprochais alors de Gibbons. M’agenouillant près de lui, il ne me laissa pas le temps de lui expliquer :

« Je sais Mike, j’ai entendu. Pas de problème, allez les chercher, je vous attends ici et je couvre Thor. » dit-il en armant son SPAS 12.
Je hochai la tête.
« On sera vite de retour » lui certifiai-je pour le rassurer.
Puis je suivis Stener et le toubib qui sortaient de la salle, déterminé à sauver nos amis. A peine étions nous dans le couloir qu’une deuxième terrible secousse ébranla le vaisseau tout entier.

« On a encore été touché. » dis-je, regardant autour de nous. Mais McLaine et Stener le savaient déjà. Il fallait faire vite.

Guidés par Thor à travers les couloirs du Hammer, nous arrivâmes en vue des quartiers où devaient se trouver nos deux archéologues ainsi que les deux asgards. Une large porte face à nous s’ouvrit sur une scène de déjà vu : un flot de réplicateur se déversait dans le couloir, masse métallique vivante, grouillante et grinçante, recouvrant l’intérieur du corridor du sol au plafond, avançant avec avidité vers un homme au sol qui tentait vainement de repousser leurs assauts au seul moyen de son pistolet automatique.

*Merde, Anderson ! Mais où sont les autres ? *

Stener fut le plus prompt à réagir et explosa au fusil à pompe un réplicateur qui bondissait vers l’archéologue. Ce dernier se retourna vers nous, incrédule.


« Bougez mon vieux, on vous couvre ! » Hurla le militaire.

Stener continua son tir de barrage. Le toubib et moi nous mirent à faire feu à notre tour, abattant autant de réplicateurs que possible, couvrant le repli d’Anderson. Sous le bruit des détonations, une fois à nos cotés, Anderson nous exposa la situation :


-« On peut dire que vous tombez à pic. Je commençais à manquer de munitions et Thorsen c’est volatilisé. Je pense qu’il a été téléporté »
« Génial, on était déjà pas assez éparpillés... » rajoutais-je amèrement.

A nous quatre malgré tout, nos tirs couvraient autant que possible toutes les directions, les réplicateurs surgissant de toutes parts. Nos efforts conjugués arrivaient tant bien que mal à repousser leur avancée.
Cramponné à mon arme, j’ajustais au mieux mes tirs sur les réplicateurs les plus proches et donc les plus dangereux pour nous, mes pensées défilaient à la vitesse de la lumière. Il fallait se sortir de là. Il fallait tous les détruire. Il fallait récupérer Davis. Bouger. Tous les détruire. Sortir.
Pendant que je rechargeai aussi vite que possible, je lançai
« A ce rythme, on n’aura bientôt plus assez de munitions ! Il nous faudrait des armes plus lourdes…» Plus que de munitions, il nous fallait un coup de main. Un sérieux coup de main même.
« Il faut prévenir Thor, si il pouvait condamner une partie du vaisseau, le faire sauter ou le dépressuriser et envoyer autant que possible de crabes dans l’espace, ça nous donnerait un peu de temps » proposai-je.

Les paroles du général O’Neill pendant le briefing me revinrent en mémoire :
« … Il est hors de question que l’un de vous ne revienne pas. Si le danger est trop important, abandonnez la mission et revenez sur Terre, je me suis bien fait comprendre ? »

* 5 sur 5 oui. Mais les réplicateurs ont pas du avoir le même briefing*
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MessageSujet: Re: Mj Evolution by Jack   Dim 13 Déc - 20:39

Les yeux du Major s'ouvrit une nouvelle fois dans cette hôpital. L'officier venait de refaire un cauchemar, il en avait marre de ses souvenirs. Tournant légèrement la tête, il vît, sa sœur Angelica. Que fessait t'elle là ? Fût la première question que ce posa Davis. Depuis plus de deux ans, personne ne sait exactement où elle vit et ne donne plus aucune nouvelle. Ceci troubla encore plus le Major, lui qui doutait déjà de tous.

Lorsque Ralph parti, Angelica entama la conversation et celle-ci, ne semblait pas du tous affolé pour la santé de son frère, ce qui est assez rare, vue qu'a chaque fois qu'il a une petite chose, c'est la première à s'inquiète.

«Comment te sens tu ?»

Pas....t..tr..tr...très b...b..bien et..et..et t..toi ?

«Mieux maintenant que je te vois.»

Voyant la visage de sa sœur, Paul revît quelques images d'eux, dans leurs jeunes enfances, de bon moment, qu'il n'oublierait jamais.

T...tu été o...où d...depuis deux a..ans ?

Angelica baissa doucement la tête, mais elle devait bien la vérité à son frère. Le regardant, elle dît :

«J'avais besoin de vacance. J'étais à Miami. Tous c'est bien passé, je te raconterais quand tu sera sortie d'ici.»

L'attitude de sa sœur lui ressemblait clairement, mais pourtant, Paul sentait toujours un sentiment étrange, mais à la fois, heureux, de revoir sa sœur. Celle-ci s'abaissa pour qu'il puissent la prendre dans ses bras, mais la douleur à sa figure, le rappela vite à la lâché.

Lorsqu'Angelica se releva, Paul eût soudain un flash. Il se voyait dans ses quartiers, avec le Général O'Neill, son plus fidèle ami. Dans les mains, un livre Simpson, il ne pourrait jamais oublié se petit visage jaune avec des pointes, représentant Bart. Jack, lui, avait dans les mains une bouteille de Whisky. Cela pouvait être tous à fait normal, mais le plus étrange, fût que le Major avait autant mal dans le flash que dans la réalité actuelle pour les mêmes raisons et surtout, il a la même cicatrice. Ceci était étrange. Le future ou bien, ce qui c'était réellement passé ?

Paul fût remit dans la réalité, par la voie de sa sœur :

«Paul ? Paul ? Sa va ?»

Euh..b..p..n...u..o.

Même lui, ne savait pas ce qu'il avait dît, mais il fit un signe de tête à sa sœur, pour montré que oui, même si de plus en plus de doute monté en lui. Sans qu'il ne puisse rien ajouté, il revit une image, de lui, plus jeune. En rouvrant les yeux, c'était leurs que sa sœur parte. Après un petit au revoir, Angelica disparue et Paul, se retrouva seul et ne pouvait rien voir a l'extérieur, ses fichus rideaux le coupant de tous.

Fermant les yeux pour se concentré un peu et analysé exactement les images qu'il avait vue, il put revoir les images plus profondément. O'Neill sur une chaise, lui en face, dans un fauteuil roulant, l'identique cicatrice. Cette fois, le Major n'eut plus beaucoup de doute. On lui cachait quelques choses, mais quoi ? Il n'en savait rien. Il voulait des réponses, mais en restant dans ce lit, il n'en aurait point. Il décida donc d'aller de l'avant, après tous, c'est a sa mâchoire qu'il est blessé et non au reste de son corps.

Commençant à enlevé la jambe droite du lit, Ralph arriva, comme si il avait senti ce que Davis allait faire et dît :

« Vous devez rester allongé. Vous n’êtes pas totalement rétabli. »

Retournant dans le lit, fessant le bon patient, bien que préparent autre chose, le Major demanda :

Êtes v..v...vous u...u...un r...r...r..réplicateur ?

Pourquoi demandait t'il sa ? C'était une chose qu'il se souvenait et savait. Les réplicateurs ont le pouvoir de mettre un humain, dans une autre réalité. Et puis, il se souvenait de certaine chose, sur une planète, remplit de réplicateur. Pourquoi ? Il n'en savait rien.

« Est-ce que j’ai l’air d’être un réplicateur ? »

Cette réponse aurait put convenir à beaucoup de monde, mais pas à Paul. Plus les secondes passaient, plus il en était sur.

Attendant que Ralph s'approche de lui, pour lui remettre un dose d'analgésique, le Major se leva soudainement, donnant en même temps, un coup de pied dans le dos du faux médecin, qui tomba au sol. Étant debout, le Major revit quelques images de lui, juste avant le départ pour une mission, qui comportait un très haut risque de réplicateurs. Sur son visage, la même cicatrice qu'actuellement. Revenu dans la réalité où il se trouve pas un coup de point en plein dans sa cicatrice de la part de Ralph. Le Major avait une atroce douleur, le sang coulait de partout. Il se plia légèrement, lorsqu'il reçût un autre coup sur le haut du crane.

Paul se retient au lit pour évité la chute et se leva, donna un coup de tête dans le ventre de Ralph. Celui-ci se plia de douleur et Davis en profita pour lui claqué la tête contre son genou droit avant de finir par l'étrangler. Le corps de Ralph tomba au sol, mais aucune goûte de sang tomba du cadavre.

La Major posa sa mains sur sa cicatrice, celle-ci pisé abondamment le sang et il en sentait la douleur. Sortant de la cage de rideau, il se retrouva dans un couloir. Avançant vers la porte, de plus en plus rapide, jusqu'à courir, celle-ci reculé, à chaque fois que le Major approché, au grand dépit de ce derniers.
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MessageSujet: Re: Mj Evolution by Jack   Lun 14 Déc - 4:16

Mikkel avait vraiment envie de travailler sur ce robot. C'était un projet plus qu'intéressant qui permettrait certainement au danois d'enrichir ses connaissances et de devenir un meilleur archéologue pour le SGC. Aussi fut-il impatient de savoir ce qu'Anderson et lui-même pourrait faire pour Magni et Modi. Même s'il était resté silencieux jusque là, il était très enthousiaste à l'idée d'échanger des connaissances et des réflexions avec les Asgards. Bien sûr, il était assez peu expressif mais l'envie était bien là. Regardant à tour de rôle les extraterrestres, Mikkel se frotta le cou, attendant une réponse de la part de Magni ou Modi.

« Nous souhaitions que l’un de vous deux aille dans la machine. »

La requête était quelque peu inattendue bien qu'il est vrai que de toute façon, on ne pouvait pas savoir à l'avance ce que les deux frères pourraient demander. D'ailleurs, la demande inquiéta Anderson tandis que Mikkel se tourna vers le robot puisque ce dernier tenait contre le mur derrière lui. Pour le coup, le scientifique danois doutait sur la capacité du robot à accueillir un être humain. Peut-être n'avait-il simplement pas fait assez attention au volume du cockpit.

« Docteur Anderson, quelque chose vous préoccupe, n’est-ce pas ? »

« Je crois qu’il a peur ! Mais s’il est vraiment un scientifique, il doit savoir qu’une expérience importante se fait rarement sans risques. »

Il y avait bien une autre chose qui différenciait Magni et Modi en dehors de du fait qu'il n'avait pas exactement la même teinte de peau: la façon de s'exprimer avec les humains. Tandis que Magni - tout comme Thor aussi – faisait l'effort de se montrer courtois et d'éviter d'être accusateur, Modi était plutôt quelqu'un de très franc et vexant d'une manière générale. Il fallait le dire: Modi était un Asgard désagréable et hautain - en faisant abstraction du jeu de mot que cela peut induire – mais aussi certainement quelqu'un de fort intelligent s'il avait participer à la construction de l'arme anti-réplicateur. Il est vrai aussi que les risques et les sacrifices sont indissociables du progrès et même s'il le robot n'était pas tout à fait au point, il y avait très peu de chances que les Asgards aient pu construire quelque chose qui pourrait exploser à cause d'une fausse manipulation. Mikkel refit face aux Asgards, toujours posté à côté d'Anderson qui n'avait rien répondu à la provocation de Modi. Soudainement, une alarme se mit à sonner dans le vaisseau. Les Asgards étaient silencieux et levaient la tête en regardant les lumières clignotantes, se demandant très probablement pourquoi l'alarme avait été tiré. En fait, tout le monde dans la pièce se posait cette question. Une poignée de secondes après que l'alarme commence à retentir, la radio grésilla laissant deviner que quelqu'un cherchait à leur communiquer des informations. Ce fut une voix masculine qui s'adressa aux terriens sans que Mikkel n'arrive à savoir quel membre de l'équipe leur parlait. Cette voix leur apprit que le vaisseau était attaqué sans plus d'informations. Une autre voix prit la relève. Cette fois, il n'y avait pas de doute à avoir: il s'agissait de Fanny Mclaine. Elle ordonnai aux deux hommes de revenir dans la salle de commandement dans l'immédiat. Aucun des deux terriens ne s'opposa à cette décision. Mikkel aurait aimé en savoir plus sur le robot mais il devrait attendre avant de pouvoir espérer d'aider les Asgards. Sans vraiment réfléchir ni prêter plus attention à Magni et Modi, les scientifiques s'empressèrent de quitter le laboratoire à grands pas. Ils atteignirent le couloir et le danois trouvait déjà le décor plus inquiétant que quelques minutes plus tôt quand ils venaient découvrir le laboratoire. Brusquement, les scientifiques se retrouvèrent projetés. Aucun n'avoir eu le temps de réaliser ce qu'il se passait avant qu'Anderson ne se retrouve à terre et que Thorsen soit plaqué au mur. Ils venaient tout juste, ou plutôt le vaisseau venait tout juste d'essuyer un tir ennemi d'une extrême violence, ce qui expliquait pourquoi personne n'était debout. Une explosion succéda à la secousse mais sur le moment les deux terriens étaient trop désorientés y avoir prêté attention.

La projection contre le mur avait été brutale. L'épaule gauche de Mikkel avait sévèrement frappé la paroi ainsi que son crâne dans une moindre mesure mais il n'était pas le plus à plaindre. Sur le sol, Michael ne bougeait même pas. Autour d'eux, rien n'avait bougé – on ne pouvait pas dire que les Asgards aimaient meubler les vaisseaux – mais il avait pourtant semblé au danois qu'il y avait eu une explosion. Sans y penser plus longtemps, il se pencha sur le corps d'Anderson qui n'avait toujours pas reprit ses esprits.


« Anderson, lèves-toi! »

Le danois secoua Michael avec son bras droit qui était encore indemne. Enfin Anderson ouvrit les yeux. Il semblait perdu, juste le temps de reprendre ses esprits. Enfin, Mikkel l'aida à se relever avant que tout deux se rendent compte que s'ils avaient été projetés si facilement, les deux Asgards devaient se trouver dans un bien piteux état. Sans plus tarder – si ce n'est juste le temps que Michael retrouve ses lunettes - , les scientifiques se précipitèrent dans le laboratoire qu'ils avaient quitté juste avant que le tir ennemi n'atteigne le Hammer. Dans le laboratoire, tout ce qui pouvait tomber s'était retrouvé éparpillé sur le sol voir même brisé. Le robot qui pourtant avait semblé être solidement attaché au mur était désormais couché par terre à l'image de Michael. Mikkel s'occupa de chercher derrière les ordinateurs et y dénicha Modi, lui aussi allongé sur le sol. Bien qu'il n'était l'être le plus agréable que Thorsen avait eu l'occasion de rencontrer, il n'en restait pas moins une personne. Le danois aida le fragile Asgard à se remettre sur ses jambes, se qui fut facile puisque le petit être gris était quand même léger. Après quoi, ils revinrent au devant des ordinateurs. Michael lui avait déjà retrouvé Magni beaucoup plus malchanceux que Modi puisque celui-ci était piégé sous un caisson. Sans aucune aide, Anderson bougea le caisson et libéra Magni qui murmura quelque chose avant de fermer les yeux et plonger dans l'inconscience. Modi qui restait calme malgré la situation demanda aux terriens de transporter son frère jusqu'à un caisson de survie, ce qu'ils firent sans s'attarder. Le pauvre était vraiment mal en point, déjà que d'ordinaire il était étonnant de voir que les Asgards puissent vivre en ayant un corps aussi fragile.

« Retournez en salle de contrôle, c’est là-bas qu’ils auront besoin de vous en cas d’abordage. Je vais rester ici avec Magni. Je vous contact en cas de besoin. »

Modi s'adressa à eux sans sa désinvolture à laquelle il avait habitué les terriens durant le court laps de temps qu'ils avaient partagé. Il devait certainement être inquiet pour Magni qui se trouvait entre la vie te la mort. Sans poser de question, Anderson et Thorsen quittèrent le laboratoire. Cette fois, ils ne furent pas projeté au sol ou contre le mur à cause d'un tir. Ils eurent le loisir de ré-emprunter les couloirs qu'ils avaient pris pour arriver au laboratoire. Mikkel espérait que le chemin qu'ils avaient pris était le bon toutefois. Cependant, le chemin qu'ils prirent les amena aux Réplicateurs. Ceux-ci débouchèrent de leur gauche, accompagnés du vacarme causé par leur coque de métal. Anderson ouvrit le feu alors que Mikkel attrapa à son tour son arme pour riposter lui aussi.

*Là, ce n'est vraiment pas bon...*

« Mikkel, je les retiens ! Récupère ta radio ! »

La seule solution qu'ils pouvaient envisager était la fuite et ce pour plusieurs raisons: ils n'étaient pas des militaires mais seulement des scientifiques, ils avaient des armes peu efficaces et en plus, les Réplicateurs allaient certainement finir par être de plus en plus nombreux. Alors que Thorsen allait se saisir de sa radio comme lui avait ordonné plus que demandé Michael, un flux de lumière aveuglante l'entoura.

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Mikkel se redressa soudainement. Les draps du lit glissèrent le long de son torse nu. Sa nuque, son dos, tout son corps suait comme s'il sortait d'un odieux cauchemar. S'appuyant avec sa main droite, il regarda tout autour de lui. D'abord, il ne vit que du noir puis des formes commencèrent à se découper, de plus en plus nettes. A son grand étonnement, il reconnut les meubles, les rideaux, la pièce en générale mais ce ne fut pas la chose qui le choqua le plus. Il était dans son lit dans la maison qu'il avait partagé avec l'unique femme qu'il eut. C'était une maison qu'il avait vendu il y a de cela six ans environ. Alors, il se trouvait à Boston? Ce n'était tout simplement pas possible.

*Où est Michael? Où est le reste de l'équipe?*

Était-ce tout simplement la réalité ou une sorte de rêve qu'il vivait dès à présent? Totalement déboussolé par ce changement soudain, Mikkel se leva croisant du regard les chiffres rouges lumineux qui lui indiquait 8h03 du matin. Il tâtonna le mur à la recherche de l'interrupteur qui se trouvait à côté de la porte de la chambre. Cela lui paraissait tellement étrange de se retrouver dans cet endroit qu'il avait fuit. Enfin il trouva cet interrupteur et alluma la lumière. Il eut le réflexe de cacher ses yeux de la lumière comme s'il venait vraiment de sortir d'un sommeil profond. Il sortit de sa chambre et commença à faire le tour de la maison en commençant par l'étage et finissant par le rez-de-chaussé. Tout était identique à ses souvenirs, figé dans le temps. Il ne manquait plus qu'Holly et Arthur pour compléter le tableau. Aussi, il revint à l'étage et s'enferma dans la salle de bain où il fit face au miroir placé juste au-dessus du lavabo. Les trente six ans de Mikkel étaient toujours marqués sur son visage. Il n'y avait donc que lui qui avait changé? Le danois resta là plusieurs minutes avant que la porte d'entrée ne s'anime. Son coeur accéléra alors qu'il tournait la tête d'un geste vif vers la porte de la salle de bain. Restant le plus silencieusement possible, il crut reconnaitre le bruit d'un sac et de clef qu'on dépose sur un meuble.

"Il n'y a pas d'Asgards, pas de Réplicateurs...pas de SGC? Qui est-ce alors?"

Toujours aussi peu vêtu qu'à la sortie de son lit, Mikkel quittai la salle de bain pour voir qui causait l'agitation en bas. Ce n'était non sans peur qu'il descendit les escaliers. Il ne vit personne dans l'entrée si ce n'est un sac à main noir qu'il reconnut aussi. C'est avec une boule au ventre qu'il se dirigeai vers la cuisine américaine d'où provenait des bruits. Il resta d'abord le dos collé à la cloison de la cuisine. Il se doutait de qui il allait voir ou plutôt revoir. Sa respiration s'accéléra et il prit enfin son courage à deux mains. Il ne fit que deux pas dans la pièce car il sentit ses jambes défaillir. La seule femme qu'il aimât le regardait avec tendresse bien qu'elle esquissa une moue de mécontentement.

"Tu vas être en retard à ton travail. Il me semblait pourtant que tu ne voulais absolument ne pas être en retard à l'Institut."

Mikkel essayait de dire quelque chose mais tout ce qu'il pu faire c'est de bouger les mâchoires sans décrocher un seul mot. Etant incapable de s'exprimer, il enlaça Holly aussi fortement qu'il pouvait avant que ça lui fasse mal. La tension était retombé et son coeur s'était apaisé. Cela faisait bien longtemps qu'il ne s'était pas sentit aussi heureux. Peu importait pour le moment de s'il s'agissait de la réalité ou non.

"Je vais me préparer à partir. J'espère que je ne serais pas trop en retard."

"J'espère aussi que tu rentreras tôt ce soir. Arthur était déçu de ne pas te voir ce matin."

