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 Un Français ne se laisse jamais faire...

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Menchu Narah
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Arrivé au SGC : 10/11/2005


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MessageSujet: Un Français ne se laisse jamais faire...   Mar 7 Avr - 14:58

« Merde… »

Menchu rouvrit les yeux, il était une nouvelle fois dans un sarcophage, l’objet semblait infatigable, il le ressuscitait toujours et encore… Des fois, c’était plusieurs fois par jour, d’autres fois, il pouvait vivre pendant quelques jours, affaibli par les blessures de la dernière séance de torture, la faim, la soif et surtout les blessures de son esprit… Combien de temps allait il devoir subir sa ? Combien de temps allait il pouvoir endurer sa ? Car la était la vraie question, combien de temps pourrait il tenir face à ses tortures répétées ? Il était entraîné pour résister jusqu’à sa mort, mais la, il n’y avait pas de mort possible, ce foutu sarcophage l’empêchait de rejoindre ses frères à la mort… Il fallait trouver le moyen de sortir de ce merdier, ne serait ce que pour trouver le moyen de se faire sauter avec une grenade afin de ne plus être ressuscité.

*Mourir ou mourir… J’hésite encore entre les deux…*

Le Français n’eu pas le temps de rire de sa blague morbide que le sarcophage commença à s’ouvrir, le militaire souffla longuement, restant allongé à l’intérieur de ce lugubre engin de vie et de mort qui permettait au Goa’uld de défier Dieu, après quelques courtes secondes, il sentit une main puissante l’attraper par le col de sa veste militaire et le tira hors du sarcophage. Le jeune homme atterri violemment sur le sol, sa tête frappant le sol. A moitié sonné, le soldat d’élite se redressa légèrement en secouant sa tête pour tenter de retrouver ses esprits, physiquement il allait bien mais mentalement, il commençait à se briser doucement, il était entraîné à tenir bon jusqu’à ce qu’il meurt puisque, de toute façon, il finirait par mourir sous les tortures sauf que la, c’était différent, il ne pouvait mourir à cause de ce putain de sarcophage !

Alors qu’il ouvrait son œil droit pour regarder vaguement ce qui l’entourait, la main qui l’avait tiré hors du sarcophage l’attrapa de nouveau, l’obligea à se mettre sur ses jambes et le poussa en avant pour qu’il marche jusqu’à sa cellule. Au premier croisement tout droit, au second à gauche, ensuite à droite et après tout droit pendant trois croisement, le quatrième étant un cul de sac qui donnait sur une porte unique, le quartier cellulaire. La porte s’ouvrit doucement et un coup de lance Jaffa le poussa à l’intérieur, l’officier borgne tourna la tête derrière lui pour voir son bourreau du moment, il était seul, équipé d’une lance et d’un zat, un seul homme pour l’escorter pendant plusieurs minutes ? Non… L’idée qui lui venait à l’esprit était bien trop folle… S’enfuir seul d’une base Goa’uld ? Le militaire fronça imperceptiblement les sourcils et avant qu’il n’ai le temps de rassembler vraiment ses pensées, un autre Jaffa l’attrapa et l’envoya voler dans une cellule, l’humain fit plusieurs roulé boulé sur le sol avant d’atterrir contre le mur, la cellule se referma et il pu se redresser.


*Bon, je dois avoir une bonne heure devant moi, si y a qu’un seul Jaffa pour me sortir du sarcophage, j’ai peut être une chance… Mais même si j’arrivais à sortir sans me faire repérer, comment pourrais-je atteindre le SGC ? Sans radio et G.D.O. je ne pourrais pas passer l’iris et serait donc coincé ici… Et aucune chance de trouver une équipe sur une autre planète, ça fait trop longtemps que je suis ici, des jours, des semaines, des mois ?*

Menchu lâcha un soupir en secouant négativement la tête, c’était perdu d’avance… Le SGC ne lui ouvrira jamais la porte, pas après tout ce temps, trop de risque qu’il soit un agent infiltré pour les Goa’uld… Dernière option, faire un max de dégâts avant de mourir… Leur en faire baver… Prouvé la légendaire efficacité Française, méconnue de ces Jaffas.