Mikkel souriait comme il ne l'avait jamais fait depuis des années...ou peut-être depuis hier. Pour le moment, il n'avait pas envie de penser à quoique ce soit d'autre que sa famille. Il fut rapidement prêt à partir et embrassa sa femme avant de prendre le volant d'une voiture qu'il n'avait jamais vu mais qui semblait être la sienne.Comme toujours, les bouchons ralentissaient le trafic. Il était sûr d'être en retard mais bizarrement, peu lui importait. Tout était normal, banal et même trop banal. Au fur et à mesure que le temps passait sur la route, la joie de Mikkel s'éteignit et laissait place à la colère. Pourquoi y avait-il ces bouchons? Pourquoi est-ce qu'il était obligé de passer par là? Mais avant tout, pourquoi était-il là? Il avait l'impression de ne plus être à sa place, que quelque chose lui manquait. Est-ce cette histoire de SGC? Fixant au loin, il se demandait si tout ce qui l'entourait était réel. C'était trop conforme à ce qu'il se rappelait. Son esprit fut vite envahit de questions auxquelles il n'arrivait pas à donner de réponses.
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MessageSujet: Re: Mj Evolution by Jack   Mer 16 Déc - 21:45

[Hrp: J'espère que tu pourras rattraper le tout Fanny. Fais de ton mieux. Wink]

Fanny, Michael, Mike, 1ere partie :

Les réplicateurs affluaient de toutes parts tandis que l’équipe reculait au fur et à mesure. Quand un crabe explosait, trois autres arrivaient pour le remplacer. Leurs blocs métalliques étaient colorés d’une nuance de violet, ce qui voulait dire que ce n’était pas la nouvelle génération de réplicateur qui les abordait. Stener en eut assez de recharger son arme et commença à prendre une grenade en main. S’ils se faisaient tous rattraper par les réplicateurs, il dégoupillerait l’explosif pour emporter le plus de crabes avec lui en enfer. Fanny leur ordonna de reculer dans le couloir encore libre derrière eux, au bout duquel se trouvait la salle de contrôle. Alors que plusieurs réplicateurs se préparaient à attaquer successivement en passant sur les côtés, grimpant sur les parois, un hologramme apparut entre l’équipe et la ligne d’ennemie. C’était une image virtuelle de Thor, qui lui se trouvait toujours en salle de contrôle. Ne se rendant pas compte du leurre, plusieurs réplicateurs sautèrent pour essayer d’attaquer l’hologramme, mais ils passèrent au travers en ne faisant que brouiller l’image corporelle de l’asgard. Le groupe de terriens comprit très vite qu’il fallait en profiter et ne tarda pas à fuir vers la salle de contrôle, le temps que leurs ennemis décident de les poursuivre à nouveau. Le caporal Stener rangea sa grenade après un instant d’hésitation, comme s’il était déçu de ne pas s’en servir même s’il aurait pu y rester.
Dans la salle de contrôle, Thor était aux commandes de l’ordinateur principal. La double porte blindée de la pièce se referma derrière les terriens et se verrouilla dans un bruit métallique rassurant. Ils étaient enfermés dans la salle mais pour le moment, ils semblaient en sécurité.


« Le vaisseau est totalement envahi. J’ai lancé un appel de détresse en espérant que d’autres vaisseaux asgards viennent à notre secours. Mais j’ai bien peur qu’il sera trop tard quand ils arriveront. Il faut vite trouver une solution. » Déclara Thor en manipulant des pierres blanches sur un écran de contrôle.

L’instant d’après, le Hammer entama un demi-tour et tous ses canons firent feu sur le vaisseau réplicateur qui lui, s’approchait toujours du vaisseau asgard. Mais malgré la puissance de feu, l’appareil ennemi semblait toujours intact à en croire les données envoyées par les ordinateurs. Il y eut soudain des bruits contre la porte : les réplicateurs étaient repassés à l’attaque et cherchaient un moyen d’ouvrir le passage. Les terriens comprirent ça rapidement et se postèrent à différents endroits de la pièce, prêts à accueillir l’ennemi jusqu’à ce qu’ils n’auraient plus de munitions. Mais Stener en décida autrement. Il resta au milieu de la salle à regarder ses coéquipiers, en particulier Gibbons, et Thor.

« Ca ne sert à rien… Si on doit mourir, autant faire le plus de dégâts. » Il se tourna vers le commandant asgard. « Téléportez-nous sur la planète. J’ai vu une pyramide là-bas et je suis persuadé que c’est très important pour les réplicateurs. Des choses étaient en train de se construire, on aurait dit une sorte d’usine gigantesque à l’intérieur de la pyramide. S’il faut y laisser notre peau, je dis qu’il faut aller sur la planète pour détruire cette base au lieu de rester ici et d’attendre bêtement que la porte cède. »

Comme pour accompagner ses paroles, de plus en plus de cliquetis métalliques résonnaient contre la porte blindée. Les réplicateurs étaient en train de dévorer la structure principale pour ensuite s’attaquer aux circuits qui commandent le système de verrouillage, ce qui ferait ouvrir l’issue et plus rien ne pourrait sauver les terriens. Thor écouta la proposition du Caporal et lui répondit :

« Je pense aussi qu’il serait mieux d’abandonner le Hammer… Nous aurions plus de chance de survies sur Vis Uban qu’en restant ici. Et si ce que vous dites est vrai, il faut à tout prix savoir de quoi il s’agit et prévenir notre peuple du danger qui menace la galaxie. »

Il se passa un instant de silence où seuls les bruits des réplicateurs dans le couloir pressaient les terriens de prendre une décision. Fanny se prépara à ajouter son grain de sel en prenant le pour et le contre mais fut vite coupée, de façon surprenante, par le Sergent Gibbons. Ce dernier s’était relevé et avait l’air un peu plus en forme, malgré le fait qu’il boitait. Son Spas 12 sur son épaule, il se rapprocha de l’équipe.

« Ok… On s’en va. On va aller sur cette planète, voir de quoi il s’agit et si possible repartir vers la porte des étoiles. Thor, téléportez-nous le plus prêt possible de la pyramide. » Surprise par cette intervention, Fanny tenta d’avoir son mot à dire dans l’histoire mais Gibbons ne semblait pas apte à l’écouter. « On se barre d’ici… Et ce n’est pas une proposition, Docteur Mclaine. » Dit-il en montrant bien qu'il s'agissait d'une décision militaire, d'un ordre.

Remi de sa paralysie et surmontant le pique de douleur qu’il pouvait ressentir à sa jambe, le Sergent Gibbons venait de prendre le commandement… L’ordre fut donc donné d’abandonner le Hammer à son triste sort. Pendant qu’ils seraient sur la planète, peut être que d’autres vaisseaux asgards auraient le temps d’intervenir en orbite. Thor acquiesça et contacta Modi et Magni, toujours dans les laboratoires, afin de leur expliquer la situation. Un hologramme de Modi apparut juste à côté de Mike.

« Bien reçu… Mais nous restons ici. » Dit-il avec détermination. « Magni est encore trop faible pour qu’on le téléporte et je ne le laisserai pas seul. De cette pièce, je peux avoir accès à plusieurs commandes du vaisseau et les réplicateurs ne savent pas encore que nous sommes ici. Je préfère rester dans l’espoir de voir des renforts arriver. Dans le pire des cas, j’activerais moi-même l’autodestruction. »

Thor regarda l’image de son fils sans rien dire tandis que l’équipe terrienne se préparait à partir sur la planète, sans un mot. Derrière la porte, les bruits se faisaient de plus en plus pressants et personne ne savait encore combien de temps le verrouillage allait tenir.

« Soit. » Répondit Thor avec une pointe de tristesse dans la voix. Puis il commença à prononcer des paroles asgards que personne d’autres ne réussit à comprendre. Modi hocha la tête et l’hologramme disparut lentement…

« Tenez-vous prêt. Modi va nous téléporter à quelques kilomètres au nord de la porte des étoiles. Il ne peut pas nous envoyer directement à l’intérieur de la pyramide car l’endroit semble brouiller nos scanners ce qui nous rend aveugle, et on risquerait donc de trépasser. »

L’équipe se prépara à quitter le vaisseau. Juste avant de les rejoindre, Thor regarda en l’air, vers l’ordinateur principal, et murmura un « merci » à l’esprit de son vaisseau bien-aimé.
Enfin, une lumière aveuglante engloba les six compagnons, juste avant que la porte principale ne soit ouverte et qu’une vague de réplicateurs submergent la pièce…
Alerté par ses frères de la disparition des terriens, Numéro 4 communiqua un message à Premier avant de partir vers les laboratoires du vaisseau, à la recherche d’une nouvelle proie.


Paul Davis :

Davis courait à n’en plus s’arrêter. Il n’y avait personne d’autres dans le couloir, juste lui et son ombre. Sa cicatrice lui faisait de plus en plus mal et ses mains étaient toujours en sang… Du sang qui lui appartenait. Plus il avançait et plus la porte au fond de couloir s’éloignait, l’empêchant de fuir de l’hôpital. Les doutes du Major se confirmèrent mais il ne céda pas pour autant à cette torture psychique. Il allait user de toute sa volonté pour sortir de cette prison et pour se rappeler de ce qui se passait vraiment, dans la vraie réalité…
Soudain, il réussit à rattraper la porte après plusieurs minutes à courir sans réfléchir. Mais au moment où il approcha, celle-ci s’ouvrit tout seul et ce fut Ralph, le docteur décédé peu avant, qui passa le seuil de la porte. Il avait l’air d’aller très bien, et il sourit en lisant la surprise sur le visage de Davis.


« Que faites-vous ? Vous êtes un meurtrier. Vous ne pouvez pas sortir. » Dit-il en commençant à rire bruyamment.

« Peut être préférez-vous qu’on change de décor. Qu’en dites-vous, Major Davis ? Voulez-vous connaître la vraie souffrance ? »

Paul l’attaqua sans dire quoi que se soit. Il lui envoya son poing gauche en pleine figure. Au même moment que celui de l’impact, tout changea autour du terrien : les murs disparurent, ses habits furent différents et Ralph s’était volatilisé.
Le vent souffla fortement et le sol bougea sous ses pieds. Normal, il se trouvait dans une barge de bataille… Il était au centre d’une escouade de marines, tous équipés pour le combat, et il ne pouvait pas voir où est-ce que le bateau militaire les emmenait à cause du brouillard qui surplombait la zone. Seule une odeur d’humidité et de petit déjeuner régurgité arrivait aux narines de Davis : il regarda à côté de lui pour voir un des soldat vomir sur ses rangers. Cette scène lui rappelait étrangement celle qu’on pouvait voir dans certains films de guerre… Serré coude à coude avec son escouade, Paul essaya de reconnaître des visages. C’est alors qu’il aperçut un jeune Lieutenant à l’opposé de lui, juste devant l’ouverture de la barge. L’homme avait étrangement un air de ressemblance avec Davis.


« Okey les gars on est bientôt arrivé. » Déclara le Lieutenant en regardant chacun de ses hommes. « Les bombardements ont cessé et les bunkers allemands ne devraient plus causer problème. N’oubliez pas que notre objectif est de prendre cette plage et de la sécuriser en attendant les renforts. » Il fit une pause, enclenchant une cartouche dans son fusil M1. « On se retrouve de l’autre côté… »

Les yeux de Paul descendirent lentement pour s’attarder sur le nom inscris sur l’uniforme du Lieutenant qui venait de parler, et y vit le nom de Davis. C’était son grand père…
Au moment où il le pensa, un des marines à sa gauche lui parla. C’était Ralph, le docteur de l’hôpital, mais qui se trouvait être infirmier militaire maintenant…


« Votre grand père est vraiment courageux. Mais va-t-il y arriver ? »

Ralph lui fit un clin d’œil alors que Paul hésitait à bouger pour le frapper. On ne lui laissa pas le temps de faire un seul geste, le Lieutenant Davis à l’avant du bateau se mit à crier à ses hommes de se tenir prêts. Autour de la barge, plusieurs obus venaient secouer la mer déchainée…
La rampe à l’avant s'abaissa et la minute d’après, une pluie de projectile accueillie la troupe américaine. Paul eut juste le temps de baisser la tête et de voir celle de son grand père exploser dans une gerbe de sang. A côté de lui, tout le monde commença à hurler et à courir en avant pour sortir de la barge, piétinant le corps du défunt Lieutenant. Ralph, lui, riait et se joignait à la mêlée juste après avoir dit à Davis :


« Il serait plus raisonnable pour vous de jouer le jeu. »

Le jeu… Une mitrailleuse allemande avait shootait la moitié de l’escouade et l’autre moitié n’avait même pas encore débarquée sur la plage : la barge militaire s’étant arrêtée trop loin de la rive, la plupart des marines s’étaient élancés comme des aveugles et étaient tombés à l’eau. Sous le poids de leur équipement, plusieurs commencèrent à couler dans les abysses de l’océan atlantique…
Le Major Davis, armé de son fusil et à peine protégé par son casque marqué par le sang de ses coéquipiers, devait faire un choix difficile et agir en conséquence…


Mikkel Thorsen :

Quand Mikkel resta seul dans sa voiture, à débattre avec sa conscience, il fut klaxonné par les véhicules de derrière. Il devait avancer avant de devenir la cause d’une nouvelle file de bouchon en plus de celle qu’il y avait initialement. Il prit son courage à deux mains et s’exécuta mais il ne resta pas épargné par les doutes qu’il ressentait toujours. Au même moment, alors qu’il essayait de trouver réponses à ses questions, son téléphone sonna et il le décrocha sans réfléchir, comme s’il s’agissait d’un réflexe. C’était sa femme au bout de fil qui lui demandait des informations sur la fin de ses horaires de travail, ainsi que sur ce qu’il voulait comme repas ce soir quand il rentrerait. Une conversation banale pour un couple qui vint perturber le minimum de conscience que possédait Mikkel.
Quelques temps plus part, le danois reprit sa route pour rejoindre l’université où il travaillait. C’était le train-train quotidien. Quand il sortit de sa voiture pour marcher vers le dôme de l’Institut, il croisa quelques collègues qu’il salua et échangea quelques paroles avec ceux qui étaient devenus ses amis. Cela lui arrivait aussi parfois de voir quelques uns de ses élèves.
Tout paraissait aller pour le meilleur du monde pour Mikkel Thorsen, chercheur et professeur, marié et père de famille. C’était la belle vie.
Les jours, les semaines, les mois… Tout se passa très vite pour lui. Sa vie professionnelle était bien comblée, au détriment de ses relations familiales… Un jour arriva où, revenant du travail, Mikkel fut interpelé par sa femme, qui elle, faisait ses valises.
Tout tourna au cauchemar ce jour là, et ce fut spécialement ces instants sombres qu’il revécut. Holly demandait le divorce et menaçait de partir avec leur fils… Mikkel avait une seconde chance pour sauver son couple. Malgré l’étrangeté de cette situation et le sentiment de déjà vu, il devait tenter le tout pour le tout, où il perdrait sa famille une fois de plus…


Fanny, Mike et Michael, 2eme partie :

Le climat de la planète n’avait pas changé. Toujours la même froideur, avec ces terres mortes et cette brume orangée dans les airs. L’équipe venait d’être téléportée au bord d’une grotte, où les boyaux et autres passages rocailleux ne tenaient plus qu’à un fil. Thor fut le plus surpris en arrivant, les autres ayant déjà vu ce genre de scène. Avec eux, le robot Remi-are 12 avait aussi été téléporté par Modi. A croire que le scientifique asgard avait aussi voulu sauver son invention…
Légèrement en hauteur comme ils étaient, ils avaient une vue sur plusieurs kilomètres : la plaine entièrement composée de réplicateurs leur faisait face un peu plus bas et plus loin, la pyramide était bien là comme l’avait annoncé Stener. Michael reconnut la forme d’une ziggourat et non pas d’une pyramide au sens égyptien du terme. Ce qui était étrange, c’était les éclairs qui frappaient de temps en temps la paroi du bâtiment comme de la foudre sur un paratonnerre. Le Sergent Gibbons mit fin au silence.


« C’est bien trop gros pour qu’on puisse l’avoir qu’avec des charges de C4. Il faudrait trouver un moyen de passer la plaine, déjà, et d’entrer par une… porte, si y en a une…. » Il fit une pause en observant la structure avec ses jumelles. « En tout cas, on le doit à Davis et à Thorsen. On le doit à cette galaxie. C’est notre but maintenant et on va tout tenter pour y parvenir, c’est bien clair ? »

« Bien reçu. » Renchérit le Caporal Stener qui avait hâte de passer à l’action. Il demanda ensuite comment ils allaient faire pour passer la plaine sans se faire repérer et submerger par les réplicateurs qui seraient sous leurs pieds. Dormaient-ils ? Etaient-ils désactivés ? Il n’en savait rien et Thor non plus.

« C’est magnifique… Une telle évolution après si peu d’années… C’est fascinant mais très dangereux pour nous, j’en ai bien peur. » Avait dit l’asgard sans cligner un instant des yeux tellement il était ébloui par ce qu’il voyait. « On pourrait se servir du robot Remi-are 12 pour nous frayer un passage jusque dans la pyramide. »

« D’accord, on va se servir de ce robot de combat et une fois à l’intérieur, qu’est-ce qu’on fait ? On casse tout ? » Demanda Stener, toujours très impatient.

« Si j’arrive jusqu’à leurs système ou leur ordinateur centrale, je pourrais essayer d’avoir plus d’informations sur la pyramide et peut être leur transmettre un virus, mais je ne garantis rien. »

L’équipe resta silencieuse pendant un moment. Michael, Fanny ou Mike étaient-ils seulement d’accord avec le reste de l’équipe ? Après tout, ils n’avaient plus trop le choix maintenant mais ce fut surtout Gibbons qui brusqua à nouveau les choses en déclarant :

« Bien, voilà ce qu’on va faire… Stener et Mclaine vous couvrirez Thor jusque dans l’enceinte du bâtiment réplicateur et vous ne le lâcherez pas. Anderson, vous allez contrôler la machine car… Vous êtes le plus qualifié pour ce genre de chose… Donnez vos munitions à Shirow. » Il se tourna vers Mike. « Vous et moi on couvre les flancs et on s’assure qu’aucun ennemi ne viendra titiller notre derrière. C’est bien compris tout le monde ? »

Thor hocha de la tête après un moment de réflexion. Stener était déjà prêt mais cracha par terre en guise de réponse. Mais les autres étaient-ils seulement prêts à passer à l’offensive ? La prise de commandement de Gibbons avait déstabilisé Mclaine, qui devait rétorquer quelque chose pour ne pas se crédibiliser en acceptant d’être mise de côté, pour ainsi dire, par le Sergent. Ce dernier attendit que le reste de l’équipe lui fournisse une réponse et que Michael aille s’installer dans le cockpit de Remi-are 12. Ensuite, ils allaient pouvoir venger Davis, Thorsen, Magni, Modi et toutes les victimes des réplicateurs… Du moins c’est ce que pensait Mark Gibbons.


[Voilà pour cette semaine. Rendez-vous la semaine prochaine, vous avez donc jusqu’au 23 décembre. Encore une fois totale liberté pour Davis et Mikkel concernant la suite des évènements et les détails. Pour les autres, c’est surtout un message de transition donc n’hésitez pas à bien combler les détails aussi et à vous exprimer. Comme d’habitude, je suis à votre écoute en cas de questions Wink]

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MessageSujet: Re: Mj Evolution by Jack   Jeu 17 Déc - 13:05

Si personne ne faisait rien, nous serions bientôt transformés en subsistance pour aliens robotiques arachniformes. Cette perspective ne m'enchantais guère il faut bien l'avouer.
Il ne m'échappa aucunement que Stener avait dégoupillé une grenade, dans l'optique, semblait-il, de ne pas périr seul mais accompagné dans son trépas par nos amis à la réplication facile.
Je n'en voyais pas bien l'utilité, et conclu rapidement qu'il devait s'agir d'un de ces rites militaires machiste (pléonasme ?) qui consistait à prouver sa virilité une dernière fois avant de rendre son dernier soupir.
Aussi, j'accueillis avec soulagement la proposition de repli stratégique en direction de la salle de commande.
Grâce à Thor (qui remonta soudain dans mon estime) qui fit diversion à l'aide d'un hologramme, nous atterrîmes dans la salle en question, peu après, dans un état proche de l'épuisement.

Je m'adossais à une cloison et sortis de ma ration de survie une barre énergétique. J'entrepris alors de vider le contenu de l'emballage avec une voracité proche de celle d'un Réplicateurs.
Enfin repu, je m'intéressais à la conversation que je n'avais suivie que d'une oreille, trop occupé à faire disparaître le contenu d'un emballage plastique en un temps qui aurait bouleversé Houdini lui-même. La situation était en train de tourner en eau de boudin.