Le Français s’assit, s’appuyant contre le mur, ses jambes repliées vers lui, commençant à réfléchir à un plan pour en emporter un maximum avec lui. Il passa sa main dans sa barbe qui avait commencé à pousser plus que de raison depuis le temps, il était clair que le meilleur moyen de faire du dégât était de les attirer loin de cette base, d’après ce qu’il avait entendu des discutions Jaffas pendant son séjour ici, ils étaient entourés d’une forêt dense que ses adversaires ne maîtrisaient pas, un grand atout pour le militaire qui avait fait nombre de missions dans ce milieu, les pièges étaient propices à cet environnement. Il fallait donc tuer le garde qui le sortirait du sarcophage, récupérer son zat, faire le chemin jusqu’à la salle de torture pour récupérer son équipement et trouver un moyen de sortir… La difficulté sera surtout de ne pas se faire repérer car si c’est le cas, les chances de survie déjà très faible deviendront quasi nulle, pour pas dire nulle… Recroquevillé dans un coin de sa cellule avec sa tenue noire déchirée de partout, ses yeux mornes et ses traits encore plus tirés qu’a l’accoutumés le légendaire Big Boss n’était plus ce qu’il fut dans ses heures de « gloires ». Luttant pour garder l’esprit clair, ne pas sombrer dans la folie qui le guettait à chaque instant…


*Ce que l’épée prend, l’épée le rend. C’est la voie du guerrier…*

Relevant doucement la tête vers la porte de sa cellule, le militaire vit deux Jaffas, ils empêchaient la lumière d’entrer dans sa cellule, c’est comme si l’espoir venait de disparaître avec la lumière… Quand la porte s’ouvrit et laissa passer les deux ennemis il était clair qu’il allait de nouveau devoir subir la torture; se recroquevillant un peu plus sans le vouloir, Menchu du reconnaître qu’il avait peur, il avait réappris à sentir la peur, ce long frisson qui vous parcourait la colonne vertébrale et qui vous glaçait le sang, cette goutte de sueur qui parlait sur votre front, ses tremblements incontrôlables…

« Allez sale raclure, à la torture ! »

Le militaire n’eu rien le temps de dire qu’il reçu un coup de pied au visage, la violence du coup le projeta sur le sol, sa tête claqua par terre dans un bruit sourd, ce qui l’assourdit un peu plus, là le jeune homme fit une erreur, il tenta de se redresser, un coup de pied venu de nulle part vint titiller ses côtes dont une se cassa net. Lâchant un gémissement de douleur, le Terrien ne bougea plus, les deux extra-terrestres semblèrent satisfaits et tirèrent le corps inerte jusqu’à la salle de torture, cette salle qu’il redoutait tant mais surtout la femme qu’elle renfermait. Nienor était brune, elle faisait un bon mètre 70 et de jolies courbes -comme le disait si bien Menchu « Les plus belles sont les plus dangereuses. »- qui auraient pu, dans un autre contexte, attirer son regard d’homme.

Quand il reprit ses esprits Narah était de nouveau maintenu par des chaînes aux poignets et les chevilles, tiré à l’extrême, sa colonne vertébral le faisait déjà souffrir, afin de s’éclaircir les yeux le militaire secoua doucement la tête et cligna plusieurs fois des yeux, quand il rouvrit son œil droit pour regarder autour de lui, il ne vit rien et n’entendit absolument rien, pour la première fois depuis sa capture Nienor semblait ne pas être la, étrange… Étrange mais non déplaisant, au contraire ! Il comptait profiter de ce temps pour réfléchir un peu mieux à son plan quand une idée le frappa subitement, tout les muscles de son corps se contractèrent pendant une seconde avant qu’il ne reprenne le contrôle de ses gestes et relâche la pression sur sa musculature toujours douloureuse. Le français inspira à fond et s’arrêta de respirer, il ferma les yeux et se concentra sur un seul de ses sens, son ouïe. Les secondes passèrent et toujours aucun son ne vint troubler le calme de la salle mais après une vingtaine de secondes une respiration lente parvint à ses oreilles, une fois la présence confirmée par de nouvelles secondes d’apnée, le jeune homme recracha l’air qu’il avait emmagasiné pour reprendre une respiration normale, elle était là…


« Bravo petit chien, je ne pensais pas que tu comprendrais si vite. La voix mielleuse de la Goa’uld glaça le sang du Terrien : elle était de bonne humeur…
-Je me suis un instant demandée si tu ne faisais pas exprès de respirer comme un homme. »

L’énervée, oui il fallait qu’il l’énerve et vite ! Quand elle était de bonne humeur, la jeune femme débordait d’idée totalement tordues pour le torturer encore plus efficacement qu’à l’habitude. Sentant les doigts chauds de son tortionnaire dans son dos, le militaire contracta ses muscles pour anticiper un quelconque coup mais rien ne se passa… Doucement il sentit la main féminine passée sur son torse et Nienor apparu sur sa droite, comme à son habitude sa tenue était entièrement rouge, c’était pour des raisons de praticité lui avait elle expliqué la première fois, sa évitait qu’on voit trop les tâches de sang…

La Goa’uld eu un sourire rayonnant qui n’annonçait rien de bon…


« Désolé pour toi mon petit chien mais tu ne m’énerveras pas aujourd’hui ! Tu vas vivre ta pire journée ici et moi ma meilleure depuis ton arrivé, j’en suis sur ! Le militaire serra les dents.
-Ah ouais ? T’as enfin trouvé un mec qui acceptait de se faire payer pour te retourner ? En guise de réponse la tortionnaire attrapa une lame d’une trentaine de centimètres derrière elle et commença à l’enfoncer doucement dans la cuisse du militaire qui lâcha un grognement sous la douleur, les dents serrées et les muscles contractés.
-Mieux que sa ! J’ai trouvé pourquoi je n’arrivais pas à te briser petit chien ! Tu imagine mon soulagement quand j’ai compris que ce n’était pas un problème venant de moi ?!
-Désolé de t’avoir donné la moindre consolation ! La voix de Menchu était rude sous la douleur.
-Ne t’excuse pas ! Je sais que tes cris m’aideront à oublier ce problème que tu es finalement. A l’inverse du Colonel, la voix de la jeune femme était joyeuse.
-Va crever, je te ferais pas ce plaisir !
-Oh que si… La Goa’uld vint coller son corps contre celui de son ennemi, continuant d’enfoncer la lame dans la cuisse du jeune homme. J’adore te voir te débattre comme un animal prit au piège, ça te donne un air sauvage, je trouve sa trop sexy !
-A c’que je vois t’es toujours autant en manque de mec mais remarque j’comprends pourquoi les Jaffas veulent pas t’approcher quand je te vois de si près… »

La tortionnaire remua violemment la lame dans la plaie, ce qui arracha un léger cri mêlé de douleur et de surprise au militaire qui lança un regard noir à la jeune femme qui lui tapota le torse avant d’allez vers une table ou était posée divers objets de torture… Sa jambe gauche le brûlait, il ne sentait déjà plus que des picotements dans ses mains, ses pieds et la goutte de sueur qui passa le long de sa colonne vertébrale lui indiquait que sa n’allait pas s’arranger.

« Tu es une bête comme on en voit peu petit chien ! Je l’ai compris hier soir en repensant à tes délires quand la douleur était assez exquise pour te faire perdre l’esprit. La jeune femme marqua une légère pause et se tourna vers sa proie. Tu es de ces hommes qui ont déjà été brisés par le passé, et contrairement au reste des gens tu es resté tel quel, tu as survécu par et grâce cet avantage, tu n’as ni âme, ni conscience ! Ton corps et ton esprit ont bien trop de cicatrice pour qu’on ne l’ai compte, tu n’es plus un homme, tu es devenu autre chose, une chose des plus intéressantes… »

Inutile de se voiler la face, il venait de perdre cette bataille… Maintenant que Nienor avait compris le pourquoi du comment il savait qu’elle ne tarderait pas à trouver la parade, inventive comme elle l’était… Le gouffre qui lui tendait les bras depuis le début des séances de torture venait de l’aspirer dans ses méandres les plus profonds.