« On se barre d’ici… Et ce n’est pas une proposition, Docteur Mclaine. »

Tient voilà autre chose. Il manquait plus que de se retrouver en plein milieu d'un conflit hiérarchique entre militaires et civiles. J'eus presque envie tout d'un coup d'ouvrir la porte derrière moi et de rejoindre les Réplicateurs… J'aurais peut être plus de chance de survie de ce coté là… Peut être qu'en avançant à quatre pattes…

Il fut bientôt décidé que l'équipe serait téléportée sur la planète, près de la construction pyramidale. Thor, influencé par les évènements décida d'abandonner son appareil et ses fils à une fin peu enviable.

Le petit alien remercia doucement son vaisseau avant d'appuyer sur la commande de téléportation. Mes mots qualifiant cette casserole volante auraient été plus riches en imprécations diverses. Après tout c'était à cause de ce maudit rafiot qu'on était obligé de quitter les lieux !

Un flash blanc m'entoura et lorsque je recouvris la vue ce fut une terre désertée environnée d'une brume orangée qui se matérialisa devant moi.


*C'est curieux j'ai comme une impression de "déjà vu"…*

Alors mon regard se posa sur la fameuse pyramide… qui n'en était pas une d'ailleurs, la culture historique de mes collègues laissant grandement à désirer…
Cela ressemblait plutôt à s'y méprendre à une ziggourat, construction typique de l'architecture religieuse mésopotamienne formée d'étages cubiques superposés. Le plus connu de ces édifices a été l'Etemenanki, tour du grand temple de Mardouk à Babylone faite de sept plates-formes qui atteignaient une hauteur totale de près de 100 mètres, plus connue sous le nom de tour de Babel.
La ziggourat est en fait une sorte d'arche mystique tendue entre la terre et le monde d'en haut.
Les Réplicateurs étaient-il guidés par une forme de mysticité apparemment inhérente à toute forme de civilisation développée ?

Encore un thème d'étude intéressant. Du travail m'attendait au SGC… Si j'avais la chance d'y retourner un jour…

Alors que je me désintéressais de la construction pour tourner mon regard en direction de mes amis, je vis avec stupeur une masse imposante aux reflets métalliques.


"Ils commencent à me courir sur le haricot ces Asgards avec leur boite de conserve sur pattes !"

C'est une obsession cette idée ? Se balader avec un robot était-il une espèce de fantasme Asgard inavoué ? Cela expliquerait du moins pourquoi je n'avais pas encore vu d'Asgard femelle…

Ça commence à faire pas mal de thèmes à étudier…

« D’accord, on va se servir de ce robot de combat et une fois à l’intérieur, qu’est-ce qu’on fait ? On casse tout ? »

Je crus défaillir sous le choc de cette interrogation. Le gouffre de puérilité que recouvrait cette question était abyssal. Cet homme ne pouvait avoir plus de 2 de QI, j'en aurais mis ma main à couper.

« Bien, voilà ce qu’on va faire… Stener et Mclaine vous couvrirez Thor jusque dans l’enceinte du bâtiment réplicateur et vous ne le lâcherez pas. »

Stener cracha par terre, un peu trop prêt de mes rangers à mon goût, pour signaler qu'il avait bien compris ses ordres. Peut être que 2 de QI était une approximation un peu trop élevée… Disons 1… pour la faculté à s'exprimer et la production massive de sucs salivaires…

« Anderson, vous allez contrôler la machine car… Vous êtes le plus qualifié pour ce genre de chose… »

Le seul archéologue du groupe était censé être le plus qualifié pour mener une guerre ? Voila autre chose. Ce n'est pas ayant regardé deux minutes cette satanée machine dans un labo que j'en devenais un spécialiste !

« Donnez vos munitions à Shirow. »

« Euh… j'ai plus confiance en mes munitions qu'à une quelconque réussite de la mission via ce monstre robotisé. » Voilà ce que j'aurais du dire. Au lieu de cela, j'obéis à notre chef autoproclamé en tendant au médecin une recharge pleine.

- N'hésite pas à t'en servir sur moi si par hasard je me gourais de commande et qu'il m'arrive malencontreusement de vous piétiner fis-je avec un sourire mi figue mi raisin.

La vitre du cockpit s'ouvrit par le haut et s'inclina tout doucement jusqu'au sol. Je grimaçais, pris ma respiration, puis sautais dans l'habitacle, espérant que les petits bonshommes gris aient pensé à y incorporer un bon airbag et si possible un habitacle renforcé.
Une fois installé à l'intérieur de la panse de la bête, le siège en matière souple s'adapta à mes formes en un grincement sinistre. Tout à coup, alors que j'allais demander à Thor comment piloter cet engin, une courroie enserra le haut de mon crâne et me le plaqua contre la cloison derrière moi.

C'est alors que tout devint plus clair.

Ma vision et mon ouïe s'améliorèrent soudainement. Alors que je me déplaçais pour me rapprocher de mes collègues (qui très courageusement avaient faits quelques pas en arrière), je sentis la terre trembler autour de moi. Les Réplicateurs ? Je me retournais d'un coup, levais mon bras dans un mouvement et tirais. Des impacts enflammés apparurent devant mes yeux, mais aucun ennemis… je me rassurais en me disant qu'aucun amis non plus, ce qui aurait pu être une conséquence fâcheuse de mon geste un peu précipité il faut bien l'avouer… Mais… C'est curieux, où est la machine ? Elle était là il y a quelques minutes pourtant. Des sigles curieux défilèrent de haut en bas, à droite de mon champ de vision. Je me tournais pour les fixer, sans aucun résultat.

Je pivotais vers mes collègues pour m'entretenir avec eux de cet étrange phénomène.


- Qu'est-ce qui se passe ?

Mais je ne reconnu pas ma voix. Ce qui arriva à mes tympans fut une suite de sons métalliques difficilement reconnaissables. Que m'arrivait-il ?
Les runes continuèrent de défiler en périphérie de mon champs de vision avant de se fixer devant mes yeux en un diagnostique bouleversant.

Explication du phénomène :

Remi-are 12 = Michael Anderson

Problème résolu…

Veuillez indiquer une action à effectuer.

Je crois que je fus à deux doigts de défaillir. Je levais mes bras devant mes yeux et découvris deux longs membres puissants. Des orifices se trouvaient dans les paumes de mes mains robotiques, ce qui expliquait le carton enflammé que je venais de faire. Une étrange euphorie envahissait tout mon corps
Mais je n'eus guère le temps d'exulter. Je ressentis tout à coup un picotement dans la moelle épinière alors qu'un carré rouge apparaissait devant mes yeux, à l'horizon. Je plissais les yeux pour mieux voir et ce fut le cas… bien au-delà de mes espérance en fait… l'image se brouilla un instant puis la netteté revint aussi vite. Une nuée de Réplicateurs se trouvait devant mes yeux. J'eus un mouvement de recul avant de comprendre qu'ils n'étaient en fait pas vraiment là, mais qu'il s'agissait d'un zoom optique très puissant.

Présence massive de Réplicateurs détectée…
Arrivée prévue dans 15 minutes…

- Les gars, je pense qu'on devrait y aller…

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MessageSujet: Re: Mj Evolution by Jack   Jeu 17 Déc - 18:44

Nous repliant vers la salle de contrôle nous avions tous senti le souffle glacé de la grande faucheuse sur nos nuques en sueur. Feu contre glace. Le feu de nos armes et la chaleur de nos corps contre le froid glacé du métal des réplicateurs. Ces derniers se faisaient de plus en plus pressant. Conscients de leur supériorité numérique écrasante, ils semblaient gagner en hostilité à chaque minute. Nous vîmes tous que Stener supportait mal la situation lorsqu'il empoigna une grenade, et son regard ne laissait aucun doute sur le fait qu'il était prêt à s'en servir.
Vu le contexte, c'était une très mauvaise idée : nous étions dans un couloir, où l'utilisation d'une grenade à fragmentation pouvait nous être bien plus dommageable qu'aux réplicateurs. Non seulement les quelques crabes détruits ne nous ferait rien gagner, mais ils seraient immédiatement remplacés par d'autres de leurs congénères. De plus, en milieu confiné, nous avions de grandes chances d'être blessés par les débris que le souffle de l'explosion propulserait vers nous.
Les paroles d'un instructeur lors d'un stage de formation dans mon ancienne unité me revinrent en mémoire :
" Tant que vous êtes sur le terrain, même désarmé, même blessé, vous restez utile à l'équipe ; se faire tuer ne fait qu'amputer votre groupe de vos capacités et ainsi aider un peu plus les ennemis. Une seule règle : préservez-vous et restez en vie ! "


" Stener, non ! Gardes ça pour plus tard, c'est pas fini... pas encore " lui dis-je alors que Thor se matérialisa devant nous. Nous hésitâmes un instant mais remarquant que les réplicateurs en étaient encore plus perturbés, nous utilisâmes rapidement ce cour moment de répit à notre avantage afin de nous replier dans la salle de contrôle sous l'ordre du docteur McLaine.

A l'abri, provisoirement, derrière les lourdes portes blindées, nous en profitâmes pour souffler.

" Bien joué le coup de l'hologramme, Thor. Merci. " adressai-je à notre allié asgard.

Stener semblait fébrile, mais avait finalement rangé sa grenade.
* Va falloir le garder à l'œil quand même... * me notais-je mentalement. Mais c'était valable pour nous tous. Nous étions partis du SGC un soir, vers 22 heures, et donc nous commencions à ressentir les effets de la fatigue. Fatigue amplifiée par le stress du combat. En ce sens, j'imitai Anderson qui avait eu une excellente idée en se restaurant. Autant reprendre des forces tant qu'on le pouvait, nous en aurions vite besoin vu notre situation.


" Le vaisseau est totalement envahi. J'ai lancé un appel de détresse en espérant que d'autres vaisseaux asgards viennent à notre secours. Mais j'ai bien peur qu'il sera trop tard quand ils arriveront. Il faut vite trouver une solution. " Thor faisait ce qu'il pouvait pour et détruire le vaisseau réplicateur et tenter de nous sauver tous. Mais nous entendions les réplicateurs se presser tout autour de nous, exprimant un danger bien plus immédiat pour nous, aculés dans cette salle.

Stener rompit soudain le silence
" Ca ne sert à rien... Si on doit mourir, autant faire le plus de dégâts. "
* Si on doit vraiment mourir ici, autant se mettre une balle dans la tête tout de suite... *
" Téléportez-nous sur la planète. J'ai vu une pyramide là-bas et je suis persuadé que c'est très important pour les réplicateurs. Des choses étaient en train de se construire, on aurait dit une sorte d'usine gigantesque à l'intérieur de la pyramide. S'il faut y laisser notre peau, je dis qu'il faut aller sur la planète pour détruire cette base au lieu de rester ici et d'attendre bêtement que la porte cède. "
Il n'avait pas tord sur ce dernier point. Mais je n'avais aucune envie de jouer les kamikazes. Si on devait entreprendre quelque chose, c'était pour qu'au moins l'un d'entre nous en réchappe, pas juste pour aller mourir parce que bon voilà, c'est foutu. Et puis les réplicateurs se remettraient vite de la perte d'une de leur base.
Mais si cette base existait vraiment, c'était peut-être bien là que le major Davis et Thorsen étaient retenus... rien qu'entrevoir la possibilité de les secourir suffit à me faire adhérer au plan de Stener. Même Thor acquiesça.


" Je pense aussi qu'il serait mieux d'abandonner le Hammer... Nous aurions plus de chance de survies sur Vis Uban qu'en restant ici. Et si ce que vous dites est vrai, il faut à tout prix savoir de quoi il s'agit et prévenir notre peuple du danger qui menace la galaxie."

Gibbons, retrouvant des forces, eu le dernier mot " Ok... On s'en va. On va aller sur cette planète, voir de quoi il s'agit et si possible repartir vers la porte des étoiles. Thor, téléportez-nous le plus près possible de la pyramide. On se barre d'ici... Et ce n'est pas une proposition, Docteur Mclaine. "

Je tournai mes yeux vers le docteur McLaine. Je comprenais sa frustration si elle en ressentait mais les évènements demandaient une prise en main militaire. Le problème n'était pas d'avoir des organes génitaux extériorisés ou d'avoir un maximum de galons sur l'épaule, mais ici l'expérience de terrain du sergent Gibbons nous serait utile. Pour toute décision médicale, je suivrai le toubib mais pour ce type d'opération, Gibbons apparaissait comme le plus qualifié.

La décision était prise et nous participerions tous à ce plan, Thor y compris. Les deux autres asgards resteraient sur le Hammer afin d'y effectuer les dernières manœuvres si besoin... J'étais loin d'être proche de Thor, mais j'eu de la peine pour lui. Perdre son vaisseau était une chose, mais peut-être disait-il adieu à ses fils. Qu'y a-t-il de plus terrible que de survivre à ses propres enfants ?
Je me reconcentrai cependant rapidement sur nos priorités et refit le point de mes armes, munitions et de mon équipement. J'abandonnai mon lourd sac de secours pour ne garder qu'une grosse trousse de première urgence. Léger, mobile, efficace.

Puis nous fûmes téléportés � nouveau sur VisUban, accueillis par l'omniprésente brume ocre qui recouvrait telle un linceul cette planète éteinte. Au loin, nous pouvions distinguer notre objectif : une espèce de pyramide cubique frappée aléatoirement d'éclairs. Un îlot au milieu d'un océan de réplicateurs... Je me senti du coup un peu comme un hobbit face à l'armée de Sauron... Mais je remarquai alors qu'un nouveau membre s'était joint à notre communauté de fortune : un espèce de gros robot semblant sortit tout droit d'un manga japonais. D'impressionnantes armes étaient accrochées à ce qui devait lui servir de bras.

* Le voilà notre sérieux coup de main... Merci les frangins asgards* Admiratif, posant une main sur le métal du robot de combat gravé aux couleurs asgardes, je reprenais espoir dans le succés de notre plan : nous avions Gandalf et ses bâtons de feu avec nous.
Le sergent "Aragorn" Gibbons décida du plan d'attaque, affublé du caporal "Gimli" Stener et du asgard "Legolas" Thor. Puis il nous mit en ordre de bataille.

" Bien, voilà ce qu'on va faire... Stener et Mclaine vous couvrirez Thor jusque dans l'enceinte du bâtiment réplicateur et vous ne le lâcherez pas. Anderson, vous allez contrôler la machine car... Vous êtes le plus qualifié pour ce genre de chose... Donnez vos munitions à Shirow. "
S'exécutant, Anderson me glissa dans un sourire mi-figue mi-raisin :
" N'hésite pas à t'en servir sur moi si par hasard je me gourais de commande et qu'il m'arrive malencontreusement de vous piétiner "
" Je ne m'inquiètes pas pour ça " lui répondis-je en jetant un œil furtif vers Stener. " Ce n'est pas sur toi que je tirerai si ça tourne mal. ". Mes mots dépassaient ma pensée mais j'étais prêt à arrêter Stener s'il se révélait être un danger pour nous. J'avais gardé assez de tranquillisant pour un cheval. Et nous n'avions pas de cheval... " Et tu n'as qu'un automatique, alors gardes un chargeur... au cas où. " rajoutai-je en donnant une tape amicale sur l'épaule de l'archéologue.

Gibbons conclua ses ordres :
" C'est bien compris tout le monde ? "
" 5 sur 5, sergent. " répondis-je, armant mon P90, prêt à passer à l'offensive. Regardant tour à tour McLaine et Anderson, je hochais la tête, comme pour les prier de nous suivre. Nous avions besoin d'eux.
" Davis et Thorsen ont besoin de nous. "leur dis-je.

Anderson s'était déjà installé dans le robot de combat. Bizarrement toute notre équipe fit quelques pas en arrière. Mais l'archéologue se familiarisa apparemment assez vite à son maniement... Si on omet le moment où il a failli s'auto-détruire en se tirant dessus.

« Qu'est-ce qui se passe ?» nous demanda innocemment le robot dans une voix métallique étouffée.
« Nom de Dieu Anderson, mais fais gaffe où tu tires ! » aboya Gibbons.
Thor prodigua alors à Anderson quelques conseils, mais ce dernier dut le couper pour nous annoncer qu'un comité d'accueil réplicateur se preparait...


Dernière édition par Mike Shirow le Ven 18 Déc - 16:54, édité 3 fois (Raison : correction fautes orthographe et rajout du paragraphe final oublié - désolé.)
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Paul Davis
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MessageSujet: Re: Mj Evolution by Jack   Dim 20 Déc - 11:37

Cette porte ! La porte de la sortie, de la délivrance, Paul voulait la passé et il courrait de toutes ses forces dans le couloirs interminable. Sa cicatrice lui fessait de plus en plus mal, mais le Major n'abandonnerait pas, il irait au bout. Courant le plus vite possible qu'il pouvait, il tendait sa mains droite, couvert de son propre sang, dès qu'il se rapprochait de la porte, pour ainsi s'en saisir, mais toujours sans réussir. Cette fois, il n'y avait plus de doute, il était bien prit dans une autre réalité, surement crée par les réplicateurs. Mais que faire face à sa ? Seul, il ne peut rien. Juste résisté pour ne pas donner d'information pouvant compromettre le sort de la Terre.

Courant à vive allure dans le couloir, sa mains droite fini par se poser sur la porte, laissant une empreinte de sang. Le Major ouvrit la porte et la, Ralph en sortie. Davis resta bouche fermé, ne disant rien. l'expression de l'étonnement sur son visage. Le faux médecin, parla au Major, mais l'officier, lui, ne comprenait pas. Un meurtrier ? Si, il le veut vraiment, Paul en sera un. Levant son sa mains gauche et la serrant, il envoya son point directement dans la figure de Ralph. Une fois que le bout de ses doigts touchèrent le visage du médecin, Paul se senti bouger, instable. Le décor où il était ne ressemblait pas du tous à l'hôpital psychiatrique. Il était dans une barge de bataille, avec des uniformes militaires assez anciens, un soldat à côté de lui, vomi sur ses ranger. Tous y été ! On se croyait dans : Il faut sauver le soldat Ryan !

Avait t'il raison ? Était-ce un retour en arrière ? Où autre chose ? Mais pourquoi ? Regardant autour de lui, le Major ne vit rien qui pouvait l'aidai. Soudain, son regard se stoppa sur un homme. Un Lieutenant. Celui-ci ressemblait fortement à Davis. Le Lieutenant prit la parole et Paul l'écouta. Cette fois, il n'y a plus de doute. Paul était en train de revivre le débarquement de Normandie durant la seconde guerre mondial. Se doutant de l'identité du Lieutenant, le Major baissa ses yeux, pour regarder l'inscription du nom : Lieutenant Davis. C'était son grand père, celui que Paul admirait, celui qui a donné envie à Paul, d'être ce qu'il ait aujourd'hui !

A ce moment là, un marines sur sa gauche lui parla, l'officier sur SGC tourna sa tête et vît Ralph. Que fessait t'il la ? Va t'il y arriver ? Mais pourquoi le grand père de Paul n'y arriverait pas ? Puisque dans la vraie réalité, il a survécu à la seconde guerre mondiale.

Sans que le Major ne puisse dire quelques choses, l'assaut de la plage fût donner, assez loin des côtes. Presque la moitie des marines, furent tué dès le premiers pied à l'eau. Paul jeta un œil, pour trouvé son grand père, mais ne le vit point. Sautant dans l'eau, il esquiva des tirs allemands et se senti toucher un cadavre. Baissant la tête, il vît le corps de son grand père.

Non !!!!!

Cria le Major, tous en s'abaissant pour tenir son grand père dans ses bras, alors qu'une pluie de balle s'abattait sur leurs positions, mais sans être toucher. Ralph lui demanda de jouer le jeu ? Quel jeu ? Et pourquoi ? Le Major mit ses yeux dans ceux vide de son grand père et dît :

Pourquoi ? Tu l'as déjà fais, t'y a survécu !

Jetant un regard noir à Ralph, Paul allait lui montré que lui aussi était courageux, pour la mémoire de son grand père ! Retirant son casque de simple soldat, il prit celui de son grand père, où se trouvait dessus, la barre argenté de Lieutenant. Paul Davis n'allait pas faire cette guerre, en tant que Paul Davis, mais en tant que son grand père, le Lieutenant Davis.

Se relevant, en évitant les tirs des mitrailleuses allemande, il fît une rapide estimation des hommes lui restant, qui ne savait pas trop quoi faire. Avançant doucement dans l'eau, évitant les barbelés pour rejoindre la plage, son équipement était lourd. Il se demandait comment son grand père avait put tenir tous une guerre, avec tous se poids.

Arrivant à la hauteur de la plage, les hommes attendaient les ordres. Respirant un grand coup, Paul dît :

Vous trois, en désignant les trois marines les plus à droite de lui, passer par la droite. Un tireur, deux qui progressent. De même pour vous trois, mais à gauche, dît t'il au trois hommes, juste sur sa droite. Au deux derniers survivant de sa berge, il demanda qu'ils le suivent.