« Dit moi petit chien, tu as déjà eu les tendons sectionnés ? »

Un frisson glacé se diffusa dans l’ensemble du corps du militaire, si elle comptait vraiment lui couper les tendons, le militaire deviendrait infirme. La fin de Big Boss était elle venue ? Mais qu’il était bête ! Le sarcophage pourrait soigner sa aussi ! Il finirait par mourir -une fois de plus- sous la torture et une fois sortit du sarcophage il se porterait de nouveau mieux physiquement, ou tout du moins, il sera moins amoché puisque son corps commençait à fatiguer sérieusement, la faim, la soif, le manque de sommeil, tout sa l’affaiblissait chaque jour un peu plus et le rendait plus malléable, il devait fuir avant de céder !

« On va commencer par le torse, mais avant il va falloir que je t’enlève ce lambeau de vêtement. »

Nienor avait toujours un petit couteau attaché à sa ceinture, la poignée semblait être en or, la lame était quand à elle des plus sobres. Méthodiquement la Goa’uld entreprit de couper petit bout par petit bout ce qui restait du haut du militaire, un grand sourire sur le visage.

« Tu as une musculature impressionnante, aussi bien sur le torse, les bras… »

Prit dans quelques réflexions la tortionnaire de Menchu arrêta ses mouvements pendant quelques instants, le regard perdu sur la lame de son couteau… avant de reprendre tout aussi joyeusement.

« Je me demande si tu aurais assez de force pour briser la nuque d’un homme ?
-Pour le moment c’est surtout ta nuque que j‘veux briser… »

Cette réponse piquante fut expressément punie par Nienor qui posa son couteau sur l’épaule droite du militaire, elle enfonça assez la lame pour le faire saigner et ensuite faire glisser la lame jusqu’à son bas ventre gauche. Le militaire du concentrer ses forces pour rester aussi indifférent que possible, ce qui donna une suite de grognement et d’insulte incompréhensible.
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Menchu Narah
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MessageSujet: Re: Un Français ne se laisse jamais faire...   Mar 7 Avr - 14:59

« Je suis de bonne humeur mais n’en profite pas trop petit chien ! »

Menchu ne répondit pas, il devait se concentrer sur sa douleur, ou plutôt sur comment la gérer: faire le vide dans son esprit, trouver cet endroit paisible ou rien ne peut l’atteindre, ralentir sa respiration. Le jeune homme sentit une nouvelle lame s’enfoncer dans son corps, son autre jambe était ciblée. Se concentrant d’emblé pour ne pas donner à Nienor d’office la satisfaction de crier sous la douleur.

« Maintenant que tes jambes sont égales, je peux m’occuper de ton torse ! Ça risque de picoter ! »

Chaque seconde est aussi longue qu’une heure, chaque blessure est atroce, chaque geste de la tortionnaire donne des sueurs froides à sa proie solidement maintenu par ces chaînes, il ne pouvait qu’être spectateur de sa propre douleur, subir sans aucun moyen d’y échapper, enfermé ici sans pouvoir aider les siens à combattre, sans savoir s’ils sont encore en vie, sans savoir si ses hommes s’en sortent malgré sa disparition… Il était clair que maintenant, après tout ce temps passé ici il était marqué sur tout les registres comme mort, mais n’était-ce pas le cas au final ? A-t-il vraiment vécu depuis son entrée dans l’armée ? A-t-il, ne serait-ce qu’une journée, qu’une heure, sentit son cœur battre pour autre chose que la guerre ? Sentit des remords à prendre une vie ? Non, non jamais… Il n’était pas un militaire, il était un assassin, un homme qui en exécutait d’autres alors de quels droits pouvait t’il se permettre d’espérer vivre ? Comment pouvait-il demander la vie alors qu’il en avait supprimée tant ?

« Dit moi petit chien, tu n’es pas déjà mort quand même ? Un grand sourire éclairait le visage de la jeune femme.
-T’inquiète pas, tu pourras me ressusciter.
-Oui oui ! Mais j’aime pas quand tu crie pas ! C’est si beau à écouter, les cris d’un homme… »

Le pire dans tout sa, c’est qu’elle était franche… Torturer les autres était un vrai plaisir pour la Goa’uld qui se réjouissait de chaque cri de ses victimes qui ne pouvaient rien faire d’autres tant qu’il n’avait pas rendu leur dernier soupir. En y repensant bien, même après leur dernier soupir, ses victimes n’étaient pas sortis d’affaires… Et c’était là que résidait tout le problème pour le gradé, enfin, tant qu’il ne se serait pas évadé. A cette pensée une nouvelle force l’envahi, il se sentit capable d’accomplir des miracles comme par le passé, capable de vaincre une armée à lui tout seul, parce qu’au final, c’était ça, sa mission maintenant…

Une vive douleur dans le cou ramena le militaire à ses préoccupations immédiates, s’écartant comme il le pouvait de l’objet de sa douleur, le militaire vit que Nienor venait de le taillader, un large filet de sang commença à glisser le long de son corps alors que le militaire reprenait sa respiration.