Avançant sur quelques mètres, légèrement courbé, il se mit à couvert et tira sur les positons de la mitrailleuse, laissant ses hommes avançaient. Un marines prit son relais, le Major put avancé ! Se dépêchant tant qu'il y avait une couverture, les bruits derrières cessèrent. Paul tourna sa tête, le marines venait d'être tuer. Ne bougeant plus pendant quelques petites secondes, Davis fût ramené à lui, lorsqu'il pluie de balle s'abattit sur lui. Il en esquiva beaucoup et se fît toucher à la jambe droite. Déséquilibré, il tomba au sol et se dépêcha de rejoindre, une dune de sable, pour se mettre à l'abri. Regardant la blessure, il ferma les yeux et se rappela, que son grand père, avait été toucher au même endroit, lors du vraie débarquement...

Se retrouvant plus qu'avec six hommes, deux étant morts, le Major donna des nouveaux ordres :

Vous, faites une brèche dans les barbelés. Tous les autres se tiennent prêt à l'assaut.

La brèche fût fait rapidement, le Major Davis se mit en tête, juste devant celle-ci. Il y avec au moins vingt mètre jusqu'au bas du bunker, sans compté les allemands dans les trancher. Regardant ses hommes, levant son arme, il dît :

A l'attaque !!

Fermant les yeux et se levant pour courir, voyant le visage de son grand père...
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Mikkel Thorsen
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MessageSujet: Re: Mj Evolution by Jack   Mer 23 Déc - 22:42

L'esprit envahit de questions auxquelles il n'arrivait pas à donner de réponse, Mikkel ne prêtait plus attention à tout ce qui se trouvait autour de lui et en particulier aux autres véhicules qui comme lui étaient bloqués. Aussi les klaxons commencèrent à faire une cacophonie derrière lui. Sur le coup, son cœur accéléra tellement il fut surpris, mais au moins, il était radicalement arraché à ses pensées - pour quelques instants du moins -. Il se reconcentra sur la route. La file avait d'une quinzaine de mètres sans plus mais ce qui énervait certainement encore plus les conducteurs, c'est de ne pas pouvoir doubler le danois pour aller combler ce vide. Prenant son courage et son volant à deux mains, il avança son véhicule jusqu'à presque toucher le 4x4 de devant. Cela devait surement soulagé les impatients de derrière qui pouvait affirmer avec soulagement qu'ils leur restaient quinze mètres de moins à faire avant d'arriver à destination. Mikkel ne fut pas soulagé. Au contraire même! Le doute qui s'était dissipé l'espace d'une minute s'attaquait à nouveau à son esprit. Au même moment, un bruit de téléphone résonna dans la voiture. C'est avec habileté que le docteur Thorsen se saisit de son portable et décrocha. C'était un réflexe naturel.

A l'autre bout de la ligne, Holly, la douce femme qui partageait la vie du professeur d'archéologie danois. Elle lui demandait quelques informations sur sa journée de travail. Elle voulait savoir quand est-ce qu'il rentrerai, ce qu'il voulait manger ce soir, des questions bien banales. Il lui répondit le plus naturellement possible. Au tout début de la conversation, ce fut chose difficile car il était encore perturbé par les doutes qui l'avaient assailli depuis son réveil. Heureusement, la voix d'Holly était très réconfortante et même tellement réconfortante qu'il fini par oublier les soucis qui le poursuivaient. Il lui glissa un doux « je t'aime » en souriant avant de raccrocher.


« Ce n'était qu'un rêve qui paraissait trop réel, juste un tour de mon imagination »

Bien plus tard, il arriva à l'Institut de Technologie du Massachusetts. Mikkel se sentit légèrement mal à l'aise un instant car il avait une impression de déjà-vu ou déjà-vécu, sensation qui s'estompa aussi vite qu'elle était apparue. Il fallait se rendre à l'évidence: il faisait ce même trajet tous les jours alors oui, il avait déjà vu tout ce qui l'entourait. Les mêmes personnes, professeurs, chercheurs ou élèves, naviguaient entre les différents bâtiments, les différentes salles ou laboratoires. Mikkel croisa des professeurs qu'il considérait comme ses amis ainsi que les chercheurs – et amis - qui étaient sur les mêmes projets que lui.

Le danois, professeur et chercheur du MIT, passa sa journée au laboratoire Lincoln et dans l'université pour dispenser des cours d'archéologie. Au final, il n'avait vraiment pas à se plaindre. Qu'étaient les bouchons sur la route en comparaison de sa réussite professionnelle et personnelle? Ce n'était qu'une petite contrainte. Le soir, il rentrait totalement serein.

Les jours, les semaines et les mois passèrent à une vitesse folle. Il était un homme heureux, comblé, très ouvert, souriant et sympathique. Il était apprécié par ses confrères et ses élèves. Il n'avait rien à ajouter à sa vie car rien ne la rendrait plus belle. Mais s'il n'y avait rien à ajouter, on pouvait tout lui enlever. C'est ce qui arriva un soir alors qu'il revenait de son travail. Pas un jour il n'avait pensé que cela lui arriverait. Quand il passa le seuil, il ne vit pas la table dressé, personne même au rez-de-chaussée. Mikkel appela alors sa femme qui lui répondit avec une voix semblant venir d'outre-tombe. Rapidement, Mikkel grimpa les escaliers pour trouver Holly en train de faire ses valises dans leur chambre. Elle se tenait dos à lui, penché sur un des bagages.


« Holly... » lui murmura simplement le danois.

A cet appel, elle se redressa et passa la main sur sa tête, agrippant ses cheveux blonds. A visage découvert elle se retourna pour faire face à son époux. Ses yeux étaient teinté de rouge car elle avait vraisemblablement pleuré.

« J'aimerai que tu signes les papiers de divorce que j'ai mis sur la table dans le salon »

Holly eut du mal à soutenir le regard interrogateur devenu indéchiffrable qu'avait son mari. Ce dernier articula une phrase mais aucun son ne sortit de sa bouche. Holly se dépêcha alors de finir sa valise. Elle avait conscience qu'elle lui faisait du mal en faisant ça mais elle aussi souffrait d'avoir l'impression – justifiée – de ne plus être importante pour lui. Et leur fils? Est-ce qu'il y pensait au moins? Elle n'arrivait plus à vivre en étant qu'une option dans la vie du danois. La vie professionnelle de son époux était beaucoup plus importante que la vie de famille.

De son côté, Mikkel était bouleversé. Il ne pleurait pas non mais ne savait pas quoi faire. Même ses mouvements étaient désordonnés. Rassemblant ses forces pour retrouver une lucidité partielle, il dévala les escaliers. Il vit de loin des feuilles posées sur la table. Holly disait donc la vérité. Il saisit les papiers et s'affala comme un poids mort dans le canapé de cuir noir. Mikkel entreprit la lecture de ces papiers de divorce. Petit à petit, il mit de l'ordre de son esprit. Holly descendit lentement et silencieusement les escaliers avec ses valises et les laissa là en bas. Elle rejoignit Mikkel dans le salon mais resta à distance de lui.


« J'ai déjà emmené Arthur avec ses valises. J'aimerai avoir sa garde »

« Pourquoi veux-tu le divorce? Pourquoi? Qu'ai-je donc fait de mal? »

Holly resta silencieuse un instant. Elle voulait prendre son courage à deux mains pour lui avouer tout ce qu'elle avait sur le cœur. Elle lui expliqua à quel point Mikkel négligeait sa famille, à quel point elle souffrait de cette négligence et combien il lui était difficile de voir son garçon si souvent déçu par son père. En retour, Mikkel lui expliqua combien son travail était important, combien il aimerait être avec sa famille mais que ses travaux ont une importance conséquente. Il inventa mille et un compromis pour qu'elle change d'avis. Il essaya de l'approcher, de l'agripper de toutes ses forces pour la retenir, de la faire revenir sur sa décision alors qu'elle faisait tout pour garder de la distance et ne pas laisser sa volonté faiblir face au désespoir de son futur ex-mari.

« Je pourrais arrêter de donner des cours à l'université mais rester chercheur. Je pourrais alors rester plus longtemps avec vous et plus souvent mais s'il te plait, ne pars pas, ne me laisse pas. Je ne veux pas te perdre ni toi ni notre fils. »

« Il est trop tard Mikkel... tu n'es pas ton père. »

Sentant la crise de larme arriver, Holly prit ses bagages et partit pendant que Mikkel restait sans bouger, totalement anéanti par les reproches de sa femme. C'est une blessure très profonde dans son cœur et son âme bien qu'il lui semblait avoir déjà éprouvé ceci avant. Mais le pire, c'est que c'était la seule vérité qu'il ignorait et sur laquelle il ouvrait les yeux beaucoup trop tard. Holly avait raison; il n'était pas son père, il n'avait pas été capable de trouver l'équilibre entre sa vie professionnelle et personnelle. Mikkel était à la fois désespéré de voir la tournure qu'avait pris sa vie intime mais aussi en colère contre lui-même pour ne pas avoir réussi à faire changer d'avis Holly. Dans un accès de rage, il frappa la table qui se trouvait devant lui. Heureusement que celle ci fut en bois. Il reprit place dans le canapé et enfouit son visage dans ses mains avant de les crisper sur son crâne comme s'il voulut enfoncer ses ongles dans la tendre chair de sa tête. Il restait prostré ainsi, cherchant à se calmer pour ensuite trouver une solution.
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Fanny Mclaine
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MessageSujet: Re: Mj Evolution by Jack   Sam 26 Déc - 5:22

[hp: La haine obligée de tout réécrire au milieu du texte pour bêtement avoir tout sélectionné le texte et tout effacé!! boulè xx- No Twisted Evil
J'allais vous faire un super truc mais plus de motivation et fatigue suite à cet effacement bête.]
____________________________________________________________________________________________

*PREMIÈRE PARTIE*

Fanny avait comprit qu'elle n'avait pas donné la bonne réponse selon Stener, elle vit qu'il était près de la menacer avec une arme, et peux être une autre folie?? Mais il avait gardé son arme baissé, et il fini par lui raconter ce qu'il avait vu, à la fin de celui-ci elle comprit pourquoi il avait eu cette réaction, mais alors qu'elle allait lui dire de répondre la radio s'était mise en marche et la voix de Mike avait retenti leur disant qu'ils se faisaient attaquer et qu'ils devaient arriver le plus vite possible, Elle avait dit aux deux scientifiques de rappliquer le plus vite possible en salle de contrôle, et en chemin elle avait dit à Stener, qu'ils allaient faire quelque chose au risque d'y laisser leur vies.
Une fois arrivé là-bas, Thor leur avait apprit qu'ils allaient se faire tirer dessus, ils avaient eu juste le temps de s'accrocher le tire avait touché l'arrière de l'appareil, et Fanny pensa à ses deux coéquipiers qui n'avaient toujours pas répondu à son appel ce qui lui semblait bizarre.
Thor avait apprit l'état du vaisseau, Fanny commençait déjà à préparer son M-90 pour se défendre, en rêvant juste de pouvoir les attaquer avec un bocal ouvert de Brousse un fromage qui a une odeur très forte et qui a un très mauvais goût (pour ceux qui ont vu les bronzés font du ski imaginez le passage où ils sont sauvés par les paysans.), hélas c'était trop beau.
Thor donna à Fanny un communicateur avant de leur dire d'aller sauver les autres, avec une lueur farouche dans le regard Fanny avait dit à ses coéquipiers "Allons casser du réplicateur nous avons des amis à sauver. Puis ils étaient parti à leur recherche. Il avait été convenu que Gibbons resterai avec Thor, pour le défendre en cas d'attaque.
Ils était arrivés à temps vers l'autre partie du groupe car ils étaient en train de se faire attaqué, du coup ils avaient ouvert le feu pour les défendre, d'ailleurs ils se battaient quand Mikkel disparu tout à coup, les réplicateurs devenant de plus en plus nombreux il allaient vite être mal barrés surtout si leur effectif continuer de baisser.


*DEUXIÈME PARTIE.*

"On se replie en salle de contrôle".

Leur cria Fanny, en effet cette salle était leur dernier espoir du vaisseau sauvé.Thor apparu en hologramme et par ce fait fit diversion le temps que le groupe aille en salle de contrôle. ce qu'ils réussirent de justesse. A l'extérieur les réplicateurs commençaient à vouloir enfoncer la porte et ils cherchaient un moyen de trouver une solution au problème quand Stener dit:

« Ca ne sert à rien… Si on doit mourir, autant faire le plus de dégâts. » Il se tourna vers le commandant Asgard. « Téléportez-nous sur la planète. J’ai vu une pyramide là-bas et je suis persuadé que c’est très important pour les réplicateurs. Des choses étaient en train de se construire, on aurait dit une sorte d’usine gigantesque à l’intérieur de la pyramide. S’il faut y laisser notre peau, je dis qu’il faut aller sur la planète pour détruire cette base au lieu de rester ici et d’attendre bêtement que la porte cède. »

Fanny savait qu'il avait amplement raison, Thor aussi le lui donna, Fanny allait répondre quand Gibbons décida assez sèchement de prendre le contrôle du groupe étant donné que dorénavant ce serait une mission militaire, Fanny lui lança un regard noir même si elle savait qu'il avait raison, mais ce qu'elle n'appréciait pas s'était la façon de celui-ci de le dire.

*Dommage que Chris ne soit pas là de toute façon c'est lui qui aurait eu la tête du groupe et non moi*

Tout le monde se prépara à quitter le vaisseau muré dans le silence, ils allaient être téléportés à quelques kilomètres de la porte des étoiles, puis ils furent engloutis par la lumière avant de se retrouver quelques secondes plus tard sur la planète.
Une fois arrivés ils commencèrent à parler tactique, et Fanny écouta n'ayant rien à dire, puis elle acquiesça quand elle eu pour ordre de protéger Thor. Elle dit à Gibbons:


"Vous m'auriez laissé parlé j'aurais dit que j'étais d'accord, et je comptait sur vous pour tout ce qui est militaire, n'y connaissant que peu de choses, alors pas besoin d'être agressif et de la jouer petit chef tyrannique. On est une équipe et on a besoin des savoirs de tout le monde, sans être odieux avec pour autant.
Sinon c'est bien compris, Thor je vous protègerai du mieux que je pourrais et ce même si je dois y laisser la vie."


Sur ces paroles elle prit son M-90 dans les mains et se préparait à partir.
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Jack O'Neill
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MessageSujet: Re: Mj Evolution by Jack   Dim 27 Déc - 0:11

Fanny, Michael et Mike, 1ere partie :

Le groupe de terriens, accompagné de Thor, se lança ensuite sur une route inconnue pour faire face à leur destin. Un destin qui les amènerait jusqu’au bâtiment ennemi, et que personne n’avait réellement conscience du danger que ça représentait. Contrairement à ce que pensait certain, le pire n’était pas derrière eux. Chacun l’un derrière l’autre, guidé par Remi-are 12 et donc le docteur Anderson, les rescapés empruntèrent un chemin qui les ferait descendre vers la plaine métallisée et teintée de la couleur grisâtre des réplicateurs nouvelle génération. Au fur et à mesure qu’ils quittaient ce haut relief, la brume jaune-orangée disparaissait pour laisser place à un brouillard lugubre qui diminuait leur champ de vision. Malgré ces conditions, la « pyramide » des réplicateurs était encore très bien visible, même à cette distance.
Ce fut avec une hésitation non dissimulée que Michael s’arrêta à quelques mètres de la fameuse plaine. Celle-ci semblait encore plus imposante que vu d’en haut alors que normalement, ça aurait du être le contraire. Il n’y avait rien d’autres à part des blocs de réplicateurs emboités les uns contre les autres, et le sol paraissait très lisse, ce qui accentua l’angoisse des terriens. Même Thor semblait être en conflit avec la peur. Il ne disait rien et se laissait guider par le groupe.


« Bon, on y va et personne ne s’éloigne. Essayez de ne pas faire de bruit et de marcher… doucement… Afin de ne pas les réveiller. » Ordonna le Sergent Gibbons alors qu’il n’avait que très peu de connaissance envers l’ennemi mécanique. « Anderson vous passez devant, Stener vous fermez la marche. Au moindre contact, vous tirez. »

La voix de Gibbons se voulait être encourageante pour ses hommes. Le Sergent n’avait jamais vraiment eu l’occasion de commander une équipe en pareille situation et il espérait que tout le monde soit conscient du danger tout en gardant de l’espoir. L’espoir de revenir sur Terre avec Davis et Thorsen… Il se donna lui-même du courage en se forçant à sourire et se surprit même à faire un clin d’œil à Fanny Mclaine, car maintenant qu’il ressentait de la trouille, il se rendit compte qu’il n’avait pas été très poli avec le docteur depuis ce qu’il s’était passé dans le Hammer. Il se ressaisit ensuite, malgré les picotements et les tremblements dans ses mains, pour faire signe à Anderson.

A l’intérieur de Remi-are 12, le scientifique terrien ordonna au robot d’avancer bien qu’il savait maintenant qu’il faisait parti de la machine. Il était devenu elle, ce qui impliquait sentiments, terminaisons nerveuses (traduites par des runes envoyées au système principal et donc, au cerveau de Michael) et sa capacité à analyser une bataille dans un bref laps de temps. De nombreux signaux avaient atteints Anderson, lui signalant qu’un essaim de réplicateurs se trouvaient derrière eux, en haut de ce qu’il restait de la montagne, là où toute l’équipe s’était téléportée quelques temps auparavant.
Ils avaient donc des crabes derrière et devant eux, et même au dessus de leur tête, dans le vaisseau abandonnée de Thor… Quand bien même, le chef d’équipe resta confiant en leur manœuvre et une longue marche débuta vers le bâtiment ennemi. Le premier pas sur la plaine fut celui de Michael, qui ne put s’empêcher, avec les deux jambes lourdes du robot Remi-are 12, de faire un sacré tintamarre. Le bruit était presque le même qu’une poubelle de verre retombant incessamment par terre. La discrétion pouvait être oubliée et c’est après une vingtaine de mètres parcourut déjà que Mike crut apercevoir quelque chose bouger sur leur gauche. Il en fit part à l’équipe et Michael analysa rapidement le terrain, sa vision inhumaine traversant l’épais brouillard. L’instant d’après, il reçut des signaux annonçant l’arrivée de cinq réplicateurs vers leur position.
L’hypothèse que les crabes passent près d’eux par hasard, sans les remarquer (et si le groupe serait resté immobile), aurait été envisageable. Cependant, Le Sergent Mark Gibbons en décida autrement de part son attitude militaire mélangée à sa nervosité.


« Préparez-vous à faire feu ! » Dit-il avant de prendre une grenade et d’attendre l’arrivée des réplicateurs.

Anderson retrouva la fonction « tirer » parmi toutes celles disponibles dans la base de donnée du robot et se tint en position de tir, menaçant de cracher des projectiles à plasma mortels pour humain et réplicateur. Thor avait conseillé au docteur une concentration totale pour commander parfaitement le robot, mais il avait probablement omis le fait que le cerveau d’un humain était moins évolué que celui d’un asgard.
Les réplicateurs s’approchèrent de plus en plus et au fond de lui, Michael pouvait ressentir l’insistance de la machine à faire cracher son venin pour détruire les crabes. Heureusement, elle n’eut pas à attendre longtemps lorsque le Caporal Stener lança sa propre grenade, suivit juste après de Gibbons.
Les deux explosifs détruisirent sans problèmes les quelques réplicateurs, mais le boucan parut phénoménal dans un tel endroit. Pendant un instant, un profond silence s’installa sur la pleine… Gibbons sourit, pensant qu’ils pouvaient reprendre leur chemin. Et puis, caché derrière Remi-are 12, il se sentit plus rassuré.