« J’ai adorée ton cri de surprise ! Recommence ! »

Au final la Goa’uld n’était rien de plus qu’une enfant gâtée dont les jouets étaient ses victimes, triste jeux… En guise de réponse Menchu grogna de rage, il avait mal comme jamais, chaque nouvelle séance de torture était un peu plus cruelle que les précédentes, lutter contre un tel mal était vain, il l’avait compris depuis longtemps, trop longtemps à son goût… Il fallait s’évader dès la prochaine occasion, chaque séance de torture était bien trop insupportable, comment savoir si son corps tiendra pour qu’il puisse traîner sa carcasse rouillée et abîmée jusqu’à la porte ? Sans parler des Jaffas et du peu de temps qu’il aura… Sa sent vraiment la merde tout sa mais après tout, avait-il d’autres choix ? Pouvait-il vraiment tenir plus longtemps dans cet enfer ? Non ! C’était déjà un miracle qu’il n’est pas encore craqué, sa fierté était sûrement la clé de cette résistance hors du commun, sa fierté… Autrefois si sur de lui, prêt à mourir pour des futilités qui lui semblait si importantes… Trouverait-il la force de se reconstruire cette fois ? Pourrait-il passer outre ce qu’il vit aujourd’hui pour, un jour, être non plus un assassin mais bel et bien un homme libre de toutes choses, ne plus être l’esclave de son passé, de ses crimes sans nom, de ses atrocités, de la mauvaise nature de ce qu’il est: un être humain.

« Tu n’es pas très expressif aujourd’hui… T’as trouvé une solution pour passer outre la douleur petit chien ?
-Et si j’te disais que t’étais juste nulle ? »

Cette insulte atteignit l’orgueil de la Goa’uld qui ne se fit pas prier cette fois… Elle dégaina son couteau et le planta dans le cœur du militaire qui lâcha un râle de douleur, ses yeux se refermant doucement pour mourir une nouvelle fois… La femme se colla contre sa proie et lui chuchota quelques mots à l’oreille :

« On reprendra cette conversation plus tard petit chien… »

La dernière chose qu’il vit, ce fut Nienor qui léchait la lame ensanglantée puis plus rien, le trou noir…

Quand il se réveilla, le Colonel ouvrit immédiatement son œil valide, sa respiration se ralentit, son cœur se remit à battre assez fort pour qu’il le sente, tout tremblement parasite cessa, le temps autour de lui sembla s’allonger à tel point qu’il voyait tout avec une légère avance.


*À la vie, à la mort, pour vous autres mes frères d’armes morts au combat. Aujourd’hui sera peut être mon jour…*

Le rituel de sa sortie ne changea pas, comme les milliers de fois ou il fut sortit du sarcophage, une main puissante le tira hors de celui-ci et le jeta au sol, pourtant, cette fois, tout était différent. L’air était plus chaud, le choc moins rude que d’habitude, le contact du sol était frais et quelque peu rassurant: Le signal qu’il attendait venait d’arriver. Comme toujours le Jaffa qui était chargé de l’emmener jusqu’à sa cellule l’attrapa par le cou et le souleva, dès qu’il fut sur pied, le militaire fit volte face, plaça sa main droite sur le cou de son ennemi et le craquement osseux qui s’en suivit témoigna de la mort de l’extraterrestre qui s’écroula dans un bruit sourd quand le français relâcha la pression. Prenant le Zat’Nik’Tel du cadavre, le jeune homme le fit disparaître et entama une avancée prudente vers les cellules: son équipement était la clé de son plan, sans G.D.O. il ne pourrait pas passer l’iris et sans ses armes il ne pourrait pas lutter bien longtemps.

Il avait mémorisé le voyage entre le sarcophage et les cellules sans trop le vouloir, tellement de fois il avait sentit son corps ballotté qu’il avait appris le chemin par cœur. Les pas résonnant d’une patrouille Jaffa alertèrent les sens du militaire qui ne perdit pas de temps pour se masquer dans une zone d’ombre, l’avantage des bases Goa’uld… Une architecture horrible mais très pratique pour se cacher et avancer sans se faire repérer. Les ennemis du militaire passèrent à coté de lui sans le voir ni l’entendre, heureusement d’ailleurs, sinon sa aurait été un sacré bordel ! Il attendit patiemment que la patrouille passe devant lui pour sortir de l’ombre de son couvert et repartir vers son objectif. Une fois arrivé devant la porte, le soldat se colla au mur et se remémora la configuration des lieux, une fois que ce fut fait, il ouvrit la porte et zata le premier Jaffa -qui lui tournait le dos- et le second qui n’eu pas le temps de faire le moindre mouvement.

Il referma la porte et souffla une seconde, non, il avait pas le temps de souffler ! Cherchant son équipement du regard, Menchu le vit enfin, posé sur une large table ou tout avait été dépecé soigneusement… En fait non, ils avaient fait sa comme des porcs ! Lâchant un long soupir, il entreprit de remettre en place tout l’équipement, en commençant par son Sig Sauer 2022 dans son holster qu’il sangla ensuite solidement à cuisse droite, il attacha ensuite son couteau de combat à son tibia droit et enfila par la suite son gilet tactic dans le quel il venait de remettre tout son équipement : trois grenades à fragmentation, une fumigène, deux flashs, un pain de C4, des chargeurs pour son Sig et son M4, le peu de ration qu’il avait emporté et… Ses injections, ou étaient elles ?! Merde ! Sans ses injections il ne pourrait pas prendre son temps autant qu’il le voudrait et donc assurer ses arrières… Bordel ! Jusqu’à maintenant le sarcophage avait fait sa part pour retenir FoxDie mais il ne tiendrait pas plus d’une journée sans traitement adapté.


*Foutu Nienor, elle a sûrement prévu cette éventualité.*

Lâchant un grognement de frustration, il se tourna vers la sortie en laissant claquer la culasse de son arme, un frisson le parcouru quand le cliquetis métallique atteignit ses oreilles: c’était la guerre. La porte s’ouvrit devant le jeune homme, il inspecta rapidement les alentours et se mit en route, il devait rapidement sortir !

Il ne connaissait pas spécialement le terrain mais quand Nienor cherchait un moyen de le briser, il avait traversé toute la base pour… expérimenter différentes salles et méthodes, notamment l’exposition au radiation d’un réacteur au Naquadah, le tournoi de gladiateur avec les autres prisonniers ainsi que tout un tas d’autres réjouissance… Tout en prenant à droite dans un couloir, une voix familière attira l’attention du militaire, il longea le mur et se masqua dans l’ombre d’une arche, là, il écouta…


« Êtes vous bien sur de cela ? »

*A qui est-ce que tu parle Nienor ?*

« Oui, dès que ma flotte aura donné le coup de grâce aux forces unifiés de ses soi-disant Grand Maîtres, ils devront me réintégrer et je leur donnerais alors les coordonnées du Site Alpha de la Tauri, en espérant qu’ils se montrent à la hauteur de cette tâche…
-Il sera fait selon vos désirs mon Seigneur.
-Le Tauri t’a-t-il donné de quelconques informations ? Il y eu un temps de silence.
-Non Seigneur… Il est plus résistant que je ne l’aurais cru mais…
-Silence ! Je ne veux pas des excuses, je veux des résultats ! Tiens-tu vraiment à savoir pourquoi les Grands Maîtres me craignent Nienor ? Je suis Sokar, le dieu de la mort et des Enfers !
-J’ai trouvé une faille chez lui Seigneur ! S’empressa-t-elle de répondre.
-Et qu’est-ce que cette faille ?
-Il est clair que contrairement à la plupart des êtres vivants, il ne craint pas la mort, ni même la douleur… Les cicatrices qui parsèment son corps le prouve, cependant il reste un humain…
-Tu veux lui implanter un Goa’uld ?
-Oui, ainsi nous aurons accès à tout son savoir, il ne pourra pas résister au contrôle mental d’un Goa’uld. Il y eu un nouveau silence pendant lequel Sokar devait peser le pour et le contre.
-Bien, occupe toi de ce Tauri comme il te semblera bon de le faire mais je te préviens, si tu me déçois, je te ferais subir tout ce que tu lui à infligé et nous verrons qui de vous deux est le plus fort. Maintenant disparais ! »