« Ils n’ont sûrement pas eu le temps d’envoyer un message aux autres crabes. Continuons d’a… »

Un craquement d’os, suivit d’un petit bruit métallique, vint perturber ce moment de calme. Mclaine, placée au milieu du groupe, put voir un filet de sang gicler sur la carcasse du robot asgard et Gibbons tomber à genou. Un réplicateur était agrippé derrière le terrien, les griffes avant plantées dans ses cervicales. Le crabe émit un son terrifiant comme s’il était satisfait d’une telle proie.
L’équipe réagit juste après, mais il fut trop tard.
Tout autour des terriens, les blocs des réplicateurs devinrent actifs. Des dizaines et des dizaines de crabes se matérialisèrent, comme s’ils sortaient des souterrains, tels des gobelins dans la mine de la Moria. Comme si une seule machine était mise en route, des centaines de réplicateurs se dressèrent, émirent un bourdonnement et foncèrent sur l’équipe. Mclaine avait réagi la première en détruisant le crabe qui avait attaqué le Sergent Gibbons. Ce dernier s’écroula par terre, gémissant douloureusement. Devant eux, Remi-are 12 avait gardé sa position offensive. Ses deux armes se chargèrent et de longs rayons à plasma se déchainèrent sur les réplicateurs, les désintégrant sans problème. La lumière fut telle qu’il fallut un instant ou deux pour que la vision des terriens les plus proches (Fanny en particulier) s’éclaircisse suffisamment et permette de contempler le trou d’un bon mètre et demi de diamètre que le robot avait causé avec succès dans les rangs ennemis. Un signal atteint Michael pour lui prévenir que l’énergie qui alimentait ses canons était limitée, mais quand il vérifia dans ses données, il remarqua qu’il n’avait pas à s’inquiéter sur la quantité qu’il lui restait. Il n’hésita pas à faire feu à nouveau, mettant fin à la misérable existence des crabes devant lui, mais ne permettant pas de tout repousser. Ils étaient trop nombreux et l’arrière du groupe allait se faire submerger. Mike Shirow avait beau tirer à n’en plus s’arrêter, il était encerclé tout comme les autres. Etant donné qu’ils ne pouvaient pas rester là en attendant la mort, et ce n’était qu’une question de battements de cœur avant que ça n’arrive, Mclaine réfléchit aux possibilités. Ils ne pouvaient pas fuir et seul le robot contrôlé par Anderson semblait faire de véritables dégâts. Elle ordonna donc à l’équipe de courir vers la pyramide des réplicateurs avant de prendre Gibbons avec elle, aidé par Mike Shirow. Le Caporal Stener avait pris le relais en balayant une douzaine de réplicateurs avec sa M249.
Sans plus tarder, tout le monde prit les jambes à son coup pour fuir (ou pas) vers le bâtiment réplicateur. Tout autour d’eux, des centaines de crabes leur couraient après, de formes variées. Il y en avait des petits, habituels, mais aussi des plus gros, comme des scarabées avec des ailes. Seul Michael n’eut pas besoin de courir, une enjambée du robot suffisait pour parcourir une plus longue distance que les terriens à pieds. Ainsi, il se fraya un passage devant lui et détruisant des dizaines de réplicateurs. Certain avaient réussi à bondir sur la machine, traçant des rayures sur la coque, mais ils furent détruits par Fanny qui courrait juste derrière. Thor faisait tout son possible mais il fut évident que l’asgard ne pouvait aller aussi loin et aussi vite tout seul. Le Docteur Mclaine prit la main de son allié et l’aida à avancer plus rapidement, comme une mère le ferait avec son enfant. Mike avait hérité de Gibbons et n’avait pas eu d’autres choix que de le porter sur ses épaules pour se déplacer plus vite. Le Sergent était encore conscient et il hurlait sa souffrance à chaque nouveaux pas de l’infirmier. Stener suivait juste derrière et arrosait les ennemis qui les poursuivaient, les ralentissant comme il pouvait.
A leurs pieds, des réplicateurs se formèrent à nouveau et les terriens durent faire particulièrement attention. Michael Anderson n’eut aucun problème, les pas de Remi-are 12 écrasant toute miette de crabes sous ses pieds. Pour les autres, ce fut plus difficile de s’en débarrasser même s’ils couraient. Un jet d’acide frôla la jambe de Shirow tandis qu’une autre attaque vint lui entailler les lombaires. Gibbons continuait de crier, n’étant pas épargné par les griffures reçues en pleine course et les jets d’acide mortels qui pleuvaient sur ses jambes et son dos. Heureusement, le mal s’arrêta là avec l’intervention de Stener mais lui aussi avait reçu pas mal de blessure. Il lâcha une grenade derrière lui pour ralentir une fois de plus l’avancée des crabes.
Les six rescapés parcoururent une longue distance, toujours poursuivis par une armée de réplicateurs, et atteignirent par miracle la pyramide sans subir de perte. Le bâtiment était immense et sans réfléchir, Michael tira sur le mur devant lui pour créer une entrée. L’orifice fut assez grand pour qu’il puisse faire passer Remi-are 12 et le reste de l’équipe à l’intérieur. Une dernière grenade fut envoyée par Stener de l’autre côté de l’ouverture, démembrant une multitude d’ennemis et provoquant aussi l’effondrement de l’issue improvisée, plongeant tout le monde dans le noir et le néant…


Paul Davis, first part :

L’attaque fut lancée contre le bunker allemand. Une grenade avait été jetée près de l’ouverture pour barrer toute fuite à l’ennemi. Certains essayèrent mais en ressortirent mutilés et furent achevés par le Lieutenant Davis et ses hommes. Sous le feu ennemi, ils traversèrent le terrain et descendirent dans le bunker. A l’intérieur, quelques soldats de l’Axe offrirent une résistance et un marines américain fut tué sur le coup, le corps dansant sous les balles sifflantes de l’ennemi. Un lance-flamme arriva aussitôt pour faire le ménage et carboniser les êtres vivants qui s’étaient retranchés dans le bâtiment. Mais la partie n’était pas terminée. Davis devait sécuriser les tranchées alentours. Il parcourut celles-ci, tête baissée et suivi par ses cinq soldats. Il exécuta chaque allemand qu’il rencontrait et ces derniers remarquaient trop tard l’avancée menaçante des américains. C’était une vraie boucherie. Des corps jonchaient le sol de tous les côtés, mutilés, brûlés et brisés. Malgré tout, une voix dans la tête de Davis le poussait à accomplir ces actes de barbaries. Il jouait le jeu des réplicateurs et surtout, vengeait la mémoire de son grand père. Derrière lui, Ralph le suivait en souriant. Il lui chuchota assez fort pour qu’il puisse l’entendre :

« Je dois avouer que je n’ai jamais vu des humains se haïr autant entre eux. Et après cela, vous allez me dire que votre peuple, votre race, mérite vraiment de vivre dans cette galaxie ? »

Cette question renvoya Davis à la vraie réalité. Il était toujours prisonnier des réplicateurs. Pour répondre à Ralph, il leva son fusil et lui tira une balle dans la tête, avant de continuer son chemin avec le peu d’hommes qu’il lui restait. Ralph, allongé au sol parmi tant d’autres, souriait toujours face à la bêtise humaine…

Mikkel Thorsen, 1ere partie :

Sa femme venait de claquer la porte pour ne plus jamais revenir. Plusieurs jours passèrent où Mikkel essaya de noyer son chagrin dans son travail et ses recherches à l’université, mais les sentiments étaient toujours bel et bien là, et ça empirait de jour en jour. Conscient de ses erreurs, il attendit, espérant en vain que sa bien-aimé lui réponde au téléphone et revienne chez lui pour y vivre, en famille, mieux qu’avant…
Un soir, on tapa à la porte et Mikkel partit ouvrir en pensant que peut être, Holly serait de retour. A la place, il vit deux officiers de l’Air Force en uniforme. L’un d’eux était petit, les cheveux courts, et n’avait pas une carrure de soldat. C’est lui qui parla en premier.


« Bonsoir, monsieur Thorsen ? Je suis le Major Samuels. Nous… Nous pouvons entrer ? »

L’autre militaire était grand et le haut de son visage était caché par sa casquette d’officier. Le danois, après un instant d’hésitation, fit entrer les deux hommes et les invita à s’asseoir dans le salon. Plusieurs doutes envahirent Thorsen en voyant ces personnes. Il se souvenait du rêve qu’il avait fait, il y a longtemps mais qu’il n’avait pas pu oublier. Celui où il travaillait dans une base, avec une équipe, et où il s’était fait attaqué par des machines nommées réplicateurs. Il n’y avait pas fait très attention, comme tout rêve qu’il faisait, mais cela l’avait beaucoup marqué. Il avait eu l’impression d’avoir dormi des jours entiers tellement son rêve avait été complet et détaillé.

« Nous sommes ici pour vous faire une offre. Vous gagnez certainement bien votre vie, cependant, il s’agit d’un travail exceptionnel que nous vous proposons. » Il fit une pause en l’observant attentivement. « Le mieux serait que vous nous suiviez car il s’agit d’un programme top secret. Nous pourrons peut être mieux vous expliquer tout ça sur la route. »

Une terrible méfiance s’empara de Mikkel. Il ressentait que quelque chose sonnait faux dans ces évènements. Toujours perturbé par le rêve qu’il avait fait, au point de se rappeler des noms de deux avec qui il avait (soit disant) travaillé, il hésita un long moment avant de leur exprimer son refus de les suivre. Il ne voulait pas partir car non seulement il ne se sentait pas à l’aise avec ces hommes, mais Holly pouvait revenir chez lui n’importe quand. Mikkel n’avait pas perdu espoir de la voir revenir. Après avoir répondu, le deuxième homme enleva sa casquette. Il était plus vieux, les cheveux grisonnants et un cache œil attaché sur la partie gauche de son visage, il déclara d’une voix que Mikkel avait appris à connaître :

« Faite nous confiance… Nous ne voulons que votre bien. » Déclara le Général Jack O’Neill.

Mais cette découverte sur l’identité de cet homme ne fit que renforcer l’obstination de Mikkel à refuser la proposition des militaires. C’était le même Jack O’neill que dans son rêve. Il ne savait pas qu’est-ce qui lui arrivait, si ca avait été un rêve prémonitoire où une manipulation, mais ce qu’il savait c’est qu’il ne se sentait pas capable de foncer tête baissée. Il devait réfléchir. Il fit part de sa situation familiale pour justifier son refus mais le Général O’neill répondit d’un ton dur.

« Je regrette monsieur Thorsen. Si nous sommes là c’est aussi pour… pour vous annoncer que votre femme, Holly, et votre fils, ont trouvé la mort dans un accident de voiture ce matin. » Il baissa les yeux. « Je suis désolé. »

L’impact de cette nouvelle fit tressaillir le scientifique danois.
Cependant, cette révélation et tout ce qu’il put ressentir ne changea rien dans sa décision. Il accepta les condoléances des militaires mais ne les suivit pas dans leur offre. Les deux hommes semblèrent contrariés mais se résolurent à partir peu de temps après, laissant un numéro de téléphone à Mikkel, qui resta seul chez lui pendant encore plusieurs jours…



Fanny, Michael et Mike, 2eme partie :

Cela faisait dix minutes que la bâtisse avait fini de trembler. Une obscurité totale englobait la pièce au point que même les petits voyants lumineux de Remi-are 12 n’étaient pas visibles. C’était le noir complet depuis leur entrée fracassante dans la pyramide des réplicateurs, ce qui n’avait rien de rassurant. Les bruits de pas du robot asgard confirmait la présence de Michael dans les parages, pas loin de Fanny Mclaine. Celle-ci fut demandée par la voix essoufflée de Mike Shirow. Aux pieds du terrien, un des leur respirait fortement et difficilement. Enfin, à l’arrière du groupe, marchant en aveugle, le Caporal Stener prit une lampe torche mais même le faisceau lumineux ne parvint pas à percer les ténèbres. Thor, qui était toujours là lui aussi, avait mis du temps à récupérer son souffle. Il avait remercié le Docteur Mclaine avant de parler à Michael, sans pouvoir le voir.

« Docteur Anderson... Cherchez le pardon de Baldr le martyr, et celui-ci nous éclairera dans les ténèbres… » Dit-il avec une voix poétique malvenue dans un moment pareil.

Michael du déchiffrer ce charabia mais ce fut assez rapide. Rien que le fait d’y penser et l’information fut trouvée par son cerveau. Une fonction se présenta au scientifique sous la forme d’une rune asgards concave à l’horizontale. Quand il ouvrit l’accès à cette fonction, une lumière artificielle aveuglante se mit à briller en haut du cockpit de Remi-are 12.
Jusqu’à maintenant, seul Michael pouvait voir grâce à une vision infrarouge de la machine mais grâce à la lumière de Baldr, traversant plus que jamais l’obscurité, tout le monde pouvait se situer dans la pièce. Et même si le champ de vision n’en restait pas moins réduit, ils pouvaient au moins voir où ils marchaient.
Ce fut donc sous la lumière bleuâtre que Mclaine et Shirow purent s’occuper du cas désespéré de Gibbons. Le pauvre Sergent avait déjà été blessé une première fois mais cette fois personne ne pouvait savoir s’il tiendrait le coup. Pendant ce temps, Stener réagit en se rapprochant de Remi-are 12.


« Je vais partir en éclaireur pour voir si je trouve une issue. Dite moi quand vous avez fini avec le Sergent car j’aurais besoin de lumière. Dépêchez-vous ! » Le Caporal se tourna vers Thor.

« Où sont les réplicateurs ? Où est leur salle de contrôle ? »

Thor parut réfléchir un instant, puis il conclut subitement.

« J'en ai pas la moindre idée. Il se pourrait que toute la pyramide soit baignée dans cette obscurité. »

Blasé, le Caporal Stener ne dit plus rien. Il partit s’aventurer plus loin mais ne parcourut que quelques pas de plus lorsqu’il revint précipitamment.

« Il y a de la lumière là-bas… »

Ni une ni deux, Mclaine ordonna de bouger et d’aller dans un coin où elle pourrait mieux voir et où il y aurait plus d’air, la pièce dans laquelle ils étaient paraissait suffoquante dans le noir. Michael à l’avant, le docteur et l’infirmier suivirent le robot tout en transportant Gibbons. Thor était derrière eux et Stener avait repris le rôle d’arrière garde.
Ils traversèrent un étroit couloir où Remi-are 12 put tout juste passer. Ce fut surtout dans un détour que le robot se cogna contre le mur et passa en force, abimant la carcasse de cette si belle technologie.
Puis quand ils sortirent, l’obscurité disparut pour laisser place à la lumière artificielle. Ils se trouvaient dans un immense hall, probablement la pièce principale de la pyramide. Il n’y avait pas de réplicateur en vue, comme pour laisser aux terriens un dernier instant de calme. La santé du Sergent Gibbons était alarmante, personne ne se le cachait. Si l’homme réussirait à survivre grâce à beaucoup de volonté, mais c’était un grand SI, Fanny pouvait être sur qu’il s’en sortirait alors avec de grosses séquelles. Malgré tout, elle devait s’occuper de lui et essayer de le garder en vie en attente d’un miracle qui pourrait le sauver.

C’est alors qu’en ce moment de désespoir intense, le radar de Remi-are 12 détecta l’existence d’une salle à environ cent cinquante mètres de leur position et sa vision repéra la présence de deux corps, presque côte à côte, ancrés dans un mur de réplicateurs actifs. Un zoom suffit pour voir qu’il s’agissait du Major Paul Davis et de Mikkel Thorsen.



Mikkel, 2eme partie :

Submergé par la tristesse, Mikkel resta seul des jours entiers. Plus rien ne le faisait bouger, plus rien ne le faisait vivre. Il fixait constamment le numéro de téléphone qu’il avait eu du Général O’neill, mais il ne l’utiliserait pas. Il tenait aussi une photo de sa famille perdue alors qu’il restait affalé sur son fauteuil. Il ne savait plus quoi faire, au point qu’il en oublia la gazinière. Les premières flammes avaient déjà consumés la casserole qu’il avait posée plus tôt et une odeur de nourriture carbonisée arriva à ses narines. Il reprit alors ses esprits et entendit des bruits inquiétants. Il se précipita dans la cuisine en se souvenant de ce qu’il avait fait et vit que ça flambait.
Comment avait-il put être aussi tête en l’air ?
Il fit tout son possible pour éteindre le feu, mais la chance semblait ne pas être avec lui. A chacune de ses tentatives, le feu se développa encore plus.
Il attrapa une serviette et essaya d’étouffer le cœur flamboyant des flammes. A travers ce carnage, il revit le visage d’Holly.
Enfin, quand il remarqua qu’il était en plein milieu de cet incendie, il fut trop tard. A l'instar de sa serviette, son corps s’enflamma alors qu’il quittait rapidement la pièce, telle une torche humaine hurlant sa souffrance. Ne sachant plus où aller ni quoi faire, le pauvre humain qu’était Mikkel Thorsen sortit en courant de sa maison tandis que le feu le consumait…


Davis, 2eme partie :

La bataille était terminée après des heures de galères. La plage avait été prise mais le corps de son grand père était là, par terre. C’était une réalité bien différente.
Ralph le rejoignit, tout souriant. Il était impossible de tuer le réplicateur…
Il se rapprocha de Davis et lui demanda de répondre à sa question de tout à l’heure : Pourquoi l’humanité devait elle avoir le privilège de vivre après ça ? L’homme-machine continuait d’avoir du plaisir à observer la souffrance de son jouet. Une fin à tout ça pouvait-elle seulement être possible ? N’y avait-il pas un moyen de se libérer de cette torture psychologique ? Comme pour répondre à sa question, Davis baissa le regard sur le fusil entre ses mains et vérifia les munitions dont il disposait.
A l’intérieur de sa dernière cartouche, il ne lui restait plus qu’une balle… Une seule.



[Encore un gros post mais cette fois je vous laisse plus de temps vu l’absence de certain. J’avoue aussi ne pas avoir été très inspiré pour les passages de Davis et de Mikkel, manque de motivation sûrement mais je voulais finir ça aujourd’hui. Donc pour vous deux surtout, vous êtes encore une fois libre d’ajouter des choses (Davis, je te laisse discuter avec Ralph, tu dois pouvoir le connaître maintenant) et d’entrer dans les détails. Faite à votre sauce comme depuis le début et ça sera super. Pareil pour les autres, profitez en car la fin est proche. Wink Je vous laisse environ deux semaines pour répondre donc vous avez le temps de peaufiner… Bonne chance !]

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MessageSujet: Re: Mj Evolution by Jack   Mer 30 Déc - 12:09

Par ordre de mon chef d’équipe improvisé, je passais devant pour leur ouvrir le chemin. Les conditions extrêmes n’étaient pas faciles à gérer, la brume m’empêchant de voir très bien où nous allions. Une barre horizontale balaya ma vision et tout d’un coup le brouillard jaunâtre disparu.

Philtre activé.

C’est beaucoup mieux comme ça !
Je menais donc mes amis, le long du sentier, en direction de la ziggourat. Au détour d’un virage, nous débouchâmes sans prévenir sur la plaine, qui s’étendait à nos pieds, immense et étrangement sans relief. Les blocs de Réplicateurs assemblés formaient une horizontalité parfaite. Je marquais un arrêt, la peur envahissant mon esprit. Je mis un moment à me calmer, reprenant le contrôle de mes pensées, me concentrant sur ma respiration. Voilà, c’est mieux. Ce fut rasséréné que je bandais ma volonté pour faire un pas… sans succès. Il fallait se rendre à l’évidence, mon appréhension avait gagné le réseau synaptique de Remi-are 12. Le robot ne voulait plus avancer.
Je parcourais mon cerveau à la recherche de la connexion avec l’interface neuronale de la machine. Il y avait bien cet endroit de mon esprit où les informations de toutes sortes affluaient. Je remontais cette source de données tel un saumon nageant à contre courant vers l’amont d’une rivière pour y pondre ses précieux œufs. Je n’eus pas à chercher bien longtemps avant de trouver la source de cette paralysie. Un substrat de mon appréhension première subsistait en une poche fantomatique, profondément enfouie dans le réseau synaptique de la machine. Je la supprimais d’une simple pensée, et je sentis tout à coup la machine reprendre son fonctionnement normal. Et voilà !

Je flottais à l’intérieur d’un courant épais d’informations de toutes sortes, dans un bien être indicible. Je bandais ma volonté pour me débarrasser de cette torpeur me rendant compte soudain que je n’avais pas réintégré mon corps.

Etais-je perdu ?

« Anderson vous passez devant, Stener vous fermez la marche. Au moindre contact, vous tirez. »

Ces paroles m’arrivèrent faiblement, comme passant au travers de plusieurs cloisons. Il suffisait maintenant de suivre le son ! Guidé par cet écho je retrouvais péniblement mon chemin dans ce dédale de données, jusqu’à réintégrer complètement mon cerveau.

Tout cela ne prit que quelques secondes, mais j’en sortais proche de l’exténuation.

Mettant un pied devant l’autre, tout doucement, comme réapprenant à marcher, je m’engageais sur la plaine. Avec un peu de chance, mes coéquipiers prendraient cela comme une précaution supplémentaire de ma part. Très rapidement, chaque enjambée devint plus aisée, et au bout de quelques pas, je n’eus même plus besoin de me concentrer pour avancer… Jusqu’au moment ou Mike nous fit part de ses craintes concernant un mouvement qu’il avait distingué au loin.


Réplicateurs détectés au nombre de… … … … … … 4 unités

Suggestion : ignorer la menace, continuer objectif principal.