*Sa ne change rien à ma mission, je dois dégager.*

Il attendit patiemment que Nienor passe devant lui avec une escorte composée de quatre Jaffas, habituel pour un Goa’uld. Une fois qu’il se fut assuré qu’aucun ennemi s’était posté dans le secteur, Menchu quitta son couvert et fonça vers la sortie, l’objectif final n’avait pas changé mais la menace de Sokar était assez pressante pour qu’il accélère le pas, quitte à y laisser la vie en donnant son message…

Les couloirs étaient tous les mêmes et le claquement de ses rangers sur le sol lustré le rendait quelque peu nerveux : il devait allez vite mais ne pas se presser, les Jaffas ne faisaient pas le même bruit que lui et à la moindre alerte, il aurait toute la base sur le dos, sans aucune chance de survie. Il passa près de trente minutes à arpenter les couloirs en évitant les patrouilles ennemis et quand enfin il arriva devant la sortie… Huit Jaffas en position le stoppèrent net. Il s’arrêta à l’angle du couloir et réfléchit quelques instants.


*Avec une flash… J’aurais que quelques secondes pour les neutraliser en silence…*
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MessageSujet: Re: Un Français ne se laisse jamais faire...   Mar 7 Avr - 14:59

Le militaire commença à faire différent scénario mentalement, mobilisant toute sa concentration pour tenter d’anticiper toutes les possibilités via son expérience au combat contre les Jaffas, il devait trouver un scénario qui ne le ferait pas repérer. Il lui fallait deux armes, le Zat qu’il avait récupéré était assez silencieux mais en seconde arme ? Ses précieuses lames bien sur... Il lui en restaient cinq, en équilibrant les tirs et avec un bon timing, sa devrait être bon. Se positionnant au plus près de l’angle formé par le mur tout en restant à couvert, le militaire sortit son couteau de combat attaché à sa ceinture, la plus difficile à atteindre et donc la première à être sortit, alors qu’il avait le temps de le faire, il poussa un long soupir, attendit une seconde et se lança à l’assaut. Il envoya sa flash, attendit qu’elle fasse son effet et s’introduisit dans le couloir d’une roulade parfaitement exécutée, il envoya ses lames et fit crier son Zat dans un silence quasi parfait, les tirs de l’arme atteignirent tous leurs cibles tandis que ses couteaux touchèrent tous la tête ou le cou: l’art militaire français en action.

Quand tout les Jaffas touchèrent le sol, le militaire souffla une seconde et se redressa pour récupérer ses lames et faire disparaître tout les corps, c’était primordial pour rester invisible... Il passa la sortie, M4 et main et couru modérément vers la porte, il ne faut pas confondre vitesse et précipitation. La forêt l’avantageais énormément et il était content d’avoir ce décor pour se déplacer, aucun autre terrain ne l’aurait mieux avantagé contre les Jaffas, ici, c’était son terrain !


*Ne pas brusquer la nature, éviter d’effrayer les animaux, ne pas briser de branche et effacer mes traces quand elles sont trop visibles. Toute forme de vie qui se déplace laisse des traces... Maintenant j’ai plus qu’à espérer que les Jaffas ne voient pas les miennes...*

Il ne fallait pas se précipiter mais il ne fallait pas non plus être trop lent... La vitesse était un savant mélange qui prenait en compte bon nombre de choses, difficile de savoir quelle vitesse adopter à la perfection mais heureusement face aux Jaffas, la perfection n’était pas requise, si ils étaient des combattants d’élites au corps à corps et en petit groupe, la traque n’était assurément pas leur point fort. Le militaire franco-américain avalait la distance entre lui et la porte sans problème, le sarcophage lui donnait les forces nécessaire pour s’échapper, quelle ironie ! Il suivait le chemin de terre piétinée qui se dressait dans les bois pour allez jusqu’à la porte tout en restant à bonne distance, pas question d’être surpris par une patrouille Jaffas, il fallait garder ses munitions pour les gardes de la porte car, il le savait, la porte serait gardée, en espérant qu’il n’y aurait pas plus de quatre ou cinq Jaffas...