Mais ce ne fut pas la décision de notre chef qui voulait empêcher à tout prix que nous soyons repérés. J’étais plutôt d’accord avec lui, mon radar grouillant de Réplicateurs un peu partout autour de nous. Ce n’était pas quatre meccanos qui allaient nous dicter leur loi !
Nous nous disposèrent de façon à ne leur laisser aucune chance. Comme Thor me l’avait conseillé, au premier mouvement de Réplicateur proche de notre position, je me concentrais pour avoir accès à mon armement…


___________________________________________________

« - Un de plus ! Merci Abdullah. »

L'objet que je tenais dans mes mains, je ne le connaissais que trop bien. Ce petit personnage en terre cuite, peint en bleu, dont la tête était absente était un Oushebti. Entier, sa taille devait avoisiner les 10 cm. Ces statuettes dans l'Egypte Antique avaient pour rôle d'accompagner le défunt dans l'au-delà pour travailler à sa place. Certaines personnes très importantes, comme les pharaons, pouvaient en emporter plusieurs dizaines, voir plusieurs centaines.
L'homme qui se tenait en face de moi et qui venait de m'apporter cet objet, répondait au nom d'Abdullah. C'était mon raïs, un maître d'œuvre qui avait la responsabilité de prendre ses ordres auprès de l'archéologue responsable des fouilles (c'est-à-dire moi), puis avait la charge de diriger la trentaine d'ouvriers autochtones qui travaillaient sur le site. Le raïs se devait donc d'être cultivé et compétent. De ce coté-là je dois avouer que j'étais plutôt chanceux. Les ouvriers respectaient la sagesse d'Abdullah, et lui obéissaient au doigt et à l'œil.


« - Où l'avez-vous trouvé Abdullah ? » lui demandais-je en Arabe.

« - C'est Hassan qui l'a trouvé en tamisant ce que les ouvriers avaient déblayé. »


___________________________________________________

BIP BIP BIP BIP BIP…

Le signal me fit brusquement revenir à la réalité, mon esprit reprenant ses fonctions normales. Les Réplicateurs étaient partis en fumée. Vu les marques qui rougeoyaient encore dans le sol, il semblait que j’en fus pour quelque chose au moins partiellement. Je m'étais apparemment assoupi quelque temps. Peut être un effet secondaire de la machine… Je ne pus continuer plus loin ma réflexion alors que le signal sonore grippait complètement la machine complexe de mon cerveau. Je me concentrais alors sur la cause de ce brouhaha.

Alarme arme principale.

Un doute m'assaillit. Les Asgards avaient-ils omis de m'informer de la limitation en nombre de la force d'attaque mis si gentiment à ma disposition ? Cela ne m'aurait guère étonné. Comme en réponse à ma question, une information s'inscrivit devant mes yeux.

Puissance de feu : 99% restante.

Donc, apparemment cela ne venait pas de ça. J'aurais peut être du garder un peu plus de munitions pour mon pistolet automatique… Cela me serait très bientôt beaucoup plus utile que ce tas de ferraille. Mais quel était donc le problème avec cet armement de malheur !

Diagnostique en cours…

Surcharge arme principale.


Donc une bonne et une mauvaise nouvelle. La bonne : il semblait que le robot lisait mes pensés et répondait à mes questions même formulées indirectement. La mauvaise… à part jeter des cailloux, Remiare machin truc ne me servirait plus à grand-chose. A moins qu'il y ait une quelconque façon de réparer…

Réparation en cours.

Flux de plasma dévié dans canal secondaire.

Etat armement de Remi-are 12 : optimal.


Cette interface humain-machine me plaisait de plus en plus ! Même si la dite machine semblait un brin susceptible concernant sa dénomination exacte.

Ma jubilation ne fut que passagère alors que le sol, partout autour de nous semblait revenir à la vie, des Réplicateurs surgissant tel des morts vivants hors de leur trou.

Attaquer en premier n’était peut être pas une bonne idée finalement. J’entendis un hurlement, alors que je mes rayons plasmas fonctionnaient à plein régime, balayant les rangs de nos ennemis. La chaleur ainsi dégagée transformait les Réplicateurs en métal en fusion. Je corrigeais ça en réglant la capacité de mes armes à 50%. Il fallait tout de même que mes collègues puissent poser les pieds quelque part…

Je marchais en direction de la ziggourat tout en éclaircissant les rangs ennemis de mon arme énergétique. Mon radar indiquait clairement que mes amis me suivaient, me protégeant des Réplicateurs les plus intrépides qui avaient décidés de s’attaquer à ma personne. La route fut particulièrement longue et éprouvante, les Réplicateurs nous harcelant continuellement de leur présence destructrice. La ziggourat nous apparu de plus en plus grosse jusqu’à occuper finalement tout note champ de vision.


*Bon allons-y ! Perçons un gros trou dans ce machin !*

Attention ! Structure instable !

Calcul pour création d'une ouverture optimale en cours veuillez patienter…

___________________________________________________

"Cet appareil sert à se rendre sur d'autres planètes habités dans toute la galaxie, en quelques secondes. Les théories du docteur Jackson sur les pyramides et extraterrestres sont fondées.

Tout ceci est dur à croire, je vous l'accorde, mais c'est pourtant la stricte vérité. J'ai moi même, depuis plus de trois ans, fait des dizaines d'explorations dans d'autres mondes. Nous avons rencontré beaucoup de peuple, venant de la Terre, il y a de cela plus de 5 000 ans."


Galaxie ? Venant de Terre ? D’autres mondes ? Et c’était bien le mot extra-terrestre qui avait été employé cette fois-ci pas de doute !

Une bataille faisait rage dans mon esprit. Qui prendrait le dessus ? Le fou-rire où… autre chose ? Jugez plutôt par vous-même :


-« Et la marmotte elle met le chocolat dans le papier d’alu. Oui, oui, j’ai déjà vu la pub. Vous m’excuserez, major, il faut que je dépose ma mère, qui vient de Mars, sur Saturne pour sa balnéothérapie de 17 heure… heure standard sur Andromède bien entendu. »

Tout ce chemin pour en arriver là ! Je me levais d’un bond et pris la direction de la porte… avant de me retourner et de lancer :

-« Je vois que vous vous êtes tous bien fichus de moi ! C’est qui le responsable, c’est cet enfoiré d’Andrews c’est ça ? Où avez-vous mis la caméra ?! »

___________________________________________________

La ziggourat réapparue soudain devant mes yeux, avec un changement notable : un ovale rubicond apparu dans la structure du bâtiment, avec une croix en son centre.

Cible verrouillée. Calcul de trajectoire optimale. Armes à 35% de leur capacité maximale. Feu !

Le mur vola en éclat. Les débris pierreux ricochèrent sur l’armure renforcée de mon protecteur métallique, pendant que je m’interrogeais une fois de plus sur l’absence curieuse que je venais une fois de plus d’expérimenter. Que m’arrivait-il au juste ?

Mais je n’eus pas le temps de pousser plus loin mes réflexions. Les Réplicateurs n’attendraient surement pas que je résolve mes mystères pour tuer mes intrépides camarades.

Une fois à l’intérieur de la ziggourat, nous entendîmes une goupille tomber au sol, une explosion, et ce fut tout. Le silence et les ténèbres nous entourèrent.

L'obscurité en devenait presque palpable. On aurait dit qu'elle aspirait la lumière tel un vampire particulièrement vorace en recherche de quelques parcelles de vie pour se sustenter.

Activation mode nuit.

Tout à coup, la noirceur alentour disparue, laissant la place à un dégradé de gris, qui a défaut des couleurs, affichait tout ce qu’il y avait à savoir sur notre entourage immédiat.

« Docteur Anderson... Cherchez le pardon de Baldr le martyr, et celui-ci nous éclairera dans les ténèbres… »

Baldr ? Un des fils d'Odin réputé invulnérable, tué par un aveugle guidé par Loki lui-même ? Si je me souvenais correctement de la mythologie nordique il était décri comme "si beau d'apparence et si clair qu'il en était lumineux".
A cette pensée, le défilé des caractères étranges repris de plus belle devant mes yeux, avant de se fixer sur une rune qui s'ouvrit comme les pétales d'une fleure. Des mots s'affichèrent devant mes yeux :


Code accès déverrouillé.

Fonction Baldr activée.


Et la lumière fut. Mon système infrarouge m'aveugla un instant avant de se désactiver automatiquement.
Il fut décidé que Stener partirait en éclaireur. A son retour notre colonne militaire s’ébranla en direction d’une lumière visible non loin de là. Les couloirs étroits eurent rapidement raison de l’intégrité de ma coque extérieure, de larges rayures apparaissant un peu partout sur mon armure métallique.


*Les Asgards vont en faire une syncope.*

Alors que j'avançais dans la salle, les caractères ne cessaient de défiler devant mes yeux, sans que je puisse tous les analyser complètement. La taille de la pièce, son aspect, la curiosité d’une telle architecture par rapport aux données connues sur les Réplicateurs, l’analyse de chaque bruit entendu… chaque pas… chaque soupir était sujet à une étude approfondie. Les chances de survie de Gibbons étaient d’une sur 72 en émettant l’hypothèse d’une prise en charge dans l’heure par un médecin interne compétent, spécialiste des blessures par brulures et le diagnostique chuterait ensuite de 10% par demi-heure. Mon cerveau était assailli par les informations. Avec quelques difficultés je réussis à en triller certaines et à interdire l’arrivée d’autres à ma conscience. Bientôt seules certaines informations primordiales arrivèrent à mes fonctions cérébrales et je pus tout gérer sans problème aucun. Je poussais un soupir intérieur de contentement alors que j’arrivais enfin à gérer cette situation à peu près convenablement…

___________________________________________________

" Major Davis, Mikkel Thorsen, Mike Shirow, Mark Gibbons et Ronald Stener sont attendus niveau 27 en salle de briefing. Major Davis, Mikkel Thorsen, Mike Shirow, Mark Gibbons et Ronald Stener: niveau 27, salle de briefing, merci".

Le message fut répété une seconde fois et je tapais du poing sur la table, furieux. L’annonce m’avait fait oublier la correction que je voulais apporter à une traduction que l’on m’avait demandé de faire d’un texte goa’uld. Je m’étais très facilement habitué à cette écriture, qui était très proche du hiératique dont j’étais un des plus grand spécialistes mondiaux.

« Michael Anderson est lui aussi prié de se rendre toutes affaires cessantes en salle de briefing au niveau 27, merci »

*Quelle poisse !*


___________________________________________________

BIP BIP BIP BIP BIP !

Encore cette satanée alarme !
Allons bon ! Encore un problème d’arme principale ?

Détection d’une source de chaleur proche.

Ça me fait une belle jambe ! A quoi sert cette satanée boite de conserve sur patte si elle n’est même pas capable d’être plus explicite ! C’est quoi ? Un feu, un système de chauffage quelconque, un début d’incendie ? Quoi donc bon sang !

Etude plus approfondie suggérée… Veuillez patienter…

Ah ben voilà ! Il suffit de demander gentiment. Cette machine n’est pas si compliquée finalement. Je m’étais fait une montagne de pas grand-chose.

Détection de deux formes de vie de type bipède.

Formes de vie apparentées aux Anciens.


Voilà nos amis ! Quelques pas de plus, et un simple zoom suffit à vérifier ma théorie première. Nous les avions enfin trouvés !

Maintenant que l’objectif principal de la mission était à notre portée, je passais à un autre problème… Mon problème ! Je me concentrais de toutes mes forces pour avoir une réponse à cette simple question : pourquoi donc je me remémorais certains passages récents de mon passé ?
Des lignes de runes défilèrent devant mes yeux pendant un moment, et tout à coup la solution apparue…


Problème utilisateur décelé… Analyse en cours veuillez patienter…

Cause problème détecté. Mémoire vive insuffisante. Perte momentanée connexion.

Diagnostique à moyen terme… Echec système.

Penser à remplacer rapidement utilisateur avant décès pour un usage optimal de Remi-are 12…

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Dossier de Michael Anderson

«La capacité d'apprendre est un don ;
La faculté d'apprendre est un talent ;
La volonté d'apprendre est un choix.»


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MessageSujet: Re: Mj Evolution by Jack   Lun 11 Jan - 17:27

C’est un sourire discret et un petit hochement de tête que j’avais adressé au docteur McLaine quand elle s’était adressée à Gibbons afin de le remettre un peu en place. J’aimais et respectai sa conception d’une équipe. Le sergent n’y avait pas réagi verbalement mais il semblait avoir credité le toubib de quelques points de respect depuis lors.

Nous avions eu ordre d’avancer à travers la plaine. Cette dernière était complètement recouverte de réplicateurs. Gibbons conseilla de ne pas faire de bruit mais dès que notre robot se mit en route, nous perdîmes toute notion de discrétion vu le vacarme qu’il produisait involontairement à chaque pas. Les réplicateurs ne semblèrent cependant pas s’en soucier. Nous avancions droit sur l’étrange pyramide, tout sens en alerte et armes prêtes à faire feu.

*…Une chance infime de réussite… Mais qu’attendons nous ? disait Gimli…*


S’il n’en était pas déjà convaincu avant cela, Thor avait la preuve que les humains sont complètement fous. Mais que faire d’autre ? On ne pouvait pas tout plaquer et rentrer sur Terre comme si de rien n’était…

Soudain, ce qui me sembla être un mouvement à travers la brume me tira de mes pensées.


« Qu’est ce que… ? Contact à 10h ! Je crois du moins… »
soufflai-je à l’équipe tout en levant la main. Anderson nous annonça rapidement que c’était un groupe de cinq réplicateurs qui venaient dans notre direction.

*Bon, si ils sont que cinq, on doit pas vraiment les intéresser. Ils auraient mis le paquet sinon…* me dis-je. Mais Gibbons et Stener étaient déjà passé en mode
« détruire », et ils les ont explosé à la grenade.
*Donc ne pas faire de bruit pour ne pas les réveiller c’est ça ?...*
Et donc ils se sont réveillés, et ont choisi Gibbons comme petit-déjeuner. Et ce fut le début du cauchemar pour nous. Nous étions au beau milieu d’un océan de réplicateurs !
Petit rocher isolé, nous avons bataillé contre une marée de réplicateurs. Sur le point d’être submergés, sous les ordres du docteur McLaine, nous avons foncés vers la pyramide, puissamment aidés par le robot asgard qui nous ouvrait la route, désintégrant nos ennemis de métal. Portant le sergent sur mes épaules, il m’était impossible de me servir efficacement de mon arme, et je choisi ma vitesse de déplacement à la puissance de feu. Je fis bien car j’esquivai de peu jets d’acide et griffures. Ce qui ne fut pas le cas de Gibbons, me servant bien malgré lui de bouclier. Les réplicateurs semblaient lui en vouloir décidément particulièrement.
C’est par miracle que nous arrivâmes tous à la pyramide. Anderson eu l’excellente initiative de tirer dans le mur afin de nous éviter de sonner à la porte. Apres nous être engouffrés à l’intérieur, une dernière explosion conclua la poursuite, faisant s’écrouler le mur, nous plongeant dans une obscurité totale.

Profitant de l’accalmie, je mis immédiatement Gibbons a terre et, appelant le docteur, j’entrepris de m’occuper de lui au plus vite.

« Michael, tu aurai de la lumière ? » demandai-je à tout hasard.
Aidé de Thor, il nous éclaira presque mieux que dans un bloc opératoire.
« Waou... Ca fait le café aussi ? » demandai-je en plaisantant, admiratif.
Mais à part le scialytique, nous n’avions pas grand-chose niveau matériel qui était digne d’une salle d’intervention chirurgicale. Nos soins ne semblaient que trop légers quant à l’état critique du sergent, mais nous fîmes tout le nécessaire pour le maintenir en vie malgré nos instruments de campagne.

Dans son coin, Stener ne tenait pas en place.

« Je vais partir en éclaireur pour voir si je trouve une issue. Dite moi quand vous avez fini avec le Sergent car j’aurais besoin de lumière. Dépêchez-vous ! »

« Oui on se dépêche Stener ! Son état est très sérieux bordel ! Tu crois qu’on joue aux cartes la ?! »
lançai-je au caporal, sans pour autant lâcher les pansements compressifs qui recouvraient Gibbons. Son sang couvrait cependant nos mains gantées.
Stener décida cependant de s’écarter du groupe pour aller en reconnaissance dans la pyramide.


« Ce type va nous attirer des problèmes… »
glissai-je discrètement au toubib.
Il revint cependant rapidement :

« Il y a de la lumière là-bas… » nous dit-il.

Le blessé stabilisé mais toujours critique, nous fîmes alors mouvement à travers les couloirs étroits. Anderson y raya d’ailleurs un peu la peinture du robot.
Nous arrivâmes alors dans une grande pièce vide et éclairée. Pas vraiment idéal puisqu’on était toujours encerclés par des milliers de réplicateurs mais au moins ici, c’était calme. Pour le moment. Disons que c’était acceptable pour s’occuper un peu mieux de Gibbons. Le fil qui le retenait à la vie s’amincirait au plus nous resterions coincés ici.

C’est alors que Anderson nous informa de sa grosse voix métallique d’une bonne nouvelle : il avait retrouvé le major Davis et Thorsen. Ils étaient à une centaine de mètres de nous.
La mauvaise nouvelle était qu’ils étaient suspendus à un mur. Donc prisonniers. Et qui dit prisonniers dit geôliers…


« On va donc pas tarder à rencontrer ceux qui les ont attachés… »
dis-je tout en rechargeant mes armes.
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MessageSujet: Re: Mj Evolution by Jack   Dim 17 Jan - 0:21

Dans le Hammer.

Modi était resté près de son frère depuis les départs des terriens. Il n’avait pas bougé, lui portant un peu compagnie avant de mourir. Il avait les commandes autorisant l’autodestruction du vaisseau à portée de main. Tout n’était qu’une question de minutes, voire de secondes… Derrière la porte du labo, les réplicateurs cherchaient à court-circuiter le verrouillage. En entendant la puissance des coups contre la paroi, Modi se doutait qu’un réplicateur humanoïde devait se trouver derrière la porte. Et il n’y avait pas d’autres issues possibles pour échapper à ce destin tragique, bien qu’honorable…

« Si mère te voyait ainsi… » Dit-il à l’intention de Magni, couché dans sa capsule médicale.

« Cela fait maintenant très longtemps qu’elle nous a quitté alors laisse notre mère reposer en paix, veux-tu… »

Malgré son affaiblissement, il prenait toujours un air hautain, pensa Modi avant de laisser sa nature asgard reprendre le dessus. Il parla de manière dramatique, un ton solennel dans la voix.

« Maintenant, nous allons mourir dans le vide spatial. » Son doigt approcha les commandes à côté de lui alors que la porte de la pièce menaçait de s’écrouler d’un instant à l’autre.

« Sauf si les réplicateurs nous tuent avant… Ce qui est fort possible vu ta lenteur à programmer l’autodestruction ! » S’exclama Magni qui avait manifestement hérité du caractère désagréable de son frère. Celui-ci le regarda attentivement et répondit :

« Je ne t’aime pas tu sais. »

« Je comprends. » Répondit Magni avec un petit sourire. Il prit la main de Modi et la serra aussi fort qu’il put, un instant émotionnel et affectueux, rare chez les asgards.
Une dernière scène, entre suicide symbolique et sacrifice poétique...
Ils étaient prêts à s’en aller… et ils ne partiraient pas seuls !



Sur la planète.

L’équipe pénétra dans l’enceinte sans perdre un instant. L’atmosphère était étrange et inquiétante, particulièrement en ce lieu. Davis et Thorsen étaient à plusieurs mètres devant eux, inconscients et ancrés dans une paroi métallique. Comme tous les murs, celle-ci était constituée de blocs de réplicateurs. La pièce était assez grande et se présentait comme une sorte de laboratoire. En face des deux terriens capturés, il y avait une sorte de clavier composé du même matériau que celui des réplicateurs. Thor s’y approcha et déclara qu’il pourrait s’agir d’une sorte d’interface et non d’un ordinateur, ce qui était plus logique étant donné que les machines communiquaient par la pensée via une projection de l’esprit dans un lieu imaginaire. Le commandant asgard observa attentivement les symboles sur les pierres sans se méfier du danger que cela représentait. L’équipe surveillait les côtés, gardant un œil sur Paul Davis et Mikkel Thorsen. Les deux hommes semblaient dormir paisiblement dans leur « lit » métallique. De son côté, Anderson était toujours préoccupé par les signaux d’alertes envoyés par Remi-are 12. Il restait attentif à la moindre présence de réplicateurs, surtout au niveau de l’entrée principale, mais il savait qu’il ne pourrait pas assurer éternellement à bord de la machine de combat asgard. Pendant que chacun était perdu dans ses pensées, Thor appuya délicatement sur l’une des pierres devant lui. Une seconde plus tard, Davis et Thorsen étaient relâchés par le mur de réplicateur et leurs corps s’écroulaient fermement sur le sol. Les deux hommes ouvrirent les yeux le temps d’une demie seconde avant d’être pris de spasmes du fait de la brutalité de leur déconnection. D’ailleurs, Mikkel poussa un cri déchirant peu après et se réveilla brutalement. Il dut mettre un temps avant de s’adapter à la réalité et de rendre compte qu’il ne prenait plus feu. Il avait été libéré de sa prison psychique, tout comme Davis, mais ce dernier était resté inconscient après ses tremblements. Shirow vérifia son pouls et confirma que le Major était encore bel et bien en vie.
L’équipe put se réjouir de cette situation. Ils avaient récupérés deux de leurs compagnons après avoir attaqué une armée de réplicateurs… Mais tout n’était pas fini. Il y eut un bruit provenant de loin, comme un grondement… Devant Thor, l’interface se décomposa et les blocs s’assemblèrent pour former des scarabées métalliques de la taille d’un corps humain. Les murs se désagrégèrent pour former des dizaines et des dizaines de réplicateurs, tous de tailles variables mais de couleur identique. L’équipe put à peine observer ce spectacle avant de comprendre le danger que ça représentait. Toute la pyramide semblait se déformer pour donnée naissance à une armée robotique plus puissante que n’importe quelle autre armée de la galaxie. Autour des terriens, ce n’était plus un contingent ni un groupe d’ennemis qui les encerclait mais un peuple tout entier de machines meurtrières et intelligentes à la fois.
Le premier à craquer fut le Caporal Stener, ne pouvant plus maitriser son calme.