*S’ils ne sont pas trop nombreux, je pourrais rester discret, sinon Walter n’aura pas intérêt à tarder à ouvrir l’iris.*

Au loin, le reflet du soleil sur des armures métalliques le fit s’arrêter net, il reprit sa respiration doucement afin de ne pas se faire repérer au bruit, il se baissa et avança à pas légers vers la position ennemie, il s’arrêta de nouveau mais cette fois à la lisière des arbres, il posa un genou au sol, lâcha son M4, mit ses mains dans la terre humide et les frotta l’une contre l’autre, il sentit ensuite ses mains: c’était sa manière de se préparer au combat, son rituel depuis qu’il avait perdu des frères d’armes au combat, il rendait honneur à la terre.

*Tu es né poussière, tu redeviendras poussière, hein l’Ange ?*

Le militaire resta plusieurs minutes à observer les Jaffas, il ne voulait pas de mauvaise surprise. Ils étaient cinq, dont un positionné derrière une tourelle... Tourné vers la porte ! L’avantage de ce genre d’engin c’était qu’on ne pouvait pas les faire pivoter donc ce n’était pas un danger réel pour lui, pour l’instant en tout cas.

*Lames pour les deux plus proche et Zat pour les autres, je vais viser le plus éloigné d’abord, ensuite son équipier et pour finir la tourelle.*

Il inspira à fond, prit un couteau dans chaque main, expira et lança ses armes meurtrières, les deux armes firent mouches: elles transpercèrent le cou de leurs malheureuses victimes qui s’écroulèrent par terre sans avoir eu le temps de comprendre ce qui pouvait bien leur arriver. Les Jaffas en face du français tendirent leurs armes vers lui et allèrent pour tirer quand son premier tir de Zat atteignit celui de droite. Le second ennemi couru se mettre à couvert vers la forêt mais prit un tir dans le dos. Le dernier Jaffa voulu sortir son Zat mais s’écroula quand Menchu lui tira dessus: un tir net et précis.

Il sortit de son couvert et couru vers le DHD, là il entra les coordonnées de la Terre et, en attendant que la porte s’ouvre, fit disparaître les corps ennemis: au moins eux ils ne risquaient pas de lui poser des problèmes plus tard... La porte s’ouvrit, le vortex se stabilisa et Menchu tapa son code personnel sur le GDO.


« SGC, ici Narah, ouvrez la porte.
-Colonel Narah, attendez confirmation du Général.
-Walter magne toi, je suis en territoire ennemi, j’ai besoin d’évacuer en vitesse. »

Celui qui portait le nom de code Big Boss s’agenouilla à coté du DHD, en position de tir pour recevoir comme il le fallait d’éventuel ennemi.

« Narah ? Ici Peterson, comment avez vous fait pour vous échapper ?
-Peterson, ouvrez la porte et promis, pour une fois, vous aurez un rapport détaillé.
-Je ne peux pas vous ouvrir, qui me dit que vous n’êtes pas sous l’emprise d’un Goa’uld ? C’est peut être un plan de l’ennemi !
-Faites pas chier merde ! Je suis isolé en territoire ennemi et dès qu’ils auront vu que j’ai disparu, ils lanceront des patrouilles sur la porte, j’ai pas de temps à perdre !
-Je ne peux pas me permettre de mettre en danger toute la base pour un seul homme Colonel, désolé...
-Je vous jure que si vous ouvrez pas la porte et que j’y reste, je reviendrais pour vous hanter jusqu’à la fin de votre vie Général ! Et même au-delà !
-Heu... Général, je ne connais que le Colonel Narah qui puisse parler ainsi à un supérieur... Un Goa’uld ne serait pas en mesure d’imiter ainsi le Colonel. Il y eu un temps de silence.
-Ouvrez la porte Walter. Narah, allez y ! »

Le Colonel sourit et recula jusqu’à la porte des étoiles, là il sortit une grenade à fragmentation et l’envoya sur la tourelle, il n’attendit pas qu’elle explose et passa la Stargate.
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