« Feu à volonté !! »

Thor se réfugia à temps au centre du groupe tandis que chacun des terriens s’occupait de son côté. Même Gibbons, blessé et assis par terre, avait sorti son Beretta pour faire feu sur les machines proches. Mikkel avait repris ses esprits et avait récupéré le Spas 12 du sergent au sol pour en faire usage. Tandis que la marée de réplicateurs se déversait dans une pièce en pleine décomposition, les tirs fusaient de tous les côtés.
Le combat faisait rage avec beaucoup d’intensité. La mort planait au dessus du groupe, et la porte des étoiles était si loin… Stener constata leur peu de chance de survie lorsqu’il aperçut des réplicateurs humanoïdes se diriger vers eux, accompagnant des centaines d’autres bestioles en métal. Petit à petit, le groupe se déforma, chacun se battant seul dans son coin quasiment.
Michael redevint conscient à cet instant précis. Il avait vécu un souvenir en particulier de sa vie, un sombre et mauvais souvenir, mais maintenant il pouvait voir l’armée de réplicateur devant lui et les canons de Remi-are 12 les pulvériser par dizaines. Mais malgré tout, encore plus de crabes arrivaient et encore plus de signaux d’alertes étaient envoyés à son cerveau… Le cerveau d’un homme pouvait être considéré comme le meilleur des ordinateurs sur Terre, mais pas au fin fond de la galaxie… Michael résista quelques secondes de plus pour garder le contrôle de Remi-are 12, jusqu’à ce qu’un imprévu fasse surface : un réplicateur, bien trop téméraire malgré lui, s’accrocha derrière le robot asgard et injecta de l’acide sur la coque. Le produit se déversa à l’intérieur de quelques circuits, en particulier la puce permettant de garder le contrôle de la machine.
Le composant fut hors service la seconde d’après, grillée par l’acidité du réplicateur. Michael ressentit une déconnection totale de son esprit avec la matrice de Remi-are 12. Il ne la contrôlait plus… Mais c’est elle qui se contrôlait tout en cherchant des informations dans l’esprit du docteur terrien.

Acquisition de cibles. --------------- > Réplicateurs. ------------------ > Cibles acquises.
La machine déversa une fois de plus ses rayons à plasma dans les rangs ennemis.
--- Recherche dans la mémoire interne. ---
Michael resta prisonnier dans le cockpit, incapable de faire quoi que se soit. Il ne pouvait que ressentir l’esprit de Remi-are 12 chercher en lui. Et après avoir dégommé plusieurs réplicateurs, un nom différent s’afficha dans la mémoire du terrien…
--- Contact hostile repéré… ---
--- Stener ---
--- Acquisition de la Cible. ---


« Hey Anderson !! » Hurla le Caporal placé juste derrière Remi-are 12 tout en rechargeant son arme. « Tire bordel ! Tu fous quoi ?! »

--- Feu ---

Bien plus vite que n’importe qui, la machine se retourna et tira deux rayons mortels.
Même si tous les terriens étaient occupés à tirer et à survivre, tout le monde put voir le Caporal Ronald Stener se faire désintégrer par la machine asgard, ses tissus éclatant comme un ballon trop gonflé et les traits faciaux déformés tel un visage démoniaque. Plusieurs secondes après sa mort, son cri de souffrance résonnait toujours en ces lieux maudits…
C’est alors que les humanoïdes passèrent à l’action. Profitant du retournement de situation provoqué par le robot asgard, Deuxième courut et bondit en avant, atterrissant en plein milieu du groupe et fixant Mike Shirow d’un regard indifférent, mais bien inquiétant…
D’un autre côté, le Sergent Gibbons s’était relevé après un effort surhumain. Il n’était pas stable sur ses jambes frêles et tous ses membres tremblaient. Malgré tout, il fit feu.
Quand le fusil à pompe de Mikkel tomba en panne de munition, un réplicateur en profita pour se jeter sur lui. Fanny eut le réflexe assez miraculeux de le détruire en plein vol, d’une seule balle. Cependant, le crabe explosa en de multiples shrapnels et un bout de métal s’enfonça dans le cou de Thorsen, qui tomba à genou.
Au même moment, Mike Shirow engageait un combat au corps à corps avec Deuxième. Voyant rapidement que ca allait être difficile de le vaincre, il recula, quitte à se rapprocher des crabes qui semblaient moins dangereux tout de même. Il tenta de se replier comme il put, essayant d’occuper l’androïde qui le suivait. Le bras de ce dernier se transforma en une longue lame digne des épées de Final Fantasy et d’un seul coup, il sauta en avant, franchissant les derniers mètres qui le séparaient du terrien. Une action bien trop rapide pour Mike qui ne put esquiver l’attaque de son adversaire. La lame transperça son épaule droite et en ressortit aussi vite, éclaboussant le sol d’un long sillon ensanglanté…
Michael, lui, ne contrôlait plus rien. Remi-are 12 tirait à n’en plus s’arrêter jusqu’au moment où un réplicateur humanoïde courut vers elle, s’agrippa à l’un de ses bras et enfonça sa main métallique dans le système nerveux de la machine asgarde. La coque céda sous la puissance de l’androïde. Des explosions retentirent à l’intérieur de la machine et dans le cockpit, Anderson fut secoué mais ne ressentait pas la douleur de Remi-are 12, son cerveau étant totalement déconnecté. Le réplicateur, qui n’était autre que Troisième, continua de déchirer tous les circuits jusqu’à ressentir les dernières vibrations correspondant aux derniers signaux de vie de la machine… Enfin, Troisième envoya Remi-are 12 valser à plusieurs mètres, écrasant une dizaine d’autres crabes sur son passage. Puis, alors que l’esprit de la machine s’en allait vers d’autres cieux et que le cockpit s’ouvrait difficilement, Michael pouvait respirer à nouveau l’air libre… et constater que son équipe se faisait massacrer…
Mikkel Thorsen tenait plus ou moins sa position, blessé, mais se défendant toujours comme une bête.
De son côté, Mark Gibbons tira sa dernière balle, un sourire terrifiant sur le visage. Finalement, il fléchit les genoux et tomba à terre. Cette fois, c’était bel et bien terminé. La bataille sonnait douloureusement dans sa résolution. Il le savait. Il n’avait plus la volonté de continuer… Fanny eut tout juste le temps de se retourner pour voir le sergent jeté au sol par l’un des réplicateurs humanoïde et éviscéré en quelques secondes, son sang dégoulinant des flancs de l’androïde. Un battement de cœur plus tard et c’était fini pour lui, réduisant le nombre de survivants terriens à cinq… Puis le réplicateur se redressait et se dirigeait vers le pauvre Thor, la chaire fraiche du terrien mort collée avec le sang contre sa poitrine de métal.
Fanny était la seule tenant encore sur ses deux jambes. Elle tomba à court de munition et se résolut à sortir une arme blanche pour se battre dans un dernier acte de folie et de désespoir, tandis qu’à côté d’elle, plusieurs réplicateurs célébraient déjà leur victoire sur le corps du défunt Major Davis, en émettant des centaines de sons métalliques…


Un flash aveuglant engloba toute l’équipe, qui se retrouva sur un vaisseau asgard la seconde d’après… Un acte divin venait de leur sauver la vie.
Tout le monde était là, hormis Stener dont il ne restait quasiment rien. Thor et Fanny furent les premiers à se rendre compte de la situation, et le commandant asgard fut tellement heureux de se retrouver à bord d’un vaisseau allié qu’il se jeta dans les bras du médecin, mais cet instant ne dura que deux secondes.
Ils étaient dans la salle principale d’un vaisseau de guerre, et cinq asgards étaient présents, les fixant sans dire un mot.
Dans l’équipe, ils étaient tous saufs… ou presque.
Après les cris de joies venant de Mclaine, de Michael et de Mikkel (tous trois plus ou moins blessés), ils durent se rendre compte que tout le monde n’avait pas eu cette chance. Gibbons était mort, déchiqueté… Mike réagissait légèrement, mais baignait dans son propre sang.
Et Davis… Il ne bougeait plus. Une multitude de lacérations le long de son corps meurtri, son visage aussi avait été tailladé et des brûlures d’acides le rongeaient à plusieurs endroits.
Thor fut le premier à parler aux autres asgards d’une voix alarmante.


« Ces terriens ont besoin d’aide médicale, vite ! »


[On s’arrête là pour cette semaine. Vous avez jusqu’au week end prochain pour répondre, et je compte sur ceux qui ne l’ont pas fait précédemment, vous avez moyen de rattraper le rp facilement. Si vous voulez avoir plus de délais, dites le moi. Et puis profitez en, le dernier post sera le rideau final. La mission aura souffert de quelques longueurs, essayons de faire en sorte qu’elle se termine aussi bien qu’elle a commencé Wink Pour ce post-ci, vous êtes libre d’inventer toute sorte de fantaisie et de détails (gores si possible… miam) lors de ce combat final. Pour ce qui est de votre sauvetage à la dernière minute (comme par hasard xd) et de la santé physique de certains d’entre vous, ça sera expliqué dans mon prochain message ne vous inquiétez pas Wink Les questions par Mp. Bon jeu à tous !]

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MessageSujet: Re: Mj Evolution by Jack   Mer 20 Jan - 11:34

Nous étions tous extrêmement nerveux. Nous étions heureux de retrouver Davis et Thorsen mais la tension était à son paroxysme au sein de l’équipe. Car nous savions que leurs bourreaux n’étaient pas loin.
Tandis que le doc et moi nous assurions que Davis et Thorsen étaient vivants, le reste du groupe était sur le qui-vive, redoutant à chaque seconde une offensive des réplicateurs. Thor, pour sa part, trouva le moyen de libérer nos compagnons de leurs entraves.

« J’espère que ça n’a pas déclenché une alarme quelque part… » dis-je d’un ton inquiet, alors que je me penchai sur le major Davis, gisant inanimé sur le sol. « Il est inconscient, mais il réagit. Et son pouls est régulier et bien frappé. » ajoutai-je à l’intention du docteur.

C’est alors que les réplicateurs se sont réveillés dans un grondement. D’abord lointain, il se rapprocha au fur et à mesure que tout autour de nous se recomposait pour devenir des réplicateurs de toutes tailles. La pyramide semblait relâcher chacun de ses composants pour en faire une armée d’assassins exterminateurs. Peut-être même la planète toute entière se retournait contre nous. Nous les avions défiés au sein même de leur sanctuaire, ils devaient être sacrément en rogne.
*Putain c’est mal barré…* me dis-je en prenant l’ampleur du problème.

Stener ouvrit le bal :
« Feu à volonté !! ». De toutes façons nous ne pouvions rien faire d’autre. Malgré la fatigue et nos faibles moyens, nous avons essayé au mieux de contenir les vagues de réplicateurs qui fondaient sur nous. Même notre robot de combat asgard semblait dépassé par le nombre toujours croissant de cibles malgré l’efficacité de ses armes. Déjà quelques crabes métalliques s’agrippaient sur sa grande carcasse, cherchant la faille.
Et soudain, dans le chaos du combat, le robot se tourna vers le caporal Stener et l’atomisa en une fraction de seconde, avant que qui que ce soit n’ait eu le temps de réagir.

« Oh put… » commençai-je à articuler, les yeux écarquillés, en proie à une surprise mêlée d’incompréhension.
*Ces saloperies ont prit le contrôle du robot ?! Anderson est… ?*
Nous fûmes d’ailleurs tous choqué par l’évènement, et il y eut comme un moment de flottement dans notre ligne de défense. Les réplicateurs en profitèrent pour relancer toutes leurs forces dans l’assaut, alors que nous nous demandions quel était notre plus gros problème : les munitions qui fondaient à vue d’œil, les réplicateurs ou le robot ?

Un réplicateur humanoïde se porta volontaire pour répondre à ma question. Je ne le vis pas traverser notre ligne de défense et ne m’aperçu de sa présence que lorsqu’il atterrit lourdement au centre de notre groupe. Il leva ses yeux froids sur moi. Je compris vite ses intentions et je tournai mon arme sur lui. Le P90 a une capacité de 50 balles et une cadence de tir de 900 coups par minute. Trois secondes. Il peut s’en passer des choses en trois secondes, mais c’est à peine le temps qu’il m’aura fallu pour vider mon chargeur. Les trois putains de secondes les plus courtes mais aussi les plus longues de ma vie. Comme au ralenti je voyais mes coéquipiers se battre comme des lions contre nos ennemis. Et cet enfoiré qui marchait vers moi comme si de rien n’était. Les balles ne faisaient que passer à travers lui sans le blesser. Ma pluie de projectiles n’était pour lui qu’une petite pluie fine de printemps.
Il arriva à ma hauteur quand je tombai à cours de munition. Nos regards s’accrochèrent. Il me décocha un violent crochet du droit qui me fit mettre un genou à terre. Alors que je secouai la tête pour me remettre de ce premier contact, il avança sa main gauche vers ma tête, les doigts écartés tels la serre d’un aigle. Saisissant mon arme vide, je m’en servit pour dévier sa main menaçante et enchaînait en lui assénant un grand coup de crosse sous le menton. Je mis toutes mes forces dans le coup mais mon adversaire n’eut qu’un léger recul sous la surprise. Il ne me laissa pas le temps de me reprendre et m’envoya voler deux mètres en arrière d’un grand revers de sa main droite.
C’était bien mal engagé pour moi. Toujours à terre, je reculai tant bien que mal. Une douleur sourde martelait mon crâne et le goût du sang dans ma bouche n’arrangeait rien. Je cherchai autour de moi quelque chose qui puisse m’aider, ou un abri, mais tout n’était que réplicateur. Je saisi alors la seule arme qu’il me restait, à savoir mon couteau de combat. Mais les quinze centimètres de la lame noire ne semblèrent pas intimider le réplicateur humanoïde qui m’avait déjà rattrapé. Il se baissa alors pour m’attraper de ses deux mains. Je joignis soudain mes jambes et m’arc-boutais sous lui, et tendis mes jambes de toutes mes forces. Sous l’impulsion, il recula de deux mètres et parut fortement contrarié. Il eût un temps d’arrêt au cours duquel il métamorphosa son avant-bras droit en une large et longue lame.

« Oh merde… » soufflai-je. J’étais loin de faire le poids avec mon canif.
Comblant la distance qui nous séparait d’un bond vif, il planta soudainement sa lame dans mon épaule droite, puis la ressortit. Le coup d’estoc me fit expirer sèchement. J’aurai bien crié mais à en juger par les bulles de sang qui sortais de ma bouche et la violente douleur pulmonaire, j’avais certainement un poumon touché.
*… Hémopneumothorax… mal barré…*
Je posai une main sur ma blessure. C’était chaud et humide. Large et profond. *Merde...* Retirant ma main, je la vis recouverte de mon sang. Ma tête bascula en arrière.
Tout commençait sérieusement à tourner autour de moi. J’avais un mal fou à respirer efficacement. Des frissons parcouraient mon corps endolori. Ma vue se brouillait. Les sons me parvenaient comme étouffés et lointain.
Puis comme beaucoup le décrivent, tout devint clair et lumineux.
*Ca y est ? Je suis mort ?*
Cherchant à bouger, la douleur se fit plus intense.
*Si j’ai mal, c’est que je suis vivant… ?* me dis-je en grimaçant.
Des silhouettes furtives passaient devant mes yeux, dissimulant à peine toutes ces lumières autour de moi. Des bruits me parvenaient comme en écho.

« Juliet… » soufflai-je.
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MessageSujet: Re: Mj Evolution by Jack   Sam 30 Jan - 14:01

Comment vivre sans savoir si le fait d'avoir agit autrement aurait changé quelque chose à la finalité? Les regrets envahissaient l'esprit du danois abattu par le chagrin du départ de sa femme. Tout ce qu'il pouvait faire, c'était de passer un minimum de temps dans la maison désertée. Il aurait pu retourner vivre au Danemark mais alors, il était sûr que Holly ne pourrait plus jamais revenir vers lui. Mikkel se noyait dans ses recherches, restant de plus en plus tard bien que ce fut en partit pour cette raison que sa femme le quitta. Jour après jour, on observait l'évolution et l'aggravation de son chagrin. Il avait l'impression qu'un poignard se plantait de plus en plus profondément dans son cœur chaque jour. Il laissait sa barbe pousser, ses traits étaient tirés et son sourire absent. Il semblait vieillir à une vitesse folle. Bien sûr, ses collègues s'inquiétèrent pour lui, essayant de l'épauler du mieux qu'ils pouvaient mais il n'y avait rien à faire - ou peut-être avoir une machine à remonter le temps -.

Un soir, alors que le scientifique était assis sur une chaise de la cuisine à se remémorer les gestes de celle qui fut sa femme, on frappa à la porte. Saisi d'un fol espoir, le danois se précipita à la porte d'entrée. Il voulait croire qu'enfin Holly lui revenait. C'est avec les mains tremblantes qu'il déverrouilla la porte et ouvrit rapidement la porte. Le sourire que l'espoir lui avait apporté disparu bien vite pour n'être plus qu'un signe neutre, évitant de justesse d'afficher sa déception. Deux officiers se tenaient sur le pas de sa porte, l'air sérieux. Sans avoir le temps de détailler les deux hommes, un premier s'adressa à Mikkel. Il avait pas vraiment l'air d'être un soldat.


« Bonsoir, monsieur Thorsen ? Je suis le Major Samuels. Nous… Nous pouvons entrer ? »

Avant de prendre une décision, il observa l'autre officier dont le visage était caché. Il était vrai que ces deux visiteurs – bien qu'inattendu – ne lui inspirait pas trop confiance mais il ne pouvait certifié qu'ils avaient de mauvaises intentions. Puis le doute s'immisça dans son esprit car il commença à se souvenir du rêve qu'il avait fait il y a quelques mois. C'était dans ce rêve qu'il avait vu ces uniformes bien que des tenues bien sobre étaient usage courant dans la base où il avait travaillé. Bien sûr, cela ne venait que de son esprit mais il fallait avouer que ce rêve était bien plus détaillé et marquant que la normale. Mikkel s'écarta alors du passage et fit signe aux militaires d'entrer. Quand tout le monde fut à l'intérieur, le danois referma la porte sans pour autant la verrouiller. Il conduisit les deux hommes en uniforme dans le salon où chacun prit place. L'hôte ne prit pas la peine de leur demander s'ils voulaient boire ou non car ils ne semblaient pas être venu là pour prendre une pause.

« Nous sommes ici pour vous faire une offre. Vous gagnez certainement bien votre vie, cependant, il s’agit d’un travail exceptionnel que nous vous proposons. Le mieux serait que vous nous suiviez car il s’agit d’un programme top secret. Nous pourrons peut être mieux vous expliquer tout ça sur la route. »

Quelque chose n'allait pas. En fait, cette situation était suréaliste. Il était presque sûr que le programme top secret dont ils parlaient était la porte des étoiles. Oui, ce nom lui revint très vite en tête. Un programme qui consiste à découvrir l'univers. Non, il sombrait dans la folie, ça ne pouvait être que ça. Son esprit s'était égaré dans les méandres des évènements. Mikkel ne pouvait les suivre. Tout ceci était définitivement invraisemblable. De plus, les officiers ne lui inspiraient absolument pas confiance. De toute façon, il ne pouvait pas partir car Holly lui reviendrait un jour. Devant le refus de Mikkel, le deuxième militaire ôta sa casquette dévoilant ainsi un visage familier - lui semble t-il -. Ce nouvel élément fini par totalement déstabiliser le danois dans le mental était déjà fragile. Il fit cependant tout les efforts du monde pour rester solide face aux officiers et surtout pour ne pas s'avouer fou.

« Faite nous confiance… Nous ne voulons que votre bien. »

Il n'avait aucune envie de les suivre, surtout pas maintenant. Surtout pas quand il vit le Général O'Neill, identique à celui de son rêve. La voix même du Général lui était familière. Mikkel ne savait plus où il en était, autant dire que c'était une impression horrible. Il voulait d'abord pouvoir prendre le temps de réfléchir à sa situation puis à la proposition même avant de définitivement refuser ou finalement accepter. Mikkel préféra leur faire part de sa situation familiale pour gagner le temps de la réflexion, ce à quoi le Général lui répondit avec dureté qu'il ne verrait plus jamais sa femme et son fils.

La nouvelle fit l'effet d'une bombe. Tout d'abord, une expression à mi-chemin entre la surprise et le refus de croire à ces dires. Ensuite il tressaillit avant d'être totalement choqué par la nouvelle car l'air immuable des officiers ne laissait aucun doute quant à la véracité des propos. Ne voulant pas s'effondrer devant les militaires, il accepta les condoléances le plus dignement possible et les raccompagna peu de temps après, toujours en refusant de les suivre. Un numéro de téléphone lui fut laissé au cas où il changerai d'avis. Les jours qui suivirent l'entretien, Mikkel ne quitta même pas la maison, trop faible pour ne pas se laisser noyer par l'immense chagrin que lui causait la perte des deux êtres chers qui avaient illuminé sa vie. Il ne chercha même pas à savoir quelles avaient été les circonstances de l'accident.

Plus rien de le retenait de vivre. Son travail? Il ne s'était plus rendu à l'université malgré les appels de ses confrères. En plus, c'était à cause de ce travail qu'il en était arrivé là. Non, plus rien ne le retenait hormis peut-être ce mystérieux programme dont l'armée avait envie de lui faire part. Il fixait le numéro de téléphone, cherchant à peser le pour et le contre tant bien que mal. Parfois, il sortait encore une photo de famille, celle qu'il avait perdu. Elle faisait maintenant partit d'un passé qui ne pouvait le rattraper. Il lui restait encore la possibilité de téléphoner mais il n'en fit rien. Affalé sur son canapé, il se laissait aller comme il ne l'avait jamais fait. Seul une étrange odeur de brûlé le dérangea. C'était son repas qui grillait. Il se précipita dans sa cuisine – un rare effort – pour éteindre le feu mais ce qu'il trouva fut encore plus inquiétant. C'est la cuisine même qui commençait à prendre feu. Il tenta de couper le gaz mais les flammes ne lui permit pas d'approcher les commandes. Il essaya de réfléchir à une solution mais le feu gagnait du terrain à une vitesse hallucinante. Attrapant une serviette, il essaya d'étouffer les flammes, sans succès. Le visage de Holly lui apparut comme une réminiscence. Il arrêta toute action et sa serviette s'embrasa. Le feu gagna son corps et Mikkel fut transformé en torche humaine. Hurlant de douleur, cherchant à se sortir de ce brasier, il se précipita hors de chez lui mais les flammes continuèrent à le dévorer.


_______________________________________________________________

Sur une planète lointaine, son corps n'était pas une torche pour juste un homme endormi à la verticale. Il semblait paisible et inconscient surtout. C'était donc dans cet endroit qu'il avait été téléporté alors que les Réplicateurs allaient s'attaquer à Anderson et lui-même. Le mur de réplicateur le relâcha et aussitôt, le danois s'effondra au sol et ouvrit les yeux. Sa vision était loin d'être nette et de toute façon, n'eut pas le temps de s'accommoder car des spasmes secoua entièrement son corps et un cri de douleurs se fit entendre dans le laboratoire. Les spasmes cessèrent mais le cœur de Mikkel battait encore à une vitesse folle, suite à l'incendie qui n'était plus à présent. Il mit du temps à réaliser qu'il n'était pas sur Terre mais bien sur une autre planète, que les flammes ne brûlaient pas son corps et que toute l'équipe était là au grand complet. Près du danois, le Major Davis était inconscient mais vivant comme l'affirmait Shirow. Lui aussi avait été plongé dans un sommeil, sûrement hanté par un cauchemar dont il n'arrivait pas à se réveiller.

Mikkel mit assez peu de temps à se remémorer la mission à laquelle il était rattaché mais ce qui fut le plus difficile, c'était de comprendre la situation actuelle. Tous étaient sur le qui-vive, que ce soit Thor et les humains ou encore Anderson dans le robot asgard, et en plus le danois avait loupé une partit des évènements survenus à cause de son sommeil forcé. Du mouvement apporta une nouvelle frayeur au groupe: les Réplicateurs étaient là et trop nombreux pour les quelques humains. Le scientifique se releva, les jambes encore un peu raides mais il avait au moins reprit entièrement ses esprits.

Tout autour d'eux, les lignes ennemis se formaient, toujours plus menaçantes. Allaient-ils vraiment survivre à ça? Les premiers coups de feu furent tiré par le Caporal Steiner. Le reste du groupe l'imita aussitôt. Le danois se saisit du Spas 12 du sergent Gibbons et fit feu lui aussi. La pièce qui les entourait se déconstruisait pour donner naissance à toujours plus de Réplicateurs. Chacun éliminait le plus de Réplicateurs possible mais ils progressaient rapidement, restreignant la zone de déploiement des terriens. Alors que plus le combat s'éternisait, plus on se battait en solitaire, quelque chose d'inattendu se produisit. Le robot asgard tira sur le Caporal Steiner qui mourut dans d'atroces souffrances comme le signifiait l'immonde cri qu'il poussa avant de s'éteindre définitivement.

Les tires continuèrent à déferler et des Réplicateurs humanoïdes qui avaient pris forme peu de temps avant profitèrent du désarroi général pour se jeter sur le groupe. L'un d'eux se jeta sur Mikkel, démuni à présent, et qui fut cependant sauvé par Fanny qui eut le réflexe de l'abattre. Malgré cela, il fut blesser par un débris métallique du réplicateur qui se ficha dans son cou. Il tomba à genou en mettant une main sur sa blessure qui commençait déjà à saigner. Mais il n'était pas mort alors il continua le combat en ignorant le mieux possible la douleur. Non loin, c'est le sergent Gibbons qui fut éviscéré en quelques instants par un Réplicateur humanoïde. La fin était proche, ils ne leur restaient certainement que quelques secondes à vivre. Alors que tout espoir semblait perdu, un flash blanc entoura toute l'équipe. Quelques instants plus tard, ils étaient à bord d'un vaisseau asgard. Chacun exprima sa joie à sa façon en comprenant la situation. Bien sûr, il ne fallait pas oublier ceux qui n'avaient pas survécu à la rencontre face aux Réplicateurs. Thor demanda l'aide des autres Asgards pour soigner les blessés. La tension était quasiment partie car il restait à connaître l'état du Major Davis. Et la mission? Mikkel retoucha sa blessure au cou, là où un morceau du Réplicateur humanoïde s'était enfoncé dans la chair. Ils avaient le morceau de Réplicateur pour lequel toute l'équipe avait été réuni.
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MessageSujet: Re: Mj Evolution by Jack   Sam 6 Fév - 23:28

Avant décès ? Au moins j’étais averti. Je savais bien que ce tas de ferraille ambulant me causerait quelques menus problèmes…
Il ne fallut guère de temps pour que l’équipe trouve de quoi sortir nos amis du mur de Réplicateur dans lequel ils étaient encastrés, mettant fin à une décoration murale très spéciale, que je qualifierais de post apocalyptique.


Attention ! Attention ! Blocs de Réplicateurs en activation.

Bataille en milieu confiné : Possibilités de dommages collatéraux élevés.

Puissance des armes principales à 20%

Nombre de Réplicateurs détectés en constante augmentation :

20… 30… 40… 50…


___________________________________________________

Un grand éclat de rire ébranla la salle de l’amphithéâtre où les plus grands archéologues des Etats-Unis étaient présents. Le doyen de l’université fut parcouru d’un dernier spasme, puis enleva ses lunettes pour essuyer la buée qui venait de s’y former :

- « Vous vous rendez bien compte que vos théories sont fumeuses n’est-ce pas ? »

- «Pardon ?

- « Voyons, docteur Anderson, c’est digne d’une mauvaise série de science-fiction. »

- « C’est ne pas prendre en compte les dernières trouvailles concernant la datation du Sphinx et plus globalement du plateau de Gizeh, qui vient corroborer les recherches du Docteur Jackson… »

- « Le docteur Jackson hein ? »

L’assemblée était maintenant hilare. L’amphithéâtre résonnait des éclats de rires grotesques des érudits rassemblés en ce lieu. J’élevais la voix pour couvrir le brouhaha et affirmer mes dires :

- « Ecoutez messieurs, j’ai essayé de le contacter mais… »

- « Mais vous n’arrivez pas à retrouver sa trace n’est-ce pas ?
reprit le doyen, vous savez pourquoi ? Parce qu’il s’est ridiculisé comme vous, et que maintenant il se terre quelque part. Docteur Anderson, vous êtes l’un de nos plus talentueux éléments, mais si vous persistez dans vos élucubrations d’illuminé, nous seront contraint de prendre des mesures concernant vos affectations. »

Certains encore étaient secoués de fou rire, et le doyen hochait la tête comme s’il était confronté à un élève particulièrement obtus. La moutarde me monta au nez.

- « Très bien messieurs, fis-je en rangeant mes documents dans mon sac. Je suis peut-être un illuminé comme vous dites, mais moi au moins j’ai l’esprit ouvert. N’est-ce pas la première chose qu’on nous apprend quand on est un chercheur. Vous vous enfouissez dans vos connaissance tel un bernard-l’ermite à marrée basse. Mais messieurs, qu’allez vous faire quand les eaux vont monter ? Sortir la tête du sable pour tenter de trouver une nouvelle coquille pour continuer de croitre, ou rester la tête dans les sédiments, confinés dans votre coquille étriquée, condamnés à stagner dans la médiocrité. Messieurs, je ne vais pas vous retenir plus longtemps, ce ne serait pas poli de ma part, l’heure de la sieste approche… »

___________________________________________________

Les Réplicateurs entouraient désormais notre position et les chargeurs se vidaient alors que les rayons plasma du robot fonctionnaient en continu.

___________________________________________________

- « Michael ne joue pas avec ça tu vas te blesser ! »

- « Mais papa, moi j’ai envie ! »


___________________________________________________

Une rangée de plus de Réplicateurs avait été carbonisée par mes rayons plasma. Les entrailles métalliques des bestioles rougeoyaient sous la chaleur infernale dégagée par ces armes.

Calcul de survie : 10%

Calcul de tactique pour chances maximales en cours veuillez patienter…

Nombre de Réplicateurs en constante augmentation : 200 sur 50 mètres carrés puis baissant de 10% tous les 10 mètres jusqu’à 150 mètres.


Trop de données ! J’essayais de rester conscient alors que j’avais l’impression que ma tête allait exploser.


___________________________________________________

- « Tu sais que tu es mignon toi avec tes lunettes. »

- « Et encore tu ne m’as pas vu sans. »

- « Ce ne sont pas tes lunettes que j’aimerais te voir enlever. »


___________________________________________________

Garder le contrôle ! A tout prix !
Mais c’était trop tard.
Je sentis les capteurs de la machine qui avaient détectés un corps étranger sur ma structure. J’entendis aussi le message d’alarme causé par une substance étrangère aux propriétés destructrices.


- « Il faut aider mes amis ! »

Alors que je tentais de me retourner pour balayer les rangs ennemis de mes rayons plasma les commandes ne répondirent pas.
Sacré machine ! Un peu d’acide de Réplicateur et ça tombe en panne !


Commande invalide. Pour sauvetage du plus grand nombre, protéger utilisateur Remi-are 12 en premier : chance de survie : 10% pour trois personnes du groupe.

- « Il est hors de question que j’en laisse derrière moi ! Il faut les aider maintenant ! »

Mais plus rien ne répondait. Ce que je craignais était enfin arrivé : la machine avait pris le dessus sur l’homme. Putain, j’en ais marre d’avoir raison.

Analyse disque externe en cours…

Tout d’un coup je sentis de petites décharges électriques à l’intérieur de mon crâne, et ma vie défila devant mes yeux. J’espérais soudain que ce ne fut pas la préquelle de ma propre destruction.

Contact hostile repéré…

Stener

Acquisition de la Cible.

- « C’est quoi ce délire ! »

FEU !

Mais il ne se passa rien. Je bandais ma volonté sur une seule commande : celle des armes.
Je luttais de toutes mes forces. La machine n’aurait pas raison de mon esprit, il n’en était pas question.


FEU ! FEU ! FEU !

Mais rien ne se produisit. J’avais remporté le bras de fer avec la machine. Qui l’aurait cru ? Pas vous ? Vous auriez eu raison, car à l’instant même où je me félicitais d’avoir remporté cette bataille, le doyen de la faculté apparu devant moi, son sourire suffisant accroché à son visage… La machine n’eut même pas à me redonner l’ordre. J’ouvris le feu.

Une odeur de viande grillée fut traduite par la machine directement à mon cerveau. J’étais couvert de bouts de chairs. Certains cautérisés, fumaient encore, d’autres avaient laissés une empreinte sanglante sur le cockpit.


___________________________________________________

Un choc nous attendit lorsque nous entrâmes dans la pièce. A part les consoles habituelles et les caissons transparents utiles à l’étude des Réplicateurs, un robot était attaché à la cloison du fond. Ses jambes courtes, contrastaient étrangement avec la longueur de ses deux membres supérieurs. Cette machine devait allier la stabilité à l’allonge. Sans aucun doute, nous nous tenions devant être une arme redoutable. Le tronc de la machine était creux et transparent, laissant apparaître une myriade de voyants, et un fauteuil à l’air confortable.

« C’est un prototype qui n’a encore jamais été lancé au combat mais jusqu’à maintenant, les tests ont été satisfaisants. Pour le piloter, une personne doit s’asseoir à l’intérieur et son esprit est automatiquement connecté à la matrice de l’appareil. Une puce au niveau de la nuque permet de garder le contrôle sur la machine, car comme vous devez le savoir, nous aimons créer la vie artificielle. »

___________________________________________________

J’étais étendu, face contre terre, le cockpit fracassé contre le sol. J’avais manqué l’épilogue de ce très intéressant feuilleton. Je rampais difficilement pour sortir de la machine où j’avais été incarcéré pendant plusieurs heures. Mais je ne fis que quelques mètres avant de retomber face contre sol. Mon combat psychique avec la machine avait vidé mes batteries. Il fallait que je reprenne des forces.

Mais les Réplicateurs n’avaient pas l’air de vouloir m’en laisser l’occasion. L’étau des insectes métalliques se resserra doucement et c’est avec soulagement que j’accueillis les êtres responsables de ma destruction prochaine.

Je fermais les yeux et respirais doucement, une dernière fois, laissant la béatitude du moment m’envahir. Je me sentis tout d’un coup partir dans une lumière accueillante, chaleureuse et je me maudis intérieurement, pour avoir toujours été sceptique concernant l’existence d’une vie après la mort.

Un cri d’accueil de quelque ange bien sympathique me fit ouvrir les yeux…

Mikkel ? Mclaine ?

Je me joignis bientôt à ces cris de joie, heureux d’être encore en vie. Une vie après la mort… non mais vraiment ! Quelle idiotie.
Je restais au sol, trop faible pour me hisser sur mes jambes. Je repensais à mes camarades gravement blessés étendus à quelques pas de moi et à ce que j’avais fait à Stener. Les cris de joie n’avaient pas duré très longtemps.

Aussi, je crus bon de détendre un peu l’atmosphère :


- « J’ai toujours su qu’on allait s’en sortir, pas vous ? »


[HRP : désolé pour l’attente mais j’ai commencé à donner des cours d’Histoire-Géographie en première et terminal et ça me demande beaucoup de travail]

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MessageSujet: Re: Mj Evolution by Jack   Dim 7 Fév - 19:51

En l’espace de cinq minutes, toute la structure s’était décomposée en un amas de réplicateurs, enragés de voir leurs proies disparaître en pleine bataille finale. Premier leva les yeux vers le ciel, son visage ne traduisant aucune émotion, pas même la moindre contrariété.
Il était convaincu que tous les éléments de l’univers étaient déterminés de façon naturelle par une relation de cause à effet, c’était une fatalité en soit et il ne pouvait s’y résoudre. Personne ne le pouvait. Alors qu’autour de lui ses frères hurlaient leurs souffrances, il était le seul à garder son calme. Car de toute manière, les réplicateurs régneront dans la galaxie. C’était un fait inéluctable et peu importait le temps qu’il faudrait pour y arriver, ils étaient immortels et d’ici un millier d’années, ils seraient toujours là pour atteindre leur but ultime de perfection…


Dans le vaisseau asgard, un immense soulagement se fit ressentir parmi les terriens. Malgré les pertes et les blessures multiples, tout n’était pas perdu. Même Thor, habituellement si inexpressif en matière d’émotion, semblait se laisser submerger par ce sentiment de bien être et de paix intérieure. Les cinq asgards présents dans la pièce s’avancèrent vers eux pour examiner les terriens et répondre à l’appel de Thor. Ce dernier se rapprocha du commandant de ce vaisseau, qu’il reconnut aussitôt.

« Salutation Aegir. C’est une joie de vous voir ici. »

« Je partage ce sentiment. Nous avons cru vous perdre pour toujours… Nous avons scanné plusieurs fois la surface de cette planète et c’est après une ultime tentative que nous avons enfin pu réussir à vous détecter et à vous téléporter. » Répondit le commandant asgard.

« J’ai pu avoir accès à un ordinateur de contrôle et la pyramide ennemie s’est désagrégée. Je pense que c’est cela qui vous a permis de nous sauver. Merci pour tout. »

« C’est un honneur de vous servir Thor. Quoi qu’il en soit le danger est éloigné pour le moment, nous avons détruit le vaisseau réplicateur en orbite à l’aide de deux autres vaisseaux de combats. Ca n’a pas été facile, d’autant plus que nous avons été forcés de détruire le Hammer, votre vaisseau pris par les réplicateurs. Je suis navré… » Dit-il avant d’ajouter avec un peu plus de gaieté dans sa voix aigue. « Mais avant d’en arriver là, nous avons téléporté Modi et Magni. Vos fils sont si jeunes… Leur heure n’était pas encore venue. Ils sont en vie, à bord de ce vaisseau. »

Après cet échange, un autre asgard releva la tête et demanda à ce qu’on mette le Major Davis et la recrue Shirow en état cryogénique. Leurs blessures étaient trop importantes et c’était le seul moyen pour eux d’espérer les soigner à temps avant qu’ils ne succombent. Avec l’aide d’Anderson, de Mclaine et de Mikkel, les deux derniers membres de l’équipe furent transportés jusque dans les labos du vaisseau, où ils furent placés dans un caisson de stase. Un asgard déclara qu’il y avait une chance pour que Davis et Shirow soient encore vivants jusqu’à leur retour sur Terre, mais qu’il faudrait qu’ils soient pris en charge immédiatement lors de leur arrivée par des médecins, pour stabiliser leur état. Cependant personne n’était sûr et seul l’avenir leur donnerait raison, ou pas…

Le voyage du retour dura trois jours. D’abord, les asgards durent avertir les leurs de la menace réplicateur sur Vis Uban. Le vaisseau fit donc un arrêt au dessus d’Orilla, leur planète mère. Anderson et Mikkel furent intéressés pour faire une visite touristique à la surface de la planète mais l’état préoccupant de Shirow, et Davis en particulier, les incita à rester à bord du vaisseau pendant tout ce temps. Une fois le conseil asgard terminé, Thor revint parmi l’équipage et l’appareil put repartir, cette fois-ci en direction de la Terre.
Le reste du voyage fut assez calme. Chacun essaya de s’occuper à sa manière. Michael passa un peu plus de temps avec Modi et Magni, à leur expliquer comment Remi-are 12 s’était vaillamment sacrifiée, mais aussi les quelques problèmes techniques qu’il avait rencontré lors de sa connexion avec la machine… Quelques défauts qui vinrent irriter l’égo de Modi, mais ce dernier laissa sa susceptibilité de côté autant qu’il pût. De toute manière, la seule chose qu’il allait pouvoir faire maintenant était de reconstruire un robot plus perfectionné…
Mikkel pour sa part resta beaucoup avec Thor et Mclaine. Alors que cette dernière surveillait de près Davis et Mike, sans jamais fermer l’œil, le scientifique danois avait profité de son temps libre pour faire le tour du vaisseau, parler à quelques asgards et étudier les pratiques culinaires de leur espèce. Les terriens manquaient de provisions et durent se contenter de la nourriture asgarde pour se rassasier.
Puis vint le moment où le vaisseau sortit de l’hyperespace. En orbite autour de la Terre, ce fut la fin d’un terrible cauchemar pour l’équipe. A peine arrivé, Davis et Mike furent téléportés à l’infirmerie du SGC avec Mclaine, tandis que Thor, Anderson et Thorsen furent envoyés en salle de briefing, dérangeant le Général O’Neill en pleine réunion avec des membres du CIS (comité international de surveillance)… Celle-ci prit fin à cause de cette intervention et le Général partit avec Thor dans son bureau pour avoir des explications concernant la mission, les deux membres de l’équipe à l’infirmerie et les deux autres qui n’étaient pas revenus. Mikkel et Michael quant à eux eurent quartier libre. Ils avaient beaucoup de chose à raconter à leurs collègues mais avant tout ça, ils pouvaient toujours se reposer et dormir sur leurs deux oreilles…


(La suite ici : à l'infirmerie )

